Langue française

  • Son incroyable parcours, d'un village de Chine jusqu'au conseil d'administration de grandes sociétés de l'hexagone. Les quiproquos et les déboires amoureux qu'elle a vécus, du fait des différences de mentalité. Son regard tendre et critique sur les Français.
    - Tu vas voir, c'est excellent, insiste Benjamin.
    - Un escargot, ce n'est pas très propre quand même.
    - Ils ont été nettoyés, que crois-tu ? Allez, goûte !
    Je rassemble tout mon courage. Mon spécimen est bien plus gros dénudé que dans sa coquille. Je ferme les yeux et porte l'animal à ma bouche avec appréhension. Tous les convives s'arrêtent de manger.
    - Mais c'est... délicieux !
    *
    Issue d'une famille modeste d'un village du Sud de la Chine, Chunyan Li dévore très tôt les classiques français et rêve de découvrir le monde. Reçue à 18 ans à la prestigieuse université de Pékin, elle est admise six ans plus tard à HEC et s'envole pour la France, pays " romantique " par excellence aux yeux des Asiatiques.
    Dès son arrivée à Paris, " Hirondelle de printemps " vit des expériences étonnantes, souvent inattendues, tombe amoureuse... et se heurte aux quiproquos, différences culturelles et préjugés sur la Chine et les Chinois.
    Celle qui est devenue une " Parisienne chinoise " maîtrise désormais les codes occidentaux sans avoir jamais renié ses racines.

  • Après le bois de hêtres

    Armand Bulwa

    • Archipel
    • 16 Janvier 2020

    L'un des derniers survivants de Buchenwald raconte. Armand Bulwa, né en Pologne en 1929, a été déporté pendant cinq ans au camp de Czestochowa, puis à Buchenwald. Seul rescapé de sa famille, il sera pris en charge par l'uvre de secours aux enfants. Aujourd'hui âgé de 91 ans, il témoigne ici pour la première fois.
    " En janvier 1945, au coeur d'un hiver très dur, les nazis prirent la décision d'évacuer le camp de Czestochowa. Nous avons du embarquer dans des wagons à bestiaux. Dehors, on hurlait des ordres. Nous échangions des regards affolés, chargés d'incompréhension, tandis que nous parvenait le bruit des bombardements soviétiques, source d'angoisse autant que d'espoir.
    Après quatre jours de ce voyage terrifiant, la moitié d'entre nous avait péri en route. Les portes se sont ouvertes sur un paysage de neige, une colline au coeur d'un bois de hêtres : Buchenwald. J'ai reçu le numéro 116.536. J'ai enfilé la chemise et le pantalon rayés. Mais je n'avais pas de ceinture pour le faire tenir... "
    A. B.
    *
    Aron Bulwa, fils d'un couple de tailleurs, a dix ans lorsque le quartier juif de Piotrkow, où il est né, est transformé en ghetto et cerné de barbelés. Contraint au travail forcé, puis déporté à Buchenwald, il y survivra trois mois, à jamais redevable au geste d'un garçon de son âge, Lolek Buzyn, qui lui offre une ceinture...
    Recueilli par l'uvre de secours aux enfants (OSE) en mai 1945, seul rescapé de sa famille, il découvre la France, dont il ignore tout. Il y gagne un prénom, Armand. Et une famille qui, comme lui, s'appelle Bulwa. Son témoignage est hanté par une énigme : pourquoi a-t-il survécu ?

  • Dans ce journal de bord, Patrick Chesnais se raconte en toute intimité et toute liberté. Des larmes, des anecdotes, beaucoup d'humour. Après Il est où, Ferdinand ? (Michel Lafon, 2008), le nouveau livre d'un des acteurs préférés des Français.
    Dans son premier livre, Il est où, Ferdinand ? (2008), il évoquait le lien d'un " père orphelin ", écrasé de chagrin, et de son fils.
    Douze ans ont passé. Patrick Chesnais poursuit son journal intime du désordre quotidien, abordant aussi bien sa propre enfance, sa famille, ses amours que ses tribulations de comédien. Sans manquer de raconter ses incroyables histoires de survie.
    Des larmes, des bizarreries, des rires, des silences, des chuchotements et des imprévus : tels sont les ingrédients de ce livre où se manifestent à nouveau sa verve et son humour, entre ironie et désespoir.

  • Plaidoyer pour la vie

    Denis Mukwege

    • Archipel
    • 1 Novembre 2016

    Jeune médecin congolais, Denis Mukwege découvre les difficultésrencontrées par les femmes enceintes pour accéder aux soins. Lesgrossesses se terminent souvent en tragédies. Sa vocation est née :il part étudier la gynécologie obstétrique en France, à Angers.De retour dans son pays, il s'installe à Lemera, dans les montagnesde l'Est du Congo, pour y dispenser des soins adaptés. Dix ans plustard, en plein conflit, il fonde l'hôpital de Panzi et y " répare " lesfemmes victimes de violences sexuelles. Dans cette région, viols etmutilations génitales sont devenus pour les milices des armes deguerre : qui détruit les femmes détruit du même coup la structurefamiliale, sociale et économique.En dépit des menaces, Denis Mukwege alerte son gouvernement- qui s'obstine dans le déni - puis la communauté internationale,depuis la tribune des Nations unies en décembre 2006.Comme il le révèle dans cette autobiographie, le Dr Mukwegeest toujours en danger et vit sous protection. Également pasteur,comme l'était son père, il continue à se battre pour les femmes,afin que cessent ces violences insoutenables.

  • Les Mémoires d'une figure de la pédiatrie française, auteure de nombreux ouvrages à succès, ancienne chroniqueuse de France Inter, qui a notamment oeuvré pour l'abolition de la fessée.
    Depuis son plus jeune âge, le désir de soigner et protéger les enfants ne l'a jamais quittée.
    Edwige Antier, la plus renommée de nos pédiatres, raconte ici les péripéties de sa vie de " maman de tous les enfants du monde ". Une passion qui la conduira dans le monde entier. Et jusqu'en politique ; députée, elle mènera de nombreux combats dont celui, victorieux, qui lui tenait le plus à coeur : l'interdiction de la fessée.
    Comme elle l'avoue dans ce livre de souvenirs, " mon ambition secrète : qu'un jour, au fond de quelque parc, on érige la discrète statue d'une vieille dame, sur le socle de laquelle on lirait qu'elle a oeuvré pour que tous les enfants, quelles que soient leur couleur, leur culture, connaissent le bonheur pour lequel, en principe, ils sont nés ".

  • " Un matin, j'étais à l'époque professeur de mathématiques, je suis entré dans ma salle de classe, exténué - faut dire que j'avais joué la veille. Je me suis traîné jusqu'au bureau et là, avant même de commencer la leçon, je me suis assoupi.Mes élèves, adorables, ont fait silence, ils ont respecté le prof qui dort. On était en 1967, je venais de fêter mes vingt-trois ans et je n'avais qu'une obsession, monter sur scène. Mon professeur de théâtre me disait que je ne ressemblais pas, mais pas du tout, à un jeune premier, que j'avais un loooong nez (ah ce nez!), une démarche sautillante, un air gauche et timide, et une façon d'entrer en scène qui déclenchait les rires avant même que je n'ouvre la bouche.Et puis, me voilà, cinquante ans plus tard, encore étonné de tous ces rôles, de cesfilms, ces pièces, ces merveilleuses rencontres. Me voilà à vous raconter - et encore, je ne vous dirai pas tout! - ce qu'il est advenu du prof de maths plutôt à côté de ses pompes qui rêvait de trois choses: 1° vous faire rire, 2° vous faire pleurer, 3° vous faire pleurer de rire. "

  • De qui tu tiens ce don-là ?

    Popeck

    " Un jour, je n'ai plus voulu être le comédien Jean Herbert, j'étais devenu Popeck. J'avais adopté définitivement la redingote et le chapeau d'un bonhomme étrange, échappé des ghettos d'Europe centrale, qui débarquait en trimbalant son baluchon d'histoires racontées avec un accent indéfinissable. Un individu errant, né dans le Xe arrondissement de Paris, mais venu tout droit des profondeurs de la Poméranie.Ce personnage m'avait transfiguré. Il avait effacé tous mes complexes. "Judka Herpstu, alias Popeck, raconte sa vie d'enfant d'immigrés devenu, après bien des tribulations (dont un détour par les caleçons molletonnés), l'un des plus populaires de nos humoristes.

  • L'actrice et chanteuse Gabrielle Lazure révèle ses diverses facettes et notamment sa jeunesse, abîmée par une relation difficile avec sa mère.
    " Je n'ai jamais ressenti de ta part un amour absolu. Les termes affectueux que tu emploies à mon égard sonnent faux. Pourtant je t'aime, comme chaque enfant aime sa maman.2009. Deux ans déjà que tu te bats contre ce satané crabe et la fin approche. C'est la première fois que je te vois si démunie. Tu me demandes inlassablement de te pardonner.Sois tranquille, maman, je te pardonne enfin. Tu es absoute. Grâce à tout ce que j'ai appris à tes côtés, je sais transformer l'ombre en lumière. "Dans ce récit en forme de lettre à une mère fantasque et distante, Gabrielle Lazure raconte son enfance au Québec, ses parents séparés, la drogue qui faillit lui être fatale, son départ vers la France pour exercer le métier de mannequin, puis d'actrice, ses rencontres dans le milieu du cinéma... et son envie d'être mère à son tour. Différemment.

  • Rien ne prédestinait Alexandre Romanès à écrire. Dans celivre, il conte à sa façon, toujours poétique, les innombrableshistoires qui donnent vie aux proverbes issus de sa tribunomade.Il évoque ses rencontres avec des hommes et des femmesd'une grande modestie, mais riches de sentiments. Et avecdes poètes qui deviendront ses amis : Jean Genet, JeanGrosjean, Jean-Marie Kerwich, Christian Bobin et LydieDattas, qui lui apprendra à lire.Que peut dire un gitan du peuple qui n'aime pas faireparler de lui et qui ne veut pas laisser de traces ? Pas tout.Mais quand il lève un coin du voile, sa sincérité est totale.

  • Paris, hiver 1963. Pour la première fois, Myriam Lopes, petite Portugaise née en Afrique six ans plus tôt, voit la neige. Elle vit avec sa petite soeur et ses parents dans un hôtel vétuste du XXe arrondissement, qu'ils décident de transformer en restaurant, nommé le Ribatejo. Chaque soir, des chanteurs de fado viendront y faire le spectacle.Myriam, elle, rêve déjà de gloire quand elle chante avec ses copines les tubes à la mode tous les jeudis après-midi. Jusqu'au jour où un client l'entend : " Avec cette voix-là, je vais t'emmener à l'Eurovision. " Quelques mois plus tard, elle est assise à ses côtés dans un avion qui s'envole pour Londres. Nous sommes le 7 mai 1977, et elle représente la France au Grand Prix Eurovision. Le lendemain, elle aura 20 ans. L'inconnu du restaurant lui a présenté un auteur ; tous les deux lui ont écrit L'oiseau et l'enfant et ensemble ils lui ont trouvé un nom de scène : elle s'appellera Marie Myriam.Dernière Française à avoir remporté l'Eurovision il y a quarante ans, Marie Myriam a vendu quatre millions de disques avec la chanson qui l'a rendue célèbre.Retour sur son parcours, de la petite chambre de son enfance aux sunlights des plateaux de télévision.

  • La prestigieuse attachée de presse du Tout-Paris, Yanou Collart, revient sur sa grande histoire d'amour avec Lino Ventura et nous raconte les confidences et anecdotes des stars qu'elle a côtoyées.
    Bien qu'ayant grandi en Belgique, c'est à Paris que Yanou Collart s'est fait un nom. Avec son franc-parler et sa détermination, elle est devenue l'une des plus prestigieuses public relations de Paris. Extravagances des stars... Moments drôles ou tragiques... Elle raconte plus de trente ans de fêtes et d'événements où elle mit son imagination et son carnet d'adresses au service des plus grandes stars de la mode, de la gastronomie et du cinéma. Du rire aux larmes, elle met en scène ses clients devenus des amis, d'Arnold Schwarzenegger à Paul McCartney, de Rock Hudson à Sylvester Stallone, de John Lennon à Jerry Lewis, de Jeanne Moreau à Johnny Hallyday... Passionnée de cuisine, elle a également contribué au rayonnement de la gastronomie française en faisant connaître ses amis étoilés Paul Bocuse, Roger Vergé, Michel Guérard et nombre d'autres.Sa vie est un tourbillon. Rien ne lui résiste. Pas même Lino Ventura, qui tombera sous son charme et partagera dix ans de sa vie.

  • Enfant, Alain Stanké a été le jouet des caprices de l Histoire. Né dans une famille lituanienne noble, catholique et aisée, il se retrouve du jour au lendemain, à l âge de cinq ans, face à un peloton d'exécution improvisé et témoin des pires tortures et atrocités (mongoles et allemandes). Avec une sobriété toujours empreinte d'humour, Alain Stanké raconte la misère, la faim, l'interminable voyage dans un train de la mort, l'horreur de la guerre et de la déportation, vue avec ses yeux d'enfant. Ce récit authentique, s'achevant en 1945, est écrit comme il a été vécu : avec les tripes, par un enfant de la guerre amputé de sa jeunesse. De ce roman paru au Québec en 1969 sous le titre J'aime encore mieux le jus de betteraves , étudié dans les écoles québécoises, Henry Miller a dit que c'est " le seul livre, en dehors du Journal d'Anne Franck, qui soit de la littérature de guerre exprimée avec la fraîcheur et la sensibilité de l'enfant. "

  • Le duc d aumale

    Eric Woerth

    • Archipel
    • 1 Septembre 2013

    Né à Paris, cinquième fils du roi Louis-Philippe, vainqueur de la Smala d'Abd-el-Kader en 1843 et général de division à vingt et un ans, gouverneur de l'Algérie à vingt-cinq, le duc d'Aumale (1822-1896) est un jeune homme doué. En 1848, la révolution conduit la famille d Orléans en exil. Contraint à l'inactivité, le duc d'Aumale réunit un ensemble de livres rares et de manuscrits enluminés, dont les Très Riches heures du duc de Berry (XVe siècle) ; il s'intéresse aussi à la peinture et aux dessins, transformant les murs de sa demeure anglaise, Orleans House, en un musée avec des oeuvres de Raphaël, Michel-Ange, Poussin, Watteau ou Clouet. Il est élu député en 1871, nommé au commandement du 7e Corps d'armée à Besançon et préside en octobre 1873 le conseil de guerre qui juge le maréchal Bazaine. Assumant sans complexe l'héritage de la monarchie et de la Révolution française, libéral mais soucieux de maintenir l'unité de la France et sa grandeur, le duc d'Aumale jouit d'un grand prestige : on pense à lui pour la présidence de la République après l'échec des négociations en vue d'une restauration royaliste. Le projet n'aboutit pas mais le prince conserve une autorité morale indéniable. Membre de l'Académie française depuis 1871, il est reçu à l'Académie des Beaux-Arts en 1880. A partir de 1876, il se consacre à la reconstruction du Grand Château de Chantilly, qu'il a hérité de son parrain, le duc de Bourbon, et dont il fait donation, avec toutes ses collections, à l'Institut en 1886.

  • Le 1er mai 1944, Jacques et Madeleine Goldstein sont débarqués sur la rampe d'Auschwitz et immédiatement séparés. Déportés dans le même wagon au départ de Drancy, ils comprennent qu'ils n'ont aucune chance de se revoir et échangent un ultime baiser. Sous les coups des SS, parmi les aboiements des chiens, à la lumière des projecteurs, Jacques voit disparaître Madeleine. Transféré à Auschwitz, il survit aux travaux forcés. Le 17 janvier 1945, devant l'imminente arrivée des Soviétiques, il est transféré à Buchenwald, puis prend part à la " marche de la mort ". Une épreuve que Madeleine, toujours loin de lui, ne peut endurer : elle s'écroule dans un fossé, au risque d être aussitôt abattue. Le soldat allemand ne se donnera pas cette peine Un mois plus tard, en mai 1945, accueilli à l Hôtel Lutetia, Jacques apprend que Madeleine a survécu. Alors qu'il peut à peine tenir sur ses jambes, il échappe à la surveillance médicale et se précipite dans le hall pour partir retrouver sa femme, à Lyon au moment même où celle-ci franchit la porte à tambour du grand hôtel parisien ! Cette histoire incroyable, Jacques et Madeleine ont attendu près de soixante ans pour la raconter. Années 30 : c'est à Montmartre, dans la classe d'hébreu et d'instruction religieuse des demoiselles Israël, que s'étaient regardés pour la première fois ces deux " gamins de Paris " que rien ne destinait à affronter l'innommable. Engagés dans la Résistance, arrêtés en janvier 1944, ils ont survécu à l'enfer. Ce livre est le récit de la jeunesse, du combat, de l'épreuve et du retour à la vie de deux "Titis parisiens ", mariés en 1939, miraculés en 1945.

  • Héros de l'Aéropostale, séducteur, aventurier, Saint Exupéry a été l'un des personnages les plus fascinants du XXe siècle.Homme d'action, prisonnier d'un corps qu'il n'aimait pas et qui lui a valu le surnom de " Pique la Lune ", Saint-Exupéry a toujours trouvé un soutien, et une épaule compatissante en ses rares amis et confidents, Guillaumet ou Mermoz, pour partager les risques, les doutes et les bonheurs...Dans ce second tome, Bernard Marck raconte les dernières années de la vie bouillonnante et frénétique du pilote que le général de Gaulle voulait désespérément rallier à la cause de la France, mais aussi l'écrivain autodidacte souvent comparé à Malraux et Conrad, ami de Gide, Cendrars, Prévost et Fargue, qui disparut entre ciel et mer, le 31 juillet 1944, au large de Marseille.

  • Grâce à son penalty d'une audace incroyable, réussi dès le début de la finale de la Coupe du monde, le 9 juillet 2006, la France entière s'est mise à rêver... Un peu moins de deux heures plus tard, la carrière de footballeur de Zinedine Zidane s'achevait de façon dramatique. Après son retour inespéré chez les Bleus au cours de l'été 2005, puis son match exceptionnel du Mondial 2006 face au Brésil, des millions de passionnés espéraient une sortie grandiose pour leur idole... Mais le sort est parfois cruel. Et pourtant, qui aurait pu prévoir que le jeune Yazid, enfant réservé des quartiers Nord de Marseille, connaîtrait un tel destin ? De La Castellane à la Castille, de Cannes à Turin, de Bordeaux à Saint-Denis, de Marseille à Berlin, Zidane, de Yazid à Zizou retrace vingt ans d'une aventure extraordinaire : celle d'un champion à part. C'est aussi le portrait d'un homme, généreux et attachant, sensible et fier, en lequel une nation entière s'est retrouvée.

  • Architecte et intellectuel militant au sein de nombreux courants de gauche, Roland Castro a participé à cent débats d'idées depuis ses premiers engagements. Membre de l'Union des étudiants communistes, exclu du PCF en 1965, il devient maoïste dans les années 1970, rencontre Sartre, Lacan (avec qui il entame une psychanalyse de sept ans) et introduit dans sa réflexion d';architecte des aspects politiques et citoyens. Il ouvre un cabinet d'architecte en 1979, donne naissance à l'opération " Banlieues 89 " sous Mitterrand et fonde en 2003 le Mouvement de l'utopie concrète, qui défend " 89 propositions pour restaurer le lien social ", afin d'amener la société vers plus d'égalité républicaine et de justice.Dans ces Mémoires, l'architecte engagé (qui ne permettra " à personne de dire que 65 ans est l'âge de la retraite ") revient sur les épisodes de sa vie : sa naissance deux jours avant la promulgation du Statut des Juifs d'octobre 1940, qui met sa famille au ban de la société ; la fréquentation autodidacte des bibliothèques municipales ; l'engagement anticolonial durant la guerre d'Algérie ; l'attrait des révolutions cubaines et chinoises ; le " mois sabbatique " de Mai 68 ; la " méchanceté " de Sartre et la reconnaissance pour Lacan, son " sauveur " ; l'élan de SOS Racisme et la stature de Mitterrand (" je me suis toujours fait une certaine idée de moi-même ") ; sa candidature à l'élection présidentielle en 2002 ; sa passion pour la France ; le grand Paris... sans oublier les six femmes et les cinq enfants de cet homme qui plaide pour une " immaturité féconde " et une " naïveté volontaire ".

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