Calmann-Lévy

  • Ce volume présente la version définitive en langue française du jounal d'Anne Frank. Ainsi que l'a montré l'édition critique publiée par Calmann-Lévy en 1989, Anne Frank avait en effet rédigé successivement deux versions de son journal, retravaillant son propre texte pour qu'il réponde à ses ambitions d'écrivain. La présente édition comporte, à côté de la version du journal retouchée par Anne Frank, des extraits de sa première rédaction, repris sans aucun changement. L'établissement de cette édition a été confiée à l'écrivain et traductrice allemande Mirjam Pressler à l'initiative de l'Anne Frank Fonds de Bâle. Mirjam Pressler en a profité pour rétablir les passages supprimés par Otto Frank pour des raisons de décence ou de discrétion. Traduit en français par Philippe Noble et Isabelle Rosselin-Bobulesco, le teste est précédé d'un avant-propos éditorial dû à l'Anne Frank Fonds de Bâle et suivi d'un épilogue retraçant le destin d'Anne et de ses compagnons de clandestinité et de déportation.

  • Le marcheur de Fès

    Eric Fottorino

    "Nous aurions filé vers les Pyrénées. On aurait coupé l'Espagne de haut en bas. Une manière de césarienne pour exhumer ton histoire. Nous serions remontés au début, jusqu'à Fès, ta ville natale. Serions-nous jamais arrivés ?"À l'automne 2012, j'ai voulu emmener mon père marocain dans les rues de sa jeunesse, le quartier juif de Fès, la médina, l'entrelacs de ses souvenirs campés entre l'université de la Karaouine et la façade de l'Empire qui fut jadis le plus grand cinéma d'Afrique du Nord.J'ai fait le voyage sans lui. La maladie en a décidé ainsi, je suis devenu à sa place le marcheur de Fès. J'ai compris à quoi tient une existence. Un kilomètre à peine sépare le mellah de la ville moderne, le monde juif de l'ancien secteur européen. Dans ce mouchoir de poche, Moshé Maman est devenu Maurice Maman. Comme tous les siens, le Juif marocain a rêvé de s'intégrer à la France, de parler sa langue, d'y construire sa maison, sa famille, son avenir.J"ai traversé les ruelles et les cimetières, poussé la pore des rares synagogues, parlé aux derniers Juifs fassis dont la flamme s'éteindra bientôt. À chaque pas, je suis tombé sur ce père longtemps inconnu. Jusqu'à tomber sur moi, à l'improviste.


  • L'Intégrale Anne Frank rassemble pour la première fois
    tous les écrits d'Anne Frank, pour certains jamais traduits en français,
    et enrichis de documents exceptionnels (photos, documents originaux...).
    Ils sont accompagnés de quatre essais importants
    sur le contexte historique par Mirjam Pressler, traductrice et experte du Journal ;
    Gerhard Hirschfeld, historien allemand ; et Francine Prose, essayiste américaine.
    L'Intégrale est l'ouvrage de référence sur Anne Frank.    Anne Frank est née le 12 juin 1929
    à Francfort. Sa famille a émigré
    aux Pays-Bas en 1933. À Amsterdam,
    elle connaît une enfance heureuse
    jusqu'en 1942, malgré la guerre.
    Le 6 juillet 1942, les Frank s'installent
    clandestinement dans «l'Annexe»
    de l'immeuble du 263, Prinsengracht.
    Le 4 août 1944, ils sont arrêtés
    vraisemblablement sur dénonciation.
    Déportée à Auschwitz, puis à Bergen-Belsen,
    Anne meurt du typhus en février
    ou mars 1945, peu après
    sa soeur Margot.
    Le Anne Frank Fonds et l'UNICEF sont partenaires
    pour protéger les enfants dans le monde
     

  • Un artiste dissident raconte l'Allemagne de l'Est
    Wolf Biermann, né à Hambourg en 1936, est une véritable célébrité en Allemagne. Ses concerts rallient plusieurs générations, bercées depuis des décennies par ses chansons populaires. Mais plus encore, Biermann est une figure de la dissidence en RDA. Sous surveillance constante de la Stasi, ses textes engagés lui ont valu, dès 1965, d'être interdit de circulation, de représentation, et enfin, en 1976, d'être banni de son pays.
    Symbole de rébellion et d'espoir, il nous livre ici sa vie exceptionnelle. L'histoire d'un artiste, fils de parents résistants dont le père Juif sera assassiné à Auschwitz, et qui aura eu à coeur de défendre socialisme et droit à la liberté.
    Best-seller en Allemagne, Ma vie de l'autre côté du mur est le témoignage extraordinaire d'un artiste à la vie hors du commun et une plongée fascinante dans l'ancienne Allemagne de l'Est.

  • Gounod, 1818-1893, est passé à la postérité pour avoir écrit Faust, Roméo et Juliette, Mireille. Mais bien qu'il ait rencontré un formidable succès de son vivant et qu'il ait exercé, dans des genres très variés, une forte influence sur ses cadets - Bizet, Massenet, Saint-Saëns, voire Debussy, etc. ù, Gounod demeure encore méconnu.
    En publiant Mémoires d'un artiste, édité dès 1896 par Calmann-Lévy et devenu depuis introuvable, on fera découvrir la biographie du musicien, telle que lui-même l'a racontéeà jusqu'à la création de Faust. Histoire d'un enfant pauvre et doué, vocation mystique, musicale également, séjour romain à la Villa Médicis, passage à Vienne, puis en Allemagne où le jeune Gounod rend visite à Mendelssohn. Le lecteur aura la révélation d'un artiste aussi accessible que secret.
    Dans sa présentation, Claude Glayman - qui a déjà assuré l'édition des Lettres de Bizet - complète la biographie de Gounod, évoque le rôle du compositeur dans la musique française et au-delà, notamment à travers le mythe toujours vivant de Faust, et propose une chronologie ainsi qu'une discographie des oeuvres du maître.
    Alors que le grand répertoire du xixe siècle redevient populaire, l'importance de personnalités comme Gounod prend son véritable relief : on le vérifiera en 1993 à l'occasion du centenaire de sa mort. C'est tout à la fois l'histoire de la musique qui s'écrit et le plaisir de l'écoute qui s'apprécie.

  • " J'aurais voulu entrer dans la maison de South Broadway, à Nayack où elle vivait, mais il fallait une autorisation. Je me suis contenté d'entrer dans le jardin. J'ai regardé les arbres. Je me suis assis sur les marches de la cuisine. Une femme est sortie. Elle avait un petit chapeau et un sac. Elle a fermé la porte à clef. Derrière les rideaux, il n'y avait personne. "

  •    Comment être noir dans la France d'aujourdhui ? À travers son propre parcours, Serge Bilé propose des éléments de réponses aux questions que tout le monde se pose.   De la Côte d'Ivoire de son enfance au chaos actuel de ce pays, de la province française des années soixante-dix où il a grandi à l'embrasement des cités, des problèmes de carte de séjour à la recherche de sa vraie place dans la France actuelle... , Sur le dos des hippopotames est d'abord un récit dont chaque étape (l'école de journalisme de Lille, la prison à Poitiers et à Abidjan, les rencontres avec Houphouët-Boigny ou Aimé Césaire... ) permet de mesurer les bouleversements de la communauté noire depuis trente ans.   Citant leurs interrogations : « Les Noirs sont-ils des Français à part entière, ou des Français entièrement à part ? », Serge Bilé affirme que la France ne peut aujourdhui choisir qu'une seule voie, celle d'une révolution pacifique des mentalités, respectant l'histoire de chacun et permettant à tous de vivre ensemble. C'est la conviction qu'exprime avec force Sur le dos des hippopotames.

  • Ils étaient musiciens à la cour, soldats révolutionnaires, héros de Verdun, écrivains, compagnons de la Libération. Ils étaient à la tribune de l´Assemblée nationale ou sur les plages du Débarquement, en Provence, à l´Odéon ou à Polytechnique. Ils étaient noirs. Qui s´en souvient ? Qui se souvient de Habib Benglia, qui joua dans Les Enfants du paradis et dans La Grande Illusion, ou de René Maran, qui obtint le prix Goncourt en 1921 ?
    Après les indépendances, dans les années 60, la France et l´Afrique se sont séparées de corps mais aussi éloignées d´esprit. Chacune est partie de son côté. Dans les livres d´histoire, soit par honte d´avoir colonisé, soit par dépit d´avoir été largués, soit encore par indifférence, nous avons peu à peu gommé les traces de couleur de notre saga nationale. C´est oublier Félix Éboué qui, alors qu´il était gouverneur du Tchad, fut parmi les premiers résistants à répondre à l´appel du général de Gaulle ; c´est oublier Gaston Monnerville, président du Sénat et ainsi deuxième personnage de la République pendant plus de vingt ans. C´est oublier aussi Edmond Albius, ancien esclave qui découvrit la technique de la fécondation artificielle de la vanille, ou Louis Delgrès, qui préféra mourir plutôt que d´accepter le rétablissement de la servitude en Guadeloupe.
    D´une écriture vive et brillante, Benoît Hopquin retrace les destins exceptionnels et romanesques de ces figures noires, ces pionniers qui durent les premiers lutter contre les préjugés et pour l´égalité.

  • Huit nouvelles

    Larsson/Nasreen

    Huit écrivains portent un regard sans complaisance et totalement libre sur les Objectifs du millénaire pour le Développement.

    En septembre 2000, pour la première fois, tous les États membres des Nations unies se sont engagés à réaliser un projet commun pour s'attaguer à la fatalité de la misère. Ils ont adopté huit objectifs ambitieux et réalistes qui visent à combattre la faim et la pauvreté, à préserver l'environnement , à améliorer l'accès à l'éducation et à la santé, à promouvoir l'égalité des sexes, et à mettre en place un partenariat mondial d'ici à 2015.
    Dans les huit nouvelles inédites qui composent ce recueil, on croise une réalisatrice de documentaires qui découvre le quotidien des haïtiens, un garçon rwandais qui rêve d'aller à l'école refoulé aux portes de l'Europe, une feune fille arpentant les trottoirs de Ramana, un marchand de tamis qui se bat pour la survie de ses enfants, au Mali, une fille mère en danger de mort au Liban, un Européen confronté à la maladie dans un pays lointain, un producteur aux prises avec les cadavres de ses ancêtres dans le Sud de la France, un conférencier des Nations unies interpellé par les habitants d'une grande villedu Congo...
    Avec humour, gravité, tendresse et lucidité, Zoé Valdès, Björn Larsson, Taslima Nasreen, Moussa Konaté, Vénus Khoury-Ghata, Philippe Besson, simonetta Greggio et Alain Mabanchou brossent les portraits de femmes, d'hommes et d'enfants qui mettent en lumière l'urgente nécessité d'agir pour un nouveau modèle de développement.

    La moitié des bénéfices de cet ouvrage est reversée à des organismes oeuvrant en faveur du Développement.

  •     « Quatre murs, deux vitres, une porte close : je suis une femme comme toutes les autres, assise devant une table vide. Brusquement, quatre notes de Mozart... et voici une voix : une femme (ou un homme ou un enfant) est entrée et parle : "Menie, c´est bien vous ?" Je pourrais la toucher. Un être invisible envahit le studio avec ses mots, sa vie, ses questions, parfois l´horreur et les larmes. Deux ou trois millions d´êtres écoutent. Demain, il y aura des centaines de lettres bouleversées qui diront : "La dame d´hier, Menie, moi aussi !" »    Quand elle démarre son émission sur RTL en ce mois de mars 1967, Menie Grégoire est loin de se douter qu´elle va être submergée par une véritable lame de fond : en quinze ans d´émission, elle va recevoir plus de cent mille lettres d´auditeurs qui pour la première fois dans l´histoire de ce pays se sentent libres de raconter leur intimité à une parfaite inconnue. Menie les écoute sans les juger, les rassure, les questionne et les fait réfléchir. Grâce à l´anonymat de la radio, ils diront des choses terribles ou banales, mais qui jusque-là étaient endurées dans le silence et la solitude : sur la famille, les relations amoureuses, la mort de l´amour, l´adultère, les enfants illégitimes, l´impuissance, la frigidité, l´homosexualité, la prostitution, le féminisme...    Vingt-six ans après avoir définitivement rendu l´antenne, Menie Grégoire nous livre un échantillon représentatif de toutes ces lettres intimes. Elle nous donne ainsi un aperçu passionnant et souvent émouvant de ce que fut l´intimité des Français à une époque où l´on ne parlait pas encore à tout bout de champ de « souffrance » et de « non-dits », et où l´exhibitionnisme n´était pas encore devenu un passe-temps populaire.    À ces maux anciens sont venus depuis s´en ajouter de nouveaux, liés à l´exclusion et au choc des cultures, et l´on peut regretter que personne n´ait pris le relais de Menie Grégoire pour sonder les cerveaux et les coeurs d´une France qui découvre chaque jour que permissivité ne rime pas nécessairement avec liberté, et inversement.

  • Tout le monde a en tête l´image de Winston Churchill, le « vieux lion » ministre dès 1905, qui fait le V de la victoire en... juin 1940 ; mais qui connaît l´autre facette du personnage, le Mister Hyde et sa politique de coups tordus ?

    Chez Churchill, les coups fourrés, c´est pourtant une vieille histoire. Où qu´il se trouve, il s´inspire de ce qu´il voit pour l´adapter à ses besoins et à ceux de l´histoire. De l´horrible pensionnat anglais où il a été envoyé enfant, il apprend la ruse et la curiosité. D´un voyage à Cuba, il rapporte les méthodes de la guérilla, enseignement bien précieux pour organiser la résistance, mais aussi pour mettre à genoux l´Irlande. De l´échec de la bataille des Dardanelles, il découvre, bien plus tard, comment faire de l´intox une arme de prédilection. Pour plomber les nazis avant le débarquement, il a ainsi l´idée de larguer au sud de l´Espagne le corps d´un soldat anglais afin de convaincre l´ennemi d´une présence britannique dans le secteur, bien qu´un débarquement soit planifié en Sicile.

    Autant de ruses mises en oeuvre avec plus ou moins de bonheur par son bras armé, l´Intelligence Service, puis par le SOE (Special Operation Executive), officine de services secrets à sa dévotion.

    Ancien membre actif du SOE, Bob Maloubier a eu accès aux archives des services secrets britanniques pour nous raconter les coulisses de ces coups spectaculaires, pour certains orchestrés avec tant de discrétion qu´ils sont jusqu´ici restés méconnus.

    Un livre d´aventures et d´histoire pour découvrir les dessous intrigants de l´incroyable carrière de Winston Churchill.

  • En 1889, Hermann Hesse, douze ans, a déjà la ferme intention de devenir poète. Sa famille, extrêmement rigoriste, le croit atteint de démence, mais le jeune homme n´a de cesse d´accomplir la destinée qu´il s´est choisie. En 1946, il touche au but : le prix Nobel de littérature. Entre ces deux époques, une volonté farouche, un questionnement perpétuel, une existence entière consacrée aux valeurs humanistes et à la création. Toute l´oeuvre de Hermann Hesse est nimbée de cette aura universelle, délicate, touchant aux profondeurs de l´âme et ancrée dans l´amour de la nature.De son enfance en pays souabe à sa retraite sur la « colline aux serpents » d´un village du Tessin, François Mathieu démêle les fils de la vie du grand écrivain marqué par Nietzsche et les philosophies extrême-orientales. Hermann Hesse, poète ou rien dessine le portrait ciselé et vivant d´un génie littéraire engagé passionnément dans l´histoire allemande et européenne.

  • N'Ba

    Aya Cissoko

    « Je n'aime pas la saleté ! » Tout doit être propre et en ordre, à commencer par les enfants. L'hygiène a occupé une place prépondérante dans son éducation et dans la nôtre. Ma mère regrette le temps où elle nous lavait elle-même. Rien de mieux que le gant de crin et un bloc de savon de Marseille pour obtenir un résultat irréprochable. « Je vais frotter jusqu'à ça brille. » Elle arrive à se convaincre que la peau fonce depuis que ce n'est plus elle qui s'en occupe : « Tu es en train de noircir. » N'ba, « ma mère » en bambara, est l'émouvant hommage d'Aya Cissoko à sa mère, née dans un petit village malien, qui débarque en France au milieu des années 70, vêtue d'un simple boubou en wax et chaussée de tongs en plastique.

  •    On peut se représenter Roger Garaudy comme un caméléon, tant il a changé de couleur au cours de sa longue vie d''intellectuel engagé.   Né à Marseille en 1913 dans une famille de petits employés, Roger Garaudy commence son engagement comme militant protestant, ce qui ne l'empêche pas d'entrer tôt au Parti communiste et d'y faire une ascension fulgurante après guerre, tout en poursuivant des études de philosophie. Sa verve et son mordant, sa servilité, aussi, en font rapidement un de ses porte-parole les plus en vue. Son témoignage dans le procès Kravchenko marque le faîte de sa gloire comme stalinien officiel. C'est sa période rouge vif. Bientôt, il prend ses distances tout en se posant en victime des « durs », et guigne du côté des gauchistes libertaires qui animent Mai 68. Séquence rouge et noire. Mais voilà que la thématique tiers-mondiste l'appelle. C'est l'occasion de se poser en champion de l'anticolonialisme, de fustiger l'arrogance de l'Occident et d'incarner « le sanglot de l'homme blanc ». Son engagement va très loin, puisqu'il se convertit à l'islam et chante les bienfaits de la révolution khomeinyste. Période verte. Des dizaines de livres émaillent ces années de retournements successifs, mais aucun d'entre eux n'est pris véritablement au sérieux. Jusqu'à sa période brune. En signant Les Mythes fondateurs de la politique israélienne, Garaudy accède enfin à la notoriété tant convoitée. Ce livre négationniste lui vaudra deux procès, qu'il perdra, mais surtout un succès immense et instantané dans tout le Moyen-Orient. Vilipendé et méprisé en France, Roger Garaudy devient dans les années 90 un propagandiste de l'antisémitisme dans le monde musulman, multipliant interviews, conférences de presse et débats ayant pour thème le « mythe » de la Shoah. Invité en grande pompe par les rois, les présidents à vie et les imams, il est devenu le principal inspirateur des ayatollahs et des ennemis d'Israël, dont Mahmoud Ahmadinejad ou Hassan Nasrallah.   Ce livre retrace l'itinéraire en zigzag d'un intellectuel raté mais exalté et dévoile l'étendue de son ultime forfaiture, dont peu d'observateurs occidentaux ont pris la mesure.

  • Hors antenne

    Michel Drucker

    " A 45 ans, j'ai l'impression, déjà, d'avoir vécu plusieurs vies. " A mi-parcours, et face au remue-ménage de la télévision, Michel Drucker fait le point sur lui-même et sur sa carrière. Hors antenne, il dit tout à Maurice Achard, journaliste.
    Il raconte sa jeunesse en basse Normandie, son rêve d'être médecin, son adolescence mouvementée.
    Il raconte les coulisses de ses émissions, des " Rendez-vous du Dimanche " à " Champs-Elysées ", en passant par " La Grande Parade " et " Studio 1 ". Ses rencontres avec les plus grandes stars : ses colères contre Serge Gainsbourg, ses fous-rires avec Michel Serrault, Guy Bedos, Thierry Le Luron, son après-midi avec Simone de Beauvoirà Les débuts de Mireille Mathieu, et ceux de Silvester Stallone, les inquiétudes de Jean-Jacques Goldman, la rigueur professionnelle de Clint Eastwood, le génie de Barbra Streisand, la folie de Larry Hagman - J. R. -, le tournage de Dallas Coulisses du sport, aussi, coulisses des stades. Son match de foot avec Pelé ! Ses souvenirs de Platini cadetà Les secrets du Tour de France et de la Formule 1 Enfin, au moment où commence une nouvelle guerre des chaînes, Michel Drucker raconte ses négociations avec les patrons de la télévision privée : Silvio Berlusconi et Robert Hersant, pour la Cinq ; Francis Bouygues pour TF1. Coulisses du business.
    Michel Drucker dit pourquoi il a décidé de rester sur Antenne 2, dans le Service public.
    Un livre qui raconte le destin peu ordinaire d'un homme fidèle au public.

  • « J'ai retrouvé le télégramme daté du 21 septembre 1977. Il y est dit : Possibilité de rencontre avec Patricia Highsmith ce soir. stop. merci de rappeler très vite. Les Nouvelles littéraires.La romancière est alors sous les feux de l'actualité. À l'époque, je professe dans les couloirs du journal auquel je collabore une vive admiration pour cet auteur. J'ai, à tout hasard, lancé l'idée d'une interview, étonné moi-même de tant d'audace. D'autant que la ténébreuse Patricia a la réputation de fuir les journalistes. À la compagnie des êtres humains, dit la légende, elle préfère celle des chats et des escargots. Je suis donc prévenu. » Un long et merveilleux suicide évoque le cheminement d'un écrivain obstiné dans sa démarche sans pareille, et la vie difficile d'une Américaine exilée. Nourri de la correspondance inédite de la romancière avec ses éditeurs français, il raconte aussi les trois rencontres que Rivière eut, entre 1977 et 1990, avec cette inoubliable figure des lettres anglo-saxonnes du xxe siècle.

  • " Il est avant tout fondamental d'approfondir notre condition d'homme et de femme, d'aller au fond de nous-mêmes en nous posant la question de savoir ce qu'est l'être humain.
    Aujourd'hui, il est peut-être possible de donner une réponse nouvelle à cette question que les hommes se posent depuis toujours. " Polytechnicien, éminent généticien, "activiste humain", comme il aime à se définir lui-même, Albert Jacquard a écrit de nombreux livres qui sont autant de best-sellers. De l'angoisse à l'espoir, qui rassemble deux années de cours d'"humanistique" donnés à l'Académie d'architecture de Mendrisio, constitue sans doute la meilleure introduction à sa pensée.

  •    Peter Pan, symbole de l'enfance éternelle, hante notre mémoire. Si le dessin animé de Walt Disney a conquis petits et grands, qui aujourd'hui connaît la personnalité du véritable et mystérieux créateur de Peter, un certain James Matthew Barrie ?   Né en Écosse en 1860, Barrie connut la gloire avec sa pièce Peter Pan ou le garçon qui ne voulait pas grandir, créée à Londres il y a tout juste un siècle. Son oeuvre singulière est tout entière modelée sur sa vie intérieure, sur le spleen qui l'accompagne depuis sa jeunesse, après la mort de son frère David, le préféré de leur mère. Au delà du drame personnel de l'écrivain, ce récit nous fait partager ses nombreuses rencontres avec les personnalités littéraires et politiques anglaises de l'époque, mais également ses joies d'éternel enfant en compagnie des cinq fils de son amie, la belle Sylvia, pour lesquels il crée un jour, au détour de l'allée d'un parc, un petit être faunesque qu'il baptise Peter Pan...

  • Coup de tabac

    Philippe Loffredo

    "Cette année, j'ai perdu ma mère et ma voix. Je ne comprends toujours pas ce qui s'est passé. Tout est arrivé si vite. En tout cas, pour ma mère. La voix, elle, s'est lentement dégradée. C'est embêtant car je suis comédien et je chante aussi. Alors la voix, c'est un peu mon outil de travail.Avec une émotion et un étonnement souvent teintés d'humour, Philippe Loffredo nous raconte "son coup de tabac", ce vent violent qu'il a essuyé pendant dix-huit mois et qui a bouleversé sa vie. Dix-huit mois d'une épreuve -le cancer- qui peut nous arriver à tous et dont il est sorti (presque) indemne grâce à une distance qui lui a permis d'analyser cette "histoire", comme il l'appelle, et surtout grâce à un amour contagieux de la vie, qu'il nous transmet tout au long de ces pages. 

  •    Etre un élève juif à la prestigieuse École polytechnique en 1941, l'un des cinq ayant passé la barre des 3% du numerus clausus imposé aux « Israëlites », n'allait pas sans poser des problèmes à l'administration, soucieuse de respecter tout à la fois la stricte méritocratie qui faisait la réputation de l'école, et la lettre, sinon l'esprit, des lois anti-juives de Vichy.   Bernard Lévi, sortant du lycée et des « prépas » la tête pleine de Virgile et de Verlaine et qui se trouve avoir deux grands rabbins de France dans son ascendance, va se retrouver « élève bis ». C'est-à-dire intégré à la vie de l'Ecole mais mis en marge des classements, comme si ses résultats ne comptaient pas. Ce traitement de défaveur suscite peu de réaction de la part de ses camarades de promotion : il le rapproche de certains d'entre eux, mais pour la plupart c'est l'indifférence. C'est sans uniforme qu'il combat alors l'ennemi, puis sous la tenue de midship qu'il traque ensuite les sous-marins allemands.   Son récit, où se mêlent humour et émotion, reconstitue grâce à des correspondances et à l'agenda d'un camarade de sa promotion une époque où l'un de ses condisciple « Français israëlite » était ainsi décrit par le général dirigeant l'école : « Type sémite caractérisé au physique comme sans doute au moral. Ne peut être considéré comme une recrue de classe pour les services de l'Etat »?    Le livre est dédié aux polytechniciens de sa promotion, juifs ou non, qui sont morts pour la France en 1944 et 1945.

  •     Enlevée à dix-huit ans par des Tsiganes dans sa Bulgarie natale, Galina Valkova devient l'esclave d'un clan mafieux. Prostitution, racket, trafic d'êtres humains? Pendant quatre longues années, contrainte et forcée, elle partage leur quotidien et devient la favorite de leur chef. Dans un pays gangrené par la corruption, celui-ci impose sa loi et fait régner la terreur.     « Quand je regarde en arrière, ce dont je suis stupéfaite, c'est de l'insensibilité que cette vie avait développée en moi. J'étais devenue comme lui. Je n'éprouvais plus rien. Et c'est cela qui me fait le plus mal, aujourd'hui encore. Il ne m'a pas seulement battue, violée, vendue et privée de ma dignité en me prostituant. Il m'a aussi dépouillée de tout ce que javais d'humain. Il a fait de moi un monstre. Il m'a façonnée à son image. »    Après plusieurs tentatives de fuite, la chance lui sourit enfin à la faveur d'un séjour en France. En témoignant devant la justice française, elle fait lourdement condamner deux de ses proxénètes. Va-t-elle pouvoir enfin vivre libre ? Et de quoi ? On la félicite et on la laisse quitter seule, sans ressources ni protection, le palais de justice de Toulouse. La voilà abandonnée à elle-même, en situation précaire sur le territoire français alors que son témoignage lui interdit tout retour en Bulgarie de crainte de représailles?    Pendant deux ans encore, la prostitution, l'alcool, la drogue la retiennent prise au piège jusquà ce que, au prix dun effort surhumain, grâce à une association et à quelques amis, elle parvienne à s'en extraire et à témoigner par ce livre.    Une Poupée qui dit non relate l'incroyable parcours d'une jeune femme fragile et combative, résolue à tout braver pour enfin vivre libre et dans la dignité.

  • Son père, instituteur breton, l'aurait voulu professeur agrégé, comme un médaillé d'argent rêve de l'or Lui voulait courir le monde à sa façon : sac à dos, hors des sentiers battus et archibattus avec déjà la rage du partage : donner aux autres les bonnes boussoles, les conseils d'initiés. Et voilà comment le Guide du Routard est devenu un phénomène éditorial.Trente ans plus tard, 2,5 millions d'exemplaires sont vendus par an. Mais au-delà du récit très personnel d'un fabuleux succès, ces mémoires de Philippe Gloaguen révèlent la face cachée d'une personnalité façonnée par la rencontre précoce avec la mort, par la fidélité à des valeurs où l'amitié triomphe, par des convictions de solidarité et de fraternité qui font de lui le militant d'un autre monde.Ce découvreur infatigable, ce voyageur partageur est un homme au coeur blessé. Blessures intimes des ricochets auxquels le succès expose, entre jalousie et calomnie ; blessures physiques des séquelles des risques courus. Et pourtant, quels que soient les tourments, brûle en lui la flamme intacte d'une croyance d'enfant : « Le bonheur existe, je vais à sa rencontre. »

  • « Parfois, dans le mensonge de la nuit, quand on ne me voit plus, je me distingue. Amoureux superbe ou résidu assommé d'inertie, je compose alors au fur et à mesure de mes besoins. C'est la nuit de ma vie où je peux réaliser ce que le jour m'interdit. Ne soyons pas dupes, je me sers de mes impuissances avec les autres mais Paul le ludique ment à son profit, grâce à ses fabulations. Non ! C'est faux ! Je rêve aussi que je cauchemarde, empêtré dans mes draps, que ma vie est encore pire ! Heureusement au matin, la lampe déchire l'espace pour mieux étouffer mes idées noires. Alors, je ris en me réveillant. »Huit nouvelles suivies du Journal de bord II.

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