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  • Didier rencontre Claude dans un hall d'aéroport. Il le remarque sans intention particulière mais il ne peut s'empêcher de noter son regard inquiet et désespéré. Ce n'est pas le coup de foudre, cependant une relation se construit doucement, tant bien que mal, avec ses moments de complicité et d'enthousiasme, ses instants d'égarement, ses crises comme ses preuves inoubliables de passion. L'amour se crée, prend racine, grandit... et fâne, insupportable légéreté d'un être!

  • « Jusqu'à présent, j'ai vécu et combattu de nombreuses phobies tout au long de ma vie. La phobie sociale, la peur de devenir folle, celle des couteaux, la peur de me faire agresser, qu'on me drogue, d'être dans les centres commerciaux, de marcher dans la rue et d'être dans un ascenseur. La plus tenace a été la peur de parler en public. J'ai gagné certaines batailles par la force de ma volonté de toujours vouloir aller de l'avant et de vivre ma vie ; d'autres, par le soutien que l'on m'a apporté en thérapie. Je ne voulais pas laisser l'angoisse remporter la victoire. Cette bête sournoise est devenue mon amie, car elle me forçait à agir pour me sentir mieux. » Une enfance et une adolescence chaotiques et humiliantes, à jamais défigurées par l'alcoolisme et la maltraitance des parents, ainsi que par des expériences traumatisantes, auraient pu faire de Cécilia Richemond une adulte borderline, évoluant sur le fil du rasoir. La tentation de reproduire le passé n'a pourtant jamais pris l'ascendant sur cette femme. Certes, il y eut des phases difficiles mais, au fil de cette autobiographie sincère et jamais larmoyante, l'auteur relate avant tout sa quête de la paix et de la confiance en soi, toutes deux passant notamment par un long processus de résilience et d'apprivoisement des phobies. Une quête désormais accomplie et inspirante, qui nous rappelle la célèbre phrase du philosophe : « Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort », dont Cécilia Richemond est un exemple éclatant.

  • « Je voudrais à travers ce livre, bien qu'écrit de mémoire, dévoiler mon intérieur, afin que vous sachiez qui je suis. Je veux vous parler de moi, de mon histoire et de mon aventure dans un monde imaginaire, mais qui pourtant a existé et continue d'exister. Je n'ai pas promis aux lecteurs un personnage extraordinaire, j'ai promis de me peindre tel que je suis. Parler de moi n'est pas dans mes habitudes, narrer mon histoire non plus, ce n'est pas pour attirer l'attention sur moi, ou faire mes éloges. » Le Premier Jour d'un condamné est l'histoire d'un homme avec qui la vie n'a pas été tendre. Dans ce récit autobiographique, J. Woachi Patoupé relate ses joies mais aussi les moments les plus sombres de sa vie, sans jamais se plaindre. Il se peint tel qu'il est, sans fard ni artifices. Un témoignage sincère, en toute humilité, d'une vie bien remplie qui pourrait servir d'exemple : pour que ce qu'il lui est arrivé ne se reproduise plus jamais.

  • « Pour parler de moi, il aurait été juste que j'évoque ma famille, mes grands-parents et leurs parents... Sauf que j'en suis incapable. Non pas que j'aie la mémoire qui flanche, non. Simplement, je ne les ai jamais connus et surtout j'ignore tout d'eux. Leurs noms, leurs origines, si j'ai des oncles ou des tantes... Je n'en ai pas la moindre idée. Tout ce que je sais, je l'ai appris de ma mère. Et c'est bien peu de chose, car elle-même ignorait tout de son passé familial. Mais pour que vous compreniez, le mieux est de tout reprendre au début. » Le Roman de ma vie est l'histoire de Ghislaine Mauras, plus particulièrement une partie de son enfance. L'auteure nous y fait le récit intime et sensible depuis son placement à la naissance dans les foyers de l'assistance publique, notamment auprès de Madame Moreau. Nous la suivrons dans ses divers déménagements de Nice aux Tuves (où sa mère avait également passé son enfance), dans sa scolarité à Entrevaux, dans les rencontres qui ont marqué sa petite enfance et enfin dans un dernier déménagement à Saint-Gilles. Marchez dans les pas et les souvenirs de la petite Gilou, petite fille touchante et pleine de vie, entremêlés de photographies personnelles, que ce soit de sa mère ou des différents lieux qui ont marqué les premières années de sa vie.

  • « J'avais sept ans lorsque ma grand-maman Flore a lu mes lignes de la main un soir de Noël. Elle a vu que je bougerais beaucoup dans ma vie. C'est-à-dire, que je ne pouvais rester en un seul endroit. Je quittais mon chez-moi tellement souvent qu'elle ne pouvait pas voir avec qui j'allais me marier, ni dans quel pays. Elle a vu que je perdrais un enfant mais peut-être allais-je en avoir un deuxième ? Elle m'a aussi dit que j'allais écrire un livre tard dans ma vie et que j'allais vivre une longue vie. Elle est décédée l'année d'après, à mes huit ans. S'est-elle trompée ? Lisez l'histoire et vous connaîtrez les grands pouvoirs qu'avait ma grand-maman Flore. » Johanne Prud'Homme nous livre ici en toute humilité le récit de sa vie, digne d'un roman d'aventures ! Depuis son enfance mouvementée, maltraitée par un père peu aimant ; à son adolescence compliquée dans un couvent, en passant par son amitié avec Jennifer, une danseuse nue, qui l'entraînera dans le monde de la nuit, entre drogue et prostitution, jusqu'à sa rencontre décisive avec Alec. Suivez Cheveux aux Vents - surnom donné à l'auteure par sa mère - dans ses diverses aventures, ses voyages mais aussi ses amours tumultueuses. Un périple palpitant !

  • « Narcisse, ta place n'est pas dans une tour de contrôle, mais dans un poste de pilotage. » Narcisse Nouwezem Fosso, pilote de ligne durant 38 ans, se destinait pourtant à une carrière de médecin militaire étant enfant. Mais à la vue du même avion chaque dimanche, l'envie lui vint alors de devenir contrôleur aérien. L'auteur nous embarque avec lui, depuis son concours d'entrée à l'École Africaine de la Météorologie et de l'Aviation Civile, en passant par ses débuts en tant que contrôleur, pour finalement devenir pilote de ligne. Désormais à la retraite, N. Nouwezem, se livre entièrement et nous raconte avec délice ses anecdotes croustillantes, telle que l'arrivée du Concorde avec le Président Giscard d'Estaing, sans oublier d'évoquer les incidents et d'accidents aéronautiques, comme celui de la Germanwings, survenus lors de ses 38 ans de carrière. Attachez vos ceintures et préparez-vous au décollage avec votre commandant de bord !

  • Graine de rebelle

    Emmanuel Harel

    « Fini l'élève modèle, bien sage, silencieux, appliqué, attentif au maître, les bras croisés ! Mais alors que s'est-il passé ? Je ne connais pas la réponse exacte. Un condensé de mobiles : ma mésentente avec mon père, les moqueries blessantes de Daniel, l'affaire des notes quasi obsessionnelle, la découverte de la mentalité à deux balles des profs, leurs cours ennuyeux, leurs punitions tous azimuts, peut-être une prise de conscience précoce de l'injustice, et surtout la naissance d'une révolte loin de s'éteindre. » On connaît le goût de E. Harel pour le dépaysement, pour la rupture avec le familier, grâce à son récit de voyages « Riz gluant ». Mais d'où vient ce trait de caractère ? « Graine de rebelle » est certainement le moyen d'y trouver quelques réponses et explications. Car ce texte autobiographique met en effet en scène, avec la sincérité que l'on connaît à l'écrivain, la métamorphose de plus en plus turbulente, parfois fracassante, d'un garçon qui va peu à peu clamer son indépendance, son droit de choisir, sa volonté d'échapper aux carcans qui l'oppressent. Franc, lucide, parfois impudent, voici le récit d'une jeunesse assurément de moins en moins sage !

  • « Ce sont ces paroles dévastatrices qui ressurgissent en mon esprit bien des années plus tard. Qui plus est, j'ai adhéré à ces mots qui ont sculpté les jours de ma vie. Le cercle infernal s'est opéré en moi sans que je soupçonne quoi que ce soit. J'ai détruit mes relations et pire encore je me suis attirée des hommes violents. Comme l'abeille est attirée par le miel. [...] Je n'ai aucune estime de moi-même quand bien même on me passerait sur le corps. Je ne ressens aucune sollicitude, aucune compassion à mon égard. Si seulement, je pouvais en finir avec la vie. » Il y a des pages terribles dans ce témoignage... Des passages noirs, qui énoncent la douleur, la culpabilité, l'isolement, la résignation, la maladie mentale... Aussi est-ce sans compromis avec elle-même que Suzanna s'écrit... Avec une lucidité douloureuse sur le passé meurtri et le présent comme obstrué... Toutefois, ici et là, en pointillés, surgissent des moments de paix, des parenthèses heureuses, des instants radieux... Ce qui fait de ce texte émouvant le lieu d'une lutte constante contre soi et le marasme. Ce qui laisse entendre encore l'espoir d'exorciser ses démons et de construire un futur plus apaisé.

  • « Tu n´as plus de trapèze, mais tu es toujours dans l´espace... Tu n´as plus tes jambes mais tu avances vite... Tu n´es plus là, mais tu es partout... Alors quoi ?... Cette histoire avec des mots, des bruits, de la douleur, des questions, de la douceur, de l´espoir... Tu es devenu la plume de l´oiseau qui a fait couler l´encre... Une plume de poète... »

  • De l´aveu même de J. Coudert, son enfance durant la Seconde Guerre mondiale fut une période globalement heureuse et insouciante. C´est que l´enfant qu´il était - fervent, ouvert aux autres, entouré d´une famille, aimé - ignorait la présence, non loin de chez lui, d´un centre d´internement sis dans un château. Un lieu vers lequel il revient aujourd´hui. Un noir théâtre qu´il essaie de cerner, mettant par là même des mots sur les malheureux qui y furent conduits et y séjournèrent dans des conditions inhumaines : Espagnols indésirables, résistants, juifs et tous ceux que le régime en place jugeait inaptes, définitivement non bienvenus dans la société.

  • Deux notes sans musique

    Rodep

    Rémy Rodep trouve grâce à son stylo à bille la force de se confesser. Il soulage enfin sa conscience et se déleste de tous ces poids qui l´ont empêché de profiter de la vie, de s´accomplir en tant qu´homme. A l´origine de tous ces traumatismes, la faute d´une mère « abandonneuse »...

  • Quand j'étais goy

    Michel Nomber

    Michel Nomber crée un roman fictif à partir d'éléments clés tirés de sa propre vie, ponctué de réflexions de l'auteur lui-même. Ou la vie presque normale d'un jeune docteur de confession juive, tiraillé, entre autres, entre sa relation avec sa famille, les femmes de sa vie, son propre « moi », et ses lucides craintes inspirées par le monde politique moderne. Michel Nomber qualifie Quand j'étais goy de « bio-roman », à savoir une oeuvre qui n'est pas véritablement une autobiographie, mais pas non plus totalement un roman. À vous de différencier le fictif du réel, le vrai du faux, et le vécu du romancé, dans cette oeuvre au ton juste et sans complaisance.

  • Le lustre

    Jacques Delahousse

    Le temps, notre plus grand ennemi, passe ; il passe trop vite, en bourrasque, laissant derrière lui le trop lent mouvement des travaux, des voyages, des colloques et missions... De l'enfance à sa carrière politique, via son rôle à la Chambre du Commerce et de l'Industrie, Jacques tire aujourd'hui le fil de ses souvenirs avec méthode, patience et plaisir pour en percevoir, peut-être, le doux ordonnancement...

  • Quand Saul rencontre Marissë... L´histoire aurait pu être simple. Et pourtant. Pour enfin vivre ensemble, chacun sortira d´un divorce. Chacun le fruit d´une histoire complexe. Celle de la famille de Marissë ? Génocide, guerre, exode, assassinat, menaces de mort, divorce, faillite, pauvreté, sans oublier une Suisse des années 90 qui lave plus blanc et dose sa xénophobie. Du génocide arménien de 1915 à l´exode de son père fuyant la Palestine pour le Brésil en 1953, en passant par la jeunesse princière de sa mère en Syrie puis au Liban jusqu´à l´éclatement de la guerre civile, près d´un siècle d´histoire. La leur, la sienne. Elle, l´enfant de l´exil, qui, par amour pour sa progéniture, trouve enfin la force de s´enraciner en Belgique.

  • Jacques souffre du syndrome atypique de la bipolarité. Entre périodes d´excitation dues aux fluctuations anormales de l´humeur et courtes phases de stabilité, cet homme nous livre, à travers sa correspondance, une vision surprenante et bouleversante de sa dépression.

  • Arletty est née en 1898. Elle a connu deux siècles, deux guerres, l´occupation, le music-hall, la gloire, la peur, les femmes, les hommes. Elle a fréquenté des hommes politiques, des philosophes, des nobles, des comédiens, des dramaturges, des peintres et des écrivains. Elle s´est faite rebelle, froide, câline, spirituelle, piquante, amante, humaine, odieuse. Insaisissable. Comme le prouve cette biographie.

  • Après une absence d´une quarantaine d´années, un tangérois retourne sur les lieux de son enfance marocaine. L´occasion pour lui de faire resurgir dans son journal, ici retranscrit, les images du Tanger des années 50 à la manière d´un vieil album photo jauni par le temps.

  • Chaque appelé en Algérie a son histoire. Dans la 102ème Compagnie du 32ème Escadron du Train, à Alger, il n´y a pas de contact physique avec un ennemi invisible mais des patrouilles de nuit très particulières et une administration militaire qui tient à protéger ses recrues. Avec un peu de chance, le cauchemar de l´Algérie s´est presque transformé en rêve : Yves envisage de poursuivre ses études supérieures à l´Université d´Alger et rencontre l´amour d´une jeune fille pieds-noirs. Non, ce n´est pas une fiction! Tous les faits rapportés sont réels. Ce témoignage laisse tout simplement entrevoir la diversité des conditions des appelés en Algérie soumis au hasard des affectations.

  • Frequent voyageur

    Claude Devallan

    L´auteur a toujours été curieux de toute chose. Amateur des sciences et techniques, à la recherche des mystères de la nature et du monde qui l´entoure, il adhère à une loge maçonnique. Mais c´est par le voyage qu´il satisfera le mieux sa soif de connaissance...

  • Etienne C. a vécu une jeunesse heureuse, dans une famille modeste et unie, avec son frère et ses quatre soeurs. Le premier traumatisme a lieu quand disparaît une de ses soeurs, puis quand il est envoyé dans une pension pour continuer sa scolarité. L´éloignement et le manque d´amour le marquent à jamais...

  • Cilette et vigiu tome 1

    Raimondi

    Cilette est fille de négociants en pianos et a reçu la meilleure éducation de la grande bourgeoisie commerçante de la ville. Vigiù est ouvrier accordeur, de condition plus modeste et de dix ans son aîné. Le 30 avril 1924, leur mariage est célébré devant une imposante foule de proches. Leur union durera plus de 40 ans... De l'union de Cilette et Vigiù, curieuse alliance de la Bourgogne et du Piémont, naîtront onze enfants, trente et un petits-enfants et cinquante-six arrière-petits-enfants. Les chroniques de cette étonnante famille, écrites par l'un d'entre eux, retracent l' émouvant témoignage d'une longue lignée et de son époque. Car « il est bon de refaire le chemin du passé, de se remémorer les destins oubliés ».

  • Rémy nous conte avec son regard de petit garçon et sa voix d´adulte ses soixante premières lunes, sa petite enfance en somme. Celle-ci commence par un malheur, puisque sa mère meurt renversée par une voiture alors qu´elle court à la recherche d´un thermomètre, son fils étant brûlant de fièvre... Le père, mal accepté par la famille, part alors aussi. Le petit Rémy se retrouve orphelin, mais pas sans famille. Un grand-père extravagant et une grand-mère pleine d´amour lui apprennent les joies de la vie, de la rigolage et des engueulades, mais surtout des conversations à voix feutrée sous les étoiles, sur le balcon...

  • La première partie de l'ouvrage est extraite d'un livre d'Histoire sur la guerre de 1914-18 édité en 1934, tandis que la deuxième est le récit des faits vécus par le soldat Maurice Godefroy durant cette même guerre, alors qu'il était affecté comme brigadier au 39e régiment d'artillerie de campagne.

  • Condamné sans preuves par la Justice pour autorité excessive, exclu de l´Education nationale puis réintégré par une cour d´Appel, l´auteur de cette autobiographie militante revient sur ses vingt-six années de directorat passées à la tête d´établissements privés et catholiques. Malgré un dévouement sans faille à sa profession et une carrière irréprochable, cet homosexuel au tempérament original sera finalement la victime de rumeurs et de dénonciations malveillantes. De cette longue expérience, il retire des leçons empreintes de sagesse et de bon sens, qu´une Education nationale en crise commence à peine de prêcher.

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