Société des écrivains

  • « La retraite ? Je n'y serai jamais. J'ai quatre-vingt-dix-huit ans. Quatre-vingt-dix-huit ans et toutes mes dents ! Les praticiens disent que c'est le fait d'avoir "travaillé en mâchoire" qui les a rendues si solides. Travailler en mâchoire c'est lorsque nous nous portons, nous-même ou notre partenaire, à la force de la mâchoire. Mon frère et mon oncle, qui avaient cette même spécialité, ont gardé une belle denture toute leur vie, eux aussi. Nous étions trapézistes et l'histoire que je vais vous raconter est la mienne, mais aussi un peu la leur. » À travers des mots vibrant de passion et une mémoire étonnante des détails, Pierre Bergam nous relate avec émotion son extraordinaire parcours, ainsi que celui de son frère, pour entrer dans le cercle circassien sans être des « enfants de la balle », c'est-à-dire nés de parents artistes. Le travail, les innombrables heures de répétition et le soutien de leur oncle leur permettront, à force d'acharnement, d'aller au bout de ce qu'ils voulaient devenir, de vivre leur amour pour la scène et le spectacle, malgré les difficultés ainsi que les risques du métier. Continuant à transmettre sa passion dévorante en l'enseignant à merveille, Pierre Bergam nous fait partager d'authentiques anecdotes familiales et professionnelles, riches de galas, de rencontres avec des célébrités, mais aussi de récits tragiques, comme les accidents de pistes. Un ouvrage qui nous fait découvrir les coulisses d'un monde de strass et de paillettes, et nous démontre que la persévérance et la ténacité permettent de réaliser les rêves les plus inaccessibles et, aussi, de concrétiser ceux des autres dans une belle aventure humaine.

  • « Fouille et refouille, je récupérai mes vêtements et je fus invitée à rendre ceux de l'État et à enfiler mes propres affaires. J'avais aux pieds les gros souliers d'hiver envoyés par ma mère, trois pointures de trop, mais qu'importe. J'étais libre. Ce n'était plus un rêve, je quittais pour de bon cet endroit, j'allais de l'autre côté du mur là où tant de fois j'avais rêvé me retrouver. Avec mon baluchon sous le bras, devant les portes ouvertes, je fis les premiers pas dans le monde libre. Dehors c'était le printemps, nous étions en avril 1954. » Des premiers internements de la République populaire au coup d'État de 1989, en passant par la révolution de 1956, ce sont cinquante années d'histoire de la Roumanie communiste que dévoile le récit terrifiant d'Iléana Landi Goga, à travers le destin de sa tante Ecaterina. Incarcérée de 1949 à 1954, puis à nouveau condamnée en 1959 à vingt-cinq ans de détention, celle-ci sera finalement libérée en 1964... De prison en prison, d'espoir en désillusion, avec une liberté au goût amer à la clef, ce second tome conclut une saga authentique, édifiante, déchirante.

  • « La cité, c'est aussi la forêt. Pour s'y rendre, il suffit de traverser ce fameux ruisseau des houillères, qui charrie une eau noire comme le charbon, puis passer devant les résidences individuelles ("les chalets") des employés de la mine. Nous savons que nous ne sommes pas très appréciés dans ce quartier, mais à dix ans, il n'y a pas de complexe, ...

  • 10 mars 1939, banlieue est de Rouen. Pour Thérèse, tout commence bien. Mais six mois plus tard, la guerre éclate. Elle a quinze mois lorsque son père, officier, est fait prisonnier. Direction l´Oflag IIB, en Pologne. Avec sa mère et son frère, Thérèse quitte la zone occupée et rejoint Montpellier. Au-delà du cercle familial, le monde paraît fou, la France sombre dans la collaboration. Hiver 1945, à Arnswalde, trois colonnes de neuf cents hommes, amoindris après cinq années de privations, quittent définitivement le camp sous une tempête de neige et entament à -12 °C un long périple. Leur errance durera près de trois mois... S´accrocher à la vie, espérer que la vie reprenne un jour son cours... Pour la fillette de six ans, tout reste à construire...

  • Bacau, Moldavie, années 1930. Les jours paisibles de la famille Lipan vont bientôt prendre fin. Le roi Carol, vénal et corrompu, solde la Roumanie aux Russes et aux Allemands avant d'abdiquer. L'été 1941, les alliances se déchirent, et la Roumanie, aux côtés de l'Allemagne, déclare la guerre au communisme arrivé à ses frontières. Ecaterina a quatorze ans, et son entrée forcée à l'internat n'est rien face aux horreurs qui l'attendent. Car après les combats, un coup d'État communiste installe une dictature qui sévira plus de quarante ans...

  • Après la mort de son père, Gaëlle Moreau décide de lui écrire pour lui rendre compte de sa vie et de ses sentiments. Commence ainsi la rédaction de son journal intime. Elle aime voir le monde et accomplit ses rêves : l´Himalaya, le Népal, l´Islande, le Maroc... Nous la suivons dans tous ses périples, où elle déploie une sensibilité singulière ; «

  • « J'aime les couleurs gris et rose, qui sont douces et s'harmonisent parfaitement. N'oubliez pas que je suis d'origine flamande bien que francophone, et que j'aime beaucoup le rose ! et là vous comprenez le titre de mon livre. Perché sur une patte, c'est un animal gracile d'une grande élégance et fragilité en même temps. Sous cette apparence, il dégage une grande force et puissance et je m'y retrouve bien puisque je ne peux compter que sur une jambe et que j'ai une certaine force mentale. » Après trente-six années d'exercice en tant que psychologue et psychothérapeute EMDR, Marie-Claire de Hemptinne se confie à "coeur ouvert" dans son autobiographie. Le récit de sa douloureuse enfance et adolescence nous apprend ce qui a motivé les choix de sa future vie d'adulte. Véritable manuel de savoir-vivre, cet ouvrage donne accès à des approches très diverses visant à se remettre d'un choc émotionnel ou d'un traumatisme. L'auteure prouve qu'il existe des moyens d'affronter ses démons, comme par exemple en exprimant ses souffrances au travers du mental, des émotions et du corps pour se libérer de leur emprise et trouver le bonheur. Grâce à sa riche expérience et ses conseils avisés, elle donne les clés permettant de mieux apprécier l'instant présent pour mener une existence harmonieuse et épanouie.

  • Renaud est un homme contemporain banal qui lutte pourtant avec originalité pour vivre dans cette société qu'il décrit comme cruelle. C'est un idéaliste, et l'idéalisme a peu de place dans ce monde. Alors il fuit, consciemment ou non, cette réalité incompréhensible qui l'entoure, celle de l'école, de l'entreprise, fuit les protocoles et les règles... Il se découvre un mode de fonctionnement singulier, un univers atypique, un monde où l'imaginaire envahit le champ de sa pensée. Ce n'est pas sans souffrance qu'il évoluera mais en luttant contre la maladie. À trente-neuf ans, marié, trois enfants, ayant travaillé dans une dizaine de sociétés, créé une entreprise, sans cesse à la recherche d'adrénaline dans les sports extrêmes et autres aventures, voyages à travers le monde, fouillant dans les livres à la recherche de solutions, sa quête du bonheur n'est toujours pas atteinte. Comment progresser sans blessure quand l'idéal recherché n'existe pas ? Le désir du toujours plus s'avère être un leurre. Comment donner un sens à sa vie ? Après un tragique accident qui changera le fil de son existence, il identifiera alors des plaisirs plus purs et plus intenses. Projets humanitaires et caritatifs lui apporteront un nouvel élan... Diagnostiqué intellectuellement précoce à l'âge adulte, mais aussi bipolaire, l'auteur témoigne d'une vie portée par une sensibilité hors norme. Continuellement en manque de sensations fortes et avec un besoin perpétuel d'alimenter ce cerveau en ébullition, il lui faudra sans cesse raviver cette étincelle de passions qui le nourrit, tandis que les périodes de calme et de répit sont considérées comme ses pires ennemis et sources d'un profond mal être. Écrit avec pudeur et sincérité, ce récit sur la maladie est une histoire personnelle vive d'émotion, une aventure humaine passionnante, un message d'espoir sur la force de la vie.

  • « Sous le signe de deux croix se déroulaient mon enfance et ma jeunesse, ainsi que celles de nombreux amis et camarades de classe. Les deux croix - la croix gammée et le symbole chrétien de la rédemption - se trouvaient en opposition. Cependant, les deux nous attiraient sans que nous perçussions au début leurs contradictions. En grandissant, nous commencions à reconnaître ces contrastes et cela nous incitait à la réflexion. La mise en question de la croix gammée nous perturbait car la propagande permanente nous avait influencés. Mais nous étions aussi des chrétiens et entendions le rester. Et c'est ainsi que commença une époque conflictuelle qui nous amena à discuter avec des adultes. La guerre aggravait la situation car, en tant qu'Allemands qui aimaient leur patrie, nous souhaitions la victoire et nous nous investissions pour cela. Avec la fin de la guerre et de la dictature nazie, un monde s'écroula pour beaucoup de gens. La croix gammée avait perdu, étions-nous désormais à nouveau sous le signe d'une seule croix ? Certains ne trouvaient pas leur chemin et restaient attachés au passé. Ils avaient intériorisé des idéaux et ne voulaient pas ou étaient incapables d'admettre qu'ils s'étaient trompés. Parfois, cela marquait toute une vie. » Irmgard a treize ans lorsqu'éclate la Seconde Guerre mondiale. Elle est Allemande et grandit dans l'ombre grandissante du nazisme. Après s'être laissé d'abord influencer par le régime, elle s'en détache face aux doutes grandissants. En 1946, elle part vivre à Cologne, ville en ruine, où elle fera des études de piano... La diversité des points de vue disponibles sur le sujet venant à manquer dans l'hexagone, le récit d'Irmgard Schnellbächer interpelle d'autant plus. Son témoignage vient sonder l'âme d'une Allemagne prise au piège et brisée, questionnant son identité et son devenir face à l'horreur.

  • « Si ce n'était que moi, S'il ne s'agissait que de moi, J'y arriverais. Je m'en sors comme malade, Je peux vivre et penser à la mort. Je supporte les maux, Qu'on me donne à manger et qu'on sèche mes fesses, Mais, c'est aussi tous les autres, La famille, les enfants, les parents, les soeurs et frères, neveux et nièces, tantes, cousins et cousines, amis, voisins, connaissances... et les inconnus. » Mère de trois enfants, Tina Jansson est atteinte de sclérose latérale amyotrophique depuis 2006. Traduit du suédois par sa cousine Hedvig Brorsson-Jakobiak, son témoignage nous invite à partager l'intimité de cette maladie, également nommée la maladie de Charcot, à travers une collection de chroniques écrites au jour le jour. Au-delà de la peur, au-delà de la souffrance, l'auteur pose un regard lucide sur la vie et ses dérapages, avec distance, courage et humour.

  • « On est tous capables de faire quelque chose. Il faut s'en donner les moyens et surtout taper dans la bute, comme on dit chez nous dans la Sarthe, pour réaliser ce qu'on a de plus cher au monde. Pour moi, réussir sa vie, c'est d'abord avoir des projets, les visualiser, les mettre en route et ne jamais abandonner pour atteindre l'objectif. C'est parfois dur. Ça demande courage, ténacité. Mais quel bonheur quand le projet arrive à terme ! La réussite a été au bout du chemin... » Après une enfance riche en épreuves, Christian voit peu à peu le puzzle de sa vie se mettre en place. Porté par la Lumière qui l'accompagne depuis toujours, ce magnétiseur-radiesthésiste, exorciste à ses heures, apprend à se découvrir et à renaître à nouveau. Rencontres extraordinaires, rumeurs ou incompréhension : il dévoile ici ses atouts et ses embûches, nous invitant à découvrir un parcours de vie singulier qui ne manquera pas d'interpeller.

  • « Je crois sincèrement que ce que j'ai rencontré mérite, sans prétention, d'être connu ! Ne serait-ce que pour porter à la connaissance du lecteur les informations qui pourraient lui être utiles s'il trouvait dans son existence des situations similaires... » Après avoir fréquenté des écoles militaires, puis un bref passage à l'armée, Bernard Faucher intègre la fonction publique. Il détaille ensuite ses responsabilités au sein d'un syndicat, ainsi que son intérêt tardif pour la finance. Atteint de plusieurs graves maladies au fil de sa vie bien remplie, il parle en connaissance de cause du fonctionnement - et des dysfonctionnements - du milieu hospitalier. Concerné par l'avenir des jeunes générations, l'auteur livre ses réflexions sur divers sujets de société. Son ouvrage vise à donner des éléments de compréhension pour mieux appréhender les années futures avec optimisme.

  • Nous sommes dans les années soixante. Un adolescent né dans le Sud, élevé dans une famille pauvre, grandit comme il peut entre une mère, femme au foyer, qu'il aime et un père, officier de police, qu'il admire, des parents qui l'aiment dans le plus grand désordre, celui d'un couple à l'agonie. Une double trahison, celle de sa mère puis celle d'une jeune fille de son âge le marque durement. À 18 ans, il fuit le Sud dans les bagages d'une femme plus âgée avec laquelle il découvre la vie. Au contact de cette femme remarquable il devient un homme. Il s'engage dans des études de médecine. La maladie le freine dans son élan. Il devient tout de même médecin, attaché à ce métier dont il rêve depuis son plus jeune âge. Mais affectivement, il n'a de cesse de revenir en arrière, vers celle qu'il a laissée là-bas. Il finit par comprendre qu'elle n'existe plus pour lui, elle a construit sa vie. Alors, il avance en trébuchant, il s'échappe encore, il fuit de marche en marche, d'histoire en histoire, de tranche de vie en tranche de vie, avec à chaque fois le désir de revoir sa copie afin qu'elle ressemble à celle qu'il avait imaginée : le couple idéal, un homme et une femme qui s'aiment, ce couple qu'il avait cru découvrir à 18 ans. Il chemine lentement, en tâtonnant vers la sérénité.

  • « Je me rappellerai toute ma vie de mon arrivée dans la capitale. D'abord, il y pleuvait comme vache qui pisse. D'autre part, je fus extrêmement surpris par l'impression de grisaille qui en ressortait, d'une tristesse inouïe, moi qui venais d'Alger la Blanche où le soleil et la chaleur régnaient en maîtres. J'ai demandé à Yvonne "c'est ça Paris ?", sensiblement déçu. Elle m'a rassuré en me disant que cette ville cachait d'autres choses qui ne se voyaient pas au premier abord, mais qui me surprendraient. » C'est le 8 septembre 2016, jour de ses 70 ans, que le docteur Aime Bée décida d'écrire ses mémoires. Avec un stylo à encre et quelques cahiers pour simples outils, il a tracé sa vie riche de singularités et d'expériences. Doté d'une plume réfléchie et lucide, l'auteur se livre sans faux-semblants, partage souvenirs, rencontres, évènements heureux et douloureux. La vie, malgré ses mauvais coups et le poids des années, l'auteur arrive encore à la trouver belle. Il va même au-delà, car il croit toujours à la rencontre du véritable Amour. Un beau récit chargé d'espoir qui inspire le respect...

  • « "Putain, quel choc, quelle envergure ! ... Brusquement, je me suis retrouvée tout en haut d'un pont reliant des falaises et surplombant un fleuve qui courait 2000 mètres plus bas, les pieds attachés à un élastique improbable prêt à craquer au moindre à-coup, et un revolver sur la tempe..." C'est une image, bien sûr, mais c'est la seule qui m'est venue à l'esprit, très forte, pour cerner cet état scabreux, nouveau, inattendu, totalement indépendant de moi, que je ne devais plus ignorer. Quel choix ! L'élastique représentait le quotidien qui pousse à agir, avec ses efforts à fournir constamment, sa fatigue, sa lassitude, mais aussi la satisfaction, ou plutôt, les satisfactions à chaque pas fait. Le pistolet représentait le renoncement et la condamnation à rester emprisonnée entre 4 murs, c'était la mort, la facilité surtout (le mot est violent, mais quel autre ?) ; certes, je ne me heurtais à plus aucun effort, plus aucune souffrance, mais je passais à côté de tout. "Je décidai de sauter... Le fleuve pouvait me réceptionner... Pour peu que les crocodiles dorment... Les piranhas aussi... Ou soient seulement occupés ailleurs, le temps de me laisser évacuer l'élément rafraîchissant mais hostile..." L'élastique a craqué et j'ai touché le fond... » Dans une introspection écrite avec beaucoup de sensibilité et d'humilité, Dominique Malgre se livre sur le cancer de l'âme. Durant sa longue plongée dans la dépression, puis le laborieux combat pour guérir, l'auteure a dû aussi affronter de tristes événements et faire face à d'innombrables incompréhensions. Ce témoignage montre la force de caractère d'une femme courageuse, malgré de grandes souffrances, et souligne également l'importance de pouvoir exprimer ses ressentis. Un ouvrage poignant, mais porteur d'espoir de guérison pour celles et ceux dont l'âme est rongée par cette vicieuse maladie si incomprise.

  • « Ces "petites gens" sont donc le portrait vivant d'une famille modeste sur plusieurs générations, jusqu'à l'entame du dernier quart du siècle dernier. Une histoire familiale, on le verra, directement impliquée, à bien des égards, par la grande Histoire, celle qui s'écrit en lettres majuscules. » Né après-guerre à Dombasle-sur-Meurthe en Lorraine, Bernard Geneste remonte le temps sur la trace des membres faisant partie de son arbre généalogique. Son récit autobiographique se base sur son propre vécu ainsi que sur un solide travail de recherche historique dans les archives. Les parcours de vies racontés s'insèrent dans le paysage politique et culturel de la France, de la Grande Guerre à l'époque des "Trentes glorieuses" en passant par la Seconde Guerre mondiale. Le savoureux usage du patois lorrain donne l'impression de se trouver au sein même du terroir local. Parti à la recherche de ses racines, l'auteur apprendra à mieux se connaître lui-même.

  • « Le médecin est au centre de la vie des gens à certains moments très difficiles pour eux. Mais la médecine n'est pas le centre du monde. Elle avance pour aider les autres, en prenant appui sur la science et sur la société, et c'est là où se situe la recherche d'un équilibre. » Dans le deuxième volume de ses témoignages sur cinquante années de médecine, le Professeur Joël Ménard décrit des épisodes de son parcours de médecin, « du soin à la recherche ». Indissociables l'une de l'autre selon lui, ces deux pratiques de la médecine ont rythmé la vie de ce passionné des questions de santé. Tout en continuant à prendre soin de ses patients, il enseigne, suit les avancées de la science, développe des médicaments et publie de nombreux articles universitaires. Sa longue expérience de terrain lui permet de suggérer des solutions concrètes pour faire évoluer le système médical actuel. S'adressant autant aux jeunes praticiens qu'aux lecteurs profanes, cet ouvrage offre un aperçu à la fois critique et amoureux d'une profession en perpétuelle évolution. Une photographie du Golden Gate de San Francisco illustre ce deuxième livre, après que le pont de Porto ait illustré le premier, Du roman à la réalité. Le choix de la Californie et de ce célèbre pont veut illustrer les espoirs et les craintes que nourrit la société vis-à-vis de la science et de la médecine. Point extrême de la conquête de l'Ouest, la Californie invente une nouvelle société, plus libre et plus entreprenante pour valoriser les retombées de l'intelligence humaine. Elle conserve aussi de fortes inégalités sociales et porte les risques possibles des tremblements de terre, des incendies et du manque d'eau. La perspective offerte par le pont de la baie de San Francisco, comme le livre, nous encourage à avancer en connaissant mieux le passé et le présent de la médecine pour mieux imaginer et construire son avenir.

  • « Voilà mon pays, je suis heureuse et je voudrais déjà être dans les bras de mon petit Papa ! Il me tarde tant d'arriver. Patience, encore deux cent kilomètres et nous serons chez nous... » Dans ce récit autobiographique, Christiane Raymakers revient sur un épisode décisif de son enfance. En 1940, elle est contrainte de quitter sa Belgique natale pour se réfugier durant trois mois en France. Entourée de sa mère, ses deux grand-mères, sa soeur cadette et de ses tantes, son exil sera jalonné de péripéties. Elle relate cette expérience inoubliable avec une acuité et un sens du détail étonnants pour une enfant de cet âge. Comment ne pas partager son émotion lorsqu'elle retrouve son père et son cher foyer ? Ce témoignage empreint de sensibilité sur la Seconde Guerre mondiale participe à l'indispensable travail de mémoire enrichi par les délicates illustrations réalisées par son frère et les photographies de famille.

  • "Lorsque j'ai fait mon stage de programmation neurolinguistique à Royan en 1994, on m'a donné les outils pour redresser la barre même par gros temps. On m'a appris à adapter mon objectif final nécessaire à mon élan de vie en fonction des imprévus. On m'a appris à réagir devant une barrière infranchissable par sa hauteur et qu'il ne fallait pas hésiter à la contourner, pour continuer à avancer. Je vais essayer de mettre cette leçon en application car la vie ne s'arrête pas aujourd'hui, elle va continuer encore un peu et je suis persuadé qu'elle sera encore merveilleuse." À travers cet ouvrage, Patrick Mainard se confie au lecteur en lui partageant son journal de bord. Il y raconte sa passion pour la mer qui lui a été transmise très jeune, les sacrifices qu'il a faits pour celle-ci, son retour mouvementé aux Antilles, mais aussi une période au goût amer où la souffrance a su le secouer plus violemment que ne l'auraient fait des vagues en colère. L'auteur démontre ainsi que malgré les difficultés rencontrées au fil du temps, de manière générale, il faut toujours garder le cap car la vie n'a de limites que celles qu'on lui donne.

  • « La joie de vivre me manque ce soir. L'envie de continuer aussi. Même si je continuerai parce qu'il n'y a que ça à faire pour l'instant. Quelque chose me manque ce soir. Mon âge me manque aussi. Je ne sais pourtant pas si une autre vie aurait été mieux puisque je suis bien consciente qu'il y a vraiment pire. C'est juste que je manque d'air et de simplicité ce soir. Oui... Cette planète manque de gens honnêtes envers eux-mêmes aussi. Ce soir, je ne sais plus comment je veux avancer mais je sais que ça va aller. » Au fil du temps qui passe, une jeune femme hypersensible et intrigante raconte les plaisirs simples de la vie qui l'emplissent de joie, comme aimer les étoiles. À fleur de peau, elle vit tout avec tant d'intensité et de profondeur qu'elle en est incomprise et ressent souvent une solitude qui l'épuise. Et pourtant, elle l'aime, cette vie, elle veut vivre et se bat continuellement pour y parvenir du mieux possible. Secrète et réfléchie, elle confie à demi-mot ses tourments, ses peurs, ses questionnements intérieurs et les contradictions de son coeur. Dotée d'une maturité rare pour son âge, elle décrit la vie comme « une énergie, une force ou même un pouvoir. Un cadeau, mais quelque chose de lourd ». L'écriture se révèle un exutoire qui lui permet d'alléger son mal-être, d'effectuer son introspection, de cheminer vers une quête identitaire, d'apprivoiser qui elle est. Mais comment cette jeune femme attachante trouvera-t-elle le bon équilibre afin que sa grande émotivité devienne son alliée pour vivre plus sereinement, malgré les blessures de la vie ?

  • En prenant pour point de départ les obsèques de son frère Mehdi, et jusqu'à la disparition de son coéquipier de toujours, Michel Rios remonte le fil du temps et retrace sa vie si particulière et improbable d'acrobate, depuis sa naissance en Prusse orientale en 1942 d'une mère juive aisée, abandonnée alors qu'elle est enceinte puis recueillie par un acrobate marocain de passage en Allemagne. Avec Mehdi, ils n'étaient pas prédisposés à devenir les meilleurs acrobates du monde dans cette discipline si particulière, les jeux icariens. Le chemin vers la gloire a été long, tortueux et parfois éprouvant pour ces deux frères : de leurs premières années passées à faire la quête dans les bistrots du quartier de la Goutte d'or, en passant par l'apprentissage rigoureux au sein de cirques prestigieux (et d'autres moins), jusque sous les projecteurs du Lido à Paris, du Caesars Palace et du MGM Grand Hotel à Las Vegas, leur parcours a été semé d'embûches, mais aussi rythmé par les succès. « Michel Rios, une des grandes figures de l'art du cirque, nous entraîne dans les coulisses de ses années à travers le monde, de Berlin à Las Vegas, du Lido au Radio City Music Hall de New York, mais aussi, dans une vie romanesque qui pourrait inspirer Steven Spielberg. Un livre passionnant, émouvant, plein d'anecdotes surprenantes. Un régal ! » Jean-Sébastien Stehli, Directeur Adjoint de rédaction, Madame Figaro «C'est une véritable histoire qui va de haillons à abondance. En ma qualité de fondateur et directeur artistique, j'ai eu le privilège de travailler avec Michel et Mehdi Rios pendant 2 ans au Big Apple Circus à New York. Lisez ce livre, c'est une belle et prenante aventure.» Paul Binder, Fondateur et Directeur Artistique Big Apple Circus à New York

  • « J'ai assisté dans l'après-midi à l'inauguration du salon international du livre de Paris par Emmanuel Macron, le Président de la République Française, en compagnie de la ministre de la culture et de ses collaborateurs. J'ai vécu cela en direct. A voir le monde qui était venu et la ferveur qu'il y avait, j'ai compris que le livre, l'écriture et la lecture, bref la langue française était un État dans l'État. » Soulaimana Noussoura découvre le monde du livre, une planète si vaste, qui lui était jusque-là inconnue. Natif de Mayotte et préoccupé pour l'avenir de son île, c'est en explorateur littéraire que le jeune écrivain se rendra d'abord au Salon international du livre de Paris. Il y fera de belles rencontres et donnera une certaine visibilité à son île à travers la diffusion de son tout premier ouvrage. Puis, en plein mouvement de grève contre l'insécurité et l'immigration à Mayotte, Noussoura Soulaimana est retourné auprès des siens, deux semaines, avant de repartir pour le salon du livre de Québec. Ville qui lui réchauffera le coeur malgré ses températures très froides. Lui qui était en quête d'évasion, désireux de visiter l'Inde ou encore le Brésil, ne sera pas déçu du voyage...

  • Isidore Comte, appelé Auguste dans son incarnation, vécut deux mouvements de société, l'un de destruction, l'autre de reconstruction. Au long de sa haute mission sociale, il se forgea une nature modérée, referma l'abîme de la grande révolution, reconstruisit théoriquement la société, irradia une morale teintée de la religion universelle. Son pouvoir spirituel exalta l'union des hommes de bonne volonté. Il était reconnu comme le plus puissant penseur du XIXe siècle, il était le philosophe le plus aimé des intellectuels et aussi des prolétaires. Le plus puissant penseur, oui, mais surtout le philosophe savant, au coeur bon et sensible, le plus inspiré pour le bien de l'humanité. Il ne gouverna ni sur les forts, ni sur les faibles, demeura modéré dans l'âme, aima le monde, jusqu'à son ultime souffle de vie terrestre. Roman ? Biographie ? Dialogues ? "Conversations d'un philosophe original" relève assurément de ces trois genres... tout autant qu'il les transcende. Hybride, polyphonique, non dénué de notes fantastiques, cette évocation de la vie, de l'oeuvre et de la pensée d'Auguste Comte se range ainsi parmi les textes inclassables et libres, qui tirent leur force de la passion de leur auteur pour son sujet. Allant à contre-courant des sages schémas et des discours tièdes, brisant les règles de la biographie courtoise ou de l'essai abscons, ce texte ne rend-il pas ainsi hommage, dans sa forme même, à toute l'originalité et à toute la grandeur de Comte ?

  • «?Écrire, réécrire et modeler est une chose merveilleuse quand on a un beau sujet. Le mien est tout trouvé. Depuis le 23 mars 2013, il se nomme Gregory. Gregory est mon neveu, le fils de mon plus jeune frère, Pierre. Une crise d'asthme aiguë l'a emporté en quelques minutes. Il n'avait que quatorze ans. Qui peut imaginer que l'on puisse mourir en 2013 de l'asthme ? Il faut sortir du cauchemar, regarder la réalité en face et finir par admettre que, oui, c'est possible.?» Comment affronter la perte d'un des siens , si jeune ? Un petit homme nature, un petit homme sourire, grand réconciliateur, attentif et discret, plein de chaleur et de joie de vivre, heureux d'un rien, heureux de tout. Mais si elle rend ici hommage à son neveu, le but de ce livre est avant tout d'alerter les parents sur l'asthme, de mieux former les médecins traitants pour ne pas sous-traiter les patients atteints d'une vraie maladie malgré des allures parfois bénignes : une crise aigüe continue de tuer 2 000 personnes par an en France. Conçu comme un journal sur une durée d'un an, son témoignage ne laissera personne indifférent.

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