• Traduit de l'hébreu par Valérie Zenatti
    " Où commence ma mémoire ? Parfois il me semble que ce n'est que vers quatre ans, lorsque nous partîmes pour la première fois, ma mère, mon père et moi, en villégiature dans les forêts sombres et humides des Carpates. D'autres fois il me semble qu'elle a germé en moi avant cela, dans ma chambre, près de la double fenêtre ornée de fleurs en papier. La neige tombe et des flocons doux, cotonneux, se déversent du ciel. Le bruissement est imperceptible. De longues heures, je reste assis à regarder ce prodige, jusqu'à ce que je me fonde dans la coulée blanche et m'endorme. "
    Avec Histoire d'une vie, Aharon Appelfeld nous livre quelques-unes des clés qui permettent d'accéder à son œuvre : souvenirs de la petite enfance à Czernowitz, en Bucovine. Portraits de ses parents, des juifs assimilés, et de ses grands-parents, un couple de paysans dont la spiritualité simple le marque à jamais. Il y a aussi ces scènes brèves, visions arrachées au cauchemar de l'extermination. Puis les années d'errance, l'arrivée en Palestine, et le début de ce qui soutiendra désormais son travail : le silence, la contemplation, l'invention d'une langue. Et le sentiment de l'inachèvement lié au refus obstiné de l'autobiographie, dans son acception la plus courante : histoire d'une vie. Comme si le dévoilement de ce que chacun a de plus intime exigeait une écriture impersonnelle.

  • Voici un livre de grâce, porté par la grâce.
    Comme un funambule qui avance, yeux grands ouverts, sur une corde au-dessus du vide, Bulle Ogier parcourt les étapes de sa vie d'enfant, de femme, d'actrice, de mère. Une vie jamais banale, pour le meilleur (l'art, la création, la fréquentation de grandes figures comme Duras, Rivette ou Chéreau), ou pour le pire (la mort de sa fille Pascale, évoquée avec délicatesse et intensité).
    On pourrait énumérer les péripéties, les événements, établir des listes, mais un seul mot dit à quelle expérience le lecteur est convié : enchantement. Sur un ton qui n'appartient qu'à elle, l'actrice de tant de films, de tant de mises en scène théâtrales, la protagoniste de tant d'aventures, exerce une sorte de magie, on est avec elle, on est parfois effaré, et toujours touché, ému, bouleversé. On rit aussi, ou on sourit. Bref, les mystères parfois contradictoires de la vie, mis en langue : ce qu'on appelle, simplement, la littérature.
    J'ai oublié a reçu le prix Médicis essai en 2019.

  • « Les mémoires demeurent à tout instant vivantes. Le passé ne sait que mourir. Je n'ai voulu parler, avec vous, que de vie. »
    Est-ce son don de conteur qui a offert à Henri Gougaud de s'inventer mille vies ? Dans ce récit riche et vibrant, écrit d'une plume tendre et amusée, l'écrivain et poète nous dévoile ses chemins secrets. Ils suivent les bouleversements de l'histoire : l'Occupation allemande vécue, enfant, à Carcassonne dans une famille de résistants. Puis le départ pour Paris et la vie d'artiste, le monde libertaire, les cabarets de la Rive Gauche où il devient parolier de Gréco, Ferrat, Reggiani, puis l'expérience de la radio, aux côtés de Claude Villers, où il transmet l'immense répertoire de la tradition orale des contes. Jusqu'à l'écriture, à laquelle il décide de se consacrer.Cette aventure d'une grande humanité, qu'il dédie à son fils, Aurélien, dévoile les horizons infinis qui se cachent en nous et disent toute la puissance, le mystère et la richesse de la vie.

  • « Une Fitzgerald du smog : avec Eve Babitz, le cool californien a trouvé sa déesse. »

    Elle

    En tenue d'Eve est le récit véridique du jour où Marcel Duchamp a inscrit la scène underground de la Côte Ouest sur le planisphère culturel en jouant aux échecs à Pasadena avec l'auteure, à l'époque une jeune femme dénudée ayant encore beaucoup à apprendre.

    Eve Babitz est née en 1943 et a grandi à Hollywood. Après avoir réalisé des couvertures d'albums pour des musiciens tels que Buffalo Springfield ou The Byrds à la fin des années 1960, elle commence à écrire en 1972. Égérie de la côte Ouest bohème, rock et littéraire, elle est l'auteure de plusieurs recueils de chroniques, d'essais, de nouvelles et de romans.

    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Jakuta Alikavazovic

  • « Comme tous les gamins, j'adorais percevoir par bribes un sentiment d'infinitude, que je n'ai jamais retrouvé depuis. Vers trois-quatre ans, je me laissais aller à imaginer ce que les mots toujours et partout pouvaient représenter, et parfois je sentais quelque chose... Puis j'ai perdu l'habitude, et à cinq ans, je suis devenue terre à terre. »

    D'ouvrier à sorcière en passant par sexy ou bon bien, Jeanne Cherhal célèbre les mots qui traversent sa vie dans un glossaire très personnel et plein d'humour. Comme autant d'autoportraits, ses quarante mots convoquent le sel de l'enfance et révèlent l'audace, la tendresse et le féminisme profond d'une artiste en liberté.

  • " ... J'attrape la corde lisse, je lâche le trapèze. Je ne sais pas que c'est la dernière fois que je risque ma vie, là-haut, à quinze mètres de hauteur, sans sécurité. J'enroule ma jambe autour de la corde, je commence à glisser...
    Dans quelques semaines, je rencontrerai un homme.
    Je glisse le long de la corde, un extatique sourire aux lèvres...
    Nous vivrons, travaillerons ensemble, il me convaincra de faire des enfants.
    Je glisse encore le long de la corde, je touche le sol, je salue...
    La somnambule a atterri.
    Il était grand temps que je descende sur terre. "
    Anny Duperey
    Dans son livre Le Voile noir, Anny Duperey raconte qu'elle avait presque 9 ans lorsqu'elle trouva ses parents morts, tous deux asphyxiés dans leur salle de bains. Quels avaient été les rêves de sa jeune mère, presque inconnue et si tôt disparue ? Comment nos morts vivent-ils en nous ? La puissance de leurs rêves inaccomplis peut-elle nous influencer obscurément, et mener notre vie sans même que l'on s'en rende compte ?

  • Au passage du col de Süsten, un soir d'août 1960, Jean-Noël Jeanneney, alors jeune étudiant, a échappé de très peu à la mort : la voiture qui les précédait, lui et ses camarades de voyage, a été écrasée par un rocher détaché de la paroi. C'est la scène inaugurale de ces Mémoires, celle qui sans doute fit que l'auteur s'interrogea longtemps sur la part du hasard dans la vie des sociétés et dans celle des hommes.
    Né dans une famille de grands serviteurs de l'État - son grand-père Jules Jeanneney fut le dernier président du Sénat de la IIIe République et son père Jean-Marcel Jeanneney ministre de De Gaulle et premier ambassadeur de France en Algérie -, Jean-Noël Jeanneney a eu précocement le goût de l'histoire et la passion de la politique - « la politique comme curiosité, comme atout, comme séduction, comme leçon ». Avec vivacité et humour, ces Mémoires nourris de notes prises au quotidien retracent une existence au plus près de l'histoire contemporaine et dessinent quarante ans de vie politique et intellectuelle de la France.
    Depuis le retour de De Gaulle au pouvoir en 1958, jusqu'à la victoire de la gauche en 1981 avec l'accession de François Mitterrand à la présidence, en passant par l'indépendance de l'Algérie en 1962, le concile de Vatican II et les années Giscard, le livre mêle avec une élégance singulière histoire publique et histoire privée, croquant de savoureux portraits sur le vif, rapportant des rencontres - avec de Gaulle bien sûr (merveilleux récit d'un déjeuner à Colombey en décembre 1969) et toute une partie de la classe politique française, mais aussi avec le vieux Kerenski réfugié aux États-Unis, Paul Morand, Saint-John Perse, ou encore Ben Gourion.

  • À la vie, à l'amour rassemble des textes écrits par Mireille Darc. Il y a des poèmes, des extraits de ses journaux intimes, des lettres. Certains textes sont très longs, d'autres font quelques lignes. Tous sont beaux et profonds. Ils racontent un voyage au Cambodge, à la rencontre d'un enfant malade du coeur, pour La Chaîne de l'Espoir, ou bien l'adoption d'un corbeau et la vie à Douchy au milieu des arbres et des animaux. Certains sont des rêveries où Mireille Darc s'adresse à ses parents, d'autres des lettres qui témoignent d'un humour à toute épreuve. Chaque texte est accompagné d'une histoire confiée par son mari de Pascal Desprez, ou du témoignage de leurs proches. L'ensemble est illustré de 350 photos tirées de ses albums personnels, prises dans son appartement, ou offertes par de grands photographes qui étaient aussi ses amis.

    À la vie, à l'amour dévoile une Mireille Darc méconnue du grand public : une femme qui a passé sa vie à donner de l'amour aux autres, et qui, après avoir traversé des épreuves terribles, est devenue réalisatrice de films documentaires, photographe, maître reiki, poétesse, et même chef de talent. L'actrice a laissé place à une femme exceptionnelle, dont la plume délicate nous touche au coeur.

  • "Je me suis levé ce matin en pensant que la journée allait être bonne. Je crois que je me coucherai ce soir en me disant que je suis le plus heureux des hommes. Comment ne pas frissonner un peu à cette idée ? Je suis riche, incommensurablement riche de ce qui manque à presque tout le monde : le temps." Ce journal est celui d'un âge d'or. Choisir de vivre à la campagne loin des milieux littéraires et parisiens. Regarder par la fenêtre pousser les fleurs de son jardin, au rythme des saisons. Prendre le temps de vivre sa vie, d'admirer sa compagne, d'aimer son enfant. Écrire en pensant qu'on sera, un jour peut-être, reconnu. Philippe Delerm n'a tenu son journal qu'une seule année de sa vie. Il avait 37 ans. Bien longtemps avant l'ouragan du succès de La Première Gorgée de bière. "Je n'ai sans doute jamais été plus heureux que cette année-là."

  • Révoltée

    Evguenia Iaroslavskaia-Markon

    • Seuil
    • 2 Février 2017

    Voici le récit d'une vie brûlante, écrit à la hâte dans sa cellule par une jeune femme de vingt-neuf ans qui se doute qu'elle va mourir : " Si je raconte tout cela avec tant de franchise, c'est parce que je m'attends de toute manière à être fusillée. " Elle le sera en effet, en juin 1931, au " camp à destination spéciale " des îles Solovki, quelques mois après son mari le poète Alexandre Iaroslavski. " Étudiante pleine de rêves ", ainsi qu'elle se définit elle-même, Evguénia, vite dégoûtée par la dictature des bolchéviks, se convainc que le monde des voyous forme la seule classe vraiment révolutionnaire. Elle décide de vivre dans la rue et de devenir une voleuse, à la fois par conviction politique et aussi par un goût du risque qu'elle confesse. Loin de l'imagerie héroïque de la " construction du socialisme ", c'est le Moscou et le Léningrad des marginaux, enfants des rues, ivrognes, prostituées, vagabonds, qu'elle nous fait découvrir dans une langue sans fioritures. Traduit du russe par Valéry Kislov. Avant-propos d'Olivier Rolin et postface d'Irina Fligué

  • Balèze

    Kiese Laymon

    " Profondément original et bouleversant, Balèze déconstruit tous nos préjugés sur la condition des Noirs aux États-Unis. " LA Times L'un des meilleurs récits de 2018 selon le New York Times
    Partant de son enfance dans le Mississippi, passée aux côtés d'une mère brillante mais compliquée, Kiese Laymon retrace les événements et les relations qui l'ont façonné. De ses premières expériences de violence et de racisme jusqu'à son arrivée à New York en tant que jeune universitaire, il évoque avec une sincérité poignante et désarmante son rapport au poids, au sexe et au jeu, mais aussi à l'écriture. En explorant son histoire personnelle, Kiese Laymon questionne en écho la société américaine ; les conséquences d'une enfance passée dans un pays obsédé par le progrès mais incapable de se remettre en question.
    Récit intime qui met en lumière les échecs d'un pays, Balèze est un formidable acte de défi et de courage.
    - Andrew Carnegie Medal for Non-Fiction

  • « En janvier 2014, j'ai appris que j'étais atteint d'un cancer grave. Cependant, ce n'est pas un livre crépusculaire, mais une réflexion sur ce que c'est que vivre. Je me suis promené dans ma propre histoire, de l'enfant que j'étais à l'homme que je suis aujourd'hui. Je parle d'événements qui m'ont marqué à jamais et d'hommes et de femmes qui m'ont ouvert des perspectives insoupçonnées. Je parle d'amour et de jalousie, de courage et de peur, de la cohabitation avec une maladie potentiellement mortelle. Je parle des artistes qui vivaient il y a 40 000 ans, des images fascinantes qu'ils nous ont laissées dans les recoins profonds et obscurs des grottes. Je parle du troll maléfique que nous avons engendré et que nous essayons à présent d'enfermer dans la montagne afin qu'il ne s'en échappe pas pendant les cent mille ans à venir. Je parle de la manière dont a vécu et dont vit l'humanité, et dont j'ai moi-même vécu. Je parle de la joie de vivre. Elle m'est revenue après que j'ai échappé au sable mouvant, qui menaçait de m'entraîner dans l'abîme. » H MMankell nous convie à partager le voyage étonnant de son existence, de la solitude des forêts immenses du nord de la Suède à une vie cosmopolite sur plusieurs continents, mais aussi et surtout le voyage invisible, intérieur, qui l'occupe depuis l'enfance. Un récit débordant d'énergie vitale.Henning Mankell, né en 1948, lauréat de nombreux prix littéraires, partage sa vie entre la Suède, le Mozambique et la France. Outre la célèbre série policière « Wallander », il est l'auteur de romans sur l'Afrique ou les questions de société, de pièces de théâtre et d'ouvrages pour la jeunesse.Traduit du suédois par Anna GibsonD'origine suédoise, née à Lisbonne, élevée au Portugal puis en Belgique, Anna Gibson est arrivée en France en 1981 à l'âge de dix-huit ans. Elle est traductrice littéraire à plein temps depuis 1989 (Henning Mankell, Colm Tóibín, Monika Fagerholm, Klas Östergren entre autres). Elle est aussi l'auteure d'un roman, Cet été, paru chez Balland en 1997.

  • - Papa, je voudrais faire une enquête sur les maos, qui faudrait-il interviewer à ton avis ?
    Il a grimacé...
    -On ne parle plus jamais du maoïsme en France, et toi, qui en étais une des têtes pensantes, tu es devenu silencieux. J´aimerais demander à ceux qui militaient avec toi alors, ce qu´ils pensent de ton silence.
    Haussement d´épaule.
    -Tu sais papa, moi, quand tu t´es arrêté de parler, j´avais quinze ans. À quinze ans, on a beaucoup de souvenirs. Arrête de penser que parce que tu parais vivre sans mémoire, c´est pareil pour tout le monde !
    Il me regarde, il a les larmes aux yeux.
    - C´est notre secret ma petite fille...
    - C´est quoi notre secret ?
    /> - Que tu saches tout ça, et que moi je ne parle plus.

    Je suis la fille de Robert Linhart, fondateur du mouvement prochinois en France et auteur de L´Etabli. Mon père est une des figures les plus marquantes des années 1968. Malheureusement, il en est aussi l´une des figures les plus marquées.
    En chemin pour retrouver les anciens compagnons de mon père, j´ai découvert leurs enfants. À travers leurs souvenirs, c´est ma propre enfance qui a ressurgi : tout le monde n´a pas eu la chance d´avoir des parents révolutionnaires...
    VL

  • "Quand nous nous retrouvâmes autour des restes de Man Ninotte - ses deux filles, trois garçons - et qu'il nous fallut confronter l'immobilité plénière, l'impassibilité absente et minérale, le silence sans commencement ni fin, comme lors de cette même ronde autour du cercueil que l'on devait sceller, nousdûmes être persuadés qu'une bonne partie du monde s'était comme amoindri, que les horizons s'étaient soudain déformés, laissant des irruptions de vides et des dévastations de nature invisible. Une bonne part de nous avait basculé hors de l'espace et hors du temps."

    À partir de la mort de sa mère, l'écrivain visite l'histoire encore méconnue des Antilles, leurs genèses, leurs rituels, leurs modes de vie, remontant aux origines de l'humanité, retraçant l'étonnante créativité d'un peuple qui a inauguré ses mythes et ses combats dans le ventre du bateau négrier. Dialoguant avec sa soeur, dite "la Baronne", il évoque, avec tendresse, humour et profondeur, la poétique de tout un monde qui dépasse le cercle familial et qui nous initie à un bel art de vivre.



    Patrick Chamoiseau est né le 3 décembre 1953 à Fort-de-France en Martinique. Prix Goncourt pour Texaco (en 1992), il est l'auteur de récits intimes (Une enfance créole, en trois volumes), de romans (Chronique des sept misères, Solibo Magnifique, Biblique des derniers gestes), d'essais (Éloge de la créolité, Lettres créoles, Écrire en pays dominé), de pièces de théâtre, de poèmes et de scénarios. Il vit au Lamentin.

  • Inédit en France, le Journal du grand écrivain hongrois Sándor Márai éclaire l'homme et l'oeuvre d'une lumière nouvelle.Romancier, chroniqueur, Sándor Márai fut également le témoin et l'acteur d'une époque dont il a consigné les événements dès 1943 dans un Journal qui l'a accompagné jusqu'à la fin de ses jours, devenant un de ses chefs-d'oeuvre.Ce premier volume couvre la période historique la plus riche - la guerre, l'arrivée des Soviétiques, le départ en exil - et dévoile des passages plus personnels de l'oeuvre où se déploient la causticité et la clairvoyance de l'homme de lettres.Sous la direction de la traductrice Catherine Fay, avec la collaboration d'András Kányádi, maître de conférences à l'INALCO, cette édition du Journal apparaît comme la pièce maîtresse de l'oeuvre de Márai : au fil de pages superbes, où le moindre détail  prend une ampleur romanesque, on assiste à la pensée en mouvement d'un homme conscient que sa seule façon d'être au monde est l'écriture.

  • Le 1er septembre, un jeune médecin annonce à Christiane Singer qu'elle a encore six mois au plus devant elle.
    Le 1er mars, Christiane Singer clôt le carnet de bord de ce long voyage.

    " Le voyage - ce voyage-là du moins - est pour moi terminé. À partir de demain, mieux : à partir de cet instant, tout est neuf. Je poursuis mon chemin. Demain, comme tous les jours d'ici ou d'ailleurs, sur ce versant ou sur l'autre, est désormais mon jour de naissance. " " La démarche de Christiane Singer, son courage, sa générosité sont sublimes, elle le sait, le dit et c'est sans doute ce qui lui donne cette force magnifique. [.] D'un lyrisme dense et cru, elle réinvente ici la mort, en fait le visage même de la vie. " Fabienne Pascaud, Télérama.

    " Un testament spirituel de tout premier ordre. [.] Un hymne à la joie [.]. Un français étincelant, épuré jusqu'à l'os et pourtant baroque. " Astrid de Larminat, Le Figaro.

    " Un journal dans lequel la joie et l'espérance sont plus fortes que la mort.
    Par son écriture ardente et ses paroles toujours aimantes, Christiane Singer est parvenue à léguer un bel héritage spirituel, accessible à tous, au-delà des rites et des confessions. " Claire Lesegretain, La Croix.

    " C'est le livre d'un maître. Nul doute que ce livre changera notre regard sur la vie et la mort. " Marie de Hennezel, Psychologies Magazine.

    " Un livre bouleversant, impressionnant de force et d'abnégation, incroyablement lumineux. " Questions de femmes.

    " Une leçon de courage. Et de vie. " Isabelle Courty, Le Figaro Magazine.

    " Accompagnée des mystiques chrétiens, des maîtres de sagersse orientaux, musulmans et juifs [.], Christiane Singer témoigne, lumineusement, du passage d'une vie vers une autre. " Bruno de Cessole, Valeurs actuelles.

    " Si ce livre touche, c'est moins parce qu'il est parcouru par la douleur qu'en raison de l'incroyable (au sens premier) joie de vivre qui le sous-tend. " Pierre Maury, Le Soir.

  • Comment lorsque l'on a vécu l'exil, se sentir chez soi quelque part ? Pour Thich Nhat Hanh, la réponse est simple : le vrai chez-soi ne dépend ni de la géographie ni de ceux qui nous entourent, le vrai chez-soi c'est l'instant présent. Dans La Terre est ma demeure, récit autobiographique poignant, le sage se dévoile et, grâce au récit de ses expériences, nous enseigne comment accueillir l'instant présent en toute sérénité. Dans La Terre est ma Demeure, récit autobiographique, Thich Nhat Hanh nous révèle son parcours d'artisan de la paix, le cheminement qui lui a permis de prôner la pleine conscience tout autour du monde et qui a fait de lui un chef spirituel. Dans de courtes vignettes, il évoque tour à tour son rapport à la pauvreté et au dénuement, à la guerre et à l'exil, son combat pour les droits civiques aux côtés de Martin Luther King et la création du Village des Pruniers, autant d'expériences qui incarnent son enseignement : la méditation en pleine conscience. On découvre un homme qui mène depuis toujours un combat de chaque instant en faveur de la paix et de la sagesse, un moine révolutionnaire qui a inventé le bouddhisme engagé pour libérer le peuple et abolir l'injustice sociale. La Terre est ma Demeure, récit émouvant et optimiste, brosse le portrait d'un homme qui aura fait de sa vie un message. " Nous n'enseignons pas que par la parole. Nous enseignons par notre façon de vivre. Ma vie est mon enseignement. Ma vie est mon message. "

  • Journal

    Jean-René Huguenin

    Jean-René Huguenin commence une nouvelle vie. À la veille de ses vingt ans, il décide d'écrire un chef-d'oeuvre. Ou rien. Ambitieux et plein d'orgueil, Huguenin se jette tout entier dans l'écriture. Ce Journal, pensé comme une oeuvre littéraire à part entière, raconte les espoirs et les déceptions d'un écrivain en devenir, révolté par une époque jugée désespérément vide. Jean-René Huguenin est né à Paris en 1936. Son unique roman, La Côte sauvage, a connu un succès exceptionnel. Il se tua deux ans plus tard dans un accident de voiture, à l'âge de 26 ans. « Une méditation angoissée sur la jeunesse, la liberté, le désir de pureté et la mort. » Le Monde

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    Hippie trail

    Severine Laliberte

    Séverine est née en Grèce en 1973, et de longues années se sont
    écoulées avant qu'elle ne découvre la véritable histoire de sa
    naissance. Ce roman autobiographique, souvent très drôle et parfois
    dramatique, retrace son enquête auprès des protagonistes d'un voyage
    en 4L jusqu'en Afghanistan, sur la célèbre Hippie Trail. Jusqu'à ce
    que tout dérape... Une aventure pas très glorieuse, souvent drôle,
    qui désacralise le voyage initiatique des seventies.

  • « Né en 1930 dans le Midi de la France, dans un milieu presque populaire, je suis professeur honoraire d´histoire romaine au Collège de France. Je me suis marié trois fois, comme Cicéron, César et Ovide. J´ai été membre du Parti communiste dans ma jeunesse et j´ai écrit des livres sur des sujets divers. Je vis depuis longtemps dans un village de Provence, au pied du mont Ventoux. »Souvenirs d´une traversée du siècle, promenade dans l´Antiquité, réflexions profondes et anecdotes savoureuses, souvent émouvantes, récits d´expériences personnelles parfois douloureuses émaillent ce beau livre qui est comme l´aboutissement d´une vie hors norme. Paul Veyne, le grand historien de Rome qui a bousculé tant d´idées reçues, s´y montre tour à tour facétieux, grave, indifférent à l´opinion d´autrui. Avide de culture et de poésie, détaché du monde académique, il préfère à la société des hommes la contemplation des nuages.

  • Comment, de la petite fille turbulente que j'étais dans la caravane de mes parents, suis-je devenue une des femmes les plus suivies de France sur les réseaux sociaux, sans même l'avoir voulu ?
    Comment ai-je vécu ces bouleversements tout en restant fidèle à mes amis, à ma famille, à qui je suis ?
    Dans ce livre confession, je raconte tout ce qui s'est passé, même les passages les plus douloureux.
    Les hommes, parfois très violents ; le surmenage ; le harcèlement mais aussi les coulisses de l'émission « Les Marseillais » ; mes meilleurs souvenirs ; mes plus grosses rigolades et mes plus beaux moments : je vous livre mon vécu, comme je suis, franche, directe et sans prendre de gants, car c'est à vous tous que je dois la vie qui est la mienne aujourd'hui. Ce livre, c'est tout moi.

  • Dans Une vie pour l'impossible, Christine Jordis évoquait la haute stature paternelle. Dans Tu n'as pas de coeur... elle convoque trois figures féminines. La grand-mère, une beauté de son temps qui aimait l'amour et collectionna les amants. La mère, «gâtée, trop belle », héroïque, qui se méfiait des hommes. Entre elles, le héros revenu des combats. Deux femmes se déclarant une guerre infernale, luttant chacune avec ses armes : désir amoureux inassouvi pour la première, sévérité implacable pour l'autre, sa fille.
    Au coeur de ce champ de bataille, dominé par les pesantes valeurs bourgeoises de l'époque, qui suscitent la frustration et la haine, une petite fille tente de survivre, s'inventant indéfiniment, se créant ses propres paradis. En un mot, nous dit Christine Jordis : « un enfant peut renaître à l'endroit qu'il a choisi, grâce à l'imaginaire, aux livres et à la lecture. »
    Tu n'as pas de coeur..., c'est l'histoire de trois femmes qui se firent longtemps souffrir et un témoignage sur une époque en voie de disparition.

  • ans une chambre où il s'est réfugié à Fiesole, un évadé parle. Il est recherché par toutes les polices du monde. Il s'appelle Fernand Pouillon.
    Sa réussite a été sensationnelle ; il a couvert de ses chantiers la France, l'Algérie, l'Iran. Et finalement, le CNL – sombre " affaire " – l'a plaqué au sol.
    Livré par la presse en pâture à l'opinion publique, il veut à son tour, sans contrainte, dire sa vérité, dire tout : ses débuts à Marseille, les étapes d'une carrière fulgurante, les hommes qu'il a affrontés, les succès qui lui ont révélé sa solitude intérieure, les avanies qui l'ont forcé jusqu'en son recreux.
    Le récit continue en prison : c'est le journal d'un " grand procès " où l'on découvre l'envers du décor...
    Depuis lors, le bâtisseur a repris son œuvre ; il a fait sortir de terre des dizaines de chantiers. Mais ceci est une autre histoire.
    Fernand Pouillon est décédé le 24 juillet 1986.
    Un demi-siècle après sa parution, les Éditions du Seuil rééditent ce grand livre de Fernand Pouillon, offrant à lire le testament d'un grand bâtisseur, un de ceux qui ont pensé l'architecture.


  • Le destin de quelques textes est d'incarner un genre littéraire. Le Journal de Marie Bashkirtseff reste, depuis sa parution, un des grands classiques de la littérature autobiographique.

    D'une capitale l'autre, de villégiature huppée en ville d'eau, Marie Bashkirtseff, jeune peintre russe d'une grande beauté, tente de vivre, d'aimer, de laisser une oeuvre à la postérité. Paradoxalement, c'est son journal intime qui fera d'elle une des figures les plus touchantes de la Belle Epoque.
    Jamais une vie ne fut vécue avec plus de fièvre, plus de soif de vivre, écrivait Hugo von Hofmannsthal. Elle a le grand don de l'expérience, cette sensibilité vigoureuse et délicate à la séduction extérieure, par où l'enfant et l'artiste se rencontrent. Ses nerfs sans emploi répondent avec plus de vivacité, de force et d'originalité à chaque impulsion ; son âme souple et séduisante s'enflamme et brille, mais elle se brûle à sa propre flamme et à vingt-quatre ans, elle s'est consumée.

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