Langue française

  • Le corps a toujours suscité interdits et tabous. Rien d´étonnant donc, si nuit après nuit, il revient peupler nos songes. Qu´il exprime l´agressivité, la souffrance, le désir, les frustrations, il constitue un ensemble d´images - un véritable microcosme - reflétant la dynamique de notre inconscient. L´auteur décrit précisément le langage de ce corps onirique, s´attache au symbolisme propre à chacune de ses parties ainsi qu´à ses gestes, ses activités, ses fonctions physiologiques, ses atteintes. Il approfondit ses observations grâce à la mythologie, au folklore et à l´histoire des religions, amplification indispensable à toute rigoureuse interprétation des rêves.

  • Au coeur de nos nuits, le contraste des saisons, le mouvement des astres, l´alternance du jour et des ténèbres, la faune et la flore, les minéraux, les quatre éléments, expriment nos peurs et nos désirs et accompagnent nos métamorphoses. Du vol de l´insecte aux grandes catastrophes cosmiques, notre environnement constitue la matière d´un inépuisable langage onirique. C´est ce langage, celui de notre inconscient, que Jacques de La Rocheterie - s´appuyant sur une longue expérience de psychanalyste et amplifiant sa démarche grâce au folklore, à la mythologie et à l´histoire des religions - s´applique à décrypter.

  • Depuis plusieurs années déjà, en France et dans toute l'Europe, citrouilles, masques effrayants de vampires et de fantômes, balais de sorcières... envahissent les vitrines des magasins tout au long du mois d'octobre. Et le soir du 31, adultes et enfants, dans une atmosphère carnavalesque, fêtent Halloween. Beaucoup pensent à tort que cette fête populaire vient des Etats-Unis. En réalité, Halloween - mot anglais signifiant « veillée sacrée » -, survivance des rituels druidiques de Samain, a son origine dans l'ancienne Irlande, Durant cette nuit de Samain, - à la pleine lune la plus proche du 1er novembre -, le monde des morts rejoint celui des vivants, et réciproquement, car selon une parole celtique, « la mort n'est que le milieu d'une longue vie ». Plus tard, cette étrange fête païenne sera récupérée par l'Eglise, devenant ainsi la Toussaint, non pas jour des Morts, mais « fête » de tous les saints. Jean Markale présente cette célébration primitive venue des temps lointains, puis analyse ses prolongements actuels dans notre société qui, curieusement, ranime ces coutumes surgies de l'ombre sans en connaître ni le sens ni la portée.

  • Comment la christianisation des Celtes fut-elle possible ? Qu'est-il advenu de l'ancienne religion druidique ? Pourquoi l'Irlande, jamais romanisée, accepta-t-elle de son plein gré la religion nouvelle ? La mort et la résurrection du Christ vinrent confirmer la recherche païenne de l'Autre Monde, et le druidisme admit ce qui n'était encore que message évangélique. C'est de cette fusion que va jaillir en Bretagne armoricaine, dans l'île de Bretagne et en Irlande, notamment, le « christianisme celtique » avec ses abbayes-évêchés, son monachisme, ses saints héroïques, ses évêques errants, ses pèlerinages, son intégration des femmes dans le culte... De nos jours encore, Jean Markale décèle les survivances populaires de ce christianisme à la fois dans le festiaire, le culte des saints et les sanctuaires.

empty