Plon

  • Les 250 entrées de ce dictionnaire englobent la géopolitique issue du passé, siècles et millénaires dont les effets persistent. Celle du monde d'aujourd'hui : mondialisation, pandémie, flux démographiques, révolution numérique, compétition des puissances. Enfin, les futurs possibles issus des mouvements tectoniques qui secouent les principaux acteurs mondiaux.Difficile d'être " amoureux " de la géopolitique " ! En fait, il s'agit ici d'un dictionnaire libre et subjectif nourri de connaissances historiques. J'ai enrichi par des décennies d'expérience du fonctionnement du monde et des relations entre les puissances, installées ou émergentes. Le dictionnaire aborde les stratégies des acteurs étatiques, économiques, idéologiques, culturels ou sociétaux. Il traite aussi les scénarios dans les domaines géopolitiques, diplomatiques, économiques, commerciaux et écologiques, ainsi que la transformation souhaitable mais difficile de l'Europe, dans un monde où l'Occident a perdu le monopole de la puissance.
    Il comporte des portraits des grandes personnalités - César, Alexandre le Grand, Bonaparte, de Gaulle, Staline, Hitler, Mao - du passé lointain ou proche, ou d'aujourd'hui. Les 250 entrées de ce dictionnaire englobent la géopolitique issue du passé, siècles et millénaires dont les effets persistent. Celle du monde d'aujourd'hui : mondialisation, pandémie, flux démographiques, révolution numérique, compétition des puissances. Enfin, les futurs possibles issus des mouvements tectoniques qui secouent les principaux acteurs mondiaux.

  • Encore plus !

    Louis Maurin

    • Plon
    • 4 Mars 2021

    Un palmarès économique et social à rebours des idées reçues qui lève ainsi le voile sur cette France des " encore plus " : ceux qui traversent les crises sans embûches, tout en prétendant le contraire.Qui sont les privilégiés ? Uniquement des " super-riches " contre lesquels la gauche est vent debout ? Non, répond Louis Maurin, directeur de l'Observatoire des inégalités, qui dresse un tableau économique et social à rebours du discours ambiant.
    Entre ces super-riches et la France populaire et moyenne, les classes aisées vivent bien, voient leurs revenus progresser quand ceux des autres catégories stagnent. Elles affichent de plus en plus leur mépris pour la France des " perdants ", tout en réclamant davantage et en faisant tout pour maintenir leurs privilèges.
    Pendant ce temps, chômage et précarité font progresser l'insécurité sociale. Une armée de " flexibles ", souvent jeune et peu qualifiée, doit se soumettre pour répondre au mieux aux besoins des plus favorisés. La crise économique et sociale qui accompagne la crise sanitaire accentue encore un peu plus ces fractures.
    Pour séduire le peuple, les privilégiés détournent son attention en lui livrant des boucs émissaires " assistés " ou étrangers. Ils mettent en avant une hypocrite égalité des " chances " pour mieux défendre un système inégalitaire et célébrer les premiers de cordée. Les revendications légitimes des classes les moins favorisées sont étouffées. Mais la France d'en haut n'a pas gagné la partie, loin s'en faut. Les Français réclament instamment la justice sociale.

  • Les visiteurs du soir

    Renaud Revel

    • Plon
    • 21 Janvier 2021

    Conseillers de l'ombre et invités cachés, enquête sur ces " visiteurs du soir " qui ont l'oreille des présidents de la République.Ils ont l'oreille du " Président " et pour certains un rond de serviette à sa table. Ils murmurent à son oreille et se gaussent dans les dîners en ville de nourrir son cerveau. Certains vont jusqu'à dire qu'ils ont influé sur le cours de l'histoire de ce pays. Et tous ont la même démarche à l'approche de l'Élysée : ils franchissent son seuil avec l'assurance et la décontraction de ceux qui en connaissent tous les recoins. Politiques, chefs d'entreprise, communicants, artistes et intellectuels... que serait ce Château sans ces " visiteurs du soir " qui le hantent à la nuit tombée ? Quand le locataire des lieux a tombé la veste et refermé ses dossiers pour recevoir cette armée de l'ombre venue lui baiser l'anneau et lui souffler des conseils, qui hante ces murs depuis l'aube de la Cinquième République.
    Chaque président a ainsi sacrifié à ce rite. Car l'Élysée, coeur de la République, est un lieu de solitude. Pour remédier à cet enfermement, ses locataires successifs ont toujours tenu à recevoir des conseils de personnalités extérieures, invitées à passer au Château en dehors de l'emploi du temps officiel et du protocole habituel, parfois en catimini, à l'abri des regards indiscrets. À chaque président, ses " visiteurs ". Le général de Gaulle et Georges Pompidou inaugurèrent ce rituel, Valérie Giscard d'Estaing le reprit et François Mitterrand, sous le règne duquel le terme " visiteurs du soir " apparut dans la presse, en fit un mode de gouvernance. Avant que l'ensemble de ses successeurs le perpétuent à des degrés divers. Jacques Chirac s'en amusa, Nicolas Sarkozy et François Hollande en abusèrent et Emmanuel Macron s'en moque.
    Certains de ceux qui ont franchi le pas du bureau du chef de l'État, depuis bientôt soixante ans, ont pourtant joué un rôle important en influant sur l'histoire politique de ce pays, en corrigeant des trajectoires, en promouvant des réformes qui n'auraient pas vu le jour sans leur obstination.
    Le propos de cet ouvrage est de raconter ces " visiteurs ", au travers d'une foultitude de récits, d'anecdotes, de situations et de portraits variés. L'auteur s'est appuyé pour cela sur une importante somme d'interviews recueillies depuis un an : des " visiteurs " de tous horizons qui racontent l'Élysée et son locataire le soir venu, à l'abri des regards, tel qu'ils l'ont vécu.

  • Tout ça pour ça

    ,

    • Plon
    • 21 Janvier 2021

    Couacs, déceptions, démissions : enquête au coeur de l'Assemblée nationale. C'est l'histoire d'une promesse non tenue. Celle du renouvellement de la classe politique et de ses vieilles pratiques, à l'heure où la crise de la démocratie représentative est à son paroxysme. On accusait les " anciens " députés d'être déconnectés de la réalité, ne faisant pas toujours preuve d'exemplarité. Qu'en est-il des nouveaux, élus en masse en 2017 ? S'ils ont fait leurs premiers pas à l'Assemblée nationale avec les meilleures intentions, ils ont rapidement montré leurs limites en faisant preuve d'amateurisme, de maladresse et de suivisme. Certains d'entre eux ont même commis des erreurs plus ou moins graves.
    En seulement trois ans de législature, les parlementaires de la majorité comme de l'opposition ont dû faire face aux crises majeures de l'affaire Benalla, des " gilets jaunes ", de la réforme des retraites ou du coronavirus. Des événements qui ont révélé au grand jour leur méconnaissance du rôle de député, et parfois, osons-le, leur incompétence.
    Entre erreurs de casting et grand désenchantement, ce livre relate, à travers une année d'enquête et d'entretiens, les ambitions ratées d'un " nouveau monde " qui, malgré les traits rajeunis, ressemble beaucoup à l'ancien, l'expérience en moins. L'échec n'en est que plus cuisant.

  • La vérité du Cardinal sur l'affaire qui a bouleversé l'Église." Tout se dit mais où est la vérité ?
    On a faussé tout ce que j'ai pu dire.
    On a interprété des faits en les détournant.
    On m'a traité de pédophile dans le métro,
    dans les rues, quand j'allais prendre le train.
    Je n'étais plus "audible'. J'étais coupable.
    Je peux comprendre.
    Face à de tels crimes commis par des hommes
    d'Église, y a-t-il eu des affaires classées trop vite ?
    Des dossiers écartés ? Une attitude dictée par la peur ?
    On peut le craindre.
    Le temps est venu d'apporter mon témoignage.
    La vérité est nécessaire.
    Pour tous. "

  • Les services de renseignement

    Jerome Poirot

    • Plon
    • 5 Novembre 2020

    Comment travaillent les services d'espionnage et quel rôle ont-ils joué dans les évènements majeurs des XXe et XXIe siècles ? Surveillance des dirigeants de partis d'opposition, agents étrangers en opération, lutte anti-terroriste... Jérôme Poirot, ancien adjoint du coordonnateur national du renseignement, nous apporte un regard nouveau sur cet univers mystérieux.Le renseignement est un univers propice aux fantasmes car on ne sait pas ce que font ces mystérieux services. La quête de la vérité, qui est en toutes choses hasardeuse, difficile, devient aléatoire lorsqu'il est question d'espionnage. Le renseignement favorise l'apparition de mythes et de légendes parce qu'il ne sait vivre que caché. La fiction qui le met en scène en donne toujours une image biaisée : trop pur ou trop machiavélique, loyal ou complotiste, bienfaiteur de l'humanité ou va-t-en-guerre. Quel rôle ont joué les services de renseignement dans des évènements de premier plan des XXe et XXIe siècles ? Ont-ils accompli les prouesses qu'on leur attribue parfois ou, a contrario, ont-ils été aussi inefficaces qu'on le pense en certaines circonstances ? Autant le grand public comprend quel rôle ils peuvent jouer dans la lutte contre le terrorisme, autant il ignore tout de leur action dans le domaine des relations internationales. Le but de cet ouvrage est de permettre au lecteur de porter un regard nouveau sur les services eux-mêmes et sur des épisodes de notre histoire, parfois récente, d'apercevoir une autre réalité que celle qu'il connaît, d'échanger une part de naïveté contre une ration de lucidité.
    Sommaire
    Les services américains auraient-ils pu empêcher le 11 septembre ?
    Il existerait des services de renseignement dont l'existence est secrète
    Quelle part ont pris les services du IIIe Reich dans les victoires et dans la défaite ?
    Les espionnes ne servent-elles qu'à recueillir des confidences sur l'oreiller ?
    L'Union européenne doit se doter d'un service de renseignement : un FBI européen
    Les services américains auraient-ils pu prévoir et éviter Pearl Harbor ?
    Les services de renseignement sont-ils des va-t-en-guerre ou des acteurs de la paix ?
    Des services de renseignement étrangers veulent déstabiliser l'Union européenne et ses États membres
    Les services de renseignement sont-ils incontrôlables ?
    Le gouvernement français espionne les dirigeants des partis d'opposition
    La lutte anti-terroriste relève-t-elle des services de renseignement ?

  • Ce sont les Princes qui nous gouvernent, des Princes de l'immoralité, du dérèglement, du narcissisme, de l'aberration, parfois de la démence, de la violence et de son corollaire, la cruauté.Ils sont psychopathes, sociopathes, névropathes... Ils règnent sur les pays du Caucase ou d'Amérique Latine, sur la Corée du Nord ou sur les Philippines. Ils régissent de façon extravagante la vie de la Maison Blanche ou du Kremlin. Ils violentent et massacrent leur propre peuple comme en Syrie. Ils abaissent leur fonction comme en Thaïlande, tourmentent leurs opposants comme aux Maldives.
    Ce sont les Princes qui nous gouvernent, des Princes de l'immoralité, du dérèglement, du narcissisme, de l'aberration, parfois de la démence, de la violence et de son corollaire, la cruauté. Certains sont catalogués par l'ONU comme " criminels de guerre ", ou encore ils sont accusés de " génocide ". Le monde les regarde oeuvrer, souvent sans réagir. Tous n'ont pas commis les mêmes atrocités. Le Président Philippin se vante d'avoir, à plusieurs reprises, tué de ses mains. Donald Trump n'a jamais pointé son revolver sur un passant New Yorkais. Mais tous ces personnages affichent certaines caractéristiques troublantes. Et ils présentent un risque pour la planète. Bachar al-Assad, avec un demi-million de morts sur la conscience, peut mettre le Proche Orient à feu et à sang. Kim un-Jung peut rayer de la carte une ville américaine ou japonaise. Et Donald Trump qui demande souvent à ses conseillers militaires à quoi peut bien être utile une bombe atomique si on ne peut pas s'en servir n'est guère rassurant. En dépit des tragédies du XXe siècle, la longue lignée des monstres se renouvelle dans un monde globalisé, où jamais l'information n'a autant circulé.

  • Le témoignage du lanceur d'alerte qui a déconcé le scandale de l'abattoir de Limoges. Mauricio Garcia Pereira a grandi dans une ferme d'élevage en Galice espagnole. Il a appris à aimer et respecter les animaux. Arrivé à Limoges, il est embauché dans le plus grand abattoir public de France, où il est le témoin de mauvais traitements sur les animaux, notamment l'abattage de vaches gestantes. Heurté, il interroge responsables et vétérinaires au sujet de cette pratique monstrueuse, mais n'obtient que des réponses évasives et gênées, accompagnées de l'injonction de continuer à faire son travail sans poser de questions. N'y tenant plus, il contacte l'association de protection animale L214 et accepte d'introduire clandestinement une caméra dans l'enceinte de l'abattoir. Les images diffusées via les réseaux sociaux déclenchent un scandale dans l'opinion publique.
    Mauricio brise l'omerta. Il dénonce les transgressions de la loi par un organisme public et la corruption de l'ensemble de la filière, qui rend possible cette barbarie. Depuis cette affaire, il a perdu son travail, mais continue à lutter pour la cause animale. Il est le parrain d'une association fondée par des vétérinaires Français pour le respect de la condition animale et a été l'invité d'honneur d'une journée consacrée à ce thème au Sénat en mai 2017.

  • Nouveau (contre) pouvoir est un guide sur la création de mouvements sociétaux, le partage et la propagation des idées dans une ère chaotique et hyper connectée.
    Dans cet essai, Jeremy Heimans et Henry Timms exposent les grands évènements de notre époque - l'apparition de méga plateformes telles que Facebook et Uber, l'inattendue victoire d'Obama et celle totalement improbable de Trump, l'émergence de mouvements tels que #MeToo - et ils révèlent ce qui se cache vraiment derrière eux : l'émergence de nouveaux pouvoirs.
    Durant une grande partie de l'histoire de l'humanité, les règles du pouvoir étaient claires : le pouvoir traditionnel est détenu par un petit nombre et une fois acquis il est jalousement gardé, hors de portée du plus grand nombre ; il est fondé sur le leadership. Mais notre connectivité omniprésente a rendu possible l'émergence d'un autre type de pouvoir. Ce " nouveau pouvoir " est en fait multiple. Il est ouvert, participatif et fondé sur le partage. Il opère comme un courant et il prend sa puissance dans la circulation. La bataille entre pouvoir traditionnel et ces nouveaux pouvoirs détermine qui nous gouverne, comment nous travaillons et même comment nous pensons et gérons nos émotions.
    Cet essai amène un éclairage nouveau sur des phénomènes culturels du quotidien tels que #BlackLivesMatter, le Ice Bucket Challenge ou encore sur Airbnb, en révélant les nouveaux pouvoirs qui les ont fait croître. À partir d'exemples concrets sur le milieu des affaires, l'activisme, la pop culture mais aussi l'étude d'organisations telles que Lego, la NASA, Reddit et TED, Heimans et Timms expliquent comment se construisent ces nouveaux pouvoirs. Ils explorent aussi le côté sombre de ces forces comme la manière dont ISIS a co-opté ce nouveau pouvoir à des fins monstrueuses.
    Dans un siècle de plus en plus construit autour de ces nouveaux pouvoirs, cet ouvrage propose une nouvelle manière de comprendre notre monde et le rôle que nous avons à y jouer.

  • L'espionnage dans tous ses états. L'espionnage a épousé la révolution numérique. C'est aujourd'hui une vérité communément admise. Les ingérences russes via Internet et les réseaux sociaux dans les campagnes présidentielles du monde entier, notamment aux États-Unis ; les recrutements massifs du renseignement chinois sur LinkedIn, les révélations d'Edward Snowden, l'ex-agent de la NSA américaine, sur la collecte massive de données dans le monde par son pays - les exemples font légion. Le renseignement technique a pris le pouvoir.
    Pourtant, le renseignement humain, à la John Le Carré, n'a pas disparu. Il occupe même encore une part importante de cette face cachée des relations internationales, secrètes et violentes. C'est la principale information fournie par cet ouvrage qui recense près de dix ans d'enquêtes exclusives sur l'espionnage dans le monde.
    Il montre comment l'Occident a baissé la garde face à l'espionnage russe redevenu très agressif, notamment en Europe. Il permet de plonger au coeur de cette guerre invisible, à Djibouti, à Bangkok, à Bruxelles, à Paris, à Genève ou aux Émirats arabes unis. Il rappelle que dans le monde du renseignement, il n'y pas d'amis, comme l'atteste l'attaque informatique américaine contre l'Élysée en 2012 ou les infiltrations du Mossad en France. Une vérité confirmée par l'un des personnages les plus importants du renseignement français des quinze dernières années.

  • Mondialisées et heureusesde l'être, trop de nos élites ont perdu le sens de l'intérêt national. Hommes politiques, hauts fonctionnaires, espions ou chefs d'entreprise se sont reconvertis dans la défense d'intérêts étrangers. Quitte pour certains à soutenir des positions antagonistes à celles de la France. États-Unis, Chine, Russie, Émirats du Golfe ou anciennes colonies : les puissances étrangères recrutent en masse au sein de l'intelligentsia française pour gagner du terrain dans les luttes de pouvoir et d'influence.
    Nicolas Sarkozy, Dominique de Villepin, Dominique Strauss-Kahn, Bernard Kouchner recyclent leur carnet d'adresses et le prestige acquis dans leurs fonctions. D'anciens hauts fonctionnaires deviennent lobbyistes pour Apple, Amazon, Huawei, General Electric ou pour des fonds activistes qui déstabilisent notre économie. Naïveté coupable ou compromission ? Une partie de nos élites a en tout cas oublié la devise qui donnait sa raison d'être à l'ENA : " Servir sans s'asservir. " Fondée sur de nombreux témoignages et documents exclusifs, cette enquête implacable apporte un éclairage inédit sur les guerres de l'ombre qui se jouent loin des yeux du grand public.

  • La populophobie

    Guillaume Bigot

    La cause semble entendue : en Occident voire dans le monde entier, cédant aux sirènes du populisme, les peuples semblent avoir pris en grippe leurs élites. Mais, est-ce que ce ne sont pas les classes dirigeantes qui, en vérité, avaient déjà décidé de rompre avec leurs peuples ? Est-ce que ce n'est pas le sommet qui n'aime plus la base ? Tel est le point de départ de l'essai décapant que Guillaume Bigot consacre à la colère des gilets jaunes et au besoin de renouvellement de la classe dirigeante française.
    Ce divorce, que les élites mondialisées voulurent partout à l'amiable, a revêtu une tournure particulièrement exacerbée en France avec la spectaculaire crise des ronds-points. En replaçant la révolte de la France périphérique dans le long terme de notre histoire, l'auteur montre que les élites françaises aiment rarement le peuple, qui le leur rend bien. Relisant la crise de 2018-2019 il montre que cette explosion de colère est le prélude d'une remise en cause plus profonde et durable des classes dirigeantes françaises. Car Guillaume Bigot éclaire l'actualité en lui apportant le relief de l'histoire, sans lequel celle-ci demeure difficile à interpréter et impossible à prévoir. Et applique à la société de 2020 les analyses de l'abbé Sieyès sur le tiers état. En s'appuyant également sur Michelet, il montre que l'Hexagone ne peut être gouverné que par un souverain allié au peuple pour tenir en respect les importants. Enfin, la loi des 3 âges des classes dirigeantes formulée par Chateaubriand lui sert de point d'appui pour appeler au renouvellement profond de la classe dirigeante française.
    Selon l'essayiste, la France est entrée en convulsions et n'en sortira que lorsque l'élite actuelle et son paradigme auront été remplacés. Voici le plaidoyer d'un intellectuel républicain en faveur du populisme.

  • Un récit vivant et inspiré de la présidence de Mandela, basé sur ses mémoires inachevés. Les cinq années qui ont permis de concrétiser la vision de Mandela d'une Afrique du Sud libre, moderne et démocratique.
    En 1994, Nelson Mandela est devenu le premier Président d'une Afrique du Sud démocratique. Dès le départ, il s'était engagé à n'accomplir qu'un seul mandat de cinq ans. Pendant sa présidence, avec son gouvernement, il a fait en sorte que tous les citoyens sud-africains soient désormais égaux devant la loi, et il a posé les fondations permettant de transformer un pays déchiré par des siècles de colonialisme et d'apartheid en une démocratie pleinement opérationnelle. Ce livre est le récit des années de présidence de Mandela, principalement basé sur les mémoires qu'il avait commencé à écrire alors qu'approchait le terme de son mandat, mais qu'il n'a pas eu l'occasion de terminer. Le célèbre écrivain sud-africain Mandla Langa a mené le récit à son terme, s'appuyant sur le brouillon inachevé de Mandela, sur les notes prises par le Président au fil des événements ainsi que sur d'abondantes archives inédites. Avec un prologue de sa veuve, Graça Machel, il en résulte un récit vivant et inspiré de la présidence de Mandela et de l'instauration d'une nouvelle démocratie. Cet ouvrage raconte l'histoire extraordinaire d'un pays en transition et les défis que Nelson Mandela a dû affronter alors qu'il s'efforçait de faire de sa vision pour une Afrique du Sud libre une réalité. Avant-propos de Graça Machel Traduit de l'anglais par Stéphane Roques

  • Dans les coulisses des chasses à Chambord.
    D'un côté, le château de Chambord et son million de visiteurs se massant pour admirer le joyau de François Ier. De l'autre, 5 000 hectares de forêt, dont la plus grande partie est interdite au public.
    C'est là, dans le plus grand parc fermé d'Europe, qu'ont lieu des parties de chasse aussi sélectes que confidentielles. Politiques de tous bords, patrons du Cac 40, hauts fonctionnaires, champions sportifs, mais aussi militaires étrangers ou membres des familles royales européennes s'adonnent à des battues de sangliers. Loin des regards indiscrets : ce qui se passe à Chambord reste à Chambord.
    La liste des invités reste l'un des secrets les mieux gardés de la République. Tout est fait pour éblouir les participants. On petit-déjeune dans la salle des chasses du château, avant de s'engouffrer dans la forêt en land-rover. Les routes sont barrées par la gendarmerie. Le soir, un tableau de chasse est dressé devant le château, les sangliers sont étalés sur un lit de branches, la garde républicaine sabre au clair et les trompes retentissent dans la nuit.
    C'est le président Georges Pompidou qui décida de faire de Chambord un lieu de relations publiques pour l'État. Si les chasses ne sont plus à proprement parler " présidentielles ", l'ombre du pouvoir y plane toujours.
    Étayé par des témoignages inédits et des récits savoureux, ce livre plonge dans l'un des lieux les plus étonnants de la monarchie républicaine à la française.

  • Avant d'écrire « Le temps du soupçon », commentaire de la dernière conférence de presse du Président de la République, j'ai longuement hésité. Si certaines voix s'étaient élevées, si François Mauriac ou André Malraux avaient répondu au général de Gaulle ce qu'ils auraient répondu à tout autre homme d'Etat tenant de pareils propos, je serais resté au dehors d'un débat dans lequel je ne puis m'engager en toute sérénité. Aucun des écrivains, honneur des lettres françaises, n'a parlé. Je me suis donc résolu ou résigné à plaider contre un réquisitoire d'autant plus insidieux qu'il demeure camouflé. J'ai pensé que ce témoignage ne prendrait sa pleine signification qu'à la condition d'y joindre les articles publiés pendant la crise du printemps 1967 et deux études sur Israël et les Juifs, écrites en 1960 et 1962, à l'époque où l'alliance franco-israélienne assurait aux Français d'origine juive une sécurité morale dont les privent, aujourd'hui, les péripéties de l'Histoire.

  • " Eux voulaient exorciser une destruction. Raconter qui ils sont. Moi, je voulais savoir comment on se reconstruit. En profiter, aussi, pour comprendre comment ils s'étaient bâtis, avant la chute, au milieu du pouvoir et du bruit. "
    Dîners informels, confessions, week-end au manoir de Beaucé, scènes de chasse... Pendant plus d'un an, Tugdual Denis a rencontré François Fillon et ses proches : sa femme Pénélope, ses cinq enfants, son frère Pierre, mais aussi et entre autres le capitaine d'industrie Henri de Castries, l'écrivain François Sureau ou le sénateur Bruno Retailleau. C'est l'histoire d'une ascension et d'une chute. Celle de la campagne présidentielle de 2017, racontée de l'intérieur par une famille bousculée.
    Pour la première fois, François Fillon se confie et règle ses comptes. À travers ce portrait singulier se dessinent les méandres du pouvoir et les errements de la droite française.

  • Ceci est, d'une certaine manière, une autobiographie politique dans laquelle il est question d'athéisme social et de refus des mythes proposés par ceux qui nous gouvernent. Ceci est, d'une certaine manière, une autobiographie politique dans laquelle il est question d'athéisme social et de refus des mythes proposés par ceux qui nous gouvernent ; de ce qui nourrit le Front national et du rôle de la gauche libérale dans la formation de ce chiffon rouge ; du besoin des Le Pen qui structure la gauche gouvernementale et de sa prétendue lutte contre eux ; de la fabrication du consentement par les médias et du journalisme comme propagande de ces mythologies ; du souverainisme devenu un gros mot et, conséquemment, de la servitude transformée en vertu ; de la religion libérale qui triomphe depuis 1983 et génère la misère, donc le populisme ; des guerres faites aux côtés des Bush depuis 1991 et qui contribuent au terrorisme dans le pays ; de la haine de ceux qui, comme moi, restent fidèles à la gauche sociale et pacifiste ; du mépris dans lequel est tenu l'athée que je suis et des insultes qui accueillent quiconque pense l'islam en voltairien ; de la nécessité d'en finir avec les imposteurs qui se disent de gauche, mais qui ne mènent pas une vie de gauche ; enfin, de la gauche libertaire qui est la mienne et de la possibilité ici et maintenant d'une anarchie positive.

  • Et ainsi de suite

    Jean-Luc Mélenchon

    • Plon
    • 19 Septembre 2019

    Depuis l'Amérique Latine, Jean-Luc Mélenchon écrit sur la politique, l'actualité et son procès à venir.

    " Je ne dois pas accepter de me faire couper la gorge dans le vacarme confus de l'information spectacle qui va prévaloir. Je prends donc la plume.
    Je vais prendre ma part du témoignage de notre époque puisque j'ai l'honneur d'être parmi les trois premiers députés Insoumis inculpés politiques depuis la guerre d'Algérie. Mais je vais le faire à ma façon. Sans m'en obséder. Sans assommer les lecteurs du livre que je prévois de faire avec ces lignes. Et sans sombrer dans le juridisme qui est toujours l'engloutissement de la parole des victimes.
    Je vais le faire au fil du clavier et parfois des rêveries qui m'atteignent chaque jour. Je vais écrire "à saut et gambades" comme disait Montaigne. Une chronique "consubstantielle à son auteur" comme il le disait de ses propres chroniques consignées dans Les Essais. Et je compte, de cette façon, réunir au moins une fois noir sur blanc quelques-unes de nos raisons de dénoncer ce qui nous est infligé.
    Nous avons trop tardé à le faire. "
    Jean-Luc Mélenchon

  • Vincent Hiribarren nous conduit sur les rives du lac Tchad, dans la région du Borno au Nigeria, à la découverture d'un des plus vieux Etats d'Afrique. Un livre qui donne la parole aux Nigerians souvent caricaturés ou devenus de simples stéréotypes dans les médias ; la victime, le pauvre, l'oublié d'un côté font face au barbu, au barbare, au terroriste d'autre part." Ce lac Tchad ressemblait à un vaste marécage. J'étais entouré de soldats nigérians et de pêcheurs locaux. J'avais mis une demi-journée pour me rendre de la capitale de l'État du Borno, Maiduguri, au lac. Un minibus, deux minibus, une mobylette et beaucoup de regards surpris plus tard, j'étais cet homme blanc au nom imprononçable qui s'était retrouvé devant un groupe de soldats dubitatifs. Je m'étais retrouvé sur les rives du lac Tchad pour comprendre la vision du monde des habitants de la région et m'intéressais particulièrement aux questions de territoire, d'espace et de frontières.
    Cette région du Borno aujourd'hui est connue dans le monde entier comme le berceau de Boko Haram. Personne ne peut oublier l'appel international #BringBackOurGirls pour libérer les 276 lycéennes capturées dans le village de Chibok le 14 avril 2014.
    L'État du Borno dont la devise bien ironique est " demeure de la paix " s'est retrouvé officiellement sur la ligne de front de la lutte contre le terrorisme islamique. Pourtant, l'histoire de la région du lac Tchad mérite bien plus qu'une simple liste des atrocités de Boko Haram. Pendant un millénaire, ses habitants ont contribué à la construction du Kanem-Borno l'un des États à la plus grande longévité en Afrique. Situé au croisement de plusieurs aires culturelles, le bassin du lac Tchad renferme un véritable patchwork de populations, langues et religions en particulier au Tchad et au Cameroun.
    Ce livre donne la parole aux Nigérians souvent caricaturés ou devenus de simples stéréotypes dans les médias occidentaux mais aussi nigérians. La victime, le pauvre, l'oublié d'un côté font face au barbu, au barbare, au terroriste d'autre part. "
    Vincent Hiribarren

  • Les victoires de Daesh

    Marie Dosé

    • Plon
    • 6 Février 2020

    Quand nos peurs fabriquent du terrorisme. La justice antiterroriste est devenue une machine à transformer les justiciables en ennemis : juger ne consiste plus tant à vouloir comprendre qu'à exclure et éradiquer. C'est ainsi que les magistrats, tétanisés par le fantasme du risque zéro, ne voient plus en chaque prévenu qu'un " soldat de Dieu " qui sommeille.
    Le refus des autorités politiques de rapatrier nos ressortissants détenus dans le nord-est syrien contribue quant à lui à reconstituer les rangs de Daech, en plus d'exposer des femmes et leurs enfants à un risque de mort. En contact régulier avec eux, Marie Dosé témoigne de la dégradation de leur santé, de leurs traumatismes, parfois de leur disparition. Elle redonne aussi un peu d'humanité à nombre de ceux qui ont voulu partir en Syrie ou qui, une fois là-bas, ont finalement fui l'État islamique. Ce faisant, elle dénonce le caractère contre-productif de réponses judiciaires et politiques qui, loin d'affaiblir le terrorisme, pourraient bien contribuer à le régénérer.

  • Jacques Chirac raconté par son chauffeur.Installé dans un village reculé de Bretagne, André Demullet savourait une retraite paisible lorsque, le 26 septembre 2019, il apprend la mort de Jacques Chirac. Pour beaucoup ce n'est pas une surprise, pour lui c'est un choc. Car tout le monde l'ignore, mais il a passé dix huit ans à servir l'homme d'État qu'il continue d'appeler " le patron ". Si, sur le papier, il était chauffeur du maire de Paris et patron du RPR, en réalité il officiait aussi comme barbouze dans la police parallèle qu'était le Service d'action civique (SAC). Sa mission ? Armé d'un revolver et d'une carte de presse, il se devait d'assurer la sécurité du futur chef de l'État et de l'accompagner jusqu'aux portes du pouvoir. Surnommé " Mad Max " dans le milieu politico-judiciaire, André Demullet se décrit en ces termes : " Un Benalla, en pire ". Témoin capital d'une époque révolue, avec humour et gouaille, il raconte sa vie passée sous l'aile protectrice du futur Président et dévoile nombre de secrets jusque là bien gardés. À travers les yeux d'André Demullet se dessine un portrait direct de feu Jacques Chirac, celui d'un chef valeureux, empathique, humain. Même dans les circonstances les moins évidentes.

  • Premier palais de la République, l'Elysée brille d'un éclat particulier... et d'un certain mystère. Patrice Duhamel et Jacques Santamaria invitent à un voyage dans la grande et petite histoire de ce lieu pas comme les autres devenu le coeur du pouvoir. Une nouvelle édition, enrichie et mise à jour, de ce dictionnaire drôle et sérieux, truffé de révélations supplémentaires et d'anecdotes inédites. Ce livre sera utile à tous les citoyens qui se demandent pourquoi Napoléon appelait l'Elysée sa " maison de santé " ; comment Félix Faure a imposé à sa femme de marcher à deux pas derrière lui ; ce qui provoqua la décision d'Émile Loubet de faire tirer à la carabine dans le parc ; pourquoi et comment le général de Gaulle décida de quitter mystérieusement le palais le 29 mai 1968 ; quels travaux Georges Pompidou fit entreprendre au sous-sol du jardin d'hiver ; en quelle occasion Valéry Giscard d'Estaing constata qu'on avait dérobé des pièces de robinetterie ; à quoi François Mitterrand consacra curieusement sa soirée du 29 mars 1993 ; devant qui Jacques Chirac poussa un coup de gueule à faire trembler les murs du palais ; quel interlocuteur Nicolas Sarkozy bombarda d'appels un soir d'avril 2011 ; et dans quelles conditions François Hollande décida d'instaurer l'état d'urgence et de décréter un deuil national après les attentats tragiques de 2015 et 2016...

  • Je m'appelle Alexandre Benalla et je vais vous raconter pourquoi et comment je suis devenu l'ennemi public numéro un. L'homme à abattre.

  • Anne Fulda brosse un portrait intime et inédit de ce don Juan atypique pour lequel l'esprit de conquête s'apparente à un besoin de plaire et de convaincre, quitte à rêver sa vie. Depuis qu'il est enfant, Emmanuel Macron - ce candidat aux allures de Petit Prince virtuel - a toujours été désigné et reconnu comme le meilleur. Il a trouvé dans le regard des autres, et plus spécifiquement de ses aînés, l'admiration, l'encouragement, la bienveillance. Il y a eu, longtemps, le regard de sa grand-mère, fondateur et essentiel, avec laquelle il a entretenu des liens exclusifs, presque passionnels, qui ont même influé sur sa relation avec François Hollande. Il y a eu le regard de ses professeurs, puis de tous ses " parrains ", qui, tout au long de sa carrière, l'ont toujours épaulé et qu'il a souvent subjugués par son intelligence et son empathie. Il y a bien sûr le regard de Brigitte, son épouse, avec qui il forme un couple dont la singularité ne tient pas à leur différence d'âge mais au fait qu'elle est l'unique femme qu'il aime depuis qu'il a seize ans. Et il y a maintenant le regard des Français, qu'il entend séduire avec la même détermination, en bousculant les convenances et en leur déclarant qu'il les aime...

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