Plon (réédition numérique FeniXX)

  • Avant d'écrire « Le temps du soupçon », commentaire de la dernière conférence de presse du Président de la République, j'ai longuement hésité. Si certaines voix s'étaient élevées, si François Mauriac ou André Malraux avaient répondu au général de Gaulle ce qu'ils auraient répondu à tout autre homme d'Etat tenant de pareils propos, je serais resté au dehors d'un débat dans lequel je ne puis m'engager en toute sérénité. Aucun des écrivains, honneur des lettres françaises, n'a parlé. Je me suis donc résolu ou résigné à plaider contre un réquisitoire d'autant plus insidieux qu'il demeure camouflé. J'ai pensé que ce témoignage ne prendrait sa pleine signification qu'à la condition d'y joindre les articles publiés pendant la crise du printemps 1967 et deux études sur Israël et les Juifs, écrites en 1960 et 1962, à l'époque où l'alliance franco-israélienne assurait aux Français d'origine juive une sécurité morale dont les privent, aujourd'hui, les péripéties de l'Histoire.

  • Je suis une Française parmi d'autres, élevée en province. Des vertus qui m'ont été enseignées dès mon enfance, je crois avoir conservé l'essentiel. Il se trouve que j'ai partagé l'existence d'un homme au destin exceptionnel, ce qui m'a conduite, contre toute attente, sur le devant de la scène. Si je parle aujourd'hui de moi, de mes goûts et de mes amitiés, en particulier dans le domaine artistique, de mes activités à la tête de ma Fondation. si j'évoque des souvenirs, de l'Anjou de mon enfance jusqu'aux palais de la République, c'est dans la fidélité à l'oeuvre et à la mémoire de Georges Pompidou, que les Français, je le sais, gardent au-dedans d'eux-mêmes, et qu'il m'appartient de faire vivre.

  • Conçu de manière originale, l'ouvrage d'Édouard Balladur apporte une vision singulière des événements qui, au printemps 68, menacèrent de faire sombrer la France dans le désordre et le chaos. Cette originalité tient sans doute, d'abord, à la personnalité du témoin qui sait toujours raison et humour garder. En aucun moment, il ne s'érige en censeur, ne se veut exemplaire. Elle tient aussi au poste qu'il occupait à Matignon, où il était tout proche de Georges Pompidou. Nous avons affaire ici à un reportage de première main. Elle tient, enfin, à la composition même du récit, au choix délibéré, et de prime abord insolite, d'une chronique alternée. Placé au centre du régime, et de ses appareils de défense, Édouard Balladur aurait pu se contenter de nous faire revivre, heure par heure, la révolte étudiante, les grèves ouvrières, les défilés et les meetings, le tout avec l'oeil du gouvernement. Il n'y manque d'ailleurs pas, et le fait avec le recul nécessaire ; la gravité des nouvelles ne lui cache pas la couleur du soir, ou les ibis des tapisseries. En outre, il mêle aux personnages vrais des personnages inventés, dont on devine qu'ils sont parfois quelqu'un. L'auteur en a imaginé toute une galerie : un étudiant et sa famille, un journaliste, un ancien syndicaliste... attachants et complexes, qui apportent le vent de la rue, le souffle de l'espérance - bientôt détrompée - le flux et le reflux des autres. Ainsi, a-t-on l'impression d'être partout à la fois. Cette démarche de mémorialiste permet, sans déroger au devoir de réserve, de dire davantage, et surtout de dire plus profondément les choses essentielles. On n'oubliera plus le portrait qu'Édouard Balladur trace de Georges Pompidou, sans doute le meilleur qu'il nous ait été jusqu'ici donné de lire. L'arbre de mai avait-il des racines très profondes et, sans ramage, bruissant, multiple ; n'a-t-il pas contribué à nous masquer la forêt ? Au bout d'un mois, tout était rentré dans l'ordre et, cependant, tout avait changé.

  • La France a-t-elle commis plus d'erreurs que d'autres nations depuis le début de la crise en 1973? Un essai sans concessions qui s'élève au-dessus des débats politiciens.

  • Le triptyque construction européenne libérale - réduction des dépenses publiques - dérégulation ne peut continuer plus longtemps à former le socle commun de la politique économique, qu'elle soit conduite par la droite ou par la gauche, comme s'il n'y avait qu'une seule politique possible. Il nous faut, au contraire, répondre à l'urgence qui s'exprime : urgence d'un changement, urgence d'une réflexion enfin tournée vers les problèmes concrets du pays et, d'abord, vers l'emploi. Concevoir une politique différente - qui ne soit pas l'autre politique de repli sur la nation seule - exige de mener le débat ouvert en trompe-l'oeil, puis vite refermé par la campagne présidentielle de Jacques Chirac, la plus mensongère, donc la plus décevante de l'histoire de la Ve République. Où en est la France ? Quelles sont ses marges de manoeuvre ? Ses choix européens sont-ils pertinents ? Ses élites sont-elles aptes à conduire le changement ? Quels sont les axes possibles d'une stratégie pour la croissance et pour l'emploi ? Comment la gauche peut-elle proposer une politique économique, à la fois différente de celle qu'elle conduisit lors des dix années où elle exerça le pouvoir sous les deux septennats de François Mitterrand, et de celle conduite par la droite depuis 1993 ? C'est ce à quoi veut répondre ce livre. Il ne s'agit pas ici du programme du parti socialiste, mais de la libre expression d'un jeune responsable politique, qui s'interroge, qui évolue, mais qui conserve la conviction que la transformation sociale exige des analyses, des solutions audacieuses et réalistes, bref une pensée.

  • Mais qui est donc Ehud Barak ? Hier encore, personne en France n'avait entendu prononcer son nom ou presque, et voilà qu'aujourd'hui il est partout : dans les journaux, à la radio, sur toutes les chaînes de télévision. Barak, qui veut retirer l'armée israélienne du Liban ; Barak, qui tend la main à la Syrie ; Barak, qui négocie avec Yasser Arafat et parle, comme d'une évidence, d'un État palestinien ; Barak, qui promet que la paix au Proche-Orient sera une réalité à l'aube du troisième millénaire. Son nom en hébreu signifie Éclair, à l'image de sa victoire sur Benyamin Netanyahu, qu'il foudroie par un score sans appel, le 17 mai 1999, lors de l'élection au suffrage universel pour le poste de Premier ministre. Paule-Henriette Lévy et Haïm Musicant lèvent le voile sur la personnalité complexe du fils spirituel d'Itzhak Rabin, assassiné le 4 novembre 1995 pour avoir osé la paix. Ce militaire à la carrière époustouflante, né dans le kibboutz créé par ses parents, désarçonne. Ni franchement à gauche, ni tout à fait à droite, ni vraiment faucon, ni réelle colombe, laïc pétri de culture juive, tacticien de haut vol, tueur politique, pianiste de talent, l'homme est fascinant. Un jour, Amnon Lipkin Shahak, qui fut, à sa suite, chef d'état-major de Tsahal, le comparera à un missile à tête chercheuse, que rien ne peut plus arrêter lorsqu'il est mis à feu. Le missile Barak est lancé ! Pour une fois, il ne s'agit pas d'un engin de guerre, mais d'une arme de paix.

  • Un jour vient où il faut dire la vérité et libérer sa conscience. Peu importe s'il s'agit d'une affaire d'État et si l'amour s'en est mêlé. Car l'histoire des transactions secrètes entre Taïwan et la France pour la vente de six frégates contraint à ouvrir tous les placards de la République. Entre 1988 et 1991, l'opération Bravo a confondu l'argent de l'État, des affaires et de la corruption ; elle a impliqué deux des plus grandes sociétés françaises - Elf et Thomson ; elle a concerné l'un des personnages les plus influents de la République, Roland Dumas ; elle a révélé le rôle occulte d'un manieur d'hommes et d'argent, l'énigmatique Alfred Sirven. Tout cela couvert par le mystère du « secret défense ».

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Cet ouvrage est consacré à l'oeuvre inégale des partis socialistes occidentaux qui, ces dernières années, sont arrivés au pouvoir presque en même temps.

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  • - Socialisme et classes sociales - Les fondements du socialisme - Le Socialisme et les pays sous-développés - Le Socialisme et l'unification européenne - Une erreur : la politique économique - Une faute : l'expédition de Port-Saïd - Un crime : la pacification en Algérie - Le drame de la S.F.I.O.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Six mois après 20 années d'Histoire contemporaine salué par la critique comme une contribution capitale à la compréhension des choses de notre temps, Jacques Bloch-Morhange publie Le Gaullisme. Pourquoi ? Son propos n'est pas d'ajouter au florilège des biographies du plus illustre des Français vivants. Plus que de Gaulle, c'est le phénomène en résultant, le Gaullisme, qui retient son attention. Il procède d'abord à une analyse de ce phénomène politique en fonction de la société actuelle : le Gaullisme et les femmes, le Gaullisme et les notables, le Gaullisme et l'armée, le Gaullisme et les fonctionnaires, le Gaullisme et les grands patrons, le Gaullisme et les ouvriers, le Gaullisme et les paysans, etc. Après quoi, Jacques Bloch-Morhange dresse un inventaire lucide et critique de ce qui est fait et de ce qui reste à faire dans tous les domaines : enseignement, presse, livres, télévision, radiodiffusion, etc. Enfin, le dernier chapitre traite du Gaullisme et de l'avenir. Jacques Bloch-Morhange, bien souvent considéré par les observateurs comme un des « maîtres à penser » du régime s'en explique avec franchise et même brutalité : « Maître à penser, c'est beaucoup dire, écrit-il, mais certainement pas fournisseur d'alibis. ». Rédigé en quelques semaines au fil de la plume, l'ouvrage s'inspire au plus haut point de l'urgence et de la contingence : « Le général de Gaulle a tué sous lui le régime des partis. Un homme domine, de Gaulle. Un régime est né : le Gaullisme. Mais l'homme a soixante-treize ans et le régime n'est encore qu'un mot. »

  • Qu'est-ce que la citoyenneté? Comment peut-on intégrer de nouveaux arrivants dans une société qui a ses règles? Peut-on aliéner sa souveraineté dans une confédération plus large comme l'Europe?... Professeur de philosophie politique, l'auteur nous livre ses réflexions, qui reposent sur des conceptions philosophiques de la politique, de la citoyenneté, de l'Etat, ébranlant nos certitudes.

  • Le monde est livré au bulldozer du capitalisme financier et de son idéologie, l'ultralibéralisme, qui saccagent les sociétés humaines comme une mécanique aveugle. La politique n'y résiste pas : les dirigeants capitulent (quoi qu'ils en disent). La droite et la gauche se confondent. On démonte la République. À l'extérieur, on nous fabrique une fausse Europe aux ordres des marchés (et on lui sacrifie notre souveraineté). À l'intérieur, on nous fabrique une fausse démocratie confisquée par les experts (et on pousse le peuple à ne se soucier de rien). La société n'y résiste pas non plus. Panne de la famille, panne de l'école, panne de la citoyenneté, panne de la conscience nationale ; toutes nos pannes fin-de-siècle sont provoquées, ou aggravées, par la société de marché, et par son attitude (après moi le déluge) qui rend la vie absurde. Citoyen ordinaire, parlant à tous les citoyens ordinaires, je pose la question : faut-il accepter ce qui se passe ? Le peuple de droite (dont je suis issu) ne peut pas croire que l'économique suffit à tout. Le peuple de gauche ne peut pas croire que les discours officiels - qui cachent une démission - suffisent à répondre aux brutalités du marché mondial. C'est ce qui donne envie de faire la révolution : la France et l'Europe sont dans un engrenage dont il faut sortir ; sans insurrection de notre part, ce monde sera invivable ; il faut retrouver la liberté d'agir, retrouver l'arme du politique, bousculer ce qui barre notre avenir - et rouvrir les portes de l'Histoire.

  • Décembre 1997, janvier 1998 : les chômeurs prennent la parole et la rue, revendiquent une prime de Noël et une hausse immédiate des minima sociaux. Il occupent les agences Assedic, les ANPE et le paysage médiatique. C'est la cacophonie au gouvernement et dans les syndicats. Face à eux, une poignée d'organisations - l'APEIS, le MNPC, AC !, la CGT chômeurs - que tout sépare, histoire et culture, mais qui vont apprendre à coexister, revendiquer et occuper ensemble. Le mouvement des chômeurs ne surgit pas du néant. Il a une histoire, des objectifs et des troupes décidées. S'il est gros de colère et de souffrance, il représente aussi un formidable espoir pour ses participants et, au-delà, pour une société à bout de misère, de peur et d'idées. Ce livre, auquel ont été associées les organisations parties prenantes du mouvement, prétend, à sa façon, inscrire le mouvement des chômeurs dans l'histoire protestataire et politique de ce pays.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • L'aristocratie revient terriblement à la mode. Deux auteurs, eux-mêmes à particule et membres de cette étrange tribu, fins connaisseurs de ses rituels, de ses moeurs et de ses coutumes, nous entretiennent, à la manière de Daninos, des aventures, imaginaires mais vraies, du comte de Mirobert. De son berceau à sa mort, via le collège, les premières amours, le mariage, la vie de château, voici les mille et une péripéties d'un aristocrate dans la société d'aujourd'hui. Mirobert, tour à tour gai ou bougon, campagnard sur ses terres ou citadin mondain, vêtu de tweed anglais ou fagoté à la diable, caracole dans un monde bien à lui, fait à la fois de fidélité aux siens et de tentations très actuelles. Car la modernité ne fait pas irruption sans quelque bruit dans un univers qui puise, lui, ses références et ses codes dans le passé. Ses aventures sont racontées par le comte de Mirobert lui-même, enrobées de ce parfum inimitable, et sur ce ton désinvolte, qui font le charme discret de l'aristocratie d'aujourd'hui.

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