Presses de l'Université du Québec

  • L'Asie du Sud-Est est l'une des régions les plus effer­vescentes de la planète. Forte d'une population de 650 millions d'habitants et d'une croissance économique élevée, son attractivité dépasse largement les frontières asiatiques ; le monde entier s'intéresse désormais aux développements de ce territoire dont l'influence ne fera qu'augmenter dans les prochaines décennies. Son développement économique accéléré est favorable à l'émergence de nouveaux enjeux d'ordres politique, économique, démographique, territorial, social et environnemental, qui, une fois mis bout à bout, peuvent accentuer les contrastes économiques et sociaux, voire les déséquilibres d'une région soumise aux défis de l'intégration.

    Le présent ouvrage brosse un tableau des différentes dynamiques de l'Asie du Sud-Est. Sans être exhaustif, ce portrait prend appui sur les trajectoires suivies depuis un demi-siècle et fournit des clés de compréhension des problématiques actuelles. Il consiste en une analyse pluridisciplinaire de l'Asie du Sud-Est contemporaine dans sa globalité. Si chaque thème abordé offre l'occasion de se pencher plus particulièrement sur un des pays de la zone (car d'importantes disparités subsistent parfois entre les pays), c'est l'approche régionale et transversale qui reste privilégiée, afin de mettre en relief les réalités qui sont celles de l'Asie du Sud-Est.

    Cet ouvrage s'adresse aussi bien aux chercheurs et aux étudiants qu'aux journalistes, ainsi qu'à toute personne curieuse de découvrir l'Asie du Sud-Est d'aujourd'hui.

    Barthélémy Courmont est maître de conférences à l'Université catholique de Lille, où il est responsable du master d'histoire - relations internationales, et directeur de recherche à l'Institut de relations internationales et stratégiques, où il s'occupe du pôle Asie-Pacifique. Il est corédacteur en chef d'Asia Focus.

    Éric Mottet est professeur de géopolitique au Département de géographie de l'Université du Québec à Montréal, codirecteur de l'Observatoire de l'Asie de l'Est, directeur adjoint du Conseil québécois d'études géopolitiques ainsi que chercheur associé à l'Institut de recherche sur l'Asie du Sud-Est contemporaine.

  • Pourquoi le Québec est-il si actif sur la scène internationale ?

    Qu'adviendra-t-il de la diplomatie catalane suite à la répression du mouvement sécessionniste par Madrid ? Comment expliquer la normalisation de la diplomatie flamande ?

    Le présent ouvrage propose un portrait comparatif et actualisé de la diplomatie des nations dites « minoritaires », communément entendue sous le vocable de « paradiplomatie identitaire ». Il jette un regard novateur sur les relations internationales des États non souverains en étudiant l'influence du nationalisme minoritaire sur la politique extérieure. Rassemblant les contributions de spécialistes de renom, il examine les plus récentes activités de l'Écosse, de la Catalogne, de la Flandre, de la Wallonie, du Pays basque et du Québec.

    Il se dégage un constat commun de l'étude de ces États : plus que la mondialisation ou le régime constitutionnel dans lequel ils évoluent, c'est le nationalisme qui s'avère être la force structurante et l'élément déterminant de l'intensité et de la nature de leur diplomatie. Ainsi, au gré des dynamiques nationalistes et intercommunautaires, certaines nations non souveraines ont cherché à éprouver les limites de leur cadre constitutionnel ou sont devenues porteuses de revendications sécessionnistes. D'autres, par pragmatisme ou par nécessité, se sont recentrées sur des objectifs fonctionnels au détriment de leur dimension identitaire, allant parfois jusqu'à accroître significativement leur degré de coopération avec l'État souverain et leur niveau de conformité aux lois constitutionnelles. Cet ouvrage offre ainsi une grille d'analyse de la trajectoire que prennent plusieurs nations non souveraines sur la scène internationale.

  • Les tensions en mer de Chine méridionale sont bien ancrées dans l'actualité internationale, cristallisées autour des luttes que se livrent six pays asiatiques (dont quatre pays d'Asie du Sud-Est) pour le contrôle d'espaces maritimes et insulaires. La rivalité entre les pays d'Asie du Sud-Est et la Chine ne peut être appréhendée qu'à la lumière des incidents récents. Plus qu'une simple dispute territoriale, elle expose des situations maritimes et frontalières multiples, enchevêtrées et incompatibles. Si la position chinoise est bien connue (sans être pour autant légitime), les raisons qui permettent aux pays d'Asie du Sud-Est de reven­diquer des territoires en mer de Chine méridionale le sont un peu moins.

    Qu'en dit le droit international ? Quels sont les enjeux politiques, économiques et géopolitiques de ces conflits ? Nous dirigeons-nous vers une impasse militaire ou vers une solution politique ? Quels sont les arguments et les demandes des pays d'Asie du Sud-Est ? Quels sont les desseins de la Chine, et quelles sont les répercussions de ceux-ci sur les politiques de voisinage en Asie du Sud-Est ?

    Faisant appel à des expertises croisées, le présent ouvrage répond à ces questions et cherche à montrer dans quelle mesure les conflits actuels s'arti­culent autour de paradigmes aux contours encore mal définis. Il est appelé à devenir une référence incontournable dans le domaine.

  • L'usage de la science-fiction comme un laboratoire pour comprendre le monde est de plus en plus fréquent pour les scientifiques de différentes disciplines, notamment des sciences humaines et sociales. Cette pratique a fait ses preuves à maintes reprises au cours des dernières années. Voilà pourquoi, au moment où les médias ont ramené à l'avant-scène l'oeuvre phare de Frank Herbert, Dune, quelques-uns se sont sentis interpellés. Voilà un terrain riche pour étudier des phénomènes contemporains et en tirer des enseignements!

    Regroupant les textes de chercheuses et de chercheurs provenant de divers champs d'études - politique, physique, philosophie, génie, religion, environnement, sociologie -, le présent ouvrage a comme objectifs de faire «parler» le plus possible l'oeuvre littéraire, d'établir des ponts concrets et directs entre elle et les débats de société d'aujourd'hui, de même que de donner un nouvel éclairage aux problèmes auxquels les humains sont confrontés ou auxquels ils auront à faire face dans un avenir proche. Y sont abordés en complémentarité le déni et les dépendances technologiques, la place de la religion dans la gouverne des sociétés, l'évolution du pouvoir des femmes, l'interdépendance entre les humains et leur environnement, de même que l'évolution des régimes politiques et leur influence sur les communautés qui les voient naître et mourir. Les autrices et auteurs s'interrogent, à partir d'angles variés, sur ce que l'univers de Dune peut nous enseigner sur notre propre devenir.

    Cet ouvrage s'adresse tant aux spécialistes de l'analyse des représentations dans la science-fiction qu'aux amateurs du genre et aux grands admirateurs de Dune. Nous croyons qu'en plus d'en tirer des enseignements pour approfondir leur compréhension de notre monde, les lecteurs et les lectrices pourront découvrir - ou redécouvrir - la richesse de l'oeuvre de Frank Herbert.

    Isabelle Lacroix est professeure agrégée à l'Université de Sherbrooke et directrice de l'École de politique appliquée depuis 2015. Elle est aussi la codirectrice de l'axe Impacts, usages et société de l'Unité mixte internationale - Laboratoire nanotechnologies et nanosystèmes. Elle a codirigé en 2016 D'Asimov à Star Wars: représentations politiques dans la science-fiction.

  • Les territoires sont soumis à des phénomènes sociodémographiques, économiques, environnementaux et culturels qui obligent les gouvernements et les administrations publiques à sans cesse réviser et ajuster leurs politiques, programmes et services. C'est notamment au moyen de ce que l'on appelle les « instruments de l'action publique » que les gouvernements matérialisent leurs intentions et leurs interventions sur le territoire. Ces instruments sont de plusieurs types : légal et réglementaire, fiscal et financier, nodal et informationnel, collaboratif et organisationnel.

    En plus d'une introduction générale sur ce que sont, font et changent les instruments de l'action publique, cet ouvrage compte 13 études de cas - produites par des chercheurs québécois, canadiens et européens - sur le rôle que jouent ces instruments dans l'aménagement, le développement et la gestion des territoires. Il offre en quelque sorte un regard à la fois théorique, empirique et pratique sur des objec­tifs, processus, formes, effets et perspectives de développement de l'instrumentation de l'action publique.

    S'inscrivant dans la continuité de travaux reconnus (dont ceux de Hood, Howlett, Halpern, Lascoumes et Le Galès) et de l'ouvrage qui lui est complémentaire, Les instruments de l'action publique et les dispositifs territoriaux (L'Harmattan, 2016), ce livre intéressera les décideurs publics, les chercheurs et les citoyens qui veulent mieux comprendre les multiples enjeux et défis liés aux territoires.

  • Quels sont les liens de dépendance entre les médias et les pouvoirs politiques et économiques? Quel est le rôle politique des médias? En complet porte-à-faux avec le discours romantique du journaliste valeureux et prêt à défendre la vérité, on le retrouve ici plutôt enserré dans un ensemble de contraintes organisationnelles, dont certaines, comme les logiques économiques de concentration et de marchandisation, lui apparaissent «naturelles».

  • Une revue exhaustive des 30 principaux défis auxquels sont confrontées l'agriculture et l'alimentation mondiales en 2009. Pour chacun, une mise en situation accompagnée d'une brève étude de cas.

    S'ajoute à ce constat, l'opinion de 23 experts, aux champs d'expertise variés et dont les connaissances couvrent la quasi-totalité du globe, qui ne se contentent pas de soulever des problèmes mais proposent aussi des solutions qui permettraient de mieux nourrir l'humanité.

  • En concordance avec les conclusions des études sur la coopération internationale, l'auteure constate que les acteurs du Nord et du Sud construisent de véritables partenariats en adoptant des mécanismes d'arbitrage du pouvoir par lesquels la légitimité des organisations non gouvernementales du Sud permet aux organisations de coopération internationale du Nord de justifier leur raison d'être vis-à-vis leurs membres, leurs donateurs et leurs bailleurs de fonds.

  • La diversité ethnoculturelle est maintenant une réalité québécoise. Une étude a analysé les transformations des politiques publiques canadienne et québécoise d'aménagement pour répondre à cette nouvelle diversité, ainsi que les revendications des organisations non gouvernementales (ONG) à la défense des droits des immigrants et des minorités racisées et, en particulier, des associations arabo-musulmanes.

  • Plus que jamais, les instances gouvernementales (fédérales, provinciales, municipales ou internationales) sont soumises à des impératifs d'optimisation de leurs politiques et de leurs programmes. Pour ce faire, l'évaluation devient un levier incontournable pour juger, réviser, ajuster et réinventer les politiques publiques. La mesure de la performance de l'action gouvernementale amène cependant son lot de pressions et de contingences avec lesquelles les évaluateurs doivent composer pour mener à terme leurs évaluations avec la rigueur et l'éthique requises.

    Cet ouvrage traite de la praxis de l'évaluation et de la révision des politiques publiques. Des évaluateurs et des experts de ce champ d'expertise explorent la nature et l'ampleur des défis auxquels sont confrontés les évaluateurs et les gestionnaires au Québec, au Canada et à l'international. Ils offrent des réponses inspirantes, transférables et adaptables aux exigences de la pratique évaluative dans divers secteurs d'intervention (la santé, le développement régional et international, l'innovation, le transfert de connaissances, etc.). Pas moins d'une trentaine d'approches évaluatives sont présentées, dont les évaluations formatives, sommatives, « ascriptives » et complexes pour n'en citer que quelques-unes.

    Les enseignements tirés de la lecture de ce livre seront d'une grande utilité pour renforcer les compétences évaluatives, améliorer les rapports d'évaluation ainsi que maîtriser, d'une part, les contraintes liées aux coûts, aux pressions politiques et aux délais requis par une évaluation rigoureuse et, d'autre part, la professionnalisation et la synchronisation de l'évaluation avec les impératifs des processus budgétaires, les ressources disponibles et les compétences en présence.

  • Le présent livre vise à expliquer les raisons de l'implication des gouvernements et des acteurs non-gouvernementaux américains dans la campagne visant à mettre en oeuvre des clauses sociales dans les accords commerciaux. La clause sociale telle que défendue par les États-Unis est le fruit d'une tradition intellectuelle, politique et militante fortement ancrée chez eux : le libéralisme réformiste. Un réseau d'acteurs progressistes, la coalition travailleurs-­libéraux, a défendu ce projet politique.

    Durant les années qui ont suivi le New Deal, puis dans les années 1980, cette coalition a usé de son influence pour pousser à inclure des clauses sociales dans l'agenda commercial américain. Ce projet de clause sociale est intimement lié à deux principes à la base de la politique commerciale des États-Unis et du système commercial multilatéral (SCM) : la réciprocité et l'équité.

    Malgré cet effort, les Américains ne sont jamais parvenus à ­intégrer la clause sociale dans l'agenda du General Agreement on Tariffs and Trade (GATT), puis de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Les États-Unis ont de ce fait été dirigés dans deux voies : le changement de forums et le bilatéralisme, et ce, avec des succès mitigés. Cette campagne a permis de faire progresser les droits des travailleurs dans la hiérarchie des priorités internationales. Toutefois, l'agenda de la clause sociale confronte encore la méfiance des pays en développement. Si la clause sociale a fait des progrès depuis 30 ans, l'agenda des entreprises continue lui aussi à avancer, ce qui fait que l'écart entre les droits de celles-ci et ceux des travailleurs est loin d'avoir été comblé.

  • L'État, construit social par excellence, a dû changer et doit continuer de s'adapter dans un monde qui est en pleine redéfinition, d'où l'intérêt d'étudier son évolution et celle de son administration. C'est ce type de réflexions qu'a mis en valeur le colloque organisé pour commémorer le cinquantenaire des échanges que le Québec a entretenus avec l'École nationale d'administration (ENA) en France. Réunissant praticiens et universitaires des deux côtés de l'Atlantique, il a permis de sonder l'évolution de l'action étatique au fil de ce demi-siècle, dans quatre secteurs névralgiques portés par les administrations publiques : l'éducation, la santé, la décentralisation territoriale et l'économie. Pour chaque thème, des praticiens, anciens de l'ENA, Français et Québécois, ont exposé leur lecture de cette évolution. Leur contribution a été alimentée, à la base, par des analyses comparatives France-Québec préparées par des professeurs de l'École nationale d'administration publique (ENAP).

    Ces analyses sont rassemblées dans le présent ouvrage afin d'élargir la discussion. C'est une invitation qui est lancée aux personnes qui les consulteront de poursuivre le travail d'adaptation et de réflexion que ces experts ont commencé. Certaines le feront par rapport à un domaine particulier ou à quelques-uns d'entre eux. D'autres joueront la carte de la vision d'ensemble. Quelle que soit l'approche qui sera réservée à ces analyses, elles demeureront une source riche pour qui veut mettre en perspective là où en sont nos administrations publiques dans des domaines qui occupent une bonne part des efforts gouvernementaux.

  • Le présent ouvrage a pour but de réconcilier théoriciens et praticiens, spécialistes et profanes, en invitant les lecteurs à « se rapprocher » d'un sujet souvent considéré à tort comme relevant des seuls « initiés ». Au service de Nouvelle politique étrangère, son devancier, il vise à en faciliter la compréhension, en prenant en considération la complexité d'un domaine instable et en mutations constantes. Cette instabilité justifie le caractère évolutif du langage utilisé. Tout en essayant de gérer les incertitudes liées à cette évolution, les auteurs de ce guide lexical ont voulu rendre intelligibles et situer dans des situations diplomatiques concrètes les concepts et termes traités dans Nouvelle politique étrangère et ailleurs.

    Ce guide se veut en définitive un pari : fédérer la contribution d'une douzaine d'auteurs aux sensibilités et univers culturels divers et en arriver à une convergence de vues et de sens sur les termes parmi les plus centraux de la politique étrangère. Les lecteurs y trouveront des béquilles nécessaires leur permettant de réaliser, au terme de leur explo­ration de Nouvelle politique étrangère, que le domaine que les auteurs ont tenté de vulgariser ne leur est pas aussi « étranger » que cela, bien que la politique étrangère reste une étrange politique.

  • Dans nos sociétés dites postfactuelles, il importe de comprendre et de simplifier la pensée des philosophes qui ont réfléchi au pluralisme pour développer un regard critique face aux sophismes ou aux raccourcis intellectuels véhiculés. Il faut mettre à l'épreuve des faits les multiples affirmations des dirigeants et des analystes politiques. Cela dit, alors qu'on célèbre en 2017 le 150e anniversaire de la fédération canadienne, l'heure est également au bilan de la coexistence des différents partenaires de l'association politique.

    Le présent ouvrage propose une analyse théorique, empirique et normative des débats qui portent sur l'aménagement de la diversité ethnoculturelle et sociétale dans les démocraties libérales contemporaines. Animé par un désir de clarification conceptuelle des outils permettant d'interpréter le langage complexe du multiculturalisme, de l'interculturalisme, du nationalisme et du fédéralisme, l'auteur s'adresse à la fois au monde universitaire et aux citoyens engagés.

    Adoptant une posture critique et normative, l'auteur veut repenser les fondements du fédéralisme canadien, de sorte que le Canada soit véritablement ouvert à la diversité issue de l'immigration, mais aussi à celles de la nation mino­ritaire québécoise, des nations autochtones, sans oublier celles de la minorité nationale anglophone du Québec et du groupe anglophone majoritaire au Canada.

  • Transition pour certains, rupture pour d'autres, l'envahissement du cyber­espace dans nos vies soulève plusieurs questions. Il est rare, dans l'histoire de l'humanité, de constater qu'une innovation technologique transforme autant et en si peu de temps le quotidien des individus, mais aussi les façons de gouverner ou d'analyser le monde. Le présent ouvrage part du constat que nous vivons actuellement une véritable « cybérisation » individuelle et collective. Il souhaite ainsi appréhender les changements sociaux et politiques qu'implique la présence grandissante du cyber­espace dans nos vies. Ce livre répond à trois questionnements généraux :

    1 Quels sont les changements sociaux et politiques induits par l'arri­vée, puis l'omniprésence, du cyberespace dans les sociétés occi­den­tales ? Sont-ils nombreux et quelles sont leurs répercussions sur le plan politique ?

    2 Le cyberespace a-t-il aussi provoqué des changements dans la pratique scientifique des politologues ? Par exemple, de nouveaux objets ont-ils intéressé la science politique ?

    3 Les nouvelles technologies ont-elles augmenté les capacités de nos outils de recherche ? Si oui, faut-il adapter les méthodes de recherche et leurs techniques à cette nouvelle réalité ? Comment le faire ?

    Ce livre expose, entre autres, les changements qu'apporte le cyberespace à l'étude et à la pratique des sciences sociales en général et de la science politique en particulier, mais aussi aux objets d'études de ces domaines.

  • «Le défi de changer les choses»... C'est ainsi que Paul Gérin-Lajoie, figure phare de la Révolution tranquille, résume son engagement public. Mais si c'était plus...Jeune avocat brillant, il veut contribuer à l'éveil du Québec d'après-guerre. Lettré, formé dans les grandes universités, ce citadin milite, puis se met au service d'une population rurale pour articuler ce rêve de façon concrète. Élu, il disposera des ressources qui lui permettront d'être porteur du changement souhaité. Et toujours, la parole est présente, expression de la foi en des façons meilleures de faire et de la capacité de convaincre. Cet ouvrage regroupe quelques-uns des discours les plus significatifs de Paul Gérin-Lajoie, illustrant les grands jalons de son action, entre 1948 et 1969: dans le monde de l'éducation. Là sera son plus grand combat, son engagement continu; par rapport à la place du Québec dans le Canada au moment où les positions d'un gouvernement fédéral centralisateur et d'un Québec autonomiste s'affrontent; en lien avec la vie politique et partisane dans une formation émergente; à la base de la définition de l'action internationale autonome d'un État fédéré, le Québec, et d'institutions multilatérales, aujourd'hui la Francophonie.

    Plus qu'un florilège, cette anthologie est un fil d'Ariane permettant une meilleure compréhension de la Révolution tranquille - définie comme dans aucun autre ouvrage - et de l'un de ses acteurs les plus influents, véritable porteur d'innovation sociale.

  • Histoires de communication politique est le premier ouvrage en français qui utilise à la fois l'analyse sociopolitique et la dimension communicationnelle pour comprendre des événements historiques constitutifs des rapports de pouvoir, et ce, du XIXe siècle à nos jours. Les multiples histoires politiques présentées ici traitent de phénomènes comme la recherche de soutien populaire en temps d'élection ou de guerre, la persuasion, le déséquilibre mondial de l'information, le développement des technologies de communication, l'intérêt pour les mégadonnées et l'institutionnalisation des pratiques de communication.

    Les dix premières études portent sur les méthodes et les pratiques utilisées par les acteurs politiques pour promouvoir leurs idées et leur image. Allant de Jackson à Trump en passant par Coolidge, Roosevelt, Kennedy, Nixon, Obama, Hitler et Duplessis, ces analyses présentent les contextes sociaux, institutionnels et partisans illustrant et expliquant la manière dont se mettent en place les dispositifs de communication. Certains chapitres portent un regard en « gros plan » sur les événements (comme celui sur la trudeaumanie en 1968), tandis que d'autres, en « plan général », embrassent plusieurs décennies (comme celui sur les fuites en politique étrangère américaine).

    Les histoires politiques présentées ici ne sauraient épuiser notre compréhension de la communication politique. Aussi, les sept chapitres suivants font le point sur l'état des savoirs dans divers domaines : opinion publique, communication interpersonnelle, marketing, communication électorale, représentation médiatique des femmes en politique et des autochtones au Canada, etc.

    Cet ouvrage intéressera tant les étudiants universitaires que les chercheurs, les journalistes et autres communicants.

  • Le Québec est un territoire composé d'une diversité d'espaces urbains, ruraux, régionaux, métropolitains, côtiers et nordiques. Il est en mouvance : polarisation des lieux à différents degrés, érosion de zones rurales et urbaines, extension des lisières périurbaines, densification de nouvelles formes territoriales. La politique publique québécoise tente de saisir et de comprendre globalement les contextes territoriaux particuliers et évolutifs afin d'y appliquer des mesures en ce qui a trait à l'aménagement d'infrastructures et d'équipements, à la gestion de biens et de services collectifs et au soutien aux initiatives économiques, sociales et culturelles.

    Les textes rassemblés dans le présent ouvrage jettent une nouvelle lumière sur la politique territoriale du Québec, sur son évolution autant que sur ses limites. Des experts universitaires y modélisent les tenants et aboutissants du chemin parcouru dans ce domaine au cours des dernières décennies. Ils proposent de solides perspectives d'analyse ainsi que des options concrètes pour l'amélioration des actions et des interventions publiques territorialisées.

  • À l'aube du XXIe siècle, l'opportunité de la solution fédérale semble faire débat. Les revendications séparatistes, hier cantonnées aux États africains et asiatiques, et qui avaient déjà conduit bon nombre de fédérations à disparaître dans les années 1960, font un retour en force sur la scène politique. Aucun continent n'est épargné. L'idéal de l'État-nation demeure, et bien des peuples minoritaires ne semblent plus trouver leur compte au sein des unions fédérales existantes. Mais l'irrédentisme révèle aussi le volet politique d'une crise plus profonde du fédéralisme. Oubliant leurs promesses originelles, les États fédéraux se sont progressivement « unitarisés ». Au point qu'il est permis de se demander s'il existe une loi de centralisation du fédéralisme. Quoi qu'il en soit, bon nombre d'entre eux ont échoué à offrir à leurs minorités nationales une garantie efficace contre l'assimilation qui les menace.

    Les États fédéraux ont refusé de se concevoir à l'image d'une union plurinationale. En effet, les théoriciens du fédéralisme et du libéralisme ont d'abord exclu le modèle multinational. L'homogénéité politique, linguistique et nationale a été érigée par les pères du fédéralisme en une condition de viabilité de l'union. C'est pourtant cette homogénéité qui porte la responsabilité de la centralisation progressive des États fédéraux. Réserver le statut de nation au seul peuple fédéral a pour effet de déclasser les identités politiques constitutives de la fédération en les renvoyant à une simple manifestation de folklore culturel. Et c'est en réaction à cette dite perte d'identité et d'autonomie que répondent les revendications séparatistes québécoise, flamande ou catalane. Fort heureusement, le XXe siècle a connu un renouvellement de la théorie fédérale qui permet désormais de penser la Fédération comme une véritable union de peuples, comme une fédération plurinationale. Christophe Parent est maître de conférences à l'Université de Poitiers (France). Il est membre de l'Institut de droit public de cette université et de la Chaire de recherche du Canada en études québécoises et canadiennes. Ses travaux portent principalement sur le fédéralisme. Il a publié en 2011 un ouvrage intitulé Le concept d'État fédéral multinational. Essai sur l'union des peuples.

  • Existe-t-il un droit de sécession ?

    Voilà une question dont l'issue pourrait bien redessiner la carte du monde. Il y a de cela un demi-siècle, les démocraties occidentales regardaient avec distance le séparatisme endémique dont souffraient les pays en voie de développement. Mais désormais, plus personne n'est à l'abri. Le Canada, l'Espagne, la Belgique et le Royaume-Uni ne le savent que trop bien. Le Québec a ouvert la voie, bientôt suivi par le Pays-Basque et la Catalogne, la Flandre et l'Écosse.

    Traditionnellement, les gouvernements fédéraux opposent un argument d'autorité à ce type de revendication séparatiste. La théorie fédérale soutient, depuis la guerre civile américaine, que la sécession est illégale. On considère d'ailleurs souvent qu'en dehors de l'Union soviétique et de la Yougoslavie, aucun grand État fédéral n'a consacré de droit de sécession. Et l'on sait ce qu'il est advenu de ce « droit » dans ces deux pays. Les manuels de droit constitutionnel prolongent cette orthodoxie : c'est par son interdiction qu'ils distinguent l'État fédéral de la confédération d'États et de son droit de retrait.

    Mais on pourrait remettre en cause un présupposé juridique aussi classique que celui-ci. En réalité, une étude approfondie révèle une tout autre histoire du fédéralisme. Si les confédérations grecques, américaines, allemandes, hollandaise ou suisse ne reconnaissaient aucun droit de retrait, une dizaine d'États fédéraux ont consacré par le passé ou reconnaissent aujourd'hui un droit constitutionnel de sécession. Parallèlement, l'histoire du fédéralisme regorge de tentatives séparatistes. L'issue de la guerre civile américaine ne peut donc pas dicter sa loi aux principes fédéraux. Il est ainsi essentiel de déterminer si ceux-ci soutiennent l'existence d'un droit de sécession ou s'ils le rejettent. Christophe Parent est maître de conférences à l'Université de Poitiers (France). Il est membre de l'Institut de droit public de cette université et de la Chaire de recherche du Canada en études québécoises et canadiennes. Ses travaux portent principalement sur le fédéralisme. Il a publié en 2011 un ouvrage intitulé Le concept d'État fédéral multinational. Essai sur l'union des peuples.

  • Le présent ouvrage offre un regard critique sur les politiques autochtones du Canada qui nous permettra de constater les avancées politiques et sociales obtenues par les peuples autochtones depuis les dernières décennies, mais aussi les limites imposées par l’État canadien, qui constituent autant d’apories. Il y a ainsi une contradiction entre la reconnaissance du statut de «nation» et du droit à l’autonomie gouvernementale et la volonté du gouvernement fédéral et des provinces de baliser considérablement ce droit, ce qui laisse peu de marge de manœuvre à l’expression d’une souveraineté autochtone. Pour appréhender ces paradoxes, après une présentation de l’histoire des relations entre le Canada et les peuples autochtones et de l’état du droit autochtone, ce livre analyse les différentes politiques autochtones du Canada et des provinces ainsi que certaines expériences de mise en œuvre de l’autonomie politique. Finalement, une comparaison de ces politiques avec celles de trois pays de traditions coloniales et juridiques similaires, soit les États-Unis, la Nouvelle-Zélande et l’Australie, permet de les mettre en perspective.

    Cet ouvrage donnera aux lecteurs l’occasion de se familiariser davantage avec les politiques autochtones et de mieux comprendre l’évolution de la relation des Canadiens avec les peuples autochtones qui ont été leurs premiers alliés et partenaires et qui, après plus de 150 ans de politiques de soumission, essaient de renouveler ces anciennes alliances mais demeurent souvent méconnus, créant ainsi non pas deux, mais de multiples solitudes au sein du Canada.

    Thierry Rodon est professeur agrégé au Département de science politique de l’Université Laval et titulaire de la Chaire de recherche sur le développement durable du Nord. Il est également directeur du Centre interuniversitaire d’études et de recherche autochtones (CIÉRA), et il dirige MinErAL, un réseau international de recherche sur les relations entre les industries extractives et les communautés autochtones. Auteur de nombreuses publications sur les politiques autochtones, les traités et l’autonomie gouvernementale au Canada, il étudie les politiques autochtones et nordiques au Canada et dans le monde circumpolaire.

  • Si plusieurs décollages économiques locaux, souvent fulgurants, ont permis aux régions de constituer 17 % de la population du Québec en 1960, celles-ci n'en représentent plus que 10 % aujourd'hui. La périphérie est demeurée économiquement immature, avec peu de diversification industrielle, et ce, malgré une extraction massive de matières premières livrées sur le marché mondial ainsi qu'une politique publique vigoureuse qui a contribué à la tertiarisation de l'économie tout en construisant un cadre de vie de qualité. Depuis quelques décennies, les régions vivent une véritable transition alimentée par l'intensification technologique, l'épuisement de certaines ressources naturelles, la hausse du niveau d'éducation, la sensibilisation environnementale, l'éveil des populations autochtones, la mobilité croissante des travailleurs, la montée en importance du secteur tertiaire supérieur et l'affirmation de l'acceptabilité sociale des grands projets. Ces avancées régionales doivent aboutir à un nouveau grand cycle de développement au sein de la « société du savoir ».

    Le présent ouvrage dresse le tableau des efforts consentis par les pouvoirs publics pour occuper, aménager, gouverner et développer les régions du Québec. À partir de perspectives théorique, historique et comparative, l'auteur étudie une douzaine de leviers, activés par cinq décennies de politiques publiques. Quels sont les résultats de ces actions ? Quels ressorts sont encore disponibles ? Quelles sont les options d'avenir pour les régions ?

    Cet examen attentif permet à l'auteur de dégager de nombreux constats en ce qui concerne, entre autres, la polarisation, la décentralisation, la prise en main, l'innovation, les partenariats autochtones, la planification et la gouvernance. Au fil de son analyse, il propose des solutions en faveur des nouvelles interventions publiques qu'il juge nécessaires.

    Marc-Urbain Proulx est professeur en économie régionale à l'Université du Québec à Chicoutimi et directeur scientifique du Centre de recherche sur le développement territorial. Il a été sous-ministre associé aux Régions du gouvernement du Québec de 2012 à 2014.

    Avec la collaboration de Simon Gauthier.

  • L'État québécois a beaucoup évolué depuis les 60 années qui le séparent de la Révolution tranquille. Il a d'abord vécu une importante période d'expansion - comme en témoigne la création de multiples ministères et sociétés d'État - pour ensuite connaître des vagues de réformes ayant pour objectif de diminuer les pressions sur les finances publiques. De nos jours, le concept d'« État québécois » fait référence à une réalité complexe, comprenant de nombreux domaines et instruments d'intervention - comme des ministères ou des sociétés d'État - et, finalement, des moyens, notamment financiers, considérables.

    Pour rendre compte de cette complexité, le présent ouvrage couvre plusieurs secteurs, tout en accordant une attention particulière aux sujets de l'administration publique, de la santé, de l'économie et de l'environnement, des finances publiques et enfin de l'éducation. Ces thèmes - qui correspondent aux cinq parties de cet ouvrage - sont détaillés et analysés en profondeur grâce à la collaboration de spécialistes de renom. En conclusion, le lecteur trouvera les résultats d'une enquête d'opinion réalisée auprès des Québécois afin de connaître leur perception sur les différentes questions traitées dans cet ouvrage.

    Robert Bernier, Ph. D. en science politique, est professeur associé à l'École nationale d'administration publique (ENAP). Auteur de plusieurs ouvrages sur la politique canadienne et québécoise, il a notamment été secrétaire particulier du ministre québécois de l'Industrie et du Commerce (1975-1976), conseiller spécial du ministre de la Défense nationale (1980-1983) et sondeur pour le gouvernement du Canada (1993-2001).

    Stéphane Paquin est professeur titulaire à l'ENAP. Il est directeur du Groupe de recherche et d'études sur l'international et le Québec. Il a rédigé, corédigé ou dirigé 28 livres ou revues scientifiques et publié plus d'une centaine d'articles sur l'économie politique internationale et comparée, sur la réforme de l'État et la social-démocratie, sur la politique internationale des États fédérés ainsi que sur le Québec en comparaison.

  • Comment les États font-ils face à la complexité croissante de la société ? Quelles solutions trouvent-ils au travail en vase clos pour affronter les enjeux actuels et améliorer les services aux citoyens et aux entreprises ? Ont-ils la capacité d'adapter leurs institutions à ces défis ? Le lecteur trouvera des pistes de réponse à ces questions dans le présent ouvrage, consacré à la coopération interorganisationnelle (IO) et à la coordination dans l'État québécois, vues sous l'angle de l'encadrement formel, de son évolution depuis la Révolution tranquille jusqu'au début du XXIe siècle et en comparaison avec sept pays de l'Organisation de coopération et de développement économiques.

    En plus d'exposer les mécanismes, les instruments et les types de relations IO mis au point par l'État, ce livre met en lumière le rôle clé qu'y jouent les députés non membres du gouvernement et certains ministres et acteurs de la haute direction administrative. Il révèle aussi les facteurs externes et internes qui ont influencé l'évolution de ces relations. Deux chapitres tirent de ces réflexions des enseignements pour les acteurs politiques et administratifs québécois confrontés au quotidien à des enjeux de coopération IO et de coordination. L'ouvrage propose enfin des suggestions pour l'évolution du cadre de gestion gouvernementale et quelques outils pour les praticiens de la gestion publique.

    Cet ouvrage pourra être utile aux élus, aux dirigeants politiques, au personnel politique, aux hauts fonctionnaires, aux cadres et aux autres acteurs concernés par la coordination et la coopération IO au sein du secteur public. Il fournit également des repères uniques aux étudiants, aux professeurs, aux chercheurs et aux acteurs en coopération qui s'intéressent à ces questions.

    André Bazinet a travaillé durant 35 ans dans la fonction publique québécoise, dont 27 années comme gestionnaire dans des mandats liés à l'évolution du cadre de gestion des ressources humaines. À la retraite, tout en accomplissant des mandats pour des ministères et organismes, il a obtenu un doctorat de l'École nationale d'administration publique, où il est actuellement chercheur associé au Centre de recherche sur la gouvernance (CERGO). Les thèmes de la coopération IO, de la coordination et de la gestion des ressources humaines prédominent dans ses recherches et interventions.

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