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  • Une vie

    Simone Veil

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    • 31 Octobre 2007

    C´est un événement. Simone Veil accepte enfin de se raconter à la première personne. De son enfance niçoise dans une famille juive complètement assimilée, et de sa déportation à Auschwitz avec sa mère et l´une de ses soeurs en mars 1944, jusqu´à ses fonctions les plus récentes, elle a su s´imposer comme une figure singulière et particulièrement forte dans le paysage politique français. Femme libre s´il en est, elle a exercé le pouvoir sans jamais le désirer pour lui-même mais pour améliorer, autant qu´elle l´a pu, les conditions de vie de ses concitoyens : à l´administration pénitentiaire, puis au ministère de la Santé dans le gouvernement Chirac sous la présidence de Valéry Giscard d´Estaing - c´est là qu´elle fait voter, contre son camp, la loi sur l´IVG ; à la présidence du Parlement européen, où elle se montre capable de tenir tête au Premier Ministre français, Raymond Barre ; comme ministre des Affaires Sociales, de la Santé et de la Ville dans le gouvernement dirigé par Balladur et présidé par François Mitterrand ; au Conseil constitutionnel ainsi qu´à la Fondation pour la mémoire de la Shoah. Fidèle à ce qu´elle estime être la fonction des rescapés des camps de la mort, elle a témoigné, chaque fois qu´elle l´a pu, en France comme partout, de son expérience d´Auschwitz. Mais cette femme de mémoire n´est jamais nostalgique, jamais passéiste, elle n´a souci que du monde de demain, celui qu´elle lèguera à ses petits-enfants et à ses arrière-petits enfants dont la place est grande dans sa vie. Elle a beaucoup voyagé, rencontré la plupart des « grands » de ce monde, vécu de près les événements majeurs du XXe siècle. Elle en parle sans forcer sa voix, mais on l´entend.

  • Le vote de 2016 sur le Brexit a provoqué la stupeur dans le monde et au Royaume-Uni, généralement considéré comme l'incarnation de la mondialisation heureuse. Même si la Grande  Bretagne est un pays insulaire, très différent des États membres continentaux de l'Union européenne, et intuitivement eurosceptique, ce scrutin a en réalité marqué le début d'une ère populiste où l'expertise et les faits sont rejetés au profit des passions  souvent négatives. Les thèmes dominants exploités par des démagogues issus eux-mêmes des classes privilégiées ont été la haine des élites, le rejet de l'immigration et un réflexe identitaire profond fondé sur la nostalgie d'un âge d'or fantasmé. Cela a été révélateur d'un basculement du monde, qui a trouvé sa réplique quelques mois plus tard aux Etats-Unis avec l'élection de Donald Trump, mais aussi en Italie avec l'émergence du mouvement 5 étoiles et de la ligue de Salvini, en Allemagne avec l'arrivée d'une centaine de députés d'extrême droite de l'AFD au Bundestag, et en France avec les gilets jaunes. Pendant que l'Union européenne se défait, la Chine poursuit sa politique de puissance géoéconomique alors que les États-Unis ont initié une nouvelle guerre froide tous azimuts. La pandémie de Covid a mis en lumière et accentué ce phénomène et le monde se définit désormais par rapport à la rivalité entre ces deux géants, qui devrait être le facteur déterminant des prochaines décennies.Dans ce contexte, le Royaume-Uni malgré la proclamation d'une « global Britain » a choisi un chemin solitaire, pris en étau entre Pékin et Washington qui limitera ses choix au lieu de les augmenter. L'Union européenne doit maintenir une ligne solidaire afin de préserver sa liberté et exercer le rôle d'une puissance d'équilibre.

  • « Comment et pourquoi un populiste sans pitié, avec l'aide d'une bande de sympathisants toujours plus nombreux, a pu mettre fin à la démocratie turque au cours de la nuit du 15 juillet 2016, est une histoire longue et compliquée. Le propos de ce livre n'est pas de raconter comment nous avons perdu notre statut de démocratie, mais d'essayer d'en tirer des leçons au profit du reste du monde. »
      E. T.
    Dans ce livre vivant, passionné et provocateur, Ece Temelkuran dissèque la montée du populisme à l'international. Elle révèle les schémas, explore les causes profondes et les différentes façons dont les pays, même les nôtres, peuvent sortir de la démocratie sans s'en apercevoir.

  • Édition enrichie de trois chapitres inédits, où François Hollande évoque l'avenir de la gauche, la place de l'écologie et la question européenne.
    Pour la première fois depuis qu'il a quitté l'Élysée, François Hollande s'explique. Il tire les leçons humaines et politiques d'une expérience unique.
    Comment vit un président au jour le jour ? Comment tranche-t-il dans le feu de l'action ? Comment agit-il sur la scène internationale ? Comment a-t-il décidé, pour redresser le pays, d'encourir l'impopularité et l'incompréhension parmi les siens ?
    Face aux épreuves qui ont ensanglanté notre pays, il donne ses sentiments intimes et nous fait partager, par les portraits saisissants des principaux dirigeants du monde, les défis majeurs de la planète. Il livre des vues aiguës sur la crise
    que traverse la démocratie européenne et sur l'avenir de la gauche réformiste.
    Dans sa vie publique, comme dans les replis de sa vie privée, sans impudeur mais sans faux-fuyant, il confesse aussi ses regrets. Il révèle enfin les raisons qui l'ont conduit à ne pas se représenter et détaille les relations complexes qu'il entretient avec Emmanuel Macron.
    Un document rare sur l'exercice du pouvoir que tout citoyen et tout lecteur curieux de l'expérience humaine des grands dirigeants lira avec passion.

  • On dit parfois la politique ennuyeuse : rien de plus faux. À l'heure des réseaux et de l'info en direct, elle n'est que surprises et rebondissements, embardées et retournements. Pourquoi en laisser le récit à l'image et au son ? L'écrit ne perd pas sa fonction dans cette histoire trépidante, s'il allie rapidité et pertinence.
    Journal des innovations, Libération pouvait accueillir, mieux que d'autres journaux, les lettres politiques quotidiennes en ligne qui conteraient jour après jour l'histoire de ce macronisme inédit et virevoltant, irrésistible dans son ascension, si faillible dans son déclin. Et pourquoi s'ennuyer ? Le théâtre politique est plus souvent une comédie qu'une tragédie. Cette drôlerie, cette ironie des destins, ces sarcasmes du sort devaient tisser le récit autant que les épreuves et les drames, qui n'ont pas manqué non plus.
    Ce livre, où le rythme quotidien oblige à la légèreté et à la réflexion mêlés, est celui d'un éditorialiste critique à qui on a lâché la bride, assorti d'une postface qui tire les leçons de trois ans de révolution politique, de révoltes sociales et de destins brisés ou magnifiés.
    Devenue culte, la « Lettre politique », écrite quotidienne par Laurent Joffrin depuis 2017 sur Libé.fr, est lue par plus de 60 000 lecteurs.

  • Elle a le verbe haut et les convictions chevillées au corps. Linda Kebbab, 38 ans, gardienne de la paix et syndicaliste à Force Ouvrière, se bat dans les médias et face aux énarques de sa hiérarchie pour défendre sa corporation : cette police dénigrée, à bout de souffle et en perte de repères. Au fil des pages, cette « gardienne de la paix et de la révolte » nous emmène au coeur de son quotidien : son travail sur des propositions de loi, son écoute et son soutien auprès de collègues épuisés, son combat syndical... Et ses coups de gueule sur le ring des plateaux télé, notamment pendant la crise des gilets jaunes. Une crise sur laquelle elle revient, accusant sa hiérarchie de s'être retranchée derrière les policiers, lesquels ont pris de plein fouet une colère citoyenne... qu'ils partagent le plus souvent. Au « devoir de réserve », Linda Kebbab préfère les mots « vérité » ou « bien public », mettant au-dessus de tout cette mission de protection qui, pour elle, devrait être celle de la police. Elle revient aussi sur son parcours et brosse le portrait d'une jeune femme née de parents algériens, analphabètes, qui a grandi dans les cités de Vaulx-en-Velin et a perdu très tôt sa famille. 
    Un livre à la fois militant et personnel, touchant, énergique - nécessaire. 

  • « Pourquoi m'avoir exclue de leur histoire ? Voulaient-ils  m'épargner le rôle asservissant de gardienne du temple ?  Ou était-ce parce que je ne me montrais pas à la hauteur de  la légende ? La culpabilité du rescapé les empêchait-elle de se
    confier ? D'un commun accord, ils ne tenaient pas à me relier  à leur passé. J'aime à croire qu'ils voulaient m'en protéger. »
    Fille de Régis Debray et d'Élizabeth Burgos, dont l'aventure  commune a toujours gardé sa part de mystère, l'auteur les  raconte, comme les héros d'un film d'aventure au scénario  romantique, parfois dramatique. De Saint-Germain-des-
    Prés à Fidel Castro, le Che, les geôles boliviennes, la France  de Mitterrand, la grande histoire est intimement mêlée à la  leur, celle d'un couple, et d'une enfant, ensuite. Comment se  construire entre ces monstres sacrés dont le combat politique  et intellectuel fut l'unique obsession ? Avec la distance  d'une historienne et la curiosité d'une fille, le regard d'une  génération sur la précédente.

  • Au football, mettre la balle au centre permet de relancer l'action. En politique, c'est l'inverse : nous n'aimons pas centrer. En revanche, nous suivons sans broncher le une-deux entre la droite et la gauche, le débordement populiste par les ailes, les tirs directs du referendum et les coups de boule du coup d'État. Pourtant, il faut l'admettre : depuis 1789, on a joué au centre plus souvent qu'on croit et qu'on nous l'enseigne. 
    De Mirabeau à Macron en passant par Ferry, Queuille, Barre ou Bayrou, cet essai visite le parent pauvre des discours et des études sur notre vie politique : la centralité, si souvent raillée par les prétendus esprits forts, mais toujours vivace dans une France contemporaine qu'on croit, à tort, si éternellement révolutionnaire et divisée qu'elle ne peut pas donner à la position médiane une légitimité populaire et une onction de souveraineté. 
    Pendant plus de deux siècles, pourtant, des hommes ont joué à contre-pied de « la » droite comme de « la » gauche, du conservatisme étroit, du progressisme délirant ou de l'appel au peuple vengeur. Loin d'être des mollassons ou des vaincus d'avance, ils ont été des volontaires du bien commun et de l'intérêt général qui ont mouillé le maillot pour gouverner au mieux plutôt que d'imposer des solutions partisanes et bellicistes. Ils ont montré qu'en politique, le droit et la raison, l'équité et la solidarité ne sont pas toujours à la merci des idéologies casquées, du bloc contre bloc, des fronts vite disloqués, des majorités impotentes et des alternances sans projet. Voici leur histoire.

  • Un président ne devrait pas dire ça... » Cette phrase, François Hollande nous l'a lâchée, un jour d'exaspération. Il s'agaçait, alors, de voir la presse ausculter de trop près sa relation avec ses femmes, Ségolène, Valérie, Julie... Nous avons passé cinq années dans le sillage du chef de l'État, en sa compagnie, sans conseiller, sans témoin. Juste lui et nous. Avec une double exigence : pas de langue de bois, encore moins de propos « off the record ». C'était la condition impérative. Pas de relecture, non plus, de ses « confessions », évidemment, et le recueil de confidences de ses proches : Manuel Valls, Bernard Cazeneuve, Stéphane Le Foll... L'idée, née en 2011, était d'écrire la suite de Sarko m'a tuer, livre dans lequel nous décrivions un pouvoir sarkozyste flirtant avec la ligne jaune. Hollande avait juré qu'il prendrait le contre-pied de son meilleur ennemi, encore fallaitil le vérifier. Pour cela, nous avons plongé au coeur du pouvoir élyséen, exploré la face cachée de la présidence. Ou plutôt du président. Nous l'avons confronté à ses contradictions, questionné sur sa vie privée, sa politique économique, ses promesses non tenues, sa vision de l'islam, de l'extrême droite, des écologistes, de Macron... Et de Sarkozy bien sûr. Une immersion inédite dans le cerveau d'un homme de pouvoir qui s'est confié avec une franchise parfois déconcertante, revisitant les moments forts d'un quinquennat aux allures de chemin de croix, dont nous révélons les secrets. Ni censure, ni autocensure. Jamais un responsable politique, a fortiori un président de la République, ne s'était livré avec une telle liberté de ton. Plusieurs fois, il nous a dit : « Il se trouve que je suis président... » Comme s'il n'y croyait pas. Le président « normal » a accouché d'une présidence anormale. Il n'aurait pas dû « dire ça » ? Pas sûr. En tout cas, nous, nous devions l'écrire.

  • Géants du CAC 40, PME, ministères... Les fleurons de l'économie et l'administration française ont fait l'objet d'une vaste offensive chinoise ces dernières années. En pleine guerre pour le leadership technologique mondial contre les États-Unis, Pékin fait peser une menace croissante sur la France et sa souveraineté. Via des cyberattaques, des méthodes d'espionnage traditionnel, des partenariats scientifiques déséquilibrés ou encore des rachats d'entreprises, la deuxième puissance de la planète a contribué à affaiblir considérablement l'industrie tricolore, notamment en lui subtilisant une partie de son savoir-faire. Une véritable guerre souterraine qui fait l'objet d'une étroite surveillance de la part des autorités françaises.
    Cet ouvrage révèle notamment comment le géant chinois des télécoms Huawei tente de se frayer une place en France et à quel point il inquiète les services de renseignement. Il dévoile plusieurs partenariats explosifs entre les deux pays, aborde un certain nombre d'actes d'espionnage économiques jusque-là restés secrets et pointe l'apathie d'un pouvoir politique trop souvent soucieux de ménager un partenaire si puissant. Des liaisons qui jettent une lumière crue sur les dessous de l'expansionnisme économique chinois et font apparaître une galerie d'agents d'influence (anciens ministres, diplomates, hommes d'affaires...) au jeu trouble.
    Ce livre, le premier à aborder en profondeur la face noire de la Chine dans l'Hexagone, révèle l'histoire secrète des affaires franco-chinoises.

  • Le mouvement #MeToo a brisé l'omerta sur les agressions sexuelles et révélé les abus d'hommes en position d'autorité. Quand l'homme en question est le plus puissant du monde, rompre le silence est d'autant plus difficile.Ce livre est l'enquête la plus détaillée à ce jour sur Donald Trump et son rapport aux femmes.  Les auteurs, journalistes d'investigation, analysent son parcours du point de vue des femmes qu'il a fréquentées : épouses, maîtresses, mannequins et escort girls, mais aussi toutes les autres, celles qui ont été embrassées contre leur gré, attouchées ou intimidées. S'appuyant sur des entretiens de première main, il expose une quarantaine d'allégations de femmes sur le comportement de prédateur du Président, portant le total connu à 67 accusations.  Il ne s'agit pas d'incartades ni de dérapages occasionnels. Répété et généralisé à l'échelle de plusieurs décennies, le comportement de Donald Trump vis-à-vis des femmes révèle un système : celui de la prédation. De son enfance et son rapport à ses parents à son ascension en politique, en passant par ses études et sa carrière dans l'immobilier et la téléréalité, cette enquête révèle ce qui va bien au-delà de simples « propos de vestiaires », et analyse la construction d'un prédateur.

  • Commonwealth

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    • 19 Septembre 2012

    Troisième ouvrage issu de la collaboration entre Antonio Negri et Michael Hardt, Commonwealth poursuit la critique du triumvirat république, modernité et capital, en affirmant la nécessité d´instituer et de gérer un monde de richesses partagées. Le commun en question est de nature écologique mais aussi biopolitique, puisque ce sont les connaissances, langages, images, codes, affects et réseaux de communication qu´une société produit de manière collective. Face à une république devenue république de la propriété privée - tant au niveau national que global - au fil des constitutions et des grandes révolutions bourgeoises, la multitude doit apprendre à se réapproprier le commun, et devenir par là un projet d´organisation politique.
    Pour ce faire la critique ne suffit pas, aussi Negri et Hardt esquissent-ils les ligne de fuite de l´alter-modernité - ces forces de résistance mais aussi de renouvellement. Negri et Hardt confient donc la lutte des classes à l´autonomie croissante du travail biopolitique. Ainsi les aptitudes économiques montrent la voie aux aptitudes politiques de la multitude. Cet ouvrage, et l´étude des manières d´instituer le commun qu´il propose, gagne une nouvelle perspective au vu des événements récents, notamment du printemps des révoltes arabes.Traduit de l'anglais par Elsa Boyer

  • « Au moment où j'entre Place Beauvau, je ne sais pas à quel point je resterai marqué, à tout jamais, par la succession des tragédies qui viendront endeuiller le pays, en donnant au ministère de l'État, sa dimension de citadelle profondément humaine.
    Dans mes pensées, le pressentiment des heures sombres à venir a laissé place, peu à peu, aux certitudes. La question n'est plus de savoir si les éléments se déchaîneront, ou si par miracle nous serons épargnés, mais bien de deviner quand le tonnerre grondera, après que la foudre se sera abattue sur nous. »B. C.
    Confronté au quotidien à toutes les violences - terroriste, verbale, psychologique -, Bernard Cazeneuve a dû tenir le cap et rassurer les Français. Mais, du drame de Sirvens avec la mort de Remi Fraisse aux attentats qui ont endeuillé la France, en passant par les soubresauts de la crise migratoire et les nécessaires réformes à mener, notamment celle du renseignement intérieur, celui qui restera comme un très grand ministre de l'Intérieur ne nous cache rien des moments d'anxiété et de solitude qu'il a dû aussi affronter.
    Ce témoignage passionnant et profondément sincère sur la vie et l'action d'un ministre de l'Intérieur - quand, à chaque minute, il faut faire face à des situations politiques et humaines inédites - est aussi un récit tendu, très finement écrit, qui se lit d'une traite.

  • Il y a trente ans, je n'avais pas trente ans, le mur de Berlin tombait et on croyait à la fin de l'histoire. La démocratie allait enfin gagner l'Europe entière. Internet arrivait, le monde s'offrait en accès libre, c'était excitant, c'était beau.
    Trente ans plus tard, l'Europe promise comme un modèle de civilisation est traversée par des lignes de fractures, des sociétés coupées en deux, une agitation nationaliste et populiste nourrie par la peur, le malaise, le ressentiment.
    Qu'est-ce qui se passe ?M.V.R.
    De Budapest à Londres, Marion Van Renterghem a parcouru cette Europe d'humeur sombre. Elle a vu et écouté autant de citoyens ordinaires que de dirigeants politiques - un ministre de Viktor Orbán, une Présidente balte aux prises avec Vladimir Poutine, la première ministre d'Écosse, Tony Blair ou Emmanuel Macron. Son livre est un portrait vif, inquiet et facétieux, de ce que nous sommes en train de vivre : un moment-clé de notre histoire.

  • Les hackers russes qui ont piraté les mails du parti démocrate américain en 2016, qui sont-ils  ? Des artistes patriotes comme le prétend Vladimir Poutine ou des mercenaires du clavier ? Pour répondre à ces questions, nous avons rencontré des hackers français, nous sommes allés sur la ligne de front de la cyberguerre, en Ukraine et en Russie, nous avons débusqué d'anciens dirigeants américains en charge de la cybersécurité et écumé les conférences de l'Otan. Et nous avons infiltré l'un des principaux forums de hacking russes, là où se vend la matière première des pirates  : des données ou des failles de sécurité.
     
    Au fil des mois, ces hommes sont devenus le symbole et la figure de proue d'une Russie agressive et sans vergogne. Dans un univers souvent fantasmé, où les preuves n'existent pas et où espions, paranoïaques et geeks discrets se disputent le territoire, tout autre chose se joue  : une guerre nouvelle dans laquelle les virus sont des armes terrifiantes et l'information un enjeu primordial.
     
    Ce livre est le pendant d'un documentaire diffusé sur Arte «  Les nouveaux mercenaires russes  ».
      É. H. et B. R.

  • Aujourd'hui, un quart de la population française trouve ses racines à l'extérieur du territoire. Ce sont les enfants, petits-enfants, arrière-petits-enfants d'hommes et de femmes qui ont joint leur destin à celui de la France. Leurs romans familiaux tissent le récit d'une histoire nationale revisitée, reliée à celle du monde et de ses soubresauts.
    De la IIIe République traumatisée par la Commune et sa répression, moment auquel fut décidé de bâtir une véritable nation française, aux deux Guerres mondiales du XXe siècle ; des Trente Glorieuses triomphantes aux tumultueuses années 2010, ce livre brosse le portrait d'un pays qui s'est toujours construit sur l'altérité, avec elle, parfois contre elle.
    Que ce soit à l'époque des colonies ou aujourd'hui, la France n'a jamais cessé de chercher au-delà des frontières sa main d'oeuvre et les ressources qui lui faisaient défaut, tout en inspirant par sa devise, « Liberté, Égalité, Fraternité », l'espoir d'une vie meilleure aux hommes et aux femmes nés ailleurs.
    D'Alain Minc à Benjamin Stora, d'Emmanuel Ungaro à Ramzy, en passant par Michel Cymès, Djorkaeff, Cali, Michel Drucker, Camelia Jordana et autant d'anonymes, les descendants d'Italiens, d'Espagnols, de Polonais, d'Arméniens, de Russes, d'Algériens, de Marocains, de Cambodgiens et de Chinois, célèbres ou non, nous racontent leurs histoires familiales et nous entraînent dans leurs destins tantôt flamboyants, tantôt tragiques - toujours humains. Avec en creux une question : de quoi parle-t-on vraiment lorsqu'on parle de la « nation française » ?

  • 1979-2019 : il y a exactement 40 ans, l'Iran a tourné une page de son histoire. La Révolution était un « matin de printemps », l'espoir gagnait le pays, pour les femmes notamment. Faranguis Habibi est témoin de ces années. Sa culture, ses yeux, son âme vivent en persan et en français. Alors, lorsque la guerre Iran-Irak fait dire à l'ayatollah Khomeini « La guerre est un don de Dieu », Faranguis
    Habibi rejoint la France en fille de Victor Hugo, pour devenir une figure importante du féminisme iranien.
    Ce récit très personnel raconte l'expérience de l'exil, l'accueil d'un pays et les cauchemars qui demeurent.
    Une ode à la liberté.

  • « Pas le temps pour vos conneries là, je suis crevée. » Rachida Dati s'est levée à 5 heures pour assurer la matinale de France 2, ce soir sa fille Zohra a un concert, elle ne s'est pas arrêtée une journée depuis des semaines. Donc quand Nelly Garnier, sa directrice de campagne, l'alpague ce mercredi 12 février en fin d'après-midi pour lui montrer une vidéo de Benjamin Griveaux, elle n'y prête pas attention. Son bras droit insiste, « tout le monde en parle », gênée néanmoins du contenu qu'elle montre à sa patronne. Finalement Dati y jette un oeil, et effarée balance : « Mais qui fait ça ? Personne ne fait ça ! » « Eh bien, de nos jours, tout le monde ! » rétorque Nelly Garnier. « C'est quoi, votre truc ? C'est un non-sujet. Ce n'est pas possible, je n'y crois pas », conclue Dati, lapidaire. Rapidement, la vidéo commence à tourner parmi toutes les équipes de campagne. Nous sommes à 32 jours du premier tour.
    Jamais, dans l'histoire politique française, on n'aura vécu une campagne municipale aussi folle, aussi chaotique, aussi violente que cette bataille pour la Mairie de Paris. Avec un casting pléthorique, inédit et détonnant, avec une série de rebondissements comme aucun scénariste n'aurait osé en rêver et surtout avec une montée en puissance dramatique qui aboutira 30 jours avant l'élection à un retournement de situation explosif qui va rebattre toutes les cartes. Car l'affaire Griveaux, c'est aussi un cataclysme pour Emmanuel Macron qui voit le trophée parisien lui échapper définitivement. Il le sait : les enjeux politiques de cette bataille impitoyable dépassent de loin la Capitale...
    Saveria Rojek, journaliste à CNews et France Info, a suivi au jour le jour et jusqu'au dénouement de l'élection tous les épisodes et revirements de l'événement politique le plus important de l'année 2020. Un document haletant, romanesque et incroyablement bien informé.

  • La désobéissance éthique

    Weissmann-E

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    • 28 Avril 2010

    Ils sont enseignants, conseillers Pôle Emploi, postiers, électriciens/gaziers, forestiers, hospitaliers, psychiatres, chercheurs, magistrats, policiers... Ils ne feront pas le " sale boulot " qu´on exige d´eux depuis que Nicolas Sarkozy a lancé la plus grande opération de déconstruction et de privatisation des services publics jamais menée.

    Face à une politique d´asphyxie programmée qui érige en norme la course au chiffre et au rendement, l´évaluation et la compétition, le fichage et la répression, et qui menace les droits fondamentaux et la cohésion sociale, de plus en plus de professionnels refusent de voir leurs organismes transformés en machine à faire des actes et du cash, leur métier dénaturé et leur éthique piétinée.

    Constatant la souffrance, la perte de sens et la régression qui en résulte pour eux comme pour les usagers, Ils mettent en oeuvre, seuls ou avec leur syndicat, diverses stratégies de résistance : désobéissance collective proclamée, opposition souterraine, insoumission, freinage subversif.

    Ce livre, construit comme un abécédaire, s´adosse à une enquête de terrain : il donne à entendre des témoignages bouleversants d´hommes et de femmes pris dans la tourmente du saccage de leur mission de service public, qui veulent la défendre envers et contre tout au nom du bien collectif, des valeurs républicaine et du pacte social hérité du programme du Conseil national de la Résistance.

  • Au moment où la question du nucléaire civil devrait occuper une place de choix dans la campagne électorale, elle n'est pas vraiment débattue par les principaux candidats. Or, à celle-ci est étroitement liée la question du nucléaire militaire, qui, loin d'être une réflexion réservée aux stratèges, nous concerne tous. Stéphane Hessel et Albert Jacquard conjuguent leur voix pour lancer un appel au désarmement nucléaire total, en complément d'un état des lieux établi avec l'Observatoire des armements. Parce que l'existence de ces armes menace le destin de l'Humanité. Parce que les arsenaux du monde entier contiennent l'équivalent de 60 000 bombes de la puissance de celle d'Hiroshima. Parce que l'Iran, le Pakistan, Israël et la Corée du Nord détiennent ces armes dans un contexte géopolitique d'une extrême fragilité. Parce que l'avènement de l'ère nucléaire militaire, toute force de dissuasion, tout équilibre de la terreur, sont devenus de tragiques illusions. Parce qu'il n'est pas trop tard, et qu'une prise de conscience et une sensibilisation du public s'imposent.

  • Nommé au poste de Premier ministre à la veille d'une campagne présidentielle inédite, Bernard Cazeneuve verra se produire de multiples événements
    que l'on n'attendait pas.
    Lorsque le temps d'un gouvernement est contraint, lorsque le contexte historique est singulier, l'engagement ne se compte pas en mois ni le dévouement en semaines. L'engagement et le dévouement ne cherchent pas la récompense.
    Ils s'estiment en réformes poursuivies, en actions menées, en progrès accomplis. Chaque jour compte alors, et le temps limité donne à l'exercice de l'État un supplément de densité.
    Écrit avec élégance et finesse, ce livre est le récit de ces cent cinquante jours trépidants, vécus au coeur de la machine Matignon.

  • L'histoire du jihad en France n'est pas celle d'une énième « radicalisation express », l'idéologie se développe depuis près de trois décennies sur notre territoire et s'est nourrie des évolutions d'une société dont elle est le produit, comme ceux qui la portent. Elle relie Khaled Kelkal aux frères Kouachi ; d'anciens jihadistes issus du Groupe islamique armé algérien ont formé certains membres du commando du 13 novembre 2015.
    Cet ouvrage est le résultat d'une investigation au long cours à partir de quatre types de sources : judiciaires, policières, issues des renseignements et des jihadistes eux-mêmes. Les auteurs s'appuient sur les témoignages directs de jihadistes qu'ils ont recueillis avant et après les attentats de novembre 2015, en France et à l'étranger. Certains sont morts, d'autres sont encore actifs au sein de l'État islamique ou d'Al Qaida. Certains résident sur le sol français. Ils nous expliquent quel est leur projet politique, pourquoi quelques-uns d'entre eux tuent et attaquent la France, et ce que nous réserve l'avenir.

  • Dans la tête de Donald Trump

    Anne Toulouse

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    • 28 Septembre 2016

    « Depuis des décennies, les politiciens des deux partis ont essayé de réduire au plus petit dénominateur commun un pays dont le mot favori est « big » (grand). Arrive le Donald comme un bison dans la prairie, comme un taureau dans un rodéo, comme le sheriff dans un western. Une partie de l'Amérique, celle qui a le sentiment d'avoir fait ce pays, a retrouvé ses marques ! On peut avoir un jugement personnel et subjectif sur cette Amérique, mais voici les chiffres et les faits qui expliquent pourquoi, contre les attentes de tous les experts, le Donald est devenu le pivot de la campagne 2016. »Anne Toulouse La journaliste Anne Toulouse vit depuis 20 ans aux États-Unis. Elle en est une des meilleures et des plus fines observatrices. Parce que la France et les médias français n'ont rien vu venir et ne comprennent pas l'irrésistible et spectaculaire ascension de Donald Trump - chaque jour plus proche du pouvoir suprême - elle a choisi de nous raconter, avec une pointe d'humour et très simplement, les ressorts de sa popularité. Chemin faisant, elle démonte une série d'idées reçues sur les États-Unis et sur Donald Trump, et montre, chiffres et citations avoureuses à l'appui, comment il s'est trouvé en adéquation avec des constantes du caractère américain exacerbées par un vent de mécontentement, et raconte qui sont les électeurs de ce « Monsieur tout le monde milliardaire », ses idées, ce qu'il veut, peut ou ne peut pas faire. Enfin un livre sérieux, argumenté, au-delà des clichés ! Pour ne pas passer à côté du phénomène.

  • Aucun pays, comme la Chine, n'a changé en si peu de temps. L'écrivain Yu Hua, auteur du roman Brothers, écrivait que la Chine avait connu en quarante ans ce que d'autres pays avaient vécu en 400 ans. L'Empire du Milieu est arrivé aujourd'hui au pic de sa puissance et de ses contradictions : bientôt première économie du monde et en même temps économie socialiste de marché, pays influent et pourtant encore dénué d'un vrai soft power. Il ne cache plus son ambition. Au contraire de Deng Xiaoping qui recommandait de s'appuyer sur les pierres du gué pour traverser la rivière du changement, le président Xi Jinping a déclaré que la Chine était entrée en eaux profondes. Mais le rêve chinois sera-t-il le cauchemar des occidentaux ? À quel prix cette conquête se fait-elle ? Et ce Dragon est-il pacifique ou belliqueux ? Sylvie Bermann peut répondre, avec expertise et pédagogie, aux questions que nous nous posons. Elle a connu mieux que personne cet immense changement de l'intérieur, depuis la fin de la révolution culturelle comme étudiante sortie de Sciences politiques (1976-1977), les débuts de la politique de réforme sous Deng Xiaoping (1980-1982), et le retour au pouvoir fort avec Xi Jinping, en tant qu'ambassadeur de France (2011-2014). Depuis les rizières parmi les étudiants-ouvriers-paysans-soldats des années en bleu de chauffe au surgissement de Shanghai l'insolente, de la prudence affichée des politiques à la liberté surprenante de la société civile, de la calligraphie à internet, Sylvie Bermann aura vécu dans deux Chines : la moderne et l'archaïque. Toute la question à laquelle ce livre passionnant répond est de savoir si cet essor est irréversible. Et comment l'Occident, l'Europe, la France, doivent agir quand la Chine change le monde.

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