Littérature traduite

  • Une terre promise

    Barack Obama

    • Fayard
    • 17 Novembre 2020

    Dans le premier volume de ses mémoires présidentiels, Barack Obama raconte l'histoire passionnante de son improbable odyssée, celle d'un jeune homme en quête d'identité devenu dirigeant du monde libre, retraçant de manière personnelle son éducation politique et les moments emblématiques du premier mandat de sa présidence - une période de transformations et de bouleversements profonds.
    Barack Obama nous invite à le suivre dans un incroyable voyage, de ses premiers pas sur la scène politique à sa victoire décisive aux primaires de l'Iowa, et jusqu'à la soirée historique du 4 novembre 2008, lorsqu'il fut élu 44e président des États-Unis, devenant ainsi le premier Afro-Américain à accéder à la fonction suprême.
    En revenant sur les grandes heures de sa présidence, il nous offre un point de vue unique sur l'exercice du pouvoir présidentiel, ainsi qu'un témoignage singulier sur les ressorts de la politique intérieure et de la diplomatie internationale. Il nous entraîne dans les coulisses de la Maison-Blanche, du Bureau ovale à la salle de crise, et aux quatre coins du monde, de Moscou à Pékin en passant par Le Caire. Il nous confie les réflexions qui l'ont occupé à certains moments cruciaux - la constitution de son gouvernement, la crise financière mondiale, le bras de fer avec Vladimir Poutine, la réforme du système de santé, les différends sur la stratégie militaire des États-Unis en Afghanistan, la réforme de Wall Street, le désastre provoqué par l'explosion de la plateforme pétrolière Deepwater Horizon, et enfin l'opération commando qui a conduit à la mort d'Oussama Ben Laden.
    Une terre promise  est aussi un récit introspectif - l'histoire du pari qu'un homme a lancé à l'Histoire, d'un militant associatif dont la foi a été mise à l'épreuve sur la scène internationale. Barack Obama parle sans détour du défi colossal qu'il lui a fallu relever : être le premier candidat afro-américain à la présidence, incarner "l'espoir et le changement" aux yeux de toute une génération galvanisée par la promesse du renouveau, et devoir à chaque instant prendre des décisions d'une gravité exceptionnelle. Il évoque la façon dont sa vie à la Maison-Blanche a pu affecter sa femme et ses filles, et parle sans fard des moments où il s'est retrouvé en proie au doute et à la déception - sans pour autant renoncer à croire qu'en Amérique le progrès est toujours possible.
    Ce livre puissant et magnifiquement écrit est l'expression de la conviction profonde de Barack Obama : la démocratie n'est pas un don du ciel, mais un édifice fondé sur l'empathie et la compréhension mutuelle que nous bâtissons ensemble, jour après jour.
    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Pierre Demarty, Charles Recoursé et Nicolas Richard

  • L'Art de la guerre

    Sun Tzu

    Écrit au ive siècle avant J.-C., à l'époque des «  Royaumes combattants  », dans une Chine en pleine effervescence commerciale et culturelle, L'Art de la guerre n'est pas seulement un traité de stratégie. Si nous le lisons encore avec fascination, c'est parce qu'il représente une leçon de sagesse, un art de vivre, et constitue un véritable système philosophique.
    Cette traduction est l'édition de référence de Jean Lévi. Elle restitue toute la force littéraire et la concision de ce grand texte classique et le replace dans son contexte historique, à la lumière des dernières études et des textes découverts récemment lors de fouilles archéologiques. Elle s'adresse à tous les lecteurs, curieux et savants.
     
    Directeur de recherche au CNRS, spécialiste de la Chine ancienne, Jean Lévi est à la fois essayiste (Les Fonctionnaires divins), romancier (Le Grand Empereur et ses automates), et le traducteur remarqué de grands textes stratégiques chinois (Les Sept Traités de la guerre).
     

  • En juillet 1846, Henry David Thoreau est emprisonné pour avoir refusé de payer un impôt à l'État américain, en signe d'opposition à l'esclavage et à la guerre contre le Mexique. Cette expérience sera à l'origine de cet essai paru en 1849 et qui fonde le concept de désobéissance civile. Ce texte influença Gandhi, Martin Luther King ou Nelson Mandela et il ne cesse d'inspirer philosophes et politiciens depuis plus de 150 ans.

  • Aucun ouvrage n'avait jusqu'à présent réussi à restituer toute la profondeur et l'extension universelle des dynamiques indissociablement écologiques et anthropologiques qui se sont déployées au cours des dix millénaires ayant précédé notre ère, de l'émergence de l'agriculture à la formation des premiers centres urbains, puis des premiers États.
    C'est ce tour de force que réalise avec un brio extraordinaire
    Homo domesticus. Servi par une érudition étourdissante, une plume agile et un sens aigu de la formule, ce livre démonte implacablement le grand récit de la naissance de l'État antique comme étape cruciale de la " civilisation " humaine.
    Ce faisant, il nous offre une véritable écologie politique des formes primitives d'aménagement du territoire, de l'" auto-domestication " paradoxale de l'animal humain, des dynamiques démographiques et épidémiologiques de la sédentarisation et des logiques de la servitude et de la guerre dans le monde antique.
    Cette fresque omnivore et iconoclaste révolutionne nos connaissances sur l'évolution de l'humanité et sur ce que Rousseau appelait " l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes ".

  • Pourquoi, malgré des intentions parfois sincères et orientées vers le bien-être de leurs populations, les États modernes les ont-ils si souvent malmenées, voire meurtries ? Pourquoi, malgré les moyens colossaux mis en oeuvre, les grands projets de développement ont-ils si tragiquement échoué et ravagé l'environnement ? Dans cette recherche foisonnante, James Scott démonte les logiques bureaucratiques et scientifiques au fondement de ces projets " haut-modernistes ", poussant à toujours plus de lisibilité et de contrôle sur la nature et les sociétés humaines.
    À partir d'une large palette d'études de cas allant de la foresterie scientifique à la création des premiers recensements et des noms propres, de la doctrine révolutionnaire de Lénine à celle de Le Corbusier en matière d'urbanisme, et de la collectivisation de l'agriculture soviétique aux politiques de villagisation en Tanzanie et ailleurs, Scott dénonce ces entreprises de planification autoritaire qui finissent par appauvrir et étouffer le monde physique et social.
    En appuyant leur pouvoir sur des formes de classification, de standardisation et d'abstraction, ces projets tendent tous à négliger les mécanismes et les processus informels d'ajustement pourtant essentiels à la préservation d'ordres sociaux viables. Ils échouent aussi car ils marginalisent les savoirs locaux de celles et ceux qu'ils ciblent. À l'encontre de ces approches autoritaires centralisées et surplombantes, Scott défend le rôle de formes de savoirs plus modestes, étroitement liées à l'expérience pratique et davantage capables d'adaptation au gré des circonstances.

  • Promets-moi, papa

    Joe Biden

    " Un témoignage poignant de vérité. " The New York Times 46 e président des États-Unis fait le récit de ce combat contre la maladie, et ses répercussions sur sa carrière. Un récit qui éclaire la personnalité de Joe Biden.
    Promets-moi, papa
    Novembre 2014. Joe Biden et ses proches sont, comme le veut la tradition familiale, réunis pour Thanksgiving. Mais, cette année-là, la réunion de famille, d'ordinaire source de joie, a une saveur amère.
    Beau Biden, son fils aîné, est fragilisé par la tumeur au cerveau diagnostiquée quinze mois plus tôt, qui pourrait lui être fatale. " Quoi qu'il arrive, ne renonce pas, continue à te battre, lui dit-il. Promets-le-moi, papa. "
    Issu du journal intime et des notes de Joe Biden, voici le récit de l'année qui a suivi. Il dessine le portrait d'un homme tiraillé entre le devoir de poursuivre son action et la nécessité de soutenir sa famille endeuillée.
    Quelques jours après le décès de Beau, le 30 mai 2015, le vice- président est de retour à la Maison-Blanche au côté de Barack Obama, dont il est devenu l'ami et le confident, pour gérer les crises internationales du moment.
    Ce témoignage n'est pas seulement celui d'un futur président, il est aussi celui d'un père, d'un grand-père et d'un mari. Il y montre comment la force des convictions d'un homme peut l'aider à surmonter la douleur et à se projeter vers l'avenir.

  • Tenir ses promesses

    Joe Biden

    Joe Biden par lui-mêmeDu Sénat à la présidence des États-Unis, le parcours de Joe Biden a tout du rêve américain. La réalité de cette success-story est pourtant tout autre.
    Élu sénateur du Delaware à 29 ans, après une campagne que tout le monde pensait vouée à l'échec, il perd sa femme et sa fille, dans un accident de la route. Prêt à renoncer à son poste afin de s'occuper de ses deux fils, il accepte d'entrer au Congrès pour six mois... qui dureront trente ans.
    Malgré le deuil puis une double rupture d'anévrisme qui l'affaiblit physiquement, il défend inlassablement ses convictions, s'engage contre les violences faites aux femmes et la ségrégation, affronte Miloševi´c et sa politique génocidaire. Et parle à l'oreille de nombreux Présidents, Jimmy Carter, Bill Clinton ou encore George W. Bush. En 2008, galvanisé par ses années d'expérience au Sénat et son ambition d'être toujours plus impliqué dans la vie de son pays et du monde, il devient le vice-président de Barack Obama.
    Cette première et unique autobiographie éclaire le destin politique hors norme de Joe Biden et dessine en creux les convictions et choix intimes du 46e président des États-Unis.

  • Le 23 novembre 1932, quelques semaines avant l'accession de Hitler au pouvoir, le philosophe Carl Schmitt prononce un discours devant le patronat allemand. Sur fond de crise économique, son titre annonce le programme : " État fort et économie saine ".
    Mobilisant des " moyens de puissance inouïs ", le nouvel État fort, promet-il, ne tolérera plus l'" émergence en son sein de forces subversives ". Ce pouvoir autoritaire musèlera les revendications sociales et verticalisera la présidence en arguant d'un " état d'urgence économique ".
    Lorsqu'il lit ce texte de Schmitt, son adversaire de toujours, le juriste antifasciste Hermann Heller, ne saisit que trop bien de quoi il s'agit. Peu avant de prendre le chemin de l'exil (il mourra en Espagne l'année suivante), il laisse un court article qui compte parmi les plus clairvoyants de la période. Nous assistons là, analyse-t-il, à l'invention d'une nouvelle catégorie, un " libéralisme autoritaire ".
    Ce recueil rassemble ces deux textes majeurs de la pensée politique, encore inédits en français, assortis d'une présentation qui éclaire les rapports méconnus entre Schmitt et les pères fondateurs du néolibéralisme.

  • La vérité en ruines ; manifeste pour une architecture forensique Nouv.

    Comment, dans un paysage politique en ruines, reconstituer la vérité des faits ? La réponse d'Eyal Weizman tient en une formule-programme: " l'architecture forensique ". Approche novatrice au carrefour de plusieurs disciplines, cette sorte d'architecture se soucie moins de construire des bâtiments que d'analyser des traces que porte le bâti afin de rétablir des vérités menacées. Impacts de balles, trous de missiles, ombres projetées sur les murs de corps annihilés par le souffle d'une explosion : l'architecture forensique consiste à faire parler ces indices.
    Si elle mobilise à cette fin des techniques en partie héritées de la médecine légale et de la police scientifique, c'est en les retournant contre la violence d'État, ses dénis et ses "
    fake news ". Il s'agit donc d'une " contre-forensique " qui tente de se réapproprier les moyens de la preuve dans un contexte d'inégalité structurelle d'accès aux moyens de la manifestation de la vérité.
    Au fil des pages, cet ouvrage illustré offre un panorama saisissant des champs d'application de cette démarche, depuis le cas des frappes de drone au Pakistan, en Afghanistan et à Gaza, jusqu'à celui de la prison secrète de Saidnaya en Syrie, en passant par le camp de Staro Sajmište, dans la région de Belgrade.

  • Dans ce portrait choc de Donald Trump et de la famille qui l'a façonné, Mary Trump, psychologue et unique nièce du président américain, apporte un regard éclairant sur le clan Trump afin de comprendre comment son oncle est devenu l'homme qui menace aujourd'hui l'équilibre sanitaire, économique et social du monde entier.
     

  • Je viens d´un pays qui est né à minuit.Quand j´ai failli mourir, il était juste midi passé.Lorsque les talibans ont pris le contrôle de la vallée du Swat, au Pakistan, une toute jeune fille a élevé la voix. Refusant l´ignorance à laquelle la condamnait le fanatisme, Malala Yousafzai résolut de se battrre pour continuer d´aller à l´école. Son courage faillit lui coûter la vie.Le 9 octobre 2012, alors qu´elle n´avait que quinze ans, elle fut grièvement blessée par un taliban dans un car scolaire. Cet attentat censé la faire taire n´a que renforcé sa conviction dans son combat, entamé dans sa vallée natale pour la conduire jusque dans l´enceinte des Nations unies. À seize ans à peine, Malala Yousafzai est la nouvelle incarnation mondiale de la protestation pacifique et la plus jeune candidate de l´histoire au prix Nobel de la paix.Moi, Malala est le récit bouleversant d´une famille exilée à cause du terrorisme ; d´un père qui envers et contre tout a fondé des écoles ; de parents courageux qui, dans une société où les garçons sont rois, ont manifesté un amour immense à leur fille et l´ont encouragée à s´instruire, à écrire, à dénoncer l´insoutenable et à exiger, pour toutes et tous, l´accès au savoir.

  • Avec La Révolution brune, de David Schoenbaum, l'étude du nazisme est passée au stade scientifique, à la froide objectivité de données sociologiques et quantitatives. 1933, date de l'accession de Hitler au pouvoir, plus que 1918, date de la déposition de Guillaume II, marque le début réel d'un processus de « modernisation » de l'Allemagne traditionnelle. Arrivé au pouvoir avec une idéologie prônant le retour à la terre et à la petite entreprise, plus généralement à une image mythique de l'Allemagne médiévale, féodale ou barbare, le régime nazi accéléra dans la pratique le processus de transformation du pays en une société industrielle moderne, n'empêchant finalement ni l'exode rural, ni la liquidation de la petite entreprise, ni le travail féminin, « démocratisant », mieux que ne l'avait fait la République, l'armée et les administrations, en noyant les élites aristocratiques et bureaucratiques traditionnelles sous un flot d'arrivisme petit-bourgeois. En 1945, terme du processus, année zéro d'une nouvelle Allemagne, la vieille Prusse a cessé d'exister. Paradoxalement, le nazisme a créé les conditions d'exercice du régime démocratique stable qu'est la République fédérale.

  • « John Brennan est l'un des plus grands patriotes que j'aie jamais rencontré. Lorsque j'étais Président, il a été l'un de mes plus proches conseillers et amis. Et vous comprendrez pourquoi en lisant ses mémoires. »
      Barack Obama 
     
    Et pourtant, dès son élection, Donald Trump virera John Brennan de son poste de directeur de la CIA, après un briefing sur l'intervention des Russes dans la campagne électorale américaine.
     
    Dans ses mémoires, John Brenann, fils d'un immigrant irlandais installé dans le New Jersey, nous conte son parcours à la CIA. Recruté à l'université, il intègre l'école de formation de la célèbre agence d'espionnage.
    Très vite, il entre comme analyste dans le département du Moyen-Orient, où il réalise de longues missions à l'étranger. Au fil de sa carrière, il briefe les Présidents à la Maison-Blanche, devient le principal adjoint du directeur de la CIA et après les attentats de 2001, George W. Bush lui confie la responsabilité de créer l'agence anti-terroriste américaine.
     
    Lors de la poursuite de Ben Laden, il devra, malgré lui, prendre la responsabilité des tortures controversées réalisées par les agences américaines, et dont les comptes rendus conduiront à son premier départ de la CIA. Il continuera la traque de Ben Laden en devenant l'un des plus proches conseillers de Barack Obama et nous en révèle les coulisses dans les moindres détails.
     
    Plongez au coeur d'une guerre invisible contre le terrorisme.

  • Je suis un enfant du mouvement des droits civiques.
     
    L'accès aux soins alors que les hôpitaux de campagne disparaissent. Les fins de mois à boucler quand les usines ferment et délocalisent. La nécessité de maintenir vivantes les traditions dans des villes rongées par la pauvreté. Celle de tracer sa route sans céder au désespoir.
     
    Ces problématiques sont celles des «  oubliés  » de la société américaine, ces femmes et hommes noirs, pauvres et ruraux des États du Sud.
    Pour Bakari Sellers, avocat et homme politique, il s'agit des membres de sa famille. De ses voisins. De ses amis.
     
    Marchant sur les traces de son père, héros de la lutte pour les droits civiques proche de Stokely Carmichael et de Martin Luther King, Sellers relate dans ce récit personnel, engagé et puissant la fierté et la souffrance qui caractérisent le quotidien d'une communauté laissée pour compte.
     
    Une chronique salutaire sur la société américaine d'aujourd'hui.
    «  Le livre de Bakari Sellers est nécessaire. Dans ce récit captivant, l'auteur raconte la résilience des habitants de Caroline du Sud et tire la sonnette d'alarme, dénonçant les politiques dangereuses menées dans cet Etat.  »
    Hillary Clinton
    «  Une voix forte qui plaide pour une justice sociale.  »
    Kirkus Reviews


  • " Le nouveau monde ne sera pas construit par ceux qui restent à l'écart les bras croisés, mais par ceux qui sont dans l'arène, les vêtements réduits en haillons par la tempête et le corps mutilé par les événements. "

    Arrêté en 1962 par le gouvernement d'apartheid d'Afrique du Sud, Nelson Mandela a passé vingt-sept ans en prison - du 7 novembre 1962 au 11 février 1990. Au cours de ces 10 052 jours de détention, il fut un épistolier prolifique, écrivant des centaines de lettres aux autorités inflexibles, à ses compagnons de lutte, aux gouvernements officiels, mais aussi à sa femme Winnie, à ses cinq enfants et, plus tard, à ses petits-enfants.
    Les 255 lettres choisies dans ce livre, pour la plupart inédites, offrent le portrait le plus intime qu'on ait lu de Nelson Mandela et un aperçu exceptionnel sur la façon dont il a vécu cet isolement. Elles révèlent l'héroïsme d'un homme qui a refusé tout compromis sur ses valeurs, l'humanité de l'une des plus grandes figures du XXe siècle.
    " Les mots de Madiba sont une boussole dans une mer de changements, une terre ferme au milieu de courants agités. " Barack Obama

  • Le capitalisme nuit gravement. Surtout aux femmes. Il les confine à la dépendance envers les hommes et les contraint de soumettre leurs relations intimes à des considérations économiques. Voilà ce que Kristen Ghodsee a conclu des vingt années qu'elle a passées à observer les répercussions de la transition du socialisme d'État au capitalisme sur le quotidien des habitantes des pays de l'ancien bloc de l'Est. Sans pour autant réhabiliter les dictatures du communisme réel, elle démontre qu'il y avait beaucoup à sauver des ruines du Mur, et que, contre le mortifère triomphalisme néolibéral d'aujourd'hui, il est encore temps de raviver l'idéal du socialisme.

    D'une plume libre et généreuse qui va de l'anecdote personnelle à l'analyse de statistiques, en passant par les notes de terrain, l'anthropologue s'adresse d'abord aux jeunes femmes, puis à quiconque souhaite contrecarrer les effets délétères du libre marché. Sous l'égide des grandes figures féministes du socialisme, Alexandra Kollontaï, Rosa Luxemburg, Clara Zetkin, elle aborde tous les aspects de la vie des femmes - le travail, la famille, le sexe et la citoyenneté - et propose des pistes pour qu'elles aient une vie (sexuelle) plus épanouie.

  • Depuis deux mille ans, les communautés montagneuses d'une vaste région d'Asie du Sud-Est refusent obstinément leur intégration à l'État. Zomia : c'est le nom de cette zone d'insoumission qui n'apparaît sur aucune carte, où les fugitifs - environ 100 millions de personnes -, se sont réfugiés pour échapper au contrôle des gouvernements des plaines.
    Traités comme des " barbares " par les États qui cherchaient à les soumettre, ces peuples nomades ont mis en place des stratégies de résistance parfois surprenantes pour échapper à l'État, synonyme de travail forcé, d'impôt, de conscription. Privilégiant des modèles politiques d'auto-organisation comme alternative au Léviathan étatique, certains sont allés jusqu'à choisir d'abandonner l'écriture pour éviter la consignation, synonyme d'appropriation de leur mémoire et de leur identité.
    Poursuivant les intuitions et travaux de Pierre Clastres et Michel Foucault, l'auteur nous propose une étonnante contre-histoire de la modernité. Car Zomia met au défi les délimitations géographiques traditionnelles et les évidences politiques, et pose des questions essentielles : que signifie la " civilisation " ? Que peut-on apprendre des peuples qui ont voulu y échapper ? Quelle est la nature des relations entre États, territoire, populations, frontières ?
    Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, la disparition de la rebelle Zomia paraît inéluctable. Mais son histoire nous rappelle que la " civilisation " peut être synonyme d'oppression, et que le sens de l'histoire n'est aussi pas univoque qu'on le croit.

  • «Quelle heure est-il ?
    Tôt le matin, l'Europe se met en route pour l'école. Elle rapporte ses devoirs à la maison : lutter contre les poussées en arrière par un élan vers une union plus étroite. Le devoir sera effectué par les meilleurs élèves, ceux du noyau fondateur.
    Que feront les autres ? Ils suivront, un peu à contrecoeur, par le chemin des écoliers.» Erri De Luca


    Dans cet essai inédit, prolongé par quatre articles précédemment parus, Erri De Luca exprime son attachement à une Europe ouverte et humaniste. Revendiquant son devoir d'ingérence au nom de la mixité des cultures, il nous offre, par ces « mises à feu », sa vision d'une communauté humaine au-delà des frontières - telle que la littérature sait l'incarner : «Le remède obligatoire et immunitaire reste la lecture des livres du monde. Je leur dois d'être porteur de citoyennetés variées et de fraternité européenne.»

  • Dans ce récit personnel cinglant, l'économiste mondialement connu Yanis Varoufakis nous révèle l'agenda caché de l'Europe, à travers le récit de son combat perdu pour la restructuration de la dette grecque. Que s'est-il alors vraiment passé dans les coulisses du pouvoir ? Quels furent les échanges à huis clos entre les hauts responsables européens ? La plupart du temps stupéfiants par leur cynisme, leur mauvaise foi et leur duplicité... 

  • Nouveau (contre) pouvoir est un guide sur la création de mouvements sociétaux, le partage et la propagation des idées dans une ère chaotique et hyper connectée.
    Dans cet essai, Jeremy Heimans et Henry Timms exposent les grands évènements de notre époque - l'apparition de méga plateformes telles que Facebook et Uber, l'inattendue victoire d'Obama et celle totalement improbable de Trump, l'émergence de mouvements tels que #MeToo - et ils révèlent ce qui se cache vraiment derrière eux : l'émergence de nouveaux pouvoirs.
    Durant une grande partie de l'histoire de l'humanité, les règles du pouvoir étaient claires : le pouvoir traditionnel est détenu par un petit nombre et une fois acquis il est jalousement gardé, hors de portée du plus grand nombre ; il est fondé sur le leadership. Mais notre connectivité omniprésente a rendu possible l'émergence d'un autre type de pouvoir. Ce " nouveau pouvoir " est en fait multiple. Il est ouvert, participatif et fondé sur le partage. Il opère comme un courant et il prend sa puissance dans la circulation. La bataille entre pouvoir traditionnel et ces nouveaux pouvoirs détermine qui nous gouverne, comment nous travaillons et même comment nous pensons et gérons nos émotions.
    Cet essai amène un éclairage nouveau sur des phénomènes culturels du quotidien tels que #BlackLivesMatter, le Ice Bucket Challenge ou encore sur Airbnb, en révélant les nouveaux pouvoirs qui les ont fait croître. À partir d'exemples concrets sur le milieu des affaires, l'activisme, la pop culture mais aussi l'étude d'organisations telles que Lego, la NASA, Reddit et TED, Heimans et Timms expliquent comment se construisent ces nouveaux pouvoirs. Ils explorent aussi le côté sombre de ces forces comme la manière dont ISIS a co-opté ce nouveau pouvoir à des fins monstrueuses.
    Dans un siècle de plus en plus construit autour de ces nouveaux pouvoirs, cet ouvrage propose une nouvelle manière de comprendre notre monde et le rôle que nous avons à y jouer.

  • Un récit incroyable sur les coulisses de l'administration  Trump  à la Maison Blanche.
    Conseiller à la Sécurité Nationale de Donald  Trump, John Bolton a passé 453 jours au coeur du pouvoir américain avant d'être remercié. Vivez heure par heure son histoire.
    John Bolton nous offre un compte rendu précis de la gestion des crises internationales et nous révèle de nombreuses anecdotes sur Trump : la position américaine sur le climat, la Corée du Nord et son dictateur «  Rocket Man  », l'Iran, la Syrie, l'Ukraine, les batailles au G7, le plan fou pour amener les Talibans à Camp David..., et nous livre la méthode  Trump  pour gérer les relations internationales des États-Unis. Ce qu'il en a vu l'a estomaqué  : un président focalisé sur sa réélection, quitte à  demander l'aide de la Chine pour soutenir la politique agricole américaine, ou demander au président ukrainien d'enquêter sur son rival politique.
    Il nous dépeint un président  addict  au chaos, qui embrasse les ennemis des États-Unis et méprise ses alliés historiques. Bolton n'en revient pas de voir  Trump  gérer la politique étrangère comme une négociation immobilière. Avec pour résultat d'affaiblir la position des États-Unis face à la Chine, la Russie, l'Iran, et la Corée du Nord.
    Dès son arrivée, Bolton est confronté à la crise des attaques chimiques en Syrie, les échanges avec la France, le détail des appels téléphoniques entre  Trump  et Macron.
    Un ouvrage de géopolitique passionnant.

  • Ce livre est le récit d'une longue enquête.
     
    Depuis la fin des années 1960 jusqu'à aujourd'hui, des vagues migratoires successives touchent tous les pays d'Europe occidentale.
     
    Pour en mesurer l'impact, tant démographique que culturel, Douglas Murray a voyagé pendant deux ans dans la quasi-totalité des pays de l'Union. De Malm à Lampedusa et de Londres aux îles grecques, il a rencontré et interrogé migrants, policiers, juges, médecins, responsables politiques et humanitaires.
     
    Non seulement le continent change à grande vitesse mais Murray constate partout le même phénomène  : En matière migratoire, les responsables politiques européens préfèrent toujours les positions généreuses, compatissantes et ouvertes car elles leur permettent des bénéfices médiatiques immédiats. Ils savent bien pourtant qu'elles conduisent, partout, à des problèmes nationaux à long terme. Et comme Murray a pu le constater, ces problèmes commencent à se voir dangereusement.
     
    D'ici la moitié de ce siècle, il est plus que probable que la Chine ressemblera encore à la Chine, l'Inde à l'Inde Mais, au rythme auquel elle change, l'Europe ne pourra plus ressembler à ce qu'elle a été il y a encore quelques décennies.
    Douglas Murray pose donc la question : Faut-il faire de l'Europe le seul endroit au monde qui appartienne à tout le monde  ?  Est-ce la volonté des Peuples et est-ce raisonnable du point de vue du «  bien commun  »  ?
     
    Le compte-à-rebours a commencé.

  • Qu'est-ce que le capitalisme? Cette question, l'histoire la pose chaque fois que ce système entre en crise, étalantau grand jour ses absurdités. Pour y répondre, il faut en comprendre les origines. Voilà ce que propose Ellen Meiksins Wood dans cet ouvrage initialement paru en 2009.

    Personne ne niera que le capitalisme a permis à l'humanité d'accomplir des avancées notables sur le plan matériel. Mais il est devenu aujourd'hui manifeste que les lois du marché ne pourront faire prospérer le capital qu'au prix d'une détérioration des conditions de vie d'une multitude d'individus et d'une dégradation de l'environnement partout dans le monde. Il importe donc plus que jamais de savoir que le capitalisme n'est pas la conséquence inévitable des échanges commerciaux et marchands que l'on retrouve dans presque toutes les sociétés humaines. Le capitalisme a une histoire très singulière et un lieu de naissance bien précis: les campagnes anglaises du XVIIe siècle. En rappelant cette origine, essentiellement politique, l'auteure propose une définition limpide des mécanismes et des contraintes qui font la spécificité du capitalisme.

  • Un récit vivant et inspiré de la présidence de Mandela, basé sur ses mémoires inachevés. Les cinq années qui ont permis de concrétiser la vision de Mandela d'une Afrique du Sud libre, moderne et démocratique.
    En 1994, Nelson Mandela est devenu le premier Président d'une Afrique du Sud démocratique. Dès le départ, il s'était engagé à n'accomplir qu'un seul mandat de cinq ans. Pendant sa présidence, avec son gouvernement, il a fait en sorte que tous les citoyens sud-africains soient désormais égaux devant la loi, et il a posé les fondations permettant de transformer un pays déchiré par des siècles de colonialisme et d'apartheid en une démocratie pleinement opérationnelle. Ce livre est le récit des années de présidence de Mandela, principalement basé sur les mémoires qu'il avait commencé à écrire alors qu'approchait le terme de son mandat, mais qu'il n'a pas eu l'occasion de terminer. Le célèbre écrivain sud-africain Mandla Langa a mené le récit à son terme, s'appuyant sur le brouillon inachevé de Mandela, sur les notes prises par le Président au fil des événements ainsi que sur d'abondantes archives inédites. Avec un prologue de sa veuve, Graça Machel, il en résulte un récit vivant et inspiré de la présidence de Mandela et de l'instauration d'une nouvelle démocratie. Cet ouvrage raconte l'histoire extraordinaire d'un pays en transition et les défis que Nelson Mandela a dû affronter alors qu'il s'efforçait de faire de sa vision pour une Afrique du Sud libre une réalité. Avant-propos de Graça Machel Traduit de l'anglais par Stéphane Roques

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