• Ce nouveau volume des "Classiques en images" propose de renouer avec la tradition du poème court japonais à travers une sélection de 60 haïkus exclusivement consacrés au monde culinaire.

    Ce recueil célèbre avec poésie et raffinement le rapport entretenu avec la nourriture, la boisson, les sensations que procurent le fait de préparer le repas, de boire le saké, de couper un poisson. Il montre que ces manières de boire et de manger relèvent tout autant du nécessaire que du spirituel.

    Parmi les auteurs, nous retrouvons : Bashô, Kazué Asakura, Buson, Yûji, Masajo Suzuki, Kikaku, Teijo Nakamura, Takako Hashimoto, Chora...

    Ces haïkus sont illustrés par des estampes d'artistes des XVIIIe et XIXe siècles comme Utagawa Kunisada, Kitagawa Utamaro, Torii Kiyonaga, Utagawa Hiroshige...

  • Route pittoresque, le Kisokaido est l'une des cinq voies créées au Japon durant l'époque d'Edo (1603-1868). Elle relie Edo (l'actuelle Tokyo), où le shogun a sa résidence, à Kyoto, siège de l'empereur. Contrairement au Tokaido qui rejoint l'ancienne capitale en longeant la côte, le Kisokaido traverse l'intérieur montagneux, suivant un itinéraire plus long, parfois ardu et très spectaculaire. Entre 1835 et 1838, le Kisokaido fait l'objet d'une série d'estampes réalisées par Eisen et Hiroshige, dont le succès est considérable. Puis, deux autres séries voient le jour : associant chaque estampe à une étape de la route, Kunisada et Kuniyoshi abordent le même thème de manière très personnelle, s'inspirant du théâtre et des légendes du folklore japonais. Complété d'un choix d'objets remarquables, cet ensemble inédit de cent soixante-treize estampes invite au voyage sur la route du Kisokaido.

  • L'estampe japonaise

    Nelly Delay

    • Hazan
    • 31 Octobre 2018

    Le Pont Nihonbashi, le Mont Fuji, et la nature toujours présente, les jeux de lumière et de transparence à travers les sudare, le théâtre Kabuki, les courtisanes des maisons vertes, les visages et le miroir... autant de thèmes qui sont source d'inspiration permanente pour les artistes de l'Ukiyo-e, à travers les siècles.
    Suivant une trame historique de la fin du xviie siècle jusqu'à nos jours, Nelly Delay explique la permanence de ces thèmes dans l'art de l'estampe. Elle décrit le contexte historique, culturel et social dans lequel cet art a vu le jour et évolué au cours des siècles et montre combien il est profondément ancré dans la civilisation japonaise.
    Elle explique les origines de l'estampe et la voie que des audacieux comme Moronobu et Kiyonobu ont suivie en réalisant les premiers bois pour des tirages exécutés en noir et blanc. Elle montre comment les artistes du xviiie siècle et leurs estampes de brocart - et parmi eux Harunobu, qui eut le premier l'idée d'utiliser toutes les possibilités de la couleur - permirent à l'Ukiyo-e d'accéder par la suite à un véritable âge d'or : Utamaro, éternellement inspiré par les femmes, Sharaku et les visages d'acteurs, Hokusai, le « fou du dessin », Hiroshige et la nature, Kuniyoshi et ses thèmes fantastiques, Toyharu, Shiba Kokan et bien d'autres...
    Si le livre suit un plan chronologique qui s'impose sur pareil sujet, l'auteur établit toutefois des comparaisons entre artistes d'époques très différentes afin de faire percevoir l'art de l'estampe hors du temps, au-delà des oeuvres et des écoles. L'originalité et l'abondance de l'iconographie, la richesse des informations rassemblées au fil des chapitres et la diversité des thèmes abordés font de ce livre, très illustré et vivant, un précieux guide du Japon traditionnel. Le style adopté le rend accessible à un large public alors que l'importance des annexes - où sont présentés notamment les étapes de fabrication, les cachets de censeurs et d'éditeurs, les signatures des artistes, les formats, les techniques et les couleurs - en fait un outil scientifique appréciable par les spécialistes, les collectionneurs et les amateurs avertis.

  • Un panorama des oeuvres les plus emblématique de l'école Rinpa, née au début du XVIIe siècle et qui perdura jusqu'au XXe siècle. Les artistes membres de ce courant possèdent des talents multiples et s'expriment à travers la peinture, la gravure, l'illustration mais aussi la décoration de céramique, de bois, de laque et de textile

  • Nous vous invitons à explorer les différents visages de la culture nippone, sous l'angle de ses imaginaires. Au fil d'un voyage thématique, vous découvrirez comment se sont forgées les différentes formes de récit japonais, depuis l'ancestral Kojiki jusqu'aux innovations du jeu vidéo. Vous apprivoiserez les différents personnages qui peuplent ces histoires : les kaiju, school girls et avatars du Guerrier vous révèleront les valeurs qui les animent et les esthétiques qui les portent. Et si les facéties des yokai et la menace sombre des futurs apocalyptiques ne vous ont pas fait fuir, peut-être même distinguerez-vous, à travers les échos de la musique nippone ou dans le jaillissement de ses saveurs élégantes, le rapport étonnant que le Japon entretient avec le temps et l'espace...

  • « Le temps est venu de visiter tous les lieux célèbres du pays et de nous imprégner des choses vues, pour avoir des sujets de conversation en buvant le thé lorsque nous serons vieux et chauves. » Jippensha Ikku, À pied sur le T(...)kaid(...) (T(...)kaid(...)ch(...) Hizakurige), 1802.

  • Le jardin du Ryoanji : ce lieu unique a fait couler beaucoup d'encre au Japon et plus encore peut-être en Occident. Chef-d'oeuvre de l'architecture japonaise pour celui qui sait voir au-delà de quinze pierres posées sur 200 m2 de sable. Un dépouillement extrême qui déconcerte et invite à la méditation. Ce jardin abstrait et très contemporain a pourtant été construit par des moines aux XVe et XVIe siècles pour incarner la pensée zen.
    Le livre retrace les conditions de sa conception et son influence déterminante sur l'art du jardin japonais.
    François Berthier parle merveilleusement de ce non-jardin, de son mystère et de sa force.
    Tout nous est soudain éclairé par sa pensée si limpide : il ne dévoile pas le mystère : il le met à notre portée.

  • Les poupées kokeshi sont des petites figurines en bois qui sont devenues l'un des symboles du Japon. De forme simple, sans bras ni jambes, à l'origine destinées à des jeux d'enfants, elles font partie de la culture populaire. Fabriquées de façon artisanale, avec des styles différents, elles sont devenues des objets de collection, des souvenirs que touristes et Japonais aiment offrir.
    Cet ouvrage, le premier en langue française, présente cet art des kokeshi dont l'origine remonte au xixe siècle, et qui sont essentiellement fabriquées dans le nord-est du Japon par des ateliers d'artisans traditionnels. L'auteure nous fait rencontrer ces artisans, et découvrir leurs procédés de fabrication. Elle présente avec de très belles photos, les différents styles et nous fait partager son enthousiasme pour le monde des kokeshi.
    Laetitia Hébert a vécu plusieurs années au Japon, d'où est venue sa passion pour les kokeshi. Elle anime un site d'information qui leur est destiné.

  • Dans les années 1860, les membres des premières missions officielles japonaises se rendent en Europe et en France. Ils sont éblouis par Paris qui est devenue, avec les travaux entrepris par le baron Haussmann, la plus belle capitale d'Europe. Elle va devenir un modèle pour les Japonais de l'ère Meiji (1868-1912) qui veulent rattraper leur retard sur les Occidentaux.
    Au même moment, à Paris, des artistes, collectionneurs, femmes et hommes de lettres, découvrent et s'enthousiasment pour les estampes japonaises. C'est le début de la vague du japonisme qui va déferler ensuite sur toute l'Europe et les États-Unis.
    Parallèlement, de jeunes artistes japonais se prennent de passion pour l'art occidental et choisissent de venir à Paris pour apprendre les techniques artistiques. Leur stupéfaction est immense face à l'engouement que l'art traditionnel de leur pays provoque alors.
    En effet, au moment où les collectionneurs s'arrachent ces estampes et ces objets d'art décoratif, le Japon est en train de rejeter ses traditions culturelles. Le Japon rêvé des japonisants n'est déjà plus qu'un souvenir nostalgique et le pays se moder- nise à une vitesse fulgurante.
    De nombreux liens d'amitié se tissèrent entre les artistes de ces deux pays si éloignés. C'est le début d'un intérêt culturel simultané et réciproque qui continue toujours aujourd'hui.

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  • Une saison au Japon

    Sandrine Bailly

    S'il y a un univers où beauté, harmonie et délicatesse se rejoignent, c'est bien celui du Japon.
    Un pays fascinant, longtemps resté fermé au monde occidental, et qui a vu naître une esthétique et un art de vivre d'exception. Au travers d'une sélection pointue d'images et de citations, Une Saison au Japon propose un voyage au coeur de l'âme japonaise, et s'interroge sur l'essence de la beauté du monde. Des Haikus aux contes d'Ise, en passant par Yukio Mishima et au prix Nobel Yasunari Kawabata, cet ouvrage offre un superbe florilège de citations des plus grands écrivains, poètes et maîtres zen du Japon, pour comprendre un peu mieux l'âme de ce pays. Ce livre est également un panorama unique des Arts graphiques japonais : des dessins à l'encre de Chine, estampes et lithographies à la photographie du XIXe et XXe siècle et aux oeuvres les plus récentes.

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  • Cats in ukiyo-e

    Nobuhisa Kaneko

    Les chats dessinés par Utagawa Kuniyoshi (1797-1861), l'un des maîtres de l'estampe japonaise qui témoigne ici d'un sens de l'humour et de l'observation affuté.

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  • A partir de 1543 - date de l'arrivée des premiers Européens en terre nipponne - les Japonais entrèrent en contact régulier avec les Nanban et ce, jusqu'à la fermeture du pays à partir des années 1630. Ces "barbares du sud", des commerçants et des missionnaires en provenance majoritairement du Portugal, influencèrent l'art japonais des XVIe et XVIIe siècles, au point de donner naissance à un courant artistique qui perdurera dans les années 1500-1600.
    Les peintures ornant les byôbu (paravents) nanban, véritables tableaux révélant un croisement et un choc de civilisations, sont écrasantes par leur beauté. A travers le travail de deux écoles, l'école Tosa et l'école Kanô, se dessine sous nos yeux ébahis l'histoire de l'arrivée des Portugais d'un point de vue oriental. Tantôt critiques, tantôt festifs et joyeux, les byôbu mettent en images les prémices de l'occidentalisation de l'Asie.
    Chefs-d'oeuvre des paravents nanban présentera les treize byôbu les plus importants et intéressants de l'époque de l'art nanban. Ils seront accompagnés d'un texte très riche sur la passionnante histoire de la rencontre - commerciale, religieuse et culturelle - entre l'Europe et le Japon à cette époque. Nous avons réunis dans ce beau livre des paravents du Musée municipal de Kobé et du Museu national d'Arte Ancien de Lisbonne (où se trouvent les deux plus importantes collections d'art Nanban), mais également du Victoria & Albert Museum de Londres, du Rijksmuseum d'Amsterdam, du Musée de Nagazaki, du Nanban Bukakan d'Osaka, du Musée Idemitsu de Tokyo, du Musée Guimet et du Musée Soares dos Reis, ainsi qu'un inédit provenant d'une collection privée aux Etats-Unis.

  • Quel point commun existe-t-il entre Tadanori Yokoo - un des plus grands artistes contemporains japonais, lauréat du Praemium Imperiale 2015 - et les mangas de science-fiction? Apparemment, aucun. Et pourtant, outre le fait que les noms de Yokoo et des mangaka soient peu connus en Europe - Osamu Tezuka est encore relativement inconnu ici, alors qu'il est surnommé le "dieu du manga" au Japon -, les affiches sérigraphiées du premier procèdent d'un mode de création sensiblement identique à ces bandes dessinées tant adulées de nos jours. Les posters de Yokoo et les mangas d'après-guerre s'inspirent de motifs au départ non japonais (Pop Art, science-fiction), les font entrer en résonance avec l'esthétique nippone (emakimono, ukiyo-e) et créent des oeuvres hybrides qui, à leur tour, influenceront les travaux des artistes ou dessinateurs européens et américains.

    Publié à l'occasion de l'exposition éponyme à la Maison d'Ailleurs d'Yverdon-les-Bains, cet ouvrage richement illustré fait état de ce dialogue original entre les oeuvres de Yokoo et les pages originales de Tezuka, et montre de manière spectaculaire la façon dont les créateurs japonais ont hybridé les traditions nippones et les tendances occidentales afin de réinventer une identité culturelle mis à mal après la Seconde Guerre mondiale. Un ouvrage explosif et fascinant, qui passionnera non seulement les amateurs de mangas et de pop art, mais également tous ceux désireux de faire connaissance avec deux figures majeures de l'art populaire japonais.

  • Le terme Ensô signifie « cercle » en japonais et désigne le sujet le plus courant et le plus profond de la peinture d'inspiration zen. Présent dans toutes les cultures, le cercle touche au plus profond de notre être et symbolise la globalité ultime de notre être et de l'univers. Dans la tradition zen, il est une expression de l'éveil, de l'ainsité, du moment, du vide, de la totalité.
    On estime que le caractère d'un artiste apparaît pleinement dans la façon dont il dessine un ensô et que seule une personne spirituellement accomplie peut en dessiner un véritable. Les ensô sont accompagnés d'un court poème qui en approfondit le contenu spirituel. Les peintures d'ensô suggèrent ainsi, visuellement et poétiquement, la nature de la réalité.
    Audrey Yoshiko Seo a réuni ici une collection des meilleurs exemples de l'art des ensô qui montre la variété de leur forme, depuis le XVIIe siècle jusqu'à nos jours. Chaque peinture occupe une page entière avec son commentaire en vis-à-vis qui traduit le poème, en explicite la signification, et présente les aspects stylistiques et le contexte spirituel de l'oeuvre.
    L'ouvrage contient une introduction passionnante sur la tradition des cercles d'éveil dans le bouddhisme depuis l'Inde, la Chine et jusqu'au Japon, ainsi que la biographie des artistes, qui sont pour la plupart d'importants maître zen japonais.
    Cet ouvrage de grande qualité et accessible est le premier en français sur cette importante tradition artistique et spirituelle. Il ravira tous ceux qui s'intéressent à la peinture, à l'art asiatique, au Japon, au zen et au bouddhisme. C'est un excellent livre-cadeau.

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  • Après l'ouverture du Japon à l'Occident dans les années 1850, artistes, designers et créateurs de toute l'Europe ont été séduits par une nouvelle tendance pour le « japonisme ». Catalogue de l'exposition du Louvre Abu-Dhabi, Affinités japonaises s'intéresse plus particulièrement au groupe pionnier d'artistes parisiens les Nabis, leur fascination pour les estampes japonaises et l'importance de ce métissage culturel dans le développement du décor moderne.

    C'est en 1872, alors que le Japon s'ouvre aux routes du commerce et que l'Occident découvre, fasciné, les raffinements de l'art japonais, que le terme « japonisme » émerge. Il vient consacrer l'engouement pour ce style nouveau, et son influence sur l'art européen, en particulier décoratif.
    Cette « coloration nouvelle », pour reprendre les mots d'Edmond de Goncourt, trouve une acuité particulière dans l'art de l'estampe, qui va influencer aussi bien les impressionnistes que Van Gogh et Gauguin. Les recherches de ces derniers aboutissent à un bouleversement de l'ordre visuel dont les Nabis seront les héritiers directs. Collectionneurs passionnés, les Nabis s'appuient sur les estampes pour développer un style original. Leurs décors, vibrants et colorés, en sont le témoignage le plus évident. Expressivité de la ligne et de la couleur en aplats, fragmentation de l'espace, abolition de l'illusionnisme et de la perspective traditionnelle... les principes des Nabis, nés de cette rencontre avec l'Extrême-Orient, font basculer la peinture dans la modernité, avec pour ambition d'abolir la hiérarchie entre peinture décorative et peinture de chevalet.

    Publié à l'occasion de l'exposition éponyme au Louvre Abu-Dhabi, du 6 septembre au 24 novembre 2018.

  • The influence of manga on international comics had grown considerably over the past two decades.The origins of manga can be traced back to the Edo Period (1600 to 1868) of Japanese history, specifically to popular type of books using ukiyo-e, Japanese woodblock prints. These books contained humorous content and featured humans, fantastical creatures and even references to celebrities of the period. As literacy rose in Japan throughout the 18th Century (part of the Edo Period) and into the 19th and early 20th Century (the Meiji Period), these kind of illustrated novels became popular and it is from here that we actually get the first recorded use of the term manga to describe a words-and-pictures based story.

  • Les contes et légendes du Japon ont pour cadre un univers mystérieux et inquiétant peuplé de toutes sortes d'êtres étranges et surprenants. Et comment ne pas commencer ce voyage extraordinaire en vous parlant des kami ? Quand Izanami et Izanagi ont créé l'archipel, ils ont donné naissance à cette myriade de dieux. Et myriade, c'est peu dire : on dit qu'il y a autant de kami qu'il y a de cheveux sur une tête. Ces cinquante contes fantastiques, touchants et inattendus, nous racontent un Japon déroutant, traditionnel et légendaire, ancré dans un territoire à la frontière du mythe, de l'histoire et de la réalité.

  • Bons et mauvais esprits, diables, monstres et revenants en tous genres n'ont cessé de hanter l'imagination des hommes à travers le temps et les cultures. Des similitudes existent entre les mythes, légendes et contes du monde entier et dans leur expression picturale et plastique.
    C'est précisément cette universalité, née d'échanges et d'influences réciproques, qui en fait leur richesse.
    Le Japon, après s'être inspiré de la Chine, de l'Inde puis, plus tardivement, de l'Occident, est parvenu à créer un monde fantastique folklorique, littéraire et artistique d'une grande richesse où le surnaturel, l'étrange, le merveilleux, le mythique ne font qu'un.
    Ce monde fantastique, peuplé de croyances ancestrales et animistes, n'a jamais été aussi présent qu'aujourd'hui dans l'archipel. Manga et dessins animés, créateurs de jeux vidéo et de figurines ne sont pas les seuls à captiver le public avec des oeuvres sur ce sujet. Les expositions artistiques sur les yôkai, oni et yûrei n'ont jamais été aussi nombreuses dans l'archipel et des artistes japonais contemporains de renom n'hésitent pas à puiser leur inspiration aux sources de la culture ancestrale et traditionnelle de leur pays.
    Cet ouvrage entraînera le lecteur dans le monde fantastique et merveilleux de l'art japonais à travers les rouleaux enluminés, les paravents, les estampes, puis les oeuvres picturales contemporaines.

  • L'art de la vannerie japonaise.
    Les paniers japonais en bambou ont une très longue histoire.
    Jusqu'au xvie siècle ils furent principalement des objets utilitaires et rustiques. Ceux qui avaient une valeur esthétique étaient importés de Chine. Reflétant les valeurs du confucianisme, ils présentaient des formes parfaitement symétriques et un tissage d'une régularité étonnante. Le grand tournant de l'histoire provient de la codification de la cérémonie du thé au xvie siècle. Par leur raffinement extrême, les vases en bambou japonais (hanakago) réceptacles des compositions florales (ikabena) sont élevés au niveau d'objets d'art.
    Les maîtres de l'âge d'or, ont instauré un rapport particulier de l'artiste et du commanditaire. Mais un artiste sera particulièrement mis à l'honneur, Iizuka Rokansai (1890-1958), avec une quarantaine de pièces. L'après-guerre est déterminant pour la diffusion de cet art à travers le monde, notamment l'Amérique avec des collections privées ou muséales. Il en résulte de nouvelles formes chez les artistes contemporains.
    La question dominante devient alors celle du statut artistique d'artistes modernes et contemporains d'une oeuvre qui nécessite de grandes compétences techniques et artisanales. Inspirés d'un formalisme classique dont le vocabulaire a été mis au point de manière exhaustive par Iizuka Rokansai, les paniers de jeunes artistes contemporains se muent aujourd'hui en sculptures. Dénués de toute fonctionnalité, ils ouvrent ainsi un champ artistique particulier.

    Auteurs:
    Stéphane Martin - Président du musée du quai Branly-Jacques Chirac, commissaire de l'exposition.
    Maiko Takenobu - Consultant en art et histoire de l'art du Japon.
    Andreas Marks - Directeur du Clark Center for Japanese Art, Minneapolis Institute of Art.
    Shinya Maezaki - Professeur de histoire de l'art à la Kyoto Women's University.
    Masanori Moroyama - Conservateur en chef honoraire au National Museum of Modern Art, Tokyo.
    Satomi Suzuki - Conservatrice au Tochigi Prefectural Museum of Fine Arts.
    Naoko Tomonoga - Conservatrice au Oita Prefectural Art Museum.

  • Features Japanese style typeface works from design masters, such as Ryuta Ishikawa, Takahashi Yoshiharu, Toshiyasu Nanbu and Shinnoske Sugisaki. Each stringently selected work has a detailed description from the designer revealing the design concept and creative process - Different design and applications of Japanese style typeface are systematically divided into four parts: corporate image (Logo, promotion, vision identity system), product packaging, poster and book - More than 1000 graphic and application images are involved with the aim of thoroughly presenting the works Japanese-style typeface is not only used to express ideas in daily life, but also becomes an important part in commercial design. This book is the collection of classic and ingenious works, which are both artistic and practical. It can also be seen as a reference that can inspire readers and improve their aesthetic value and design competence.

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  • Ce somptueux ouvrage retrace 300 ans de l'histoire du kimono grâce aux pièces les plus représentatives de la Collection Khalili, la plus importante et la plus complète en dehors du Japon. Les auteurs, tous spécialistes reconnus - dont l'ancien Conservateur des Textiles au Musée national de Tokyo - ont travaillé sous la direction éditoriale de Anna Jackson, Conservateur du Département des arts asiatiques au Victoria & Albert Museum à Londres.
    Cet ouvrage offre une très large palette de types de kimonos, allant du plus habillé et cérémonieux au plus simple habillement ; sous-vêtements et jaquettes portés par les femmes, les hommes et les enfants. On trouvera aussi les vêtements de la cour impériale les plus recherchés, ceux portés par l'aristocratie samouraï et par les riches marchands de la période Edo ; le style changeant et la nouvelle gamme de couleurs marquant l'ère Meiji ; et particulièrement les kimonos audacieux et éblouissants des périodes plus récentes Taisho et début Showa, qui demandèrent des techniques de fabrication innovantes et qui surent mêler emprunts au monde moderne et tradition.
    Fête pour l'oeil, ce livre est une inépuisable source d'inspiration pour le monde de la mode et du design.

  • Au Japon, l'art érotique a une longue histoire, dont l'âge d'or s'étale de la fin du XVIIe siècle à la fin du XIXe siècle. Illustres ou peu connus, les artistes de cette période ont créé des milliers de shunga - euphémisme qui signifie « images de printemps » - de toute beauté. Souvent explicites, mais aussi pleins de tendresse, de sensualité et d'humour, parfois aussi à visée éducative, ces peintures, estampes et livres illustrés célèbrent toutes les facettes de la sexualité humaine. Extrêmement populaires et perçues comme parfaitement normales dans la société japonaise de l'époque, ces oeuvres s'inscrivent au sein d'une culture raffinée, en quête de plaisirs : celle du « monde flottant » (ukiyo), gloire du Japon de la période d'Edo, où beaucoup d'entre elles ont vu le jour.
    Les shunga étaient appréciées de toutes les catégories sociales, des samurais aux couples fraîchement mariés - surtout après l'avènement de la xylographie, une technique d'impression qui rendit les « images de printemps » abordables et faciles à trouver. On pouvait même emprunter des livres de shunga dans les bibliothèques. Presque tous les artistes du célèbre mouvement de l'ukiyo-e ont produit des « images de printemps », notamment Hokusai, Utamaro et Kuniyoshi. Témoignant d'une imagination fertile et d'une parfaite maîtrise technique, ces oeuvres sont d'une grande originalité.
    Grâce à la diversité impressionnante des images qu'il a choisies au sein de sa propre collection, d'une ampleur inégalée, Ofer Shogan nous montre toute la palette des pratiques sexuelles et de leur représentation. Suivant une approche thématique, il aborde les questions de la nudité et des vêtements, du voyeurisme, des dieux, des monstres et des animaux, de l'orgasme, de l'adultère et de la jalousie, et bien d'autres. Le présent ouvrage met l'accent sur les symboles et les motifs - souvent cachés - qu'il est essentiel de décrypter pour comprendre et apprécier pleinement ce genre artistique.
    Longtemps demeurées tabous, les shunga étaient, encore récemment, bannies du champ de la recherche : préfacé par Andrew Gerstle, professeur à la faculté des études orientales et africaines de l'Université de Londres, ce livre ambitieux rend à ces chefs-d'oeuvre la place qui leur est due dans l'histoire de l'art, de la culture et de la société du Japon. Avec plus de 1 200 illustrations, toutes reproduites spécialement à l'occasion de cette parution et en grande partie inédites, ce bel ouvrage constitue une exploration sans précédent de la richesse foisonnante des « images de printemps ».

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