• Si le syndrome d'Asperger est connu, le parcours du psychiatre autrichien dont cette forme d'autisme porte le nom l'est moins. L'historienne américaine Edith Scheffer a découvert la véritable histoire de ce médecin après la naissance de son enfant autiste. Et ce qu'elle apprend la glace d'effroi.
    En 1938, professeur à l'hôpital pédiatrique de Vienne, Asperger est l'un des psychiatres appelés à façonner le nouvel Allemand selon des critères eugéniques : sélectionner les parents d'après leur hérédité, leurs défauts biologiques, leurs tendances politiques... Et parmi les enfants autistes, Asperger identifie les « négatifs » et les « positifs » à l'intelligence détonante, qui auront alors une chance d'échapper au tri macabre.
    Archives inédites à l'appui, Edith Sheffer nous livre une enquête bouleversante et rétablit la vérité sans le moindre pathos sur le rôle criminel du Dr Asperger.

  • « Je suis parti, en historien, sur les traces des grands-parents que je n'ai pas eus. Leur vie s'achève longtemps avant que la mienne ne commence : Matès et Idesa Jablonka sont autant mes proches que de parfaits étrangers. Ils ne sont pas célèbres. Pourchassés comme communistes en Pologne, étrangers illégaux en France, Juifs sous le régime de Vichy, ils ont vécu toute leur vie dans la clandestinité. Ils ont été emportés par les tragédies du XXe siècle : le stalinisme, la Seconde Guerre mondiale, la destruction du judaïsme européen.

    Pour écrire ce livre, j'ai exploré une vingtaine de dépôts d'archives et rencontré de nombreux témoins dans le monde entier. J'ai cherché non pas à être objectif ? car nous sommes rivés au présent, enfermés en nous-mêmes ?, mais radicalement honnête. Cette quête de vérité a fait naître une littérature qui satisfait aux exigences de la méthode. »

  • « "Il y a un problème de l'islam en France", n'hésite pas à proclamer un académicien, regrettant même "que l'on abandonne ce souci de civilisation au Front national". À cette banalisation intellectuelle d'un discours semblable à celui qui, avant la catastrophe européenne, affirmait l'existence d'un "problème juif" en France, ce livre répond en prenant le parti de nos compatriotes d'origine, de culture ou de croyance musulmanes contre ceux qui les érigent en boucs émissaires de nos inquiétudes et de nos incertitudes. L'enjeu n'est pas seulement de solidarité mais de fidélité. Pour les musulmans donc, comme l'on écrirait pour les juifs, pour les Noirs et pour les Roms, ou, tout simplement, pour la France.» Edwy Plenel

  • Dans cet essai passionnant, fruit d'innombrables entretiens et d'une longue et minutieuse enquête, la journaliste féministe Betty Friedan met des mots sur l'indicible malaise féminin : loin de la plénitude de la femme au foyer célébrée par l'American Way of Life, la femme noie ses frustrations, intellectuelles, culturelles, sexuelles, dans l'alcool et les psychotropes, réduite au rôle de procréatrice silencieuse par un système patriarcal sournoisement oppressant, coupable d'être malheureuse dans une société qui prétend tout faire pour la combler.
    Plus de cinquante ans plus tard, la voix de Betty Friedan résonne toujours. Une lecture essentielle pour mesurer le chemin parcouru et comprendre les enjeux de notre époque. Le combat n'est pas terminé !

  • La forme du sommeil qui prévaut dans les sociétés occidentales n'est en rien « naturelle » : elle ne s'est imposée qu'à partir du xixe siècle. Jusqu'alors, le sommeil y était généralement scindé en deux blocs de durée égale, séparés par une période de veille d'une heure environ que pouvaient occuper diverses activités :
    Méditation silencieuse, réflexion sur le sens des rêves, prière, rapports intimes, consommation de tabac, tâches ménagères, soin des bestiaux... Mais avec la révolution industrielle et son cortège de bouleversements, en particulier la large diffusion de nouvelles technologies d'éclairage artificiel, un processus de consolidation du sommeil est intervenu qui a abouti à l'imposition de la norme du sommeil d'un bloc de huit heures ininterrompues.
    Ce processus s'est accompagné d'une dévalorisation du sommeil, lequel n'est plus considéré comme un impératif biologique, mais comme un temps mort qui ne peut faire l'objet d'une valorisation économique. Une pression culturelle forte se développe dès lors en faveur d'un temps de sommeil réduit.
    Parallèlement, le fait de se réveiller au milieu de la nuit se trouve assimilé au plus célèbre des troubles du sommeil : l'insomnie.

  • Comment le vélocipède a-t-il concurrencé le cheval ? Pourquoi les Hollandais roulent-ils plus à vélo que les Français ? La voiture est-elle vraiment plus rapide que la bicyclette ? Que faut-il penser des vélos en libre service, des vélos pliants, du vélo à assistance électrique ? La multiplication des pistes cyclables suffit-elle à relancer la pratique ?Retraçant le parcours de la bicyclette, depuis la draisienne du XIXe siècle jusqu'aux prototypes du XXIe, en s'intéressant à son environnement économique, culturel et social autant qu'à ses aspects techniques, Frédéric Héran raconte avec talent une autre histoire des déplacements urbains.Alors qu'il triomphait dans les années 1920-1930, le vélo a été chassé des villes européennes dans les années de croissance d'après-guerre.
    Dès les années 1970, et contre toute attente, la bicyclette a pourtant réussi son retour progressif en Europe du Nord et dans certaines villes d'Italie. Mais la France et d'autres pays ont raté ce tournant.Analysant les politiques de déplacements urbains à travers l'Europe, l'auteur montre que la modération de la circulation a joué un rôle déterminant dans le retour du vélo. Demain, la bicyclette pourrait devenir un moyen de locomotion indispensable pour contrer les effets de la crise économique et écologique.
    Et contribuer à faire de la ville un espace égalitaire et convivial.

  • Dans cette collection, chaque livre est rédigé par un auteur né durant l'année en question, qui dépeint ses dix-huit premières années d'existence en s'appuyant sur les souvenirs communs à sa génération. Illustrés par de nombreuses photos d'époque, ces livres-cadeaux très personnels invitent les lecteurs à un parcours nostalgique dans leur propre passé.
    Grâce à eux, revisitez l'enfance et ses attentes, l'adolescence et ses espoirs, sans oublier les événements politiques et sociaux qui secouaient alors la France et le monde.

  • Nous avons changé d'époque : l'inéluctabilité du bouleversement global du climat s'est désormais imposée. Pollution, empoisonnement par les pesticides, épuisement des ressources, baisse des nappes phréatiques, inégalités sociales croissantes ne peuvent plus être envisagés de manière isolée. Le réchauffement climatique a des effets en cascade sur les êtres vivants, les océans, l'atmosphère, les sols. Ce n'est pas un « mauvais moment à passer » avant que tout ne redevienne « normal ».
    Mais nos dirigeants sont incapables de prendre acte de la situation. Guerre économique oblige, notre mode de croissance, irresponsable, voire criminel, doit être maintenu coûte que coûte. Ce n'est pas pour rien que la catastrophe de La Nouvelle-Orléans a frappé les esprits : la réponse qui a été apportée - l'abandon des pauvres tandis que les riches se mettaient à l'abri - apparaît comme un symbole de la barbarie qui vient, celle d'une Nouvelle-Orléans à l'échelle planétaire.
    Mais dénoncer n'est pas suffisant. Il s'agit d'apprendre à briser le sentiment d'impuissance qui nous menace, à expérimenter ce que demande la capacité de résister aux expropriations et aux destructions du capitalisme.

  • Enfants de 1987 : « Digital Natives », nous sommes nés avec une manette de console dans la main et des écouteurs vissés dans les oreilles. Au collège, nous communiquions via MSN ; et nous avons révisé notre bac avec Wikipédia. Mais pris dans un tourbillon d'actualités dès notre plus jeune âge, nous disposons aussi d'un esprit critique affûté, bien utile face à un monde qui change sans cesse et nous met en permanence au défi.

  • Dans cette collection, chaque livre est rédigé par un auteur né durant l'année en question, qui dépeint ses dix-huit premières années d'existence en s'appuyant sur les souvenirs communs à sa génération. Illustrés par de nombreuses photos d'époque, ces livres-cadeaux très personnels invitent les lecteurs à un parcours nostalgique dans leur propre passé. Grâce à eux, revisitez l'enfance et ses attentes, l'adolescence et ses espoirs, sans oublier les événements politiques et sociaux qui secouaient alors la France et le monde.

  • « Vos quatre grands-parents sont-ils français ? » me demanda le-monsieur-de-derrière-le-comptoir. Cette question, on l'avait posée pour la dernière fois à ceux qui devaient bientôt monter dans un train, venant de Pithiviers, de Beaune-la-Rolande ou du Vel d'Hiv... et cela suffit à raviver en moi le souvenir de mon grand-père, Paul Rosenberg, ami et conseiller des peintres, dont la galerie se trouvait au 21, rue La Boétie. Attirée, malgré moi, par cette adresse et par l'histoire tragique qui y est attachée, j'ai eu soudain envie de revisiter la légende familiale. [...] J'ai voulu comprendre l'itinéraire de ce grand-père lumineux, intime de Picasso, de Braque, de Matisse, de Léger, devenu paria sous Vichy. [...] Ce livre raconte son histoire qui, indirectement, est aussi la mienne. A. S. Anne Sinclair retrace, entre anecdotes et nostalgie, l'histoire familiale marquée par l'art et la guerre. Nathalie Dupuis, Elle.

  • Dans cette collection, chaque livre est rédigé par un auteur né durant l'année en question, qui dépeint ses dix-huit premières années d'existence en s'appuyant sur les souvenirs communs à sa génération. Illustrés par de nombreuses photos d'époque, ces livres-cadeaux très personnels invitent les lecteurs à un parcours nostalgique dans leur propre passé.
    Grâce à eux, revisitez l'enfance et ses attentes, l'adolescence et ses espoirs, sans oublier les événements politiques et sociaux qui secouaient alors la France et le monde.

  • L'affaire Dreyfus (1894-1906), du nom de cet officier juif alsacien accusé d'espionnage au profit de l'Allemagne, est toujours présente dans nos mémoires. Elle resurgit, au gré de l'actualité, comme une référence historique essentielle. Mais qui était au juste le capitaine Dreyfus ? Y a-t-il eu plusieurs affaires plutôt qu'une ? Le « J'accuse... ! » de Zola en offre-t-il un récit exhaustif ? Et l'écrivain a-t-il été assassiné ? Quels ont été les rôles réels des militaires Picquart et Esterhazy, du politique Clemenceau et de l'écrivain Péguy ? Les dreyfusards sont-ils à l'origine des pétitions ?
    C'est à ces questions, et à bien d'autres encore, que répond ce livre, tour à tour chronique d'un roman-feuilleton aux multiples rebondissements, plongée dans l'imaginaire de l'Affaire, réflexion sur ses « fake news » et méditation sur son actualité, entre erreurs judiciaires et « nouvel antisémitisme ».

  • Dans cette collection, chaque livre est rédigé par un auteur né durant l'année en question, qui dépeint ses dix-huit premières années d'existence en s'appuyant sur les souvenirs communs à sa génération. Illustrés par de nombreuses photos d'époque, ces livres-cadeaux très personnels invitent les lecteurs à un parcours nostalgique dans leur propre passé.
    Grâce à eux, revisitez l'enfance et ses attentes, l'adolescence et ses espoirs, sans oublier les événements politiques et sociaux qui secouaient alors la France et le monde.

  • Varsovie, 19 avril 1943 : la Wehrmacht attaque le ghetto pour liquider ses derniers occupants.
    Ceux-ci ripostent par les armes. Marek Edelman, vingt ans, fait partie de l'état-major de cette insurrection qui tiendra vingt jours. Le 10 mai, alors que le ghetto est en flammes, Il parvient à s'échapper par les égouts. En 1945, il fera le récit sobre de ce combat désespéré et de cette " vie à la frontière de la mort ". C'est ce témoignage d'exception qui est présenté ici.

  • Le pouvoir on le désire, on le craint, on s'en protège.

    'Le sentiment de n'avoir aucun pouvoir sur les gens et les événements est difficilement supportable : l'impuissance rend malheureux. Personne ne réclame moins de pouvoir, tout le monde en veut davantage.' Amoral, intelligent, impitoyable et captivant, cet ouvrage colossal condense 3000 ans d'histoire du pouvoir en 48 lois. Véritable manuel de la manipulation, il analyse la quintessence de cette sagesse millénaire, tirée de la vie et des oeuvres des plus illustres stratèges (Sun Zi, Clausewitz), hommes d' État (César, Louis XIV, Bismarck, Talleyrand), courtisans (Castiglione, Gracián), séducteurs (Ninon de Lenclos, Casanova) et escrocs de l'histoire.

  • Une description de l'enfance et l'adolescence des personnes nées en 1992, jusqu'à leur 18 ans, à partir des souvenirs communs à cette génération. Les textes mêlent histoire personnelle et mémoire collective, des chronologies restituent le récit dans un contexte plus large et des encadrés apportent un éclairage particulier à certains événements.

    Dans cette collection, chaque livre est rédigé par un auteur né durant l'année en question, qui dépeint ses dix-huit premières années d'existence en s'appuyant sur les souvenirs communs à sa génération. Illustrés par de nombreuses photos d'époque, ces livres-cadeaux très personnels invitent les lecteurs à un parcours nostalgique dans leur propre passé.
    Grâce à eux, revisitez l'enfance et ses attentes, l'adolescence et ses espoirs, sans oublier les événements politiques et sociaux qui secouaient alors la France et le monde.

  • * Dans ce livre, Tiziano Terzani raconte à son fils ce qu'il a appris de ses
    semblables, de l'amour et du sens de l'existence. Il lui décrit et lui explique
    sa réalité d'homme, sa prise de conscience de ce qui est essentiel. * Véritable
    légende du grand reportage et correspondant en Asie du Spiegel et du Corriere
    della Sera, Tiziano Terzani a été témoin de la chute de Saigon, du génocide
    khmer et de la Chine maoïste. Marqué par l'Inde et sa spiritualité, il s'est
    détaché de son métier durant les années 1990, pour se retirer dans une cabane
    et méditer sur la vie.

  • Nous... la cité

    Collectif

    • Zones
    • 20 Septembre 2012

    Quand quatre jeunes de banlieue se prennent d´écrire leur quotidien avec un de leurs éducateurs pendant plus d´un an, ça envoie du lourd.

    Entre provocations policières, soirées à tchatcher dans les halls d´immeuble, jugements et appels, embrouilles à la con, boulots foireux, visites en prison, heures d´ennui et éclats de rire, c´est le quotidien d´un quartier populaire comme tant d´autres qui est raconté.

    Le quotidien d´une France qui peut exploser à tout moment, qui ne veut pas être un exemple ni un modèle, qui témoigne de la vie, mais aussi de la mort.

    Un quotidien où l´on enrage plus souvent qu´à son tour, mais où l´on trouve encore la force d´en rire.

    /> Un quotidien où des professionnels se démènent pour sauver ce qui peut l´être encore. Où l´on se demande même, par moment, si l´on n´aurait pas plus intérêt à ce que tout pète.

    Un quotidien que les médias ignorent, que les jeunes taisent parce que trop criant d´être aussi banal que brutal.

    Un quotidien où la solidarité est à l´oeuvre, où les choses se vivent et s´éprouvent plus qu´elles ne se disent - sauf quand on se décide à prendre son stylo et àécrire, entre rires et larmes, la cité.

    Car c´est sans doute des mots que viendront les solutions. La découverte de l´écriture et du pouvoir de ces foutus mots. Face à des flics. Face à des juges. Face à soi-même.

  • Le Parti sous Staline : non pas l'appareil et son sommet, mais, pour une fois, le parti des communistes. On connaît les statistiques des adhérents, mais pourquoi et comment devient-on communiste? On connaît les grands thèmes de l'idéologie stalinienne, mais quelle formation politique et morale recevait le militant de base? On connaît les fluctuations de la Ligne générale, mais quelles étaient, au jour le jour, les tâches des militants? On connaît la lutte au sommet entre Staline et Trotski, mais quel écho cette lutte avait-elle à la base et que représentait le trotskisme pour le militant ordinaire? On connaît les grands procès de Moscou, mais comment les militants organisaient-ils la chasse aux «éléments politiquement douteux» ou «socialement étrangers»?

  • «L'écriture d'Alias Caracalla a correspondu à l'automne de ma vie. La chance a permis que je publie ces Mémoires de mon vivant. Raconter son existence, c'est la juger. Du point de vue des hommes, il est bien des manières de réussir ou de rater sa vie. Du point de vue de Dieu, comment le savoir avant la fin?
    Je demeure persuadé d'une chose : mon engagement dans la France Libre et, quarante ans plus tard, les trente années que j'ai consacrées à l'écriture de cette histoire sont les deux périodes de mon passé que je recommencerais à l'identique si j'en avais la possibilité.
    Entre ces deux périodes, j'ai dédié l'essentiel de mon temps à la passion de l'art contemporain. Aujourd'hui, je crois qu'en dehors des joies qu'il procure l'art n'est pas autre chose qu'un plaisir égoïste, incapable de répondre aux cris de millions d'esclaves et des peuples opprimés.
    Une vie n'est que ce qu'elle fut. Lorsqu'on découvre la vérité, il est trop tard pour recommencer.» Daniel Cordier.

  • Une description de l'enfance et l'adolescence des personnes nées en 1994, jusqu'à leur 18 ans, à partir des souvenirs communs à cette génération. Les textes mêlent histoire personnelle et mémoire collective, des chronologies restituent le récit dans un contexte plus large et des encadrés apportent un éclairage particulier à certains événements.

    Dans cette collection, chaque livre est rédigé par un auteur né durant l'année en question, qui dépeint ses dix-huit premières années d'existence en s'appuyant sur les souvenirs communs à sa génération. Illustrés par de nombreuses photos d'époque, ces livres-cadeaux très personnels invitent les lecteurs à un parcours nostalgique dans leur propre passé.
    Grâce à eux, revisitez l'enfance et ses attentes, l'adolescence et ses espoirs, sans oublier les événements politiques et sociaux qui secouaient alors la France et le monde.

empty