• Vide et plein : le langage pictural chinois

    François Cheng

    • Seuil
    • 2 Décembre 2021

    L'objet que se donne la peinture chinoise est de créer un microcosme, « plus vrai que la Nature elle-même » (Tsung Ping) : ceci ne s'obtient qu'en restituant les souffles vitaux qui animent l'Univers ; aussi le peintre cherche-t-il à capter les lignes internes des choses et à fixer les relations qu'elles entretiennent entre elles, d'où l'importance du trait. Mais ces lignes de force ne peuvent s'incarner que sur un fond qui est le Vide. Il faut donc réaliser le Vide sur la toile, entre les éléments et dans le trait même. C'est autour de ce Vide que s'organisent toutes les autres notions de la peinture chinoise. Riche de sa double culture, François Cheng nous donne les clés d'appréhension et de lecture de la peinture chinoise en la confrontant à notre tradition artistique occidentale.

  • Le goût de la poésie française

    Collectif

    • Mercure de france
    • 10 Mars 2022

    Cette anthologie propose une large palette d'écritures poétiques, forcément multiple de par la variété de ses formes, la diversité de ses chemins, le registre étendu de ses voix. C'est la langue française qui la gouverne, et non pas la nationalité des poètes. La poésie française présentée ici offre un paysage contrasté, que ce soit une poésie inspirée, habitée de profondeurs sensibles, de vertiges métaphysiques, ou bien de «la poésie qui ne la ramène pas», pour citer Christian Prigent. Tous les «styles» d'écritures sont mis en présence:vers réguliers ou libres, proses poétiques, minimalisme ou ampleur, oralité ou spatialisme, modernité affichée et militante ou jeu avec les formes fixes héritées de la tradition, écritures fragmentées... Bouquet varié de joies, d'inquiétudes et de beautés en compagnie de Villon, Marot, Ronsard, Racine, Voltaire, Lamartine, Vigny, Hugo, Nerval, Corbière, Rimbaud, Maeterlinck, Segalen, Apollinaire, Reverdy, Aragon, Michaux, Prévert, Senghor, Char, Des Forêts, Du Bouchet, Bonnefoy, Jaccottet, Butor, Venaille, Novarina, Bianu et bien d'autres...

  • C'est un peuple légendaire, immense, vif comme s'il avait vécu. Ce sont les personnages d'A la recherche du temps perdu, avec leurs visages, leurs désirs, leurs tics, leurs mots fameux : ils sont une petite centaine, choisis par Mathilde Brézet dans ce dictionnaire libre et passionné.
    Chaque nom est un récit - parfois une apparition : récit d'une vie, mais aussi récit d'un parcours de création. Comment est née Albertine ? Et Swann ? Que veut nous dire Proust avec Jupien ? Pourquoi un personnage comme la femme de chambre de la baronne Putbus, capital dans les premières versions de l'oeuvre, a quasiment disparu ? Il y a aussi les personnages sans nom mais pas sans regard, comme le liftier ou les « filles portant le lait ». Mathilde Brézet plonge dans les aléas de l'atelier littéraire et dans les méandres du désir de l'auteur pour ses personnages...
    Nourri de nombreux et récents travaux universitaires, ce volume immense ouvre des perspectives en citant abondamment les avant-textes du chef-d'oeuvre, la correspondance de l'auteur, et les témoignages de ses contemporains. Le regard et le ton sont toujours personnels : ce sont ceux d'un lecteur qui parle à d'autres, et qui ne cesse de donner à connaître ou à reprendre. Pour qui n'a pas lu Proust, ce dictionnaire est l'occasion de se familiariser avec ses héros, et de découvrir la richesse inouïe de son univers. Pour les proustiens aguerris, il y a le plaisir des retrouvailles, de la découverte de ses propres sentiments de lecture, mais aussi la surprise d'interprétations nouvelles : tout est gracieux dans ces pages érudites, qui nous font voyager au plus beau des pays.

  • Durant les années 1974-1975 et 1975-1976, Roland Barthes a tenu son séminaire à l'École pratique des hautes études sur le thème du discours amoureux. De là sont nés ses célèbres Fragments d'un discours amoureux. Le présent volume en propose donc la généalogie et permet de mesurer la différence entre le travail du professeur et celui de l'écrivain : fragments en germe dans le Séminaire mais non retenus pour l'édition définitive, postface (« Comment est fait ce livre ») finalement sacrifiée.

    On retrouve à la lecture de ce séminaire les fulgurances de Barthes (« Sentiment raisonnable : tout s'arrange - mais rien ne dure. Sentiment amoureux : rien ne s'arrange, et pourtant cela dure »), nourries, comme le veut le genre, de multiples références.

    Servie par un remarquable travail d'annotation, l'édition de ce texte privilégie la lisibilité pour le lecteur d'aujourd'hui.

  • Le goût du théâtre

    Collectif

    • Mercure de france
    • 14 Janvier 2021

    Qu'est-ce que le théâtre? Pour Molière, c'est l'« étrange entreprise [...] de faire rire les honnêtes gens ». Victor Hugo y voit un art qui « doit faire de la pensée le pain de la foule », et Louis Jouvet « un objet qui soit comme un vrai objet et qui soit faux ». Siècle après siècle, le théâtre fourmille de trajectoires romanesques en diable, de songes et de rêveries, de conflits et de complots, de drames et de passions. Témoin de l'Histoire, du temps, de l'évolution des moeurs et des révolutions esthétiques, il secoue, provoque, séduit, traite d'à peu près tout et cultive aussi bien la surprise que l'émerveillement. Flânerie à travers les rages et les espoirs de quelques caractères bien trempés qui n'ont jamais sacrifié leur talent au moule du conformisme, ce « goût du théâtre » se savoure en compagnie de Sarah Bernhardt, Bertolt Brecht, Albert Camus, Jacques Charon, Denis Diderot, Alexandre Dumas, Dario Fo, Charles Dullin, Eugène Ionesco, Henry de Montherlant, Giorgio Strehler, Jean Vilar...

  • Le goût de la poésie amoureuse

    Collectif

    • Mercure de france
    • 8 Février 2018

    L'expérience poétique consiste à mettre des mots sur le mystère, notamment l'amour. Question de rencontres, d'affinités (s)électives, l'amour et la poésie s'inventent, s'étreignent, et convolent en justes noces. La voix du poète est tributaire d'une expérience qui, au fil des années et des pages, l'impose avec une force, une gravité de plus en plus poignante, prégnante. Le cours du langage se resserre et rive le poème à l'essentiel, quand l'embouchure de l'existence se rapproche irrémédiablement de sa source. «Le poème est l'amour réalisé du désir demeuré désir» écrit précisément René Char.
    Balade en compagnie de Pierre de Ronsard, Jean de La Fontaine, Friedrich Hölderlin, Alphonse de Lamartine, John Keats, Victor Hugo, Charles Baudelaire, Stéphane Mallarmé, Arthur Rimbaud, Rabindranath Tagore, Paul Valéry, Louis Aragon, Paul Éluard, Jacques Prévert, Pablo Neruda, Yves Bonnefoy, Adonis, François Cheng, Joseph Brodsky, Nimrod et bien d'autres...

  • Rencontres avec le diable

    ,

    • Cerf
    • 27 Janvier 2022

    Connaissez-vous vraiment le diable, savez-vous ce qu'il fait et quel est son visage ? Du xvie au xxe siècle, nombreux en France et en Europe ont pris la plume pour lui donner corps : théologiens, romanciers, philosophes, simples quidams accusés d'être des sorciers. Des plumes connues, des témoins anonymes. En une anthologie sulfureuse, voici que l'on dresse ici le portrait évolutif du Malin au cours des siècles. On explorera son parcours et ses interactions avec les hommes et la représentation qu'ils s'en font : avec qui, de quelle manière les fait-il agir ? On montrera comment il est partout, devenant le responsable des petits drames intimes, mais aussi des grands évènements historiques que l'on juge funestes. Car le diable a été, est, et demeure le miroir des peurs et des angoisses de chaque époque.


    On notera enfin que l'on peut tout aussi bien se moquer du démon pour conjurer sa peur et le lecteur découvrira l'arsenal des formules usitées pour le maintenir à distance.


    Un travail magistral, accessible et passionnant sur la figure la plus effrayante de l'histoire religieuse et culturelle de l'Occident. Pour le coup, un satané ouvrage à dévorer de manière endiablée !

  • " la fin du XXe siècle, notre époque, ce temps mythique, est arrivé et nous ne sommes que chimères, hybrides de machines et d'organismes théorisés puis fabriqués ; en bref, des cyborgs.
    Le cyborg est notre ontologie ; il définit notre politique. le cyborg est une image condensée de l'imagination et de la réalité matérielle réunies, et cette union structure toute possibilité de transformation historique. dans la tradition occidentale des sciences et de la politique, tradition de domination masculine, raciste et capitaliste, tradition de progrès, tradition de l'appropriation de la nature comme ressource pour les productions de la culture, tradition de la reproduction de soi par le regard des autres, la relation entre organisme et machine fut une guerre de frontières.
    " ainsi parle donna haraway, professeure au department of history of consciousness, à l'université de californie à santa cruz. elle est l'une des personnalités qui ont façonné le champ de la théorie féministe et des science studies. ses textes traduits en plus de 16 langues en font une auteure incontournable de la scène intellectuelle internationale, penseuse de la postmodernité et des technosciences.
    La plus grande partie de son oeuvre est encore inédite en français. bienvenue dans le monde étrange de donna haraway peuplé de cyborgs, hybrides, femalemen, oncomice, coyotes et autres monstres. il s'y déjoue les dichotomies anciennes : féminin / masculin ; nature / culture ; vivant / artefact. bienvenue dans le monde de donna haraway, ses fabulations sont les nôtres, nos pires craintes ou nos meilleures espérances ? a l'évidence, les cartes politiques pour l'invention de nouveaux espaces.
    Cette anthologie propose les textes essentiels de donna haraway : cyborg manifeste, situated knowledge, teddy bear patriarchy, ecce homo, modest witness, race.

  • Esprit ; l'amour des marges : autour de Michel de Certeau

    Esprit

    • Revue esprit
    • 13 Janvier 2022

    Comment écrire l'histoire des marges ? Cette question traverse l'oeuvre de Michel de Certeau, dans sa dimension théorique, mais aussi pratique : Certeau ne s'installe en effet dans aucune discipline, et aborde chaque domaine en transfuge, tandis que son principal objet d'étude est la façon dont un désir fait face à l'institution. À un moment où, tant historiquement que politiquement, la politique des marges semble avoir été effacée par le capitalisme mondialisé, l'essor des géants du numérique et toutes les formes de contrôle qui en résultent, il est particulièrement intéressant de se demander où sont passées les marges, comment les penser, et en quel sens leur expérience est encore possible. Ce dossier, coordonné par Guillaume Le Blanc, propose d'aborder ces questions en parcourant l'oeuvre de Michel de Certeau, afin de faire voir les vertus créatrices et critiques que recèlent les marges. À lire aussi dans ce numéro : La société française s'est-elle droitisée ?, les partis-mouvements, le populisme chrétien, l'internement des Ouïghours, le pacte de Glasgow, le tombeau de Proust et se donner du temps à Fontainhas.

  • Archéologies du futur ; le désir nommé utopie et autres sciences-fictions

    Fredric Jameson

    • Amsterdam
    • 22 Octobre 2021

    Depuis la fin des années 1970, l'idée de totalitarisme a agi comme un interdit d'imaginer un avenir collectif désirable. Mais aujourd'hui, le capitalisme mondialisé touche à sa fin, discrédité par les crises environnementale, sociale et sanitaire. Le moment semble venu de faire un retour vers le futur. C'est ce que propose cet ouvrage, à partir de l'utopie et de la science-fiction.
    L'utopie est une forme littéraire, inventée par Thomas More en 1517, qui consiste à représenter une sorte d'enclave idéale, de monde séparé du monde. Mais il s'agit aussi, plus profondément, d'une aspiration au changement, d'un élan dont on retrouve la trace dans une multitude de textes ou de situations dépassant de loin le corpus des utopies positives.
    Fredric Jameson n'entend pas proposer une utopie nouvelle, mais relancer l'imagination utopique en éprouvant ses possibilités et ses limites. Si l'utopie rompt absolument avec le présent, si elle pose ce qui succède à cette rupture comme étant radicalement différent de ce que nous connaissons, la différence radicale devient impensable. Toutefois elle peut aussi - comme le fait la science-fiction - transformer le présent, faire de lui un passé et se présenter comme un message venu du futur. Elle nous arrache alors au désespoir d'une situation apparemment immuable et nous fait respirer un « air venu d'autres planètes », dont nous avons le plus grand besoin.

  • Écrire un livre est souvent l'aventure d'une vie. Les candidats sont nombreux, les élus sont rares, et il faut une bonne dose de détermination et de travail pour se faire publier. À l'opposé du manuel d'écriture scolaire et inhibant, Écrire, mode d'emploi, texte espiègle et généreux, est une promenade au pays de la littérature en même temps qu'une mine de conseils en or. Un petit bijou à mettre entre les mains de tous ceux qui aiment lire et écrire.

  • Jules Verne est le deuxième auteur le plus traduit au monde. Pourtant, son oeuvre a été sous-estimée par ses contemporains. Pour quelles raisons ? Dans cet essai, Nicolas Allard nous présente un Jules Verne en père de la pop culture. Ses oeuvres visionnaires ont contribué à donner ses lettres de noblesse à un nouveau type de divertissement, intelligent et populaire. Ses Voyages extraordinaires ont largement été adaptés au cinéma, à la télévision, en bandes dessinées, en mangas, voire en jeux vidéo et ont inspiré un nombre considérable d'artistes tels que Steven Spielberg, George Lucas, James Cameron, Hergé, Hayao Miyazaki ou encore Stan Lee. C'est cet héritage culturel si riche que l'auteur nous fait partager pour en montrer la force et l'actualité.

  • Nés en 1920 et 1922, René Guy et Hélène Cadou se sont rencontrés à travers la poésie. Par-delà le deuil, leurs Å«uvres se répondent et s'éclairent mutuellement, ce qui invite à les considérer ensemble, en sortant d'une analyse qui a longtemps fait la part belle à la poésie du premier et présenté la seconde d'abord comme une muse. Il s'agit ainsi de lire Hélène Cadou en liaison avec René Guy, comme celle-ci semble nous y inviter : « Est-ce la poésie d'un autre en moi transmuée ? » A partir de cette question posée par la poétesse, l'ouvrage explore quatre thématiques communes aux deux Å«uvres en dessinant entre elles un réseau de correspondances et d'échos. Il invite également à les replacer dans l'histoire du lyrisme au XXe siècle, des derniers feux « surromantiques » au « soupçon » d'une impuissance de la parole poétique. Ce volume est pensé parallèlement à l'exposition « Je demeure ta voix retenue » de la médiathèque Jacques-Demy de Nantes.

  • La Fontaine expliqué aux adultes : lecture du livre I des Fables Nouv.

    D'ordinaire, on s'efforce d'expliquer les fables de La Fontaine aux enfants. Ils n'en ont pas besoin : ils les comprennent d'intuition, même sans saisir parfois la moitié des mots. En grandissant, nous perdons cette fraîcheur de sympathie. Et il faut beaucoup de science et de patience aux adultes pour remonter la pente, pour que l'oeil se fasse à ce ciel nocturne brillant de tant d'étoiles qu'est le recueil des Fables choisies mises en vers.

    Cet ouvrage voudrait jouer le rôle d'un télescope secourable pour faciliter cette observation, sans autre prétention que d'aider à lire La Fontaine, à le déchiffrer et à le goûter. Il scrute pas à pas les 22 fables du livre I, de La Cigale et la Fourmi au Chêne et le Roseau, pour en faire ressortir et en faire ressentir la profondeur secrète, les mystères enfouis, les connivences celées et la logique de l'assemblage, analogue à celle d'un jardin à la française. Une invitation à la promenade au jardin des Fables...

  • Cette anthologie propose une sélection des productions littéraires majeures dans l'histoire déjà longue de la littérature anticoloniale, puis postcoloniale et mondiale. Langues originales : anglais, allemand, espagnol, français, italien, hollandais, portugais. Elle fait suite à l'anthologie théorique publiée en 2019, Penser la différence culturelle du colonial au mondial, dont elle est un complément essentiel.

  • Une robe de la couleur du temps ; le sens spirituel des contes de fées

    Jacqueline Kelen

    • Albin michel
    • 26 Février 2020

    On continue de penser que les contes de fées sont destinés à bercer et à amuser les enfants alors qu'ils éveillent aux réalités invisibles et s'adressent à tous, petits et grands. Leur magie ne tient pas seulement aux histoires merveilleuses qu'ils racontent, mais surtout à ce qu'ils cachent : une Sagesse précieuse, qui tantôt circule sous le manteau de Peau d'Âne, tantôt scintille à travers des pantoufles de verre, ou veille silencieusement dans un château endormi...
    Ce livre dévoile la dimension spirituelle de dix-sept contes célèbres, puisés chez Perrault, les frères Grimm et Andersen : Le Petit Poucet, Blanche-Neige, La Petite Sirène...
    Un livre empli de merveilles.

  • Une bête entre les lignes : essais de zoopoétique

    Anne Simon

    • Wildproject
    • 16 Avril 2021

    Le recueil fondateur de la zoopoétique. Avec des études sur : Marcel Proust, Jean Giono, Béatrix Beck, Jacques Derrida, Marie Darrieussecq, Jacques Lacarrière, Maurice Genevoix, Henrietta Rose-Innes, Jean Rolin, Jean-Christophe Bailly, Olivia Rosenthal, Yves Bichet, Maryline Desbiolles, Andrzej Zaniewski, Tadeusz Konwicki, Svetlana Alexievitch...

  • Vie du poème

    Pierre Vinclair

    • Labor et fides
    • 25 Août 2021

    Le poème respire. Il bouge. Tout en se nourrissant de la vie de son auteur, il a son existence propre. C'est un petit être sauvage - mais où naît-il? Qu'est-ce qui le fait grandir? Pourquoi traverse-t-il une crise violente? Comment le rencontrer, se laisser féconder par lui? Va-t-il mourir un jour?

    En racontant la vie du poème, Pierre Vinclair offre à lire, comme par la bande, celle d'un écrivain occupé depuis plus de vingt ans par la composition poétique, à Paris, puis au Japon, en Chine, à Singapour, en Angleterre et aujourd'hui à Genève. À mi-chemin d'une autobiographie (pudique, amusée, mais résolument engagée) et d'une «lettre à un jeune poète», Vie du poème propose une extraordinaire visite de son atelier.

  • Poétique du récit

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    • Points
    • 2 Mars 2017

    Sous ses formes presque infinies, le récit est présent dans tous les temps, dans tous les lieux, dans toutes les sociétés ; le récit commence avec l'histoire même de l'humanité ; il n'y a pas, il n'y a jamais eu nulle part aucun peuple sans récit ; toutes les classes, tous les groupes humains ont leurs récits, et bien souvent ces récits sont goûtés en commun par des hommes de culture différente, voire opposée. Le récit se moque de la bonne et de la mauvaise littérature : international, transhistorique, transculturel, le récit est là, comme la vie.

    Les spécialistes de plusieurs pays (France, États-Unis, Allemagne) se trouvent réunis ici autour d'une problématique commune : récit, narrateur, narration, personnage.

  • Le monde de Narnia décrypté

    Philippe Maxence

    • Les carnets ddb
    • 3 Novembre 2021

    L'écrivain britannique C.S. Lewis a bâti avec Narnia un monde fantastique surprenant, peuplé de faunes, de chevaux ailés, de sorcières..., ainsi qu'un véritable mythe dont le lion Aslan est le coeur. Mais, tout comme Le Seigneur des Anneaux, cet univers magique reflète d'une manière poétique et imaginative plusieurs aspects du message chrétien.
    Philippe Maxence nous propose ici une exploration fascinante en trois parties, qui peuvent être lues à la suite ou indépendamment les unes des autres. La première partie intéressera ceux qui veulent se faire une idée rapide de la genèse de l'oeuvre, connaître son auteur et ses conceptions ainsi que ses liens avec son grand ami Tolkien. Le lecteur qui cherche uniquement les reflets de la foi chrétienne dans Les Chroniques de Narnia pourra aller directement à la deuxième partie. Et celui qui souhaite découvrir dans le détail les différentes créatures qui peuplent cet univers se reportera directement au Dictionnaire, en troisième partie.

  • 3 minutes pour comprendre ; 50 courants, styles et auteurs majeurs de la littérature

    Ella Berthoud

    • Courrier du livre
    • 13 Octobre 2020

    Quand est né le roman ? Qu'est-ce qui caractérise l'oeuvre de Dostoïevski ? Quelle est la différence entre mélodrame et tragédie ? Qu'est-ce qu'un roman graphique ?
    Cet ouvrage donne un aperçu de la littérature du monde entier, de ses origines - avant même l'apparition de l'écriture - à l'époque contemporaine. Des chefs-d'oeuvre de la littérature ancienne, sanskrite, médiévale ou moderniste y sont présentés, aux côtés des plus mémorables romans d'amour, historiques ou de science-fiction, ainsi que des fleurons de la poésie et du théâtre. Vous y découvrirez les principaux styles et procédés littéraires, tels que l'ironie, l'allégorie ou la satire, auxquels les écrivains ont recours pour nous divertir, nous faire réfléchir, nous émouvoir ou nous tenir en haleine.
    Riche en anecdotes savoureuses et ponctué de portraits d'écrivains marquants, ce livre de « vulgarisation intelligente » richement illustré vous transportera, à travers la littérature mondiale, vers des horizons proches ou lointains, réels ou imaginaires, pour aborder d'autres cultures, d'autres manières de penser, d'être ou de vivre.

  • La SF est créatrice de mondes, mais les mondes créés par Philip K. Dick ont la particularité de s'effondrer très vite. Cela vaut pour le monde réel comme pour les mondes artificiels. D'ailleurs est-il encore possible de les distinguer les uns des autres ? Qu'est-ce qui nous assure que nous n'évoluons pas dans des mondes faux, aussi artificiels qu'un parc d'attraction - avec entrée payante ? Et si ces mondes sont créés de toutes pièces, qui en contrôle les apparences ? À qui appartiennent-ils ? Dans quel but sont-ils produits ? En nous bombardant de réalités artificielles, ne cherche-t-on pas à nous voler le monde - et notre rapport au monde ? Si tel est le cas, comment lutter contre ces entreprises de dépossession ?

  • Littératures & cie n.1 Nouv.

    Littératures & cie n.1

    Joseph Vebret

    • Bonneton
    • 2 Mai 2022

    Deux fois par an, la revue Littératures & Cie, diffusée en librairie, propose de longs entretiens avec des écrivains, des chroniques (poésie, théâtre, cinéma, musique, bande dessinée), des inédits, des sujets d'actualité, des découvertes, sans se priver parfois d'emprunter des chemins de traverse.
    La première livraison va à la rencontre, entre autres, d'Astrid Éliard, Marc Villemain, Cécilia Dutter, Max Monnehay, Patrick Tudoret, Gérard de Cortanze, revient sur la découverte des manuscrits perdus de Céline, invite à relire Pierre Benoît et Henry Céard, injustement oubliés, tout en proposant d'autres pistes de lecture.
    Rédigée par des écrivains, passionnée, voire subjective, Littératures & Cie entend donner à lire ou à relire, sans a priori ni parti pris.

  • Comment des écrivains qui n'ont pas vécu la Shoah racontent-ils cet événement ? En France, cette question s'est posée de manière polémique à la parution des Bienveillantes de Jonathan Littell (2006) et de Jan Karski de Yannick Haenel (2009).
    Cet essai est consacré à l'ensemble de la littérature écrite en français par la génération des petits-enfants, soit par vingt-deux auteurs, qu'il s'agisse de descendants de victimes de la Shoah ou d'auteurs qui se sentent héritiers de cette mémoire.
    L'analyse de ces oeuvres permet de se pencher sur des questions très actuelles, comme la délicate appropriation d'un héritage, les supposés dangers de la fiction, ou encore l'utopie qui consiste à croire que l'on peut se faire témoin du témoin ou réparer le passé.

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