• L'animal est-il un homme comme les autres ? les droits des animaux en question Nouv.

    Charles Darwin avait révolutionné l'idée que nous nous faisions de notre place dans la nature. Aujourd'hui, la science découvre peu à peu que les animaux pensent, apprennent, transmettent et qu'ils sont des êtres sensibles, déclenchant une véritable révolution philosophique et éthique. C'est ainsi que depuis 2015, ils ne sont plus considérés comme des bien meubles, mais comme des êtres vivants doués de sensibilité. La nouvelle loi sur le bien-être animal à peine votée, peut-on aller plus loin ?
    Entre passion et réalisme, Louis Schweitzer, ancien présdient de Renault, président de la fondation Droit animal, éthique et science, et Aurélien Barrau, philosophe et astrophysicien, militant pour le respect des animaux, tentent de répondre à cette question qui remet profondément en cause nos choix de société. Cette édition actualisée discute des excès de l'élevage industriel, du transport d'animaux vivants, du sort des animaux des zoos et des cirques, ainsi que des pratiques traditionnelles controversées comme la chasse à la glue, déclarée illégale par la cour de justice de l'union européenne. Et toujours, de manière simple et accessible, de la manière de penser le lien entre les humains et les animaux.

  • Découvrir Luxemburg Nouv.

    Une introduction à l'oeuvre de la théoricienne allemande et dirigeante de premier plan du mouvement ouvrier à travers une sélection de douze textes commentés qui présentent les débats et les conflits auxquels elle a pris part ainsi que les grands thèmes de sa pensée : l'impérialisme, la guerre, la démocratie, le nationalisme et le socialisme.

  • « Si un homme attribue tout ou partie des malheurs du pays et de ses propres malheurs à la présence d'éléments juifs dans la communauté, s'il propose de remédier à cet état de choses en privant les juifs de certains de leurs droits ou en les écartant de certaines fonctions économiques et sociales ou en les expulsant du territoire ou en les exterminant tous, on dit qu'il a des opinions antisémites.
    Ce mot d'opinion fait rêver... » Jean-Paul Sartre.

  • Par notre appartenance à l'appareil de production, par notre consommation mais aussi par certaines de nos attentes, nous sommes inscrits pleinement dans l'ordonnancement d'un monde qui nous entraîne vers des catastrophes, alors que ce monde ne nous satisfait pas, individuellement comme collectivement. Malgré cela, rien actuellement ne semble devoir ébranler profondément cet ordonnancement. Le célèbre There is no alternative thatchérien domine l'esprit de nos dirigeants, mais aussi celui de beaucoup de nos concitoyens.
    Ce livre propose de récuser ce renoncement et d'envisager quelles seraient les alternatives que nous pourrions choisir pour ne pas subir l'ordre du monde tel que nous le vivons au quotidien. L'auteur en a retenu quatorze - dans les domaines écologiques, économiques, moraux, politiques ou existentiels - qui pourraient changer cet ordre mortifère actuel.
    C'est sur le plan politique et démocratique que les sociétés néolibérales suscitent le plus grand rejet. En effet, il n'est jamais question dans les échéances électorales de choix de société à proprement parler, parce que les principes du néolibéralisme sont inscrits dans le marbre et ne sont pas sujets à débats. Toute parole dissidente sur ce plan est immédiatement discréditée par la référence aux régimes totalitaires communistes du passé ou comme étant de nature liberticide. Pourtant l'histoire ne s'est pas achevée avec la fin du communisme. Certes, le consumérisme s'est laissé libre cours, sous l'influence notamment du numérique et d'internet. Et dans la continuité des décennies précédentes, le dumping économique et écologique est devenu la règle d'or du capitalisme à l'âge de la mondialisation.
    Mais de nombreuses alternatives sont également apparues, dans le reflux du messianisme révolutionnaire. Avec la prise de conscience universelle du réchauffement climatique, de l'effondrement de la biodiversité et de l'épuisement des ressources, de nouvelles manières de penser l'économie, le rapport au temps, l'alimentation s'imposent peu à peu à la conscience du plus grand nombre. Dans ce livre, l'auteur présente ces alternatives qui ouvrent un espoir dans un monde qui s'approche du chaos et de l'effondrement. À l'opposé des passions tristes, elles peuvent s'avérer enthousiasmantes.

  • Dans ce bref et lumineux ouvrage, Fernand Braudel présente les conclusions de trente ans de recherches sur l'histoire économique du monde entre le XVe et le XVIIe siècle.
    Loin d'être une discipline aride, l'histoire économique, nous dit Braudel, est l'«histoire entière des hommes, regardée d'un certain point de vue. Elle est à la fois l'histoire de ceux que l'on considère comme les grands acteurs, un Jacques Coeur, un John Law ; l'histoire des grands événements, l'histoire de la conjoncture et des crises, et enfin l'histoire massive et structurale évoluant lentement au fil de la longue durée».
    Excellente introduction aux travaux de Braudel et à ses principaux concepts, La Dynamique du capitalisme offre une leçon d'histoire concrète, ancrée dans le quotidien des villes, des marchés et des bourses du monde entier, qui parcourt le long chemin de notre modernité.

  • Karl Marx est universellement connu pour ses théories sociales et économiques, notamment autour du capital. De nombreux mouvements révolutionnaires ont adopté sa pensée, le marxisme.
    L'ouvrage de JN Ducang reprend en les vulgarisant la pensée de Marx ainsi que son ouvrage majeur qui reste une référence : Le Capital. Il s'intéresse également à sa postérité et son influence de sa mort à nos jours.

  • La logique

    Pierre Wagner

    Il est devenu si courant aujourd'hui de parler des logiques qu'on ne sait bien souvent plus ce qu'est la logique. Pierre Wagner donne à comprendre cette discipline en décrivant le genre de questions que se posent ou que se sont posées les logiciens, le genre de certitudes qu'ils ont acquises et la variété des projets qui animent leurs recherches. S'il expose avec clarté les bases de la logique contemporaine et ses origines historiques, l'auteur montre aussi que, depuis les années 1950, les recherches logiques ont pris de nouvelles directions comme l'étude des structures syntaxiques et sémantiques des langues naturelles, l'informatique théorique, l'intelligence artificielle, la théorie des jeux, l'analyse dynamique des croyances et de la connaissance ou encore les sciences cognitives.
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  • Il n'est pas besoin de rappeler la traditionnelle méfiance des philosophes envers l'art et les artistes. Ainsi la philosophie de l'art, inaugurée avec Platon, commence-t-elle paradoxalement par une condamnation des « beaux-arts » et de la poésie. Cependant la philosophie de l'art peut naître lorsque l'expérience esthétique devient problématique. Primitif, exotique, populaire, gothique, brut, naïf, l'art se charge luimême de faire éclater toute définition canonique du beau, contestant les évidences esthétiques héritées du passé. La philosophie de l'art n'est donc pas dans la tête du philosophe : elle est requise par l'histoire récente de la définition des « beaux-arts ».
    Quelles questions l'art pose-t-il à la philosophie ? Quelle énigme, mais aussi quels défis, la figure de l'artiste représente-t-elle pour le philosophe ?

  • De 1944, date de sa mort héroïque, au début des années soixante-dix, marc bloch est surtout apparu comme le cofondateur (avec lucien febvre) de la revue annales, qui renouvela la méthode historique, et l'auteur d'une grande synthèse, la société féodale (1939-1940).
    Depuis une dizaine d'années les historiens et les chercheurs en sciences humaines et sociales pensent de plus en plus que le grand livre de marc bloch, c'est son premier vrai livre : les rois thaumaturges (1924).
    Il est consacré à l'étude d'un rite curieux : la guérison miraculause, par simple toucher des mains, des écrouelles ou scrofules (adénite tuberculeuse). l'attribution de ce pouvoir aux rois de france et d'angleterre remonte probablement au xiiè siècle ; elle va durer en angleterre jusqu'au début du xviiiè siècle, en france jusqu'en 1825, date du sacre de charles x.

    Comment se déroulait le rituel du toucher royal ? quelle était la vraie nature du pouvoir monarchique : les rois étaient-ils des personnages sacrés, des sorciers faiseurs de miracles ? pourquoi enfin a-t-on cru puis cessé de croire au miracle royal ? trois questions qui ont amené marc bloch à explorer les chemins de la psychologie collective, des rites et des mythes, des croyances populaires. pour éclairer le phénomène, il a eu recours à l'anthropologie et à son plus grand théoricien d'alors, frazer, au comparatisme avec les sociétés les plus diverses, aux arcanes de la médecine populaire traditionnelle.
    C'est un jalon essentiel dans l'exploration des mentalités et l'invention d'une anthroplogie historique.
    Dans son importante préface, jacque le goff s'efforce de préciser les raisons personnelles et les milieux intellectuels qui ont amené marc bloch a écrire ce livre exceptionnel, gros d'avenir, puis à abandonner cette voie, et fait le point sur la situation des rois thaumaturges dans la recherche historique et anthropologique aujourd'hui, dont ce livre est l'un des phares.

  • Crimes passionnels, meurtres motivés par la vengeance ou la jalousie, accidents tragiques, petites et grandes misères du quotidien... Dans le fait di- vers, au drame s'ajoute souvent le tragi-comique, parfois même le cocasse. Il englobe tout ce qui étonne et fait frémir, sans coïncider exclusivement avec le crime, mais recouvrant aussi l'anecdote, l'insolite. Les faits divers composent une histoire populaire de l'humanité et fonctionnent comme un catalyseur des peurs et des interrogations du temps. Débat sur la peine de mort, sur la réci- dive, erreurs judiciaires : la récupération politique est constitutive du fait di- vers.
    Le goût du fait divers mêle intérêt pour la vie et passion pour la fiction.
    C'est déjà du roman, mais du roman vrai. On commet un crime, mais on ra- conte un fait divers. C'est d'abord un récit. Il est la matrice du genre roma- nesque, embrayeur littéraire, tremplin sur lequel prennent appui les roman- ciers et les poètes. Le goût du fait divers, c'est le goût de la littérature.

  • Voilà trente ans que l'on nous promet une société sans travail. L'esprit de rente est devenu le nouvel opium du peuple, un narcotique puissant pour gouverner une société où l'on divertit les travailleurs en les rendant invisibles. Pendant ce temps, les nouveaux capitaines du monde ont imposé leur pouvoir grâce à "la finance", comme si l'on pouvait créer de la valeur à partir de rien. Les travailleurs aspirent pourtant à être reconnus, à trouver du sens à ce qu'ils font.
    Leurs tâches peuvent être pénibles et fatigantes, mais elles sont aussi enrichissantes. Véritable thriller économique, cet essai déroule la logique qui nous a conduits à cette situation absurde. Plaidant pour un travail vivant, il aide à comprendre ce qui ronge nos sociétés - et ce qui, déjà, les renouvelle

  • Cet ouvrage donne la parole à cinq philosophes marxistes français et de renommée internationale, qui présentent l'évolution de leur rapport à Marx, à la philosophie et à la politique, depuis les années 1950 jusqu'à aujourd'hui. En revenant sur leurs parcours intellectuels et militants respectifs, ils nous aident à mieux comprendre les transformations du marxisme depuis l'immédiat après-guerre, et plus largement les évolutions idéologiques et socio-politiques dont notre période est issue - et qui continuent de l'éclairer.
    Chacun à leur tour, les auteurs ont répondu aux questions posées par deux philosophes de générations différentes : Comment avez-vous rencontré la pensée de Marx, et avez-vous commencé à en faire usage ; dans quel contexte théorique et politique, pour répondre à quelle urgence et quel problème, en rapport avec quels engagements militants ? Quelles ont été les évolutions de leurs conceptions du communisme et que devraient être une action ou une organisation politique communiste aujourd'hui ? Que retenez-vous d'essentiel de la pensée de Marx pour penser la période politique présente ?
    Au fil de leurs réponses à ces questions, les auteurs analysent ainsi les rapports entre philosophie et politique, la trajectoire du marxisme en France, la signification du communisme aujourd'hui. Dans leur introduction à l'ouvrage, Alexis Cukier et Isabelle Garo analysent les complexes coordonnées théoriques et politiques de ces trajectoires singulières, leurs convergences et divergences, mais aussi leurs enseignements pour comprendre le renouvellement en cours de la philosophie marxiste et de l'engagement communiste.

  • Il est temps de relire la Révolution à la lumière du XXIe siècle. Il a duré une décennie ; la Révolution française aussi. Pour cette raison, elle doit être privilégiée. Déclaration des droits et Terreur, pour opposées que soient ces deux mémoires, chacune permet d'interpréter l'autre.

    Au fil du déchiffrage, apparaîtront la révolution soviétique et la révolution chinoise. Il faudra bien réveiller les somnambules : si elles sont des révolutions, alors la Révolution française n'en est pas une. Si la Révolution française est une révolution, alors elles n'en sont pas.

    Or, les droits de l'homme existent ; ce sont les droits du corps parlant. La révolution française les a rencontrés. De ce fait, elle a approché le réel de la politique. Au réel, les autres ont substitué la triste réalité de la prise de pouvoir. C'est pourquoi il n'y a qu'une seule révolution. Ce que nous voyons du XXIe siècle permet de relire la Révolution ; la révolution, relue, permet de comprendre ce que nous voyons.

  • Le mot « passion » évoque immédiatement, dans le désordre, les affres, les affects, le désir, l'intensité, l'irraisonné, l'irrésistible, l'absolu... La passion désigne tout autant un état singulier que l'objet même de ce mouvement. Quels que soient les types de passion - amoureuse, mystique, du jeu, de la science - un point commun les relie : le mystère.
    Depuis toujours, passion et littérature sont intimement liées : elles se mirent, s'interpénètrent, se réfléchissent, se jaugent et se suspectent à l'aune l'une de l'autre. La littérature permet d'approcher ce qui ne peut se saisir rationnellement, toucher à l'indicible, toucher tout court, c'est-à-dire atteindre sa cible. Car la passion est avant tout un langage, adressé à l'autre certes, celui ou celle dont elle est l'objet, mais surtout à celui-là même qui l'éprouve. Il existe bel et bien une écriture, voire même une poétique de la passion. Qui confine parfois à une métaphysique de la passion, une quête d'absolu bien sûr, dans la mesure où cet état fait littéralement « sortir de soi ».

  • Toutes les clefs pour comprendre l'auteur et son oeuvre : un ouvrage présentant les grands principes de la théorie de la justice de Rawls, une mise en lumière des développements de la théorie de la justice au cours du temps, un examen des critiques et des théories alternatives. Une synthèse accessible et des outils (vocabulaire, études de cas à partir de certaines questions pratiques, index...) pour enrichir ses connaissances et construire sa réflexion.

  • Comment vivre avec un squelette en soi ? Pour quelles raisons préférer Don Quichotte à Don Juan ? Dans quelles circonstances le pédophile bénéficie-t-il d'une totale impunité ? Qu'est-ce qui déclenche la génuflexion de la plupart des philosophes ? Les nouilles et les brosses à dents ont-elles une âme ? Pourquoi Berlioz est-il un anti-Debussy ? Comment devient-on ce que l'on est ? Pourquoi Rimbaud ratait-il ses photographies dans le Harar ? Selon quelles modalités les marchands d'art inuit perpétuent-ils la tradition coloniale ? Comment photographier le silence ? Que penser de la haine de la plupart des philosophes contemporains pour le Peuple ? N'y a-t-il d'écologie que chez les adorateurs du pot catalytique ? A quoi peut bien ressembler un chrétien épicurien ? Qu'est-ce qu'une famille post-moderne ?
    Voici une poignée de questions auxquelles Michel Onfray répond dans le quatrième tome de son Journal hédoniste.

  • Économiquement, l'heure est dit-on à la reprise, gouverner consisterait à remettre le pays sur ses rails - et s'opposer à ce que l'air du temps peut présenter d'intolérable exigerait dans l'instant de repartir au combat.
    Mais que peuvent bien signifier ces verbes, reprendre, remettre, ou repartir ?
    À quelles complications et à quelles hantises s'affrontent nos tentatives intimes ou politiques pour surmonter déceptions et défaites, doutes et empêchements, jusqu'à trouver la force d'agir à nouveau ?
    Les philosophes se sont souvent penchés sur les premiers commencements de toutes choses ; on voudrait ici, en compagnie de penseurs et d'écri- vains, interroger plutôt les deuxièmes coups, les nouvelles fois, sonder leurs pièges et leurs promesses, et explorer l'expérience individuelle ou collective du recommencement comme on se recoudrait une éthique en guettant le retour des beaux jours.

  • Les avancées de la biologie contemporaine posent de façon nouvelle des problèmes philosophiques anciens, tels que ceux des rapports entre le vivant et l'inanimé, entre le corps et l'esprit, l'erreur et la vérité.

    La philosophie de Spinoza, bien que datant du XVIIe siècle, apporte à ces problèmes des solutions plus pertinentes que la plupart des philosophies plus récentes, développées dans les siècles qui l'ont suivie.

    En retour, les acquis actuels des sciences physiques et biologiques, notamment des neurosciences cognitives, permettent de porter un nouveau regard sur certaines notions propres à la philosophie de Spinoza, telles que sa « petite physique », la nature cause de soi, la notion de matière, l'essence des choses, les genres de connaissance, qui acquièrent de ce fait un surcroît d'actualité.

    Une approche tout à fait nouvelle de la philosophie, et de Spinoza en particulier, grâce à la biologie et aux sciences cognitives.

  • La richesse à la fois philosophique, historique et politique de ces deux chapitres sur les XIXe et XXe siècles fait qu'à eux seuls ils forment déjà un gros livre, publié comme première partie de ce vaste ouvrage sur le communisme. Est en cours de rédaction la deuxième partie, «Quel communisme pour le XXIe siècle?», dont le contenu à venir est esquissé en conclusion du présent volume.
    La question du communisme a été à nouveau intensément débattue ces dernières années dans le domaine de la philosophie et au sein des théories marxistes. La particularité de l'approche de l'auteur, auteur de travaux marxiens fondamentaux et figure notoire de la refondation communiste, est de l'aborder à partir d'une étude, précise et novatrice, de la signification, du contexte et des usages du terme « communisme » dans le corpus de Marx (et Engels). C'est sur cette base qu'il peut ensuite examiner ce qu'il en a été des prétendus « communismes réels » du XXe siècle - en montrant en détail l'abîme qui les sépare de la visée marxienne. Dans le deuxième chapitre de l'ouvrage, Lucien Sève prolonge ainsi la réflexion initiée dans son dernier ouvrage paru Octobre 1917 : Une lecture très critique de l'historiographie dominante. Suivi d'un choix de textes de Lénine (Les éditions sociales, 2017). Ce faisant, il intervient également dans les débats historico-politiques, toujours vifs, au sujet de l'héritage des expériences politiques soviétique, cubaine, chinoise, etc. ainsi que des ruptures et continuités au XXe siècle dans les stratégies de la gauche de transformation sociale.
    Cet ouvrage, attendu par les lecteurs des trois premiers tomes et qui pourra aussi rencontrer l'intérêt des plus jeunes lecteurs désireux d'aborder l'oeuvre philosophique majeure de Lucien Sève par son versant directement politique, comporte un index des noms propres et un index des matières détaillés, qui constitueront des outils de travail très utiles pour les militants, chercheurs et étudiants. Comme les autres tomes de la tétralogie, il constitue à la fois une pièce indispensable d'un travail de longue haleine et un ouvrage qui se suffit à lui-même, et peut donc se lire aussi bien comme un premier abord de la philosophie de Lucien Sève que comme une nouvelle étape de son développement, comme une initiation au marxisme ou comme un instrument d'analyse et de réflexion pour la théorie et la pratique du communisme.

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  • L'herméneutique

    Jean Grondin

    Née d'une réflexion sur l'art d'interpréter les textes et sur la vérité des sciences humaines, l'herméneutique est devenue, grâce à Dilthey, Nietzsche et Heidegger, une philosophie universelle de l'interprétation. Elle a connu ses développements les plus conséquents et les plus influents dans les pensées de Hans-Georg Gadamer (1900-2003) et Paul Ricoeur (1913-2005), récemment disparus.
    En se penchant sur ses origines, ses grands auteurs et les débats qu'ils ont suscités, mais aussi sur le sens de son universalité, cet ouvrage offre la première présentation synthétique du grand courant de l'herméneutique.

  • Le pragmatisme semble être devenu la chose du monde la mieux partagée. A la fois révolution philosophique et réhabilitation du sens commun, il est en tout cas difficile aujourd'hui de se déclarer anti-pragmatiste sans apparaître vouloir défendre une forme dépassée de ratiocination scolastique. Cet état de fait nécessite qu'une réponse claire soit apportée à la question « Qu'est-ce que le pragmatisme? ».
    La thèse qui se trouve défendue dans cet ouvrage est que le coeur, à la fois historique et conceptuel, du pragmatisme consiste dans une théorie de la rationalité épistémique dont suit une théorie de la vérité et, plus particulièrement, de son rôle dans la croyance et l'enquête. Le commentaire du texte de Peirce permet d'aborder la question de la nature du faillibilisme et de la manière dont l'enquête scientifique doit être régulée.

  • La justice

    Philippe Fontaine

    L'exigence de justice habite le coeur de l'homme depuis des temps immémoriaux et le désir de construire une société juste définit le projet politique au moins depuis les Grecs ; pourtant la réalisation de cet idéal de justice se heurte à une difficulté principielle : aucun accord théorique ne semble vouloir se dessiner durablement sur les principes constitutifs d'un tel idéal.
    Le livre se propose donc de passer en revue les principales théories de la justice, de l'Antiquité à nos jours, afin d'en montrer les apports respectifs à la construction de l'idée de justice, dont la valeur de norme est essentielle à toutes les sociétés humaines. Tant comme règle morale (distinction du juste et de l'injuste) que comme institution, la justice règle les échanges ainsi que les rapports entre les hommes en société ; à ce titre, elle constitue l'un des principes fondamentaux d'organisation de la vie sociale.

  • Lucidité de l'art

    Philippe Grosos

    • Cerf
    • 5 Mars 2020

    Animaux et environnement dans l'art depuis le paléolithique supérieur.
    L'expression artistique figurative est, chez l'homo sapiens que nous sommes, aussi ancienne que notre arrivée en Europe ou en Asie (40 000 ans). Or, durant presque 30 000 ans notre ancêtre a essentiellement figuré des animaux sans jamais représenter aucun élément d'environnement naturel. La prise en compte de ces deux considérations nous oblige à repenser entièrement l'évolution autant que les enjeux de ce double rapport problématique que nous entretenons à la totalité du vivant, animaux et environnement compris. Et de cela précisément, l'art, depuis 40 000 ans, est le témoin lucide.

  • Deux philosophes s'entretiennent sur la situation et sur la signification de l'art aujourd'hui : ce que son nom veut dire désormais, ce que, bien loin d'être un nom désuet, il nous donne à penser de neuf. La pensée très élaborée de Jean-Luc Nancy sur ce sujet est reprise mais aussi continuée au cours d'une discussion où Jérôme Lèbre s'interroge avec lui sur la meilleure manière de saisir l'engagement du corps sensible dans l'activité artistique et l'approche des oeuvres, la relation de l'art à la technique, à l'histoire, sa modulation en arts traditionnels et nouveaux, sa position actuelle vis-à-vis de la religion, de la politique et de la littérature.

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