Libéralisme

  • Que voulons-nous dire quand nous qualifions un mouvement politique ou une doctrine de "libéral" ? Nombreux sont ceux qui penseront d'abord à un individualisme extrême niant toute forme de responsabilité collective. En bref, le libéralisme serait l'évangile du chacun pour soi. Selon Helena Rosenblatt, une telle caractérisation résulte d'une myopie intellectuelle. Si l'on cherche à comprendre les aspirations des libéraux au fil de l'histoire, on découvre que leur engagement visait avant tout un idéal civique. Celui-ci incluait tout autant la défense des devoirs de chacun vis-à-vis de la communauté que la promotion de la liberté. Mais la mise en oeuvre de leur agenda réformiste exigeait des compromis. Ainsi, les questions sur l'étendue de la démocratie, sur la place de l'éducation publique et de la religion, ou sur les mesures pour combattre la pauvreté, provoquaient régulièrement des controverses entre libéraux. L'idée d'une doctrine unifiée et cohérente, partagée unanimement, est un leurre. Alors que le libéralisme moderne est souvent considéré comme une tradition anglo-américaine, Rosenblatt montre qu'il a été développé principalement en France, à partir de la Révolution et durant le XIXe siècle. C'est là, et ensuite en Allemagne, que les questions centrales ont été débattues en vue d'une réforme des institutions politiques, économiques et sociales. Cet ouvrage nous introduit à ce qui a été appelé "libéral" au fil des siècles, et montre que la tradition du libéralisme est plus riche et plus variée que ne le supposent certaines caricatures contemporaines. "L'histoire oubliée du libéralisme" est une oeuvre magistrale de l'histoire intellectuelle. Alexandre Lefebvre, Times Higher Education Vif et pénétrant... Rosenblatt montre que le libéralisme a survécu grâce à son attachement à un idéal moral, une vision d'une communauté politique fondée non seulement sur des intérêts mais aussi sur des valeurs : respect, tolérance et justice. G. John Ikenberry, Foreign Affairs

  • Ce livre est le manifeste d'une philosophie politique et morale qui cherche à concilier les deux termes antagonistes de la modernité : la liberté des individus et la nécessité de leur coopération équitable au sein des institutions politiques. John Rawls y renouvelle le sens et la portée de sa conception de la justice à la lumière de ce qu'il appelle le "fait du pluralisme". Il s'inscrit ainsi dans la tradition de défense du principe de tolérance et des libertés fondamentales.

  • « Ce qui caractérise le libéral-libertaire, selon Michéa, tient au lien entre ultra- libéralisme, c'est-à-dire recherche illimitée, dogmatique et sectaire du profit, hors de toute forme de règles et de limites (y compris libérales) - un truc, au sens du « truc » du magicien, venu en direct du Far West, quête individualiste en ce qu'elle massacre tout lien social-, mais aussi vision dogmatique, dite « libertaire », de courants politiques s'auto-situant à gauche (ou au centre-gauche/centre-droit) et fondant leurs idées sur des religions telles que celle du multiculturalisme, de l'antifascisme, de l'antiracisme, de la liberté sociétale sans frein et sans limites, ni Limite globale non plus. L'absence absolutisée de la Limite est au coeur d'un monde devenu ruines.
    Je reviendrai sur ce point essentiel. On pourrait dire, mais Michéa ne le fait pas, qu'il existe une sorte d'alliance des liberticides. Qui le sont, liberticides, au nom de la « liberté ». C'est pourquoi tout paraît nous échapper, comme ce qui est liquide justement. Car tout est toujours faux dans le vrai tel qu'il apparaît. Quel meilleur symbole de ce que je viens de dire qu'un Emmanuel Macron président de la « république ». Michéa a raison d'écrire qu'il y a une alliance objective entre les partisans du no border et la partie ultra-libérale de l'oligarchie libérale-libertaire.
    Entre libéralisme économique absolutisé, prétendue libération des moeurs, libéralisme politique, égalitarisme sociétal. Il n'y a donc, en effet, plus de droite ni de gauche. Mais attention, le fait est en réalité circonscrit : il n'y a plus ni droite ni gauche au sein du libéralisme libéral-libertaire.
    C'est de cela dont Macron est le nom. »

  • Il est minuit moins cinq à l'heure européenne. De l'Italie à l'Autriche en passant par la Hongrie, la Pologne ou la république tchèque la liste des États-membres de l'Union Européenne (UE) où des partis nationalistes participent ou même accèdent au pouvoir, ne cesse de s'allonger. Et il n'existe quasiment plus d'endroit où ces forces ne réussissent pas à imposer leurs thèmes de repli et de xénophobie tout en haut du débat public. Comme en France quand l'ex Front national parvient à se qualifier au second tour de l'élection Présidentielle de mai 2017 ou en Allemagne quand, quatre mois plus tard, 94 députés de l'extrême droite font leur entrée au Bundestag. La menace de régression nationaliste se fait toujours plus précise.
    /> En guise de réponse Paris et Berlin plaident pour plus de contrôle et de coercition d'organismes « indépendants», protégés des vents facétieux de la démocratie. Ils veulent instaurer un régime d'expulsions «hard» pour les migrants, de revenus et de protection sociale « light », assortis de codes du travail « low cost », pour les salariés. Autrement dit: un nouveau renforcement des contraintes réglementaires, l'ordo du modèle ordo-libéral qui a inspiré les traités.
    Terrible contresens: La banalisation du racisme comme l'approfondissement des inégalités et du mal-être social confortent les nationalistes. L'ouvrage décrypte combien l'option officielle, celle de Bruxelles, Paris et Berlin encore dominante, fait leur jeu. Elle diffuse en leur faveur jusqu'au coeur du système, le « modèle allemand.» Comme l'illustre la position de force acquise par les nationalistes à la mi-2018 au sein même de la grande coalition du gouvernement Merkel IV. L'ordo-libéra- lisme a commencé de muter vers le national-libéralisme.
    L'immixtion ouverte de Donald Trump qui se veut chef de file planétaire de ce mouvement populiste si faussement antisys- tème, confirme la gravité des risques qui pèsent sur le vieux continent. Le locataire de la Maison-Blanche ne cache plus sa volonté de torpiller toute velléité de coopération en Europe pour mieux ré-assoir la suprématie de l'Oncle Sam. Au point de dépêcher sur place l'un de ses ex chefs de campagne pour y installer une sorte d'internationale national-libérale.
    La tenaille mortifère de l'ordo-libéralisme pousse l'Europe dans les bras de joueurs de flûte de tout acabit. Il faut l'en libé- rer de toute urgence. La partie est heureusement loin d'être jouée. Car le caractère empoisonné du « modèle » est devenu aussi de plus en plus apparent. « Là où croît le péril croît aussi ce qui sauve », écrit le poète Friedrich Hölderlin. Les besoins de changements et de solutions nouvelles radicales atteignent un degré de maturité inédit. Un vrai débat d'alternative peut s'étendre sur tout le continent.

  • L'impasse libérale

    Philippe Arondel

    • Salvator
    • 14 Février 2019

    Plus que jamais peut-être, on constate au quotidien les effets nocifs d'un libéralisme économique qui, dans ses versions les plus radicales, veut en finir avec la notion de bien commun. Alors que partout est proclamé le droit de l'individu au bonheur, à son plein épanouissement, ce dernier se voit surtout réduit au rang d'« homme-marché », tout à la fois consommateur à conquérir et travailleur exploitable à merci.
    À ceux qui pourraient penser que catholicisme et capitalisme peuvent faire bon ménage, Philippe Arondel rappelle avec vigueur combien la doctrine sociale de l'Église se livre à une critique sans concession du libéralisme et propose une autre vision de l'économie et du sens de l'homme. Développée notamment par les papes depuis plus d'un siècle, cette pensée sociale s'enracine dans l'idée d'un État indépendant des féodalités économiques, et garant tant du bien commun que de la justice sociale.
    Face à la crise actuelle du libéralisme liée à la domination de la finance, à une mondialisation mal régulée et à une ubérisation rampante, il est urgent de proposer des analyses critiques nouvelles. Pour que notre économie de liberté ne se transforme pas en société de marché sans finalité humaine.

  • "Bien que combattue depuis 200 ans, la marchandisation s'impose sans cesse davantage. Alors que faire ? Se résigner ? Non : résister. Faire tout ce que l'on peut, au quotidien, pour rester un humain libre. Sens, curiosité, caresses, sieste... Ce livre s'adresse à tous ceux fatigués par les combats militants mais pas assez domptés pour ne pas rêver d'un autre monde. Cet ouvrage est écrit contre la résignation, pour la redécouverte des plaisirs simples de l'autonomie. C'est une invitation à puiser de la vitalité dans notre colère, de l'espoir dans notre routine, beaucoup de volupté dans la course éperdue de la vie."

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  • Depuis le XIXème siècle, les partis libéraux ont contribué de manière décisive au développement de régimes démocratiques et constitutionnels en Europe. Au gré des vicissitudes du continent, des affres de deux guerres mondiales, des ravages causés par les idéologies totalitaires, les partis libéraux ont tenu le cap, celui de rester fidèles à leurs valeurs en les mettant au service d'un idéal intangible : la liberté. Ce tome analyse la situation des partis libéraux en Grande-Bretagne, en Allemagne, en Italie, en France, en Espagne, au Portugal et en Grèce.

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  • Imaginaires du néolibéralisme propose une analyse originale de la nouvelle séquence du néolibéralisme, ouverte par les conséquences de la crise des subprimes, à la lumière des effets concrets de son imaginaire sur les individus : qu'il s'agisse des salariés de l'open space postfordiste, des « nounous » migrantes précaires des grandes métropoles du capital, des « citoyens » de l'après-démocratie, des utilisateurs des réseaux sociaux, ou des écrivains et des enseignants à l'heure de la norme concurrentielle.
    En quoi consiste l'efficacité de l'imaginaire néolibéral ? Quelles formes prend-il ? Son analyse permet de comprendre les circonstances objectives et les désordres subjectifs, les violences sociales et les déshérences intérieures, les forces historiques et les discours qui façonnent aujourd'hui notre monde. Elle ouvre également la voie à la production commune d'un autre imaginaire, un ailleurs du néolibéralisme, point de départ d'une échappée vers d'autres horizons, plus démocratiques et plus heureux.
    L'ouvrage peut se lire comme un inventaire (incomplet) des formes contemporaines de domination. Mais, en rupture avec les approches critiques désormais classiques du phénomène qui cherchent son homogénéité, la diversité des approches rassemblées insiste sur l'hétérogénéité des configurations de son imaginaire À travers ces fragments disparates, permettant de comprendre à quel point il s'agit d'une particularité des dispositifs néolibéraux que de configurer un imaginaire malléable, adaptable on peut en outre percevoir l'ampleur effective de l'entreprise de normalisation généralisée des subjectivités qui caractérise la transformation néolibérale du monde. L'imaginaire néolibéral se révèle comme un dispositif de production de peur et de généralisation de l'impuissance, voué à corseter les imaginaires au prétexte de l'absence d'alternative.
    On y observe une métamorphose de la violence du régime d'accumulation, présentée comme inévitable, absolue, et dépolitisée. Il s'appuie sur une spacialisation et une culturalisation des rapports sociaux.
    Qu'il s'agisse de la domination sociale, des affects ordinaires, des modes de gestion du salarié et de la personne ou des subjectivités littéraires, il s'agit de tenter d'identifier, à chaque fois, les logiques à l'oeuvre dans l'entreprise contemporaine de reconfiguration néolibérale et les façons dont elles affectent les sujets et la représentation qu'ils se font d'eux-mêmes et du monde. Les contributions sont regroupées en quatre grandes sections qui explorent cet imaginaire sous l'angle, successivement, du rapport de pouvoir, du lien social, de la nouvelle raison managériale, et, pour finir, de ce que peuvent encore y être l'écriture et la littérature. La question du travail y est inscrite de manière transversale, à travers ses résonances dans la subjectivité du petit individu du monde contemporain, en tant que citoyen, salarié, mais aussi en tant qu'ami ou écrivain.
    Le travail de cartographie mené ici, partiel et partial, répond d'abord à la volonté d'envisager la possibilité effective de contre-imaginaires. Chacun à leur façon et dans leur domaine de spécialité respectif, les auteurs ayant contribué à ce volume adoptent une telle posture : pour entrevoir un ailleurs du néolibéralisme, il nous faut chercher à cerner au plus près les freins, passés, présents et à venir, à une telle bifurcation. Et les chercher dans nos propres représentations, nos propres pratiques, y compris critiques, savantes, militantes ou ordinaires. Autant d'exemples qui laissent aussi entrevoir leur ambivalence constitutive : la construction, d'un côté, d'un imaginaire spécifiquement néolibéral, et la possibilité, de l'autre, d'une résistance aux postures individuelles et collectives qu'il valorise - ou, du moins, le point de départ d'une échappée vers d'autres horizons, d'autres imaginaires.

  • La question de la liberté concerne l'essence de l'être humain, elle est donc de nature philosophique.
    Mais tout exercice effectif comme toute reconnaissance de la liberté s'inscrivent nécessairement dans des rapports sociaux normativement structurés et à portée identitaire. Ainsi, la liberté est tout en même temps une dimension transcendantale de la vie humaine et une institution sociale, et c'est à la sociologie qu'il appartient de mettre en lumière et de faire valoir cette autre dimension de la liberté, qui n'en forme pas une limitation extérieure, mais qui participe directement à sa fondation.
    En effet, l'être humain ne se qualifie pas seulement ontologiquement par la liberté, mais tout autant par la solidarité que comporte sa socialité, tout aussi essentielle pour lui. C'est donc dans la société que la liberté humaine est destinée à se réaliser et à s'objectiver, et non pas contre elle ou en dehors d'elle.
    Tout au long de son extraordinaire performance mondiale, l'histoire de l'Occident moderne a été dopée à la liberté : une liberté d'origine religieuse, à caractère universaliste et d'essence individualiste, qui s'est incarnée dans la vie sociale en tant que précepte pratique fondamental orientant une refondation et une révolution systématique de la vie morale et politique, esthétique, scientifique et économique.
    C'est ce mouvement d'ensemble qui a reçu dans l'histoire le nom de modernité, et dans la conscience commune celui de progrès. Ce livre, qui résume à grands traits cette épopée de la liberté moderne, part aussi du constat, non pas tant de sa décadence que de son épuisement contemporain, manifesté dans le fait que l'accomplissement de la liberté individuelle ne parvient plus à se concrétiser que sous la forme de son contraire : non dans une émancipation existentielle de la vie humaine, mais dans sa radicale hétéronomisation de nature virtuellement totalitaire.
    Il cherche à offrir quelque compréhension sociologique et philosophique de ces paradoxes ou de ces énigmes : comment l'individu est-il devenu prisonnier de sa liberté, et pourquoi la dynamique qu'elle a engendrée mène-t-elle tout droit à la destruction du monde ?

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  • Comment distinguer un coeur commun à toutes les déclinaisons du libéralisme ? En se penchant sur des penseurs majeurs du libéralisme britannique, depuis J. S. Mill, et américain, pour la période contemporaine, l'ouvrage retrace les principales évolutions théoriques. L'étude fait apparaitre l'individu libre comme principe premier.

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  • De Hollande à Macron, nous assistons au triomphe de l'idéologie libérale libertaire.
    Cette victoire ne doit strictement rien au hasard. Elle ne résulte pas seulement de l'indiscutable talent des lauréats, ni totalement du très remarquable travail de communication réalisé autour d'eux, avec, pour Emmanuel Macron, l'incomparable qualité de ses porte-paroles de campagne.
    Cette victoire vient de bien plus loin, d'un long et méticuleux processus culturel au sens plein du terme, déconstruisant au nom du « progrès » les ancrages traditionnels.
    « Le pouvoir se prend d'abord dans les têtes avant de se prendre dans les urnes ».
    La classe dominante a parfaitement intégré cet adage. Ceux qui nous dirigent en son nom sont installés au pouvoir avec notre benoit assentiment, faisant de nous des victimes consentantes.
    Comment retrouver une authentique liberté ? Ce livre ouvre la voie pour nous libérer de l'idéologie libérale libertaire.

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  • Ce livre est l'analyse de trois colères douloureuses : celle du Médecin, que je suis devenu, celle du Citoyen d'une République dans laquelle je suis né et celle de l'Individu libre, que je demeure. La rédaction de ce texte, par une observation de l'Histoire et la rencontre heureuse de penseurs et de philosophes libéraux, m'a reforgé une sérénité, une fois trouvé le coupable de ces colères : l'État.
    L'État qui m'ordonne sa manière de soigner les malades, alors qu'il n'est pas médecin, l'État qui n'hésite pas à employer sa force sirupeuse contre moi-même, au prétexte de me protéger, l'État qui m'oblige à son Bonheur, sans demander mon avis, en flétrissant ma Liberté.
    La lecture de cet ouvrage devrait aider celui ou celle qui ressent le profond malaise d'une altération de son sentiment de Liberté, dans sa profession, dans sa citoyenneté, dans son individualité. Attention, une fois la prise de conscience effectuée, aucun retour en arrière n'est possible. Il faut une réflexion lucide pour ressentir les entraves comme elles sont et une volonté courageuse pour se libérer des emprises étatiques.
    Même plus peur... !

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  • Le néolibéralisme ne peut être réduit à une pensée politique, ni aux politiques publiques menées depuis trente ans. Il a des origines profondes, dont le développement fut précipité par des penseurs. Sa critique doit entrer dans les méandres de l'histoire avec une boussole de choix : Walter Lippmann en est une.

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  • Perversité de l'idéologie néolibérale : la société manipulée Nouv.

  • Le libéralisme a échoué ; non parce qu'il n'a pas été à la hauteur, mais parce qu'il est resté fidèle à lui-même. Il a échoué parce qu'il a réussi. Du fait que le libéralisme est devenu « plus pleinement lui-même », du fait que sa logique interne est devenue plus évidente et ses contradictions internes plus manifestes, il a engendré des pathologies qui sont à la fois les déformations de ses prétentions et la concrétisation de l'idéologie qu'il porte. Une philosophie politique conçue pour favoriser une plus grande équité, pour défendre une mosaïque pluraliste de cultures et de croyances diverses, pour protéger la dignité humaine et, bien sûr, pour accroître la liberté, produit en réalité une inégalité titanesque, impose l'uniformité et l'homogénéité, favorise la dégradation matérielle et spirituelle et détruit la liberté. On peut mesurer son succès en voyant combien elle a réussi à accomplir l'opposé de ce que nous avons cru qu'elle accomplirait. Plutôt que de voir cette catastrophe qui s'amplifie comme une preuve de notre échec à nous situer à la hauteur des idéaux du libéralisme, nous devons en fait reconnaître clairement que les ruines qu'elle a produites sont les signes de son succès même. Réclamer des remèdes aux maladies du libéralisme en imposant plus de mesures libérales est exactement comme verser de l'essence sur un feu rageur. Cela ne ferait qu'approfondir la crise politique, sociale, économique et morale dans laquelle nous nous trouvons. - Patrick J. Deneen

  • «L'Alternative libérale se propose d'étudier le message véhiculé par les publications du "groupe Bourgine". Celui -ci comprend deux titres : Valeurs actuelles et Le Spectacle du monde, qui figurent, en bon rang, parmi les organes de la presse de droite.
    Parce que son propos, traitant d'une presse politique et des idées de son fondateur, Raymond Bourgine, est nécessairement et délibérément politique, Michel Jamet voudrait contribuer à l'histoire de la droite conservatrice et libérale depuis 1945.»

  • Ce livre décrit la controverse qui est venue de nos rencontres successives dans le cadre de nos activités professionnelles. Nous nous sommes vite cordialement opposés sur notre vision du monde tel qu'il va et les possibles remèdes à y apporter. Notre débat s'est poursuivi sur un réseau social puis, après un déjeuner animé, nous avons décidé de dialoguer par email. L'un est économiste (JCH), l'autre est philosophe (JPF), les deux ont trouvé un intérêt à débattre comme des citoyens, sans prétention mais sans modestie. Nous avons ainsi confronté nos analyses, nos convictions et nos visions. Nul doute que cet affrontement nous a enrichis, nul doute que ce débat agite notre société car il s'agit d'un choix déterminant qui s'offre à notre pays. Nous souhaitons en publiant nos échanges qu'ils puissent alimenter le questionnement, le dialogue, la controverse... la pensée (rien que ça !).

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