Amériques

  • Le paradigme hégélien de la reconnaissance, admirablement critiqué par Fanon dans l'oeuvre phare à laquelle ce livre rend hommage, est aujourd'hui évoqué sous sa forme libérale dans les débats entourant l'autodétermination des peuples autochtones d'Amérique du Nord. Politologue et militant, membre de la nation Dené du Nord-Ouest du Canada, l'auteur reprend ici la critique fanonienne et démontre en quoi cette reconnaissance ne fait que consolider la domination colonialiste. Il appelle à redéployer les pratiques culturelles autochtones sur la base de l'autodétermination, seule voie vers le décolonisation. Penseur marxiste, Coulthard signe ici un véritable traité de lutte décoloniale et anticapitaliste.

  • Chili, Pérou, Argentine, Équateur, Brésil, Bolivie, Venezuela, Nicaragua, Colombie... aux mois d'octobre et novembre 2019, la quasi-totalité des pays d'Amérique latine se sont embrasés sous les feux de mouvements de contestations politiques et sociales d'une ampleur inouïe. La simultanéité des évènements a alors été perçue par la communauté internationale comme un véritable « automne des peuples » latino-américains.
    Malgré leur synchronisation et la similarité de certaines revendications, ces diverses explosions ont des origines et des effets profondément divergents, et viennent ponctuer dix ans de crises politiques.
    Dix années séparent en effet l'exil forcé du Hondurien Manuel Zelaya en 2009 à celui du Bolivien Evo Morales en 2019. Dix années au cours desquelles la fin de l'ère progressiste sur le continent n'aura pas été qu'un long fleuve tranquille et où les démocraties auront été durement mises à l'épreuve.
    Pour mieux comprendre les dynamiques politiques à l'oeuvre et leurs conséquences géopolitiques, cet ouvrage revient sur cette décennie de crises, et interroge la place internationale de l'Amérique latine aujourd'hui, à la fois fragilisée par l'épidémie de Covid-19 et située à un véritable carrefour démocratique de son histoire.

  • En 2010 Lula quittait la présidence du Brésil avec 80 % d'approbation et des indicateurs économiques au beau fixe. Moins d'une décennie plus tard, sa successeuse est destituée par un coup d'État parlementaire et il se retrouve emprisonné à la suite d'un procès politique. Pire, l'élection présidentielle de 2018 a livré le pays à un militaire d'extrême droite dont les frasques personnelles en viennent souvent à éclipser la violence des politiques mises en place.
    Que s'est-il donc passé ? Fabio Barbosa dos Santos tente d'y répondre en brossant le portrait des trois mandats et demi du Parti des travailleurs à la tête du pays. Il montre la dérive d'un parti qui aura été le centre de gravité du changement social au début des années 80 pour se transformer au cours des années 2000 en bras gauche de l'ordre en vigueur.
    Au-delà de l'impasse de la stratégie de conciliation de classe proposée par le PT qui liait les améliorations des conditions de vie des plus pauvres aux profits des secteurs les plus conservateurs et corrompus de la bourgeoisie nationale, l'auteur montre que la priorité donnée au maintien au pouvoir et à la politique institutionnelle privilégiée par ces gouvernements a mené à un affaiblissement des mouvements sociaux brésiliens.
    Ceux-ci, affaiblis et divisés par les stratégies d'instrumentalisation de leurs dirigeants, se retrouvent aujourd'hui les mains vides pour résister.
    L'auteur plaide donc pour une ouverture des perspectives de la gauche brésilienne, au-delà de la focalisation sur l'occupation des institutions étatiques. Cela implique d'abandonner le rêve de pacification sociale porté par le PT et au contraire de renforcer les instruments de pouvoir populaire autonomes permettant aux exploités et aux opprimés de progresser vers une sortie du capitalisme.
    Ce livre, à la fois essai sur l'histoire récente et livre d'intervention a été écrit afin de donner des clés de compréhension de l'élection de Bolsonaro et de l'avenir du Brésil.

  • Pourquoi et comment un médiocre parlementaire d'extrême droite, nostalgique de la dictature militaire, ouvertement raciste, misogyne et homophobe a-t-il pu se hisser à la tête du plus grand pays d'Amérique latine??
    L'arrivée de Bolsonaro à la présidence du Brésil n'est ni un événement fortuit, ni une parenthèse sans lendemain. Portée par une lame de fond, elle est à la fois le produit des circonstances et la conséquence d'un travail de conquête et de formatage de l'opinion par de nouvelles droites radicales et militantes.
    Dans un contexte marqué par une profonde crise économique, morale et institutionnelle, ces courants ont exploité les frustrations et les ressentiments de la société brésilienne, pour s'imposer aux affaires.
    Avec l'appui des vieilles oligarchies et des secteurs les plus conservateurs, ils entendent aujourd'hui solder l'héritage du «?lulisme?» et dicter leur agenda ultralibéral, rétrograde et autoritaire.
    Révision des droits sociaux, démantèlement des protections environnementales, privatisation des entreprises publiques, réalignement de la politique étrangère sur les États-Unis, croisade morale et sécuritaire..., le tournant engagé risque de réduire à néant les progrès démocratiques engrangés au terme de plusieurs décennies de luttes.
    Sonnée et divisée, la gauche s'est jusqu'à présent montrée impuissante à contrer la vague réactionnaire.
    Elle devra, coûte que coûte, retrouver son unité et proposer un nouveau projet mobilisateur pour éviter que le pays, champion toutes catégories des inégalités, ne s'enfonce dans l'abîme.

  • Depuis 1998 et l'élection d'Hugo Chávez, plusieurs pays de l'Amérique latine ont connu ce qui a été parfois qualifié de « tournant à gauche ».
    Cet élan a alors incarné un espoir de transfor- mation sociale et de construction de diverses expériences post-néolibérales aux accents anti-impérialistes. « Révolution bolivarienne » au Venezuela, « Révolution citoyenne » en Équateur, État plurinational en Bolivie, nouvelle politique avec Lula et le Parti des travailleurs au Brésil.
    L'époque était au changement, la « longue nuit néolibérale » semblait prendre fin ou tout du moins s'estomper, fruit d'une période d'intenses mobilisations populaires et de nom- breuses révoltes sociales. Les inégalités sociales et la pauvreté reculaient, Washington perdait du terrain, alors que la participation de celles et ceux « d'en bas » progressait.
    Plus de vingt ans après l'ouverture de ce cycle, la région est pourtant entrée de nouveau dans une zone de fortes turbulences et incertitudes, tandis que le bilan des gouvernements « pro- gressistes », au-delà de leur diversité, est très largement contrasté.
    Capitalisme d'État et crise économique, colo- nisation des imaginaires de gauche par des logiques gestionnaires, approfondissement de modèles économiques basés sur le saccage des biens communs, consolidation de leaderships charismatiques, dérives autoritaires, corruption et rupture avec les mouvements sociaux : les problèmes se sont accumulés.
    En parallèle, la réorganisation des droites sociales, politiques et religieuses, la montée des extrêmes droites, la multiplication des défaites électorales, mais aussi des coups d'État par- lementaires, sont désormais un fait majeur.
    L'immense crise au Venezuela et l'ascension de Jair Bolsonaro au Brésil sont deux exemples de cette dangereuse conjoncture.
    Faire le bilan d'un cycle débuté dans l'espoir et qui s'achève dans la violence est fondamen- tal pour comprendre l'Amérique latine actuelle.
    Alors que la « patrie de Bolívar » est parta- gée entre menaces réactionnaires ou impériales, nouvelles espérances émancipatrices et fuite en avant des gouvernements dits progressistes, ce livre vient nous proposer un éclairage original indispensable.

  • Entre le début des années 1980 et le milieu des années 2000, des groupes paramilitaires ont développé leur emprise sur de larges pans du territoire colombien. Apparus à la confluence de la criminalité et de la contre-insurrection, ils ont entretenu des liens forts avec les milieux de la politique et de l'économie, légale comme illégale.

    Malgré cette domination institutionnelle et armée, leur déclin a été rapide. Après leur démobilisation partielle entre 2003 et 2006, et à la suite de la crise majeure qu'ont déclenchée les révélations relatives à leurs alliances politiques, la majorité de leurs leaders ont été extradés aux États-Unis, où ils ont dû faire face à des accusations de trafic de narcotiques. Eux qui se voulaient bandits politiques ont finalement été traités en simples trafiquants de drogue.

    Alors que la violence est généralement vue comme la cause de la faillite des États dans les pays du Sud, cet ouvrage propose une approche sociologique non normative des rapports entre la violence et le politique. À partir d'études locales, il montre comment les paramilitaires ont participé en Colombie à la répression des opposants, au partage des ressources publiques, à la mise en exploitation capitaliste de zones marginales. À l'échelle nationale, il analyse la manière dont cette même violence est devenue un problème public qu'ont pris en charge les politiques de sécurité, non sans transformer les usages de la justice pénale. Il confirme ainsi que les groupes armés sont ancrés dans le processus historique de formation de l'État, en renouvelant un débat classique et en conférant au cas colombien de « gouvernement dans la violence » une portée paradigmatique.

  • Le mot "néolibéralisme" renvoie assez souvent au Chili. Pour toute une génération, le traumatisme du coup d'Etat de 1973 ne met pas simplement fin au rêve porté par le président Salvador Allende, et à "la voie chilienne au socialisme" : l'intervention militaire enclenche aussi la mise en oeuvre de mesures néolibérales sur le continent latino-américain, et plus généralement à l'échelle mondiale. Mais de quoi parle-t-on lorsque l'on affirme que le Chili est un pays "néolibéral"? Depuis 40 ans, la question ne cesse d'alimenter réflexions et débats au sein des sciences sociales comme de la sphère publique des articles en Français et en Espagnol.

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  • Censés mettre fin à un conflit armé de plus de 50 ans - 260 000 morts, 45 000 disparus et 6 millions de déplacés -, les « Accords de paix » entre le Gouvernement colombien et les FARC du 24 novembre 2016 ont soulevé d'énormes espoirs dans le pays comme partout dans le monde.
    Invité à se rendre en mission sur place par la Commission de paix du Sénat de la République de Colombie et la Coalition Colombie-Europe-États-Unis pour visiter le processus de paix en cours, le Maire de Genève, Rémy Pagani, fait le point sur l'état de leur mise en oeuvre et émet des recommandations. Avec ces questions : la fin de la guerre ouvrira-t-elle la voie vers une société plus juste ? Permettra-t-elle l'avènement d'une participation démocratique et la fin de la violence institutionnelle ? Enfin, l'accès aux terres agricoles, origine du conflit armé, deviendra-t-il réalité pour les millions de paysans qui en ont été exclus ?
    Le Maire de Genève appelle notamment les autorités colombiennes à assurer la sécurité des défenseurs des droits humains, à réaliser la réforme agraire prévue et à protéger, selon les Conventions de Genève, les ex-combattantes et ex-combattants des FARC et garantir leur retour à la vie civile.

  • Donald Trump est un dirigeant qui ne montre aucun respect des normes et des traditions. Ses actions et ses politiques apparaissent à prime abord erratiques et imprévisibles. Pourtant, au-delà de l'apparence, cette démarche populiste et cette rhétorique démagogique sont à la fois cohérentes et concertées.

    Adepte de la théorie du chaos, Trump perçoit la politique comme un jeu dont il doit définir et contrôler les règles. Pour lui, le dirigeant qui suit les règles d'éthique, de politesse ou de respect ne mérite aucune considération. Par l'intimidation, un individu affiche ouvertement sa supériorité sur ses adversaires. Adoptant un ton souvent contradictoire, sa stratégie repose sur une tentative de déstabiliser ses interlocuteurs. Pour ce faire, il n'hésite pas à mentir, même si cela signifie se contredire constamment.

    Donald Trump est en train de devenir un grand dirigeant transformationnel. Dès son entrée en fonction, il a entrepris de balayer des programmes et des politiques que ses prédécesseurs ont pris près d'un siècle à mettre en place : remise en cause de l'ordre international, abrogation d'accords commerciaux, dénonciation d'alliances militaires, rejet du filet social, destruction systématique de l'héritage d'Obama, transformation du système judiciaire en un bastion ultraconservateur, attaque sans précédent sur les droits civils, etc.

    En somme, Trump laissera une empreinte indélébile sur la culture et le système politique américains. Aucun président n'aura eu, depuis Franklin Delanoo Rosevelt, autant d'influence à long terme. Les dommages sont déjà si importants, qu'il faudra plus d'une génération pour tout reconstruire.

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  • Dans le contexte des pressions croissantes d'États (néo)extractivistes, et des nouvelles opportunités offertes par les arènes environnementales globales, cet ouvrage offre un panorama des transformations de la gouvernance communautaire de l'eau et des forêts en Amérique Latine au début du 21e siècle.

    Loin de rester cantonnées à l'échelle locale, les organisations communautaires tentent de rompre avec leur perception comme des acteurs vulnérables, et renouveler leurs modes de gestion collective des ressources naturelles à l'échelle transnationale.

    Alors que la Confédération Latino-américaine des Organisations Communautaires de Services d'Eau potable et Assainissement (CLOCSAS) promeut l'associativité des organisations communautaires de l'eau auprès des gouvernements et des experts internationaux, l'Alliance Mésoaméricaine des Peuples et Forêts (AMPB) regroupe les communautés forestières et autochtones dans le but de sécuriser leurs territoires et d'accroître leur visibilité internationale.

    Au croisement entre géographie politique et sociologie des mouvements sociaux, cet ouvrage analyse les raisons motivant le passage du local au transnational des organisations communautaires ; les transformations induites par l'engagement transnational sur leurs modèles de gouvernance ; et les effets de rétroaction de la transnationalisation. Il permet d'identifier des dynamiques d'exacerbation des exclusions et des processus d'adaptation entre gouvernance communautaire et néolibéralisme vert.

  • Sorti de la dictature du général Pinochet en 1990, le Chili a longtemps été considéré en Amérique latine (et partout dans le monde) comme un modèle pour sa transition, pour la stabilité de ses institutions démocratiques et pour sa réconciliation nationale. Comment alors comprendre la vivacité des revendications démocratiques qui, vingt ans plus tard, marquent encore l'actualité chilienne, et ce notamment depuis 2012 ?
    Qui sont les acteurs de cette nouvelle vague d'émancipation politique et pourquoi demandent-ils la transformation du modèle chilien, dénonçant une démocratie sans justice portée par les gouvernements de la transition et instaurée au nom de la peur du conflit social ?

    Les impacts de cette remise en question sont analysés ici à travers les moments marquants de l'histoire politique récente, dont la clé de voûte est l'émergence, dans une partie de la population chilienne, notamment les jeunes, d'un vaste mouvement pour la justice. Ce dernier a rassemblé différents imaginaires et revendications sociales, à partir de moments forts tels que la découverte des charniers de victimes de la répression, le début des procès internationaux contre Pinochet en 1998 et la première grève générale « Pour un Chili juste » en 2003.

    L'étude chronologique de ce mouvement pour la justice et de ses effets politiques est essentielle pour comprendre le Chili contemporain et ce formidable réveil démocratique, social et culturel lors de cette dernière décennie. Alors que la question des droits humains dans l'ensemble des démocraties latino-américaines était considérée comme réglée, la renaissance de l'exigence populaire de justice au Chili ouvre une autre voie contre l'impunité de la violence d'État.

    Pour l'écriture de cet ouvrage, Marie-Christine Doran s'est appuyée sur une documentation inédite, issue de multiples études de terrain et d'un vaste matériel d'interviews réalisées de 1990 à 2015. De la défense des droits au retour de la Mémoire dans les manifestations étudiantes, en passant par l'art populaire des peintures murales et les mesures législatives, jusqu'à l'examen des programmes gouvernementaux récents, le lecteur trouvera dans ce livre une analyse de la vie politique contemporaine au Chili et du rôle fondamental joué par les droits humains.

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  • En procédant à une ethnographie minutieuse de deux organisations de quartier d'une ville de banlieue de Buenos Aires (l'une de piqueteros : organisation de chômeurs d'extrême gauche, l'autre péroniste), voici une contribution décisive à l'entendement des logiques de l'action collective en milieu populaire. Pourquoi les pauvres se mobilisent-ils ? Par engagement ou par intérêt ? Et le font-ils spontanément ou sous influence ? Nous sommes donc face à une explication anthropologique de la façon dont les gens s'accrochent à la politique.

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  • Entre 1988 et 2001, 1600 entreprises ont été privatisées en Amérique Latine. Dans le secteur de l'eau, certaines de ces opérations ont provoqué des mouvements sociaux de grande ampleur. Dans la majorité des cas, cependant, la gestion privée s'est pérennisée sans conflit particulier. Comment expliquer ce consentement inégal aux privatisations ? Cet ouvrage pose la question de la légitimation de l'action publique, et particulièrement de ses transformations à l'heure néolibérale.

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  • Le Parti des travailleurs est-il devenu au Brésil un parti comme les autres au point de perdre son âme ? Longtemps vu comme un parti défenseur des plus pauvres, issu des oppositions au régime autoritaire, formé dans le giron de mobilisations ouvrières dans la région de São-Paulo, le PT est entré dans le jeu des institutions politiques dans les années 1990. Après être arrivé à la tête de plusieurs métropoles régionales, il s'est peu à peu ancré sur l'ensemble du territoire national, jusqu'à la victoire présidentielle de son dirigeant emblématique, Lula, en 2002. Le parcours de cette figure charismatique du PT, depuis les terres déshéritées de l'intérieur du Nordeste jusqu'au palais présidentiel, est significatif des transformations sociales qui ont traversé ce parti, jusque-là contestataire et devenu parti de gouvernement.

    À partir d'une enquête ethnographique menée à Recife, dans le Nordeste du Brésil, et d'une analyse localisée du politique, cet ouvrage se penche sur les parcours biographiques de militants et de cadres locaux du parti. Il pose la question de l'apprentissage du métier politique, de l'ancrage social du parti, des changements dans le « faire » campagne et des sens de l'engagement partisan.

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  • "Sortie des États-Unis de l'Accord de Paris, annulation du Clean Power Plan, affaiblissement de l'Endangered Species Act : au cours de son mandat, Donald Trump s'est employé à solder méthodiquement l'héritage environnemental des années Obama. Ardent partisan du retrait maximal de l'État fédéral, Trump considère que les règles de protection de l'environnement sont un outil « anti-croissance ». Avec Trump, la crise environnementale a été politisée à des fins d'affrontements partisans : toute mesure est présentée comme une attaque contre l'Amérique. Le périmètre des culture wars s'est ainsi étendu à l'environnement pour polariser l'électorat. Pour Joe Biden, la crise environnementale est au contraire une « menace existentielle ». À peine investi, il relance la procédure d'adhésion des États-Unis à l'Accord de Paris, révoque le permis de construction de l'oléoduc XL Keystone et suspend l'exploitation des énergies fossiles en Alaska. À plus long terme, son administration vise la neutralité carbone en 2050. Quel est le bilan environnemental de Trump ? Comment sa politique en a-t-elle affecté les enjeux ? Quelles sont les perspectives à venir ?"

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  • Proches non seulement du point de vue géographique mais également en termes de traditions politiques, de contraintes économiques, de permanences sociales, l'Amérique centrale et les Caraïbes insulaires constituent des espaces marginalisés dans le monde actuel. Face aux grands acteurs internationaux, quel peut être le positionnement des États faibles de ces « Amériques du milieu » ? Quelle est leur capacité à peser sur les négociations multilatérales, sur les crises régionales ? Quelle réponse peuvent-ils envisager face aux catastrophes climatiques et aux menaces transnationales qui les affectent ?

    A l'heure de la mondialisation, les stratégies des États centre-américains et caraïbes passent par les constructions régionales. C'est pourquoi sont examinés ici les processus d'intégration des deux sous-régions (SICA, CARICOM, OECO), ainsi que le rôle de l'Association des États de la Caraïbe comme support de coopérations régionales concrètes (tourisme, transports, risques naturels). Pour autant, la régionalisation présente certains défis pour les nations de l'Amérique centrale et des Caraïbes : s'agréger à une économie majeure ou rechercher des alliances entre égaux, suivre le modèle européen de supranationalité ou un modèle nord-américain favorisant la gouvernance régionale, promouvoir le développement économique ou consolider la démocratisation.

    Dans un contexte en permanente évolution, où fragmentation des nations et ambitions régionales se conjuguent, cet ouvrage propose une analyse pluridisciplinaire des politiques publiques menées dans les « Amériques du milieu ». En soulignant leurs apports et leurs limites, il contribue à notre connaissance des enjeux actuels de cette partie du monde.

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  • Sur la scène brésilienne, ce qui n'était au départ qu'un mouvement des amoureux de la nature, soucieux de préserver paysages et espèces rares (dans l'objectif encore valide aujourd'hui de sauver et la planète et eux-mêmes), s'est transformé avec l'adhésion d'autres mouvements et de leurs thématiques en un mouvement socio-environnemental intégrant alors d'autres thématiques (comme la cause étudiante, les peuples de la forêt, etc.).
    Il est ensuite devenu un parti politique, à l'exemple du Parti Vert avec ses nombreuses problématiques identitaires. Et, depuis 2004, avec la diffusion du cyberactivisme, il promeut de nouvelles campagnes, luttant pour une modification radicale de la société brésilienne contemporaine qui doit faire face à de nombreux défis.

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  • Le Río Bravo représente, non seulement une frontière géopolitique internationale entre les États-Unis et le Mexique, mais également une zone de coopération et de conflits sur l'eau à différentes échelles. Ce vaste territoire,au climat semi-aride s'est développé grâce à la maîtrise et à l'usage de l'eau. La création de grands espaces agricoles d'irrigation a entraîné les premiers conflits autour de laccès aux ressources.Cependant, la signature d'un traité entre les deux pays en 1944 a servi à régler les besoins et les usages de l`eau dans le bassin. Toutefois, ce cadre juridique na pas prévu les dynamiques frontalières générées à partir des années soixante-dix, grâce à l'implantation de l'industrie maquiladora qui a permis une croissance urbaine rapide.Ces facteurs plus les sécheresses , ont provoqués depuis les années quatre-vingt-dix une pénurie qui a affecté laval du fleuve. De plus, cette situation a déclenchée une nouvelle confrontation qui a non seulement impliquée les États-Unis et le Mexique, mais également les différents États et acteurs économiques. Ce livre traite des ces questions d'un point de vue de géopolitique afin de mieux appréhender les conflits liés à l'eau.

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  • Au début de la campagne électorale de 2006, le candidat de gauche à la présidence de la république mexicaine, Andrés Manuel Lopez Obrador, ne semble guère se préoccuper du mouvement zapatiste. De son côté, le mouvement zapatiste annonce le lancement de l'Autre campagne...

    Entre 2006 et 2018, les zapatistes et le sous-commandant Marcos ont pratiquement disparu du champ politique. Une génération nouvelle fait vivre les Caracoles et le sous-commandant Marcos lui-même a "disparu".

  • Gérer l'environnement au Canada est loin d'être une chose aisée. Les sensibilités à géométries variables au sein de la fédération font des enjeux environnementaux des sources de fortes tensions, d'autant plus que se juxtaposent de manière ambiguë les compétences constitutionnelles des divers paliers de gouvernement. De plus, l'absence de consensus autour d'une vision d'avenir pour le Canada de même que la difficulté qu'ont les autorités gouvernementales à assumer un leadership constant sur les questions environnementales génèrent trop souvent des décisions incomplètes, imparfaites et incohérentes. Ces insuccès alimentent le cynisme et le désabusement chez la population et la classe politique.
    En cette époque de dégradation rapide de l'environnement, il nous apparaît essentiel de nous interroger sur les causes profondes des tensions environnementales au Canada afin d'imaginer des solutions mieux adaptées au droit et aux règles applicables, aux institutions existantes et au jeu politique des acteurs concernés. Le présent ouvrage offre un éclairage sur ces dynamiques en s'attardant à la structure en place, aux différents protagonistes et à leurs interrelations en matière de gouvernance environnementale. Il explore également certains enjeux liés à la fragmentation des actions et aux difficultés d'arrimage des politiques environnementales canadiennes.

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  • Quinze textes de promoteurs des droits de l'homme dans les pays latino-américains et caribéens. Leurs réflexions, issues de dix pays différents et d'expériences de vie très diverses, tentent d'approfondir la vision de Joseph Wresinski pour ces pays et d'en exposer la pertinence.
    Un livre pour construire l'avenir qui témoigne de la manière dont la pensée de J. Wresinski s'est enracinée dans la terre et l'histoire de tant d'hommes et de femmes défenseurs de la dignité de l'être humain.

    Auteurs : Carlos Aldana, Max Araujo, Silvio Campana, Jorge Cela, Jocelyne Colas, Claudia Dary, Eli Evangelista, Mariana Guerra, Sergio Lobos, Emma Poma, Mario Rey, Magdalena Sepulveda, Marco Ugarte.

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  • Au Québec, le mode de scrutin employé est le scrutin majoritaire uninominal à un tour. Il s'agit de l'un des modes de scrutin reconnu comme le moins désirable puisqu'il produit de fortes distorsions électorales et cause à l'occasion des anomalies dans les résultats électoraux. Depuis 1970, le Parti québécois et le Parti libéral du Québec se sont engagés à plusieurs reprises à réformer le mode de scrutin. S'alternant au pouvoir sans partage depuis plus de 40 ans, ces deux partis ont eu quelques occasions de mettre en place les réformes électorales promises, mais n'ont pas agi sur cette question. En 2018, une page s'est tournée dans le système partisan québécois et un nouveau gouvernement de la Coalition Avenir Québec fut élu. Le premier ministre, François Legault, a lui aussi promis de réformer le mode de scrutin?; un engagement réitéré à maintes occasions.
    Le débat sur la question est bien relancé et le présent ouvrage arrive à point pour participer à la discussion collective. Proposant une analyse théorique, empirique et normative, ce livre veut expliquer pourquoi les gouvernements québécois n'ont pas réformé le mode de scrutin jusqu'à maintenant et souhaite mettre en lumière les obstacles auxquels risque de faire face cette réforme au sein du gouvernement. Présentant plusieurs données qui n'avaient pas été publiées à ce jour, cet ouvrage s'appuie entre autres sur des entretiens avec des responsables politiques et sur les délibérations du Conseil des ministres.
    Pour plusieurs citoyens, le mode de scrutin demeure une institution invisible, dont ils connaissent peu les mécanismes. Toutefois, il importe de s'y intéresser puisqu'il joue un rôle politique central dans une démocratie représentative en permettant de relier les préférences de la population aux choix politiques des gouvernements. En lisant cet ouvrage, tous pourront comprendre les aboutissants de cette réforme s'ils veulent la voir se concrétiser au Québec.

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