In Fine

  • Zao Wou-Ki : il ne fait jamais nuit Nouv.

    Exposition organisée par le Centre d'art-Hôtel de Caumont, Culturespaces, Aix-en-Provence, du 7 mai au 10 octobre 2021 - en collaboration avec la Fondation Zao Wou-ki.
    L'Hôtel de Caumont-Centre d'Art présente une exposition des oeuvres de l'artiste français d'origine chinoise Zao Wou-Ki (1920-2013), réalisée en collaboration avec la FondationZao Wou-Ki.
    L'exposition regroupe 90 oeuvres de 1935 à 2009 (huiles sur toile, aquarelles et encres de Chine sur papier) provenant de collections publiques et privées, avec pour ambition de mettre au jour un des grands thèmes de création de l'artiste : inventer de nouveaux espaces picturaux construits à partir de son travail sur la couleur et la représentation de la lumière. Lumière et espace sont en effet indissociables dans son oeuvre et permettent de comprendre son objectif récurrent de « donner à voir » ce qui ne se voit pas et qui l'habite, « l'espace du dedans ».
    Guidé à ses débuts et jusqu'à la fin de sa vie par le génie de Paul Cezanne (Paysage Hangzhou, 1946 ;
    Hommage à Cézanne, 2005), Zao Wou-Ki a lui aussi été sensible à la lumière spécifique du soleil du midi de la France. A partir de 2004, Zao Wou-Ki fait de nombreux séjours dans le Lubéron Zao Wou-Ki y travaille « sur le motif », fait nouveau pour lui, et peint une série d'aquarelles qui seront présentées pour la première fois à l'Hôtel de Caumont. Elles rendent compte de la luminosité et des couleurs tantôt flamboyantes tantôt assourdies des paysages du Luberon. Ces oeuvres expriment à l'ultime moment de sa vie son bonheur de peindre immuable.

  • L'objet de ce catalogue est l'étude des soixante-quatre aquarelles illustrant les Fables de la Fontaine par Gustave Moreau (1826-1898) à la demande d'Antony Roux (1833-1913), l'un de ses principaux collectionneurs. Jamais exposées depuis 1906, trente-cinq d'entre elles reviennent aujourd'hui au musée Gustave Moreau, où elles ont été créées dans ce qui était alors l'atelier de l'artiste.
    Cette publication, qui rend compte dans le plus grand détail de la genèse de cette extraordinaire série, est une avancée majeure dans la connaissance de l'artiste. Grâce à un sujet populaire s'il en est, on découvre un Moreau rare et inédit, tout en lumière et en simplicité, qui sut, après Jean-Jacques Grandville et Gustave Doré au XIXe siècle, renouveler de manière magistrale l'illustration de ces chefs-d'oeuvre de la littérature française.

  • Comme la plupart des artistes de la modernité de la première moitié du XXe siècle qui s'installent dans la capitale, Raoul Dufy n'est pas, de naissance, un « Parisien de Paris ». Originaire du Havre, il quitte sa Normandie à l'âge de vingt-trois ans. Ses explorations le conduisent très vite à Montmartre, où il installe son atelier. Depuis le sommet de la Butte, il découvre le panorama parisien dont il transcrit, dès une première peinture de 1902, le moutonnement de la ligne des toitures et des cheminées, hérissé par les silhouettes des grands bâtiments et des célèbres monuments qui signent et signalent la spécificité de ce paysage urbain. Depuis des points de vue élevés, réels ou imaginaires, et jusqu'à la fin de sa vie, il déclinera sur tous les supports, pour tous les usages et destinations, et dans tous les formats, les infinies variations du Paris des années 1930, vu d'en haut.

    Like most of the modern artists in the first half of the twentieth century who settled in the capital, Raoul Dufy was not a 'Parisian of Paris' by birth. A native of Le Havre, he left Normandy at the age of twenty-three. His creative explorations soon led him to Montmartre where he set up his studio. From the heights of the Butte he discovered the panoramic views of Paris, and in an initial painting in 1902 he depicted the undulating outlines of the roofs and chimneys, broken up by the silhouettes of the major buildings and famous monuments that mark and characterise this urban landscape. From real or imagined elevated vantage points and until the end of his life, Dufy represented infinite variations of 1930s Paris seen from above on every type of support, for different purposes, and in every format.

  • Cet ouvrage clôt l'ensemble des événements ayant eu lieu à l'occasion de « Picasso-Méditerranée ». Son contenu retranscrit les sujets de réflexion exhumés et développés au cours des expositions et des quatre séminaires de la manifestation, et propose des ouvertures plus larges sur le rapport conceptuel qu'entretenait Picasso avec la Méditerranée.
    Les textes, essais transversaux, notices biographiques de lieux et de personnages, focus d'expositions et de sujets thématiques, sont accompagnés d'une illustration généreuse et de cartes blanches commandées à des créateurs contemporains.
    Ces grands ensembles permettent de reconsidérer l'oeuvre de Picasso sous le prisme de la Méditerranée et des lieux emblématiques qui associent cet espace vécu et rêvé à l'artiste.
    « Picasso-Méditerranée » est une manifestation culturelle internationale qui s'est tenue du printemps 2017 à l'automne 2019. Plus de soixante-dix institutions ont imaginé ensemble une programmation autour de l'oeuvre « obstinément méditerranéenne* » de Pablo Picasso.
    À l'initiative du Musée national Picasso-Paris, ce parcours dans l'oeuvre de l'artiste et dans les lieux qui l'ont inspiré a offert une expérience culturelle inédite, souhaitant resserrer les liens entre toutes les rives.

  • Paul Durand-Ruel et le post-impressionnisme Nouv.

    Exposition présentée par la Mairie de Yerres à la ferme Ornée, propriété Caillebotte, du 6 mai au 24 octobre 2021.
    Le marchand d'art Paul Durand-Ruel a consacré sa vie à défendre les peintres de l'école de 1830 (Delacroix, Corot, Daubigny, Millet) puis les impressionnistes. On ignore généralement qu'il a apporté la même énergie à soutenir cinq peintres de la génération post-impressionniste, entrés dans son écurie au milieu des années 1890 : Henry Moret, Maxime Maufra, Gustave Loiseau, Georges d'Espagnat et Albert André.
    L'exposition qui leur est consacré à la Propriété Caillebotte fait revivre ces peintres de grand talent.
    Claire Durand-Ruel et Jacques-Sylvain Klein se sont attachés à étudier leurs oeuvres et à éclairer les liens qui les unissent. ils ont dépouillé les archives de la maison Durand-Ruel - catalogues d'exposition, livres de stock, de comptabilité et remis en dépôt - et exploité la passionnante correspondance échangée avec leur marchand. Ils nous livrent ici un travail de première main, éclairant une période très riche de l'histoire de l'art.

  • Comment devenir artiste lorsqu'on est née femme, à une époque où celles qui appartiennent au « deuxième sexe » ne peuvent accéder à l'École nationale des beaux-arts ? C'est au tournant des XIXe et XXe siècles que les femmes peintres et sculptrices vont lutter pour être reconnues comme des artistes à part entière, passant comme Suzanne Valadon du statut de modèle à celui de peintre accomplie.
    Coréalisé par le monastère royal de Brou à Bourg-en-Bresse et le musée des Beaux-Arts de Limoges, cet ouvrage, Valadon et ses contemporaines, révèle le rôle méconnu des femmes dans les révolutions artistiques de la modernité naissante de 1880 à 1940, en réunissant près de 50 femmes artistes.
    Célèbres comme Camille Claudel, Marie Laurencin, Sonia Delaunay ou Séraphine de Senlis, et d'autres moins connues, elles démontrent que le talent artistique n'a pas de genre.

  • Exposition organisée par le Musée des Beaux-Arts de Lyon, du 27 mars au 27 juin 2021.
    Hippolyte (1809-1864), Paul (1811-1902) et Auguste (1804-1842) Flandrin comptent parmi les artistes les plus importants de la scène artistique à Lyon au XIXe siècle. Des trois frères, Hippolyte est le plus célèbre.
    Élève préféré de Jean Auguste Dominique Ingres, il se distingue en tant que peintre d'histoire et par de grands décors. Il compte également parmi les portraitistes les plus recherchés de son temps. Son frère cadet, Paul, se consacre lui aussi à ce genre mais son domaine de prédilection est le paysage. Le plus âgé, Auguste, demeure le moins connu, en raison d'un décès prématuré.
    Le musée des Beaux-Arts de Lyon conserve dans ses collections un ensemble de près de deux-cent oeuvres des trois artistes, peintures, dessins, photographies, qui constitue une source de référence pour la connaissance de leur travail.
    Complété de nombreuses oeuvres provenant d'autres institutions et de collections privées, cet ouvrage s'attache à présenter ces trois artistes sous un jour inédit, à la lumière de récentes découvertes. Il s'articule en grandes thématiques - les autoportraits et portraits croisés, l'étude du modèle, l'histoire, le paysage, le portrait, le grand décor - qui chacune mettront en lumière un aspect du travail des trois artistes, en insistant sur la dimension essentielle de leur mutuelle et constante collaboration, qui constitue un aspect original de leurs créations.

  • Connu avant tout pour ses natures mortes dépouillées et énigmatiques, pour son attachement viscéral à sa ville natale, Bologne, et pour sa vie monacale entièrement dédiée à l'exercice de son art, Giorgio Morandi (1890-1964) s'est imposé ces dernières décennies comme un artiste majeur du XXe siècle. C'est à travers le regard de l'un de ses collectionneurs, Luigi Magnani, que cet ouvrage se propose d'aborder de manière intimiste l'univers du maître bolonais grâce à la reproduction de plus de soixante-dix tableaux, gravures et dessins ainsi que de nombreuses photographies de son atelier.

  • Avec la peinture, François Baron-Renouard s'est consacré aux arts appliqués - mosaïques, vitraux, tapisseries - et a mené dans le cadre des salons et biennales internationaux une activité saisissante avec ses nombreuses responsabilités au service des artistes. Ses multiples voyages, de la Bretagne au Japon lui inspirent une oeuvre informelle dans le sillage de la nouvelle Ecole de Paris. Ses peintures sont autant de poétiques paysages intérieurs, labyrinthiques et cosmiques. Lumineuse, musicale, l'oeuvre de ce coloriste exalte la richesse et la plénitude spirituelle d'un homme et d'un artiste dont le langage naît d'un humanisme naturel.
    Lydia Harambourg est historienne, critique d'art et écrivain, spécialiste de la peinture du XIXe et du XXe siècle, particulièrement de la seconde École de Paris.
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    In addition to painting, François Baron-Renouard devoted himself to the applied arts-mosaics, stained glass, tapestry - and though salons and international biennales undertook a stunning profusion of activity in conjunction with his numerous responsabilities in service to fellow artists. His multiple journeys, from Brittany to Japon, inspire informalist works suffused by the spirit of the new School of Paris. His paintings are poetic landscapes that are internal, labyrinthine, and cosmic all at once. Luminous and musical, this colourist's works exalt the spiritual richness and plenitude of a man and an artist whose language springs from a natural humanism.
    Lydia Harambourg is a historian, art critic, writer and specialist in 19th and 20th century painting, particularly that of the second School of Paris.

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  • Exposition organisée par le Musée d'Art et d'Histoire de l'Hôpital Sainte-Anne, du 31 janvier au 31 mai 2020.
    L'artiste et écrivain allemande Unica Zürn, de son vrai nom Nora Berta Unica Ruth Zürn, naît le 6 juillet 1916 à Berlin. Après des études commerciales, Unica Zürn devient scénariste et auteur de films publicitaires jusqu'en 1942. A partir de 1939, sa mère l'introduit dans la haute société nazie. En 1949, année prolifique, elle publie ses premiers récits en prose dans la presse, réalise plusieurs contes radiophoniques et fréquente le milieu du cabaret.
    C'est en 1953 qu'elle rencontre Hans Bellmer qui devient son compagnon, et ce, jusqu'à la fin de ses jours. Lui écrit, elle compose des anagrammes et des dessins. A la même époque, elle rompt de manière définitive tout contact avec sa mère qui l'avait associée à la «période criminelle nazie».
    1956 est l'année de sa première exposition personnelle parisienne à la galerie Le Soleil dans la Tête. Et en 1959, elle participe avec Hans Bellmer à l'Exposition internationale du surréalisme chez Cordier. En 1957, elle rencontre Henri Michaux qui lui inspire le personnage de son roman « L'Homme-Jasmin ».
    À la suite d'une dépression nerveuse et d'une « crise » schizophrénique, elle fait un séjour à la clinique Wittenau et une première tentative de suicide. Pendant une dizaine d'années, les crises alterneront avec des séjours en clinique, à Sainte-Anne à Paris (septembre 1961), à La Rochelle, à Maison-Blanche à Neuilly-sur-Marne (1966, 1969 et 1970). En clinique, elle dessine à l'encre de Chine et peint. Le 19 octobre 1970 autorisée à sortir de Maison-Blanche où elle est internée depuis 1969 , elle se rend chez Bellmer et se suicide en se jetant par la fenêtre de son appartement.
    Cette exposition s'inscrit dans la continuité historique des présentations de la Collection Sainte-Anne, et de la préfiguration des prochaines salles d'exposition du musée dans l'ancienne chapelle de l'hôpital.

  • « Un artiste prometteur », ce sont les termes employés par Georges Pompidou pour parler de Youla Chapoval, quelques années avant sa propre mort. « C'est le premier artiste que j'ai acheté, il est mort jeune. Trop jeune », confiait le Président de la République avec émotion en commentant une oeuvre du peintre, alors qu'il ouvrait les portes de sa résidence secondaire d'Orvilliers à la télévision française de l'époque.
    En l'espace de presque 10 ans - de 1942 à 1951 -, ce peintre russe de la Deuxième École de Paris s'est fait reconnaître par ses contemporains, artistes, critiques et collectionneurs d'art. Sa mort brutale et mystérieuse en 1951, alors qu'il n'a que 32 ans, met fin à une carrière qui atteignait tout juste sa maturité, les dernières oeuvres de l'artiste étant empreintes d'une esthétique libre et poétique, affranchie de toute influence.
    Le catalogue que lui consacrent les galeries Alain Le Gaillard, Laurentin et Le Minotaure propose une vue d'ensemble sur cette trajectoire fulgurante, sur cette décennie de création acharnée, marquée par un style pictural qui n'aura cessé d'évoluer. À travers une sélection d'huiles, d'oeuvres sur papier et de lithographies, l'ouvrage illustre cette évolution, ce passage remarquablement rapide d'un style figuratif académique à une abstraction lyrique et « humaniste », via un cubisme librement interprété.

  • Ode à la force de la Nature, l'oeuvre envoûtante de Stéphane Erouane Dumas, en sublimant la mémoire des arbres et des falaises, dont il explore jusqu'aux écorces et aux lichens, atteint les frontières intemporelles de l'abstraction.
    L'artiste, jusqu'ici connu pour faire vibrer la peinture sur les lignes de la toile et le relief du papier, dévoile pour la première fois ses sculptures de bronze aux patines mates, et de céramique aux craquelures profondes comme le cri d'une terre qui souffre.
    Ce livre, riche d'une centaine d'oeuvres et d'un texte inédit de Pascal Bonafoux, retrace le parcours atypique d'un artiste qui dessine son chemin en dehors des sentiers battus de l'art.
    An ode to Nature's power, and distilling the memory of trees and cliffs examined down to their very bark and lichen, the spellbinding work of Stéphane Erouane Dumas reaches the timeless boundaries of abstraction.
    Known until now for making paint dance on lines of canvas and paper relief, the artist here, for the first time, unveils bronze sculptures coated in matte patinas, and ceramics gashed by deep craquelure, like the cry of an Earth in pain.
    This book, enriched by a hundred or so works and a newly published text from Pascal Bonafoux, retraces the atypical journey of an artist who blazes his trail distinctly outside of art's well-beaten tracks.
    Pierre-Alain Challier

  • « La vie haletante de Christine Boumeester est rythmée d'exils, de retraites et d'errances, teintée de cet Orient qui la vit naître quand l'Europe occupait le monde, gravée d'aventures que dictaient la grande histoire et la rencontre de monstres désormais légendaires et sacrés. Nourrie d'une histoire d'amour au long court avec un peintre fantasque et démonstratif, Henri Goetz, avec qui elle forma un couple paradoxal - les silences de l'une, les éclats de l'autre - et sans doute fusionnel, son existence est ponctuée d'écrits et passionnants, guidée par un appétit intime de liberté qui présageait des aspirations émancipatrices d'une génération. Cette vie est l'une des plus romanesques que vécut une artiste du XXe siècle. ».

    « The forever moving life of Christine Boumeester was ponctuated by exile, retreats and a personal Odyssey, flavoured with the Orient where she was born when Europe occupied the world, engraved with adventures directed by her great life story and their meeting with ow legendary and sacred monsters. Nourished by a long-lasting love affair with a whimsical and demonstrative painter, Henri Goetz, with whom she formed a pardoxical couple - the silences of one, the outbursts of the other - and their undoubted inseparability, her existence was punctuated by secret and fascinating writings, guided by a personal longing for freedom which portended the aspirations of a generation who wished to be freed from restraint. Her life could be considered one of the most romatic of any artist of the 20th century. ».

  • Exposition présentée au Musée de Grenoble, du 5 octobre 2019 au 5 janvier 2020 - en partenariat avec le Musée national Picasso-Paris.

    De Royan, qui correspond à l'épisode de la drôle de guerre, à l'établissement à Paris durant l'Occupation, dans l'atelier de la rue des Grands-Augustins, l'ouvrage s'attache aux jalons artistiques marquants de cette période dont les deux sommets sont sans aucun doute L'Aubade (1942) et L'Homme au mouton (1944). Durant ces années, fidèle à son obsession pour la figure féminine, Picasso ne cesse de revenir aux thèmes du portrait et du nu. La nature morte est un autre de ses motifs de prédilection et apparaît le plus souvent comme une allégorie de l'indigence, en ces temps où la nourriture est rare et rationnée. Enfin, de manière plus explicite, à travers la représentation de crânes d'animaux mais aussi de têtes de mort, Picasso traduit, avec un authentique sens du tragique qui n'est pas sans rappeler ses racines espagnoles, le drame de ces années obscures et d'une sourde violence.

  • Notre Occitanie

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    • In fine
    • 10 Septembre 2020

    « A mon avis, modeste comme il définit son art, Di Rosa (Hervé) est comme qui dirait un descendant direct de Rimbaud ( pas le seul ), le contraire d'un suiveur, au sens où sans chercher il en retrouve une intuition majeure dans son propre cheminement et dans sa propre discipline. Descendant direct de ce Rimbaud qui, lui-même neveu prodige de Flaubert, est comme qui dirait un héritier direct de Frédéric Mistral, lui même frère ennemi de Victor Hugo, tous deux enfants (comme nous tous) d'une situation culturelle unique au monde dont on peut faire remonter la première expression poétique, anticipatrice, à François Villon. Ce Rimbaud que liront assidûment Kérouac et Dylan (bien choisis entre mille autres) et dont ils porteront partout la manière de « voyance » sans jamais pouvoir imaginer quelle en est la matrice. Voilà pour le départ j'irai ailleurs ensuite ou pendant. Ai-je assez embrouillé ce qu'il faut débrouiller ?
    Aujourd'hui, l'oeuvre de Di Rosa (peintre, étudieur sur place et utilisateur des techniques artistiques de nombreux pays, ethnographe des Arts Modestes, collectionneur, inventeur et animateur d'un Musée excentrique) fait la figue (contre-pied/ pied de nez/ nez au vent/ vent d'autan/ autant en emporte/ les épigones ...). » Claude Sicre (extraits)

    Sur commande
  • Spectateur assidu, véritable amateur de cinéclubs et de salles populaires, le cinéphile Henri Matisse se passionne pour ce qui compte en son temps de plus original et de plus lointain, de Jean Renoir à Robert Flaherty, de René Clair à F.W. Murnau, des films scientifiques à Tarzan...
    Si Matisse aborde légitimement le cinéma comme un divertissement, son oeuvre en reçoit une influence décisive.
    En retour, le cinéma moderne lui a manifesté de la gratitude et particulièrement la Nouvelle-Vague française (Jacques Rivette, Éric Rohmer, Jean-Luc Godard, Jacques Demy, Agnès Varda...). Cette génération novatrice a élu Henri Matisse comme un de ses « patrons », aux côtés de Roberto Rossellini et Jean Renoir.
    L'art actuel ne s'y est pas trompé. Certains artistes contemporains ont déjà dévoilé les liens profonds qui unissent le peintre passionné de séries graphiques et décoratives avec l'image-mouvement : Jean Michel Alberola, Pierre Buraglio, Henri Foucault, Madeleine Roger-Lacan, Raymond Hains, Jacques Villeglé, Ange Leccia ou encore Alain Fleischer.

    Cet ouvrage est publié à l'occasion de l'exposition « Cinématisse. Dialogues d'un peintre avec le cinéma » présentée au Musée Matisse, Nice, du 19 septembre 2019 au 5 janvier 2020, dans le cadre de la Biennale des Arts inscrite dans la programmation « Nice 2019, l'Odyssée du Cinéma ».

  • Sous le titre histoires de dessins, le Fonds régional d'art contemporain de Picardie Hauts-de-France propose une présentation des oeuvres essentielles de ses collections depuis sa création en 1983.
    Ce vaste projet de déploiement se veut un regard rétrospectif sur une aventure artistique inaugurée voici 35 ans.
    Conçue en plusieurs chapitres par trois commissaires invités, l'exposition donne la mesure des transformations du dessin à l'aune d'une approche élargie d'un art qui abolit toujours plus avant les frontières entre disciplines et pratiques ; elles soulignent l'actualité d'une collection bâtie sur la notion de dessin contemporain. Chaque chapitre est articulé à un thème et à une période déterminée de l'histoire de l'art contemporain depuis le début des années 1970.
    Histoires de dessins invite le public à découvrir le frac picardie hauts-de-france, une institution culturelle pérenne vouée à l'art contemporain.

  • Exposition présentée au musée des Beaux-Arts de Rouen, du 3 avril au 6 septembre 2020.

    Tout au long de sa vie, François Depeaux (1853-1920) s'est intensément passionné pour l'Impressionnisme, collectionnant près de 600 oeuvres parmi lesquelles plus de 60 Sisley, 20 Monet, mais aussi des Renoir, Toulouse-Lautrec, Pissarro, et un vaste ensemble de l'École de Rouen. Entrepreneur et philanthrope rouennais, François Depeaux a écrit certaines des plus belles pages de l'histoire de la ville, dont il a ardemment promu le développement. L'entrée de la donation Depeaux au musée des Beaux-Arts de Rouen en 1909 a constitué un événement considérable pour l'Impressionnisme.
    Ce catalogue, publié à l'occasion de la première exposition consacrée à François Depeaux, permet d'entrer dans l'intimité d'une personnalité hors norme, et de mesurer l'ampleur d'une collection, probablement l'une des plus riches de tous les temps, aujourd'hui dispersée dans les musées du monde entier.

  • Légendes urbaines

    Laugero Lasserre Nic

    • In fine
    • 4 Décembre 2018

    Catalogue de l'exposition qui s'est tenue à la base sous-marine de Bordeaux, de juin à septembre 2018, dans le cadre de la saison Street Art 2018.

    Depuis plusieurs dizaines d'années, l'art s'est approprié le plus grand musée du monde : la rue.
    Entre incarnation de la liberté d'expression et prise de conscience sociétale, l'espace public se maquille d'un supplément d'âme, le mobilier urbain se mue en objet artistique décalé. Si sa légitimité s'est déployée sous la plume des journalistes et au sein des musées, l'art urbain est bien né dans la rue. De nombreux artistes investissent ce nouveau territoire et ses modes d'expression, contribuant ainsi à l'inscrire dans l'histoire de l'art.
    Légendes urbaines est une invitation à découvrir cet univers urbain protéiforme et l'évolution de ses pratiques des années 1980 à aujourd'hui. Prenant appui sur des oeuvres d'artistes reconnus tels que Ernest Pignon-Ernest, Jacques Villeglé, Invader, JonOne, Banksy, Shepard Fairey, JR, Roti, Pantonio...
    Et des installations in situ d'artistes iconiques et émergents tels que AEROSEPT, ARDPG, Bault, Stéphane Carricondo, Ërell, Charles Foussard, Gris1, Madame, Monkey Bird Crew, Nasti, Andrea Ravo Mattoni, Rouge et Romain Froquet, cet ouvrage explore la vivacité et la richesse du mouvement.
    Trois collections privées et treize artistes invités ont investi les murs de la base sous-marine pour témoigner de la richesse et de la variété du mouvement, oeuvres inédites et éphémères,

  • Exposition organisée par le Domaine de Chantilly - musée Condé, du 1 er juin au 6 octobre 2019 dans la salle du Jeu de Paume de Chantilly.

    Le 500 e anniversaire de la mort de Léonard de Vinci est l'occasion de célébrer, au Domaine de Chantilly, le génie de cet artiste en présentant une exposition inédite, dédiée à l'une de ses oeuvres phares, quoique méconnue et énigmatique : la Joconde nue.
    Le musée Condé de Chantilly conserve la plus célèbre représentation de la Monna Vanna, mieux connue sous le nom de Joconde nue, un carton de grande taille (quasiment celle de la Joconde du Louvre) qui n'en finit plus d'interroger.
    En se penchant sur une oeuvre emblématique et oubliée de Léonard de Vinci, l'exposition du Domaine de Chantilly rendra hommage à l'une des plus énigmatiques inventions du maître, tout en donnant à voir une véritable leçon d'histoire de l'art consacrée au développement d'un genre pictural, entre la France et l'Italie de la Renaissance.
    À la manière d'une enquête policière, le catalogue présentera les résultats des analyses scientifiques et dévoilera enfin qui a pu réaliser ce fameux carton.

  • Cet ouvrage offre un parcours exceptionnel sur les grands moments de l'art non-objectif des années 1920 jusqu'aux années 1950 avec une attention particulière portée sur les mouvements et associations internationales comme De Stijl, Cercle et Carré, Art concret ou encore Abstraction-Création, sans oublier le fameux Salon des Réalités Nouvelles, cénacle de l'art abstrait qui fit courir le tout-Paris à la fin de la seconde Guerre Mondiale.
    Le fil rouge de cette présentation est Auguste Herbin, peintre privilégié par la collection Kouro et grand militant pour la reconnaissance de l'Abstraction en France, à une époque où elle suscitait encore de nombreuses controverses.
    Le livre entraîne le lecteur dans l'univers personnel du collectionneur Jack Kouro (documents d'archives, lettres, oeuvres de La Fresnaye, Léger, Matisse et une série des dessins préparatoires d'Herbin) et un ensemble exceptionnel de peintures d'Herbin ayant appartenu à Jack Kouro, des oeuvres de Béothy et de Kupka - deux artistes avec qui il entretenait des relations privilégiées - ainsi qu'une sélection de figures les plus marquantes dans l'histoire de l'art abstrait géométrique tels que Léger, Hélion, Tutundjian, Moholy-Nagy et bien d'autres encore...

  • Catalogue de l'exposition organisée par le centre culturel Jean-Cocteau, Ville des Lilas, qui s'est tenue du 20 septembre au 10 novembre 2018, à l'espace culturel d'Anglemont.

    Emmanuel Régent est né à Nice, il vit et travaille à Villefranche-sur-Mer et à Paris. Diplômé de l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris en 2001, ses dessins, peintures et sculptures sont régulièrement présentés au sein de galeries et institutions en France et à l'étranger.
    Il ponce des tableaux monochromes, déchire ses aquarelles, récolte des morceaux d'épaves de bateaux sous l'eau ou dessine durant des heures au feutre à l'encre noire des files d'attente, des rochers de bord de mer, des traces d'avions écrasés, des vestiges archéologiques ou des villes contemporaines en ruines.
    /> Son oeuvre développe une réflexion sur le temps, à la fois de la pratique artistique et de la chronophagie contemporaine, en faisant de la lenteur un instrument de résistance au flux d'images instantanées qui caractérise notre époque.

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  • Grains de peau

    Anne-Isabelle Tollet

    • In fine
    • 14 Mars 2019

    Exposition présentée au Musée de l'Homme, Paris, du 13 mars au 03 juin 2019.

    La peau est le plus grand de nos organes, le plus sensible mais aussi l'un des plus essentiels à notre vie.
    Chacun tient à la sienne comme à la prunelle de ses yeux. Or chacun la voit différemment.
    Grains de peau s'intéresse aux points de vue de chacun, en fonction de son métier. Tant il est vrai que chacun perçoit la peau à l'aune de son propre vécu, personnel ou professionnel. La liste est longue pour dévoiler la multiplicité des facettes possibles.
    Depuis le biologiste pour qui c'est le lieu d'échanges cellulaires, au linguiste qui déchiffre les mots et les expressions qui la désignent, en passant par le physicien qui la considère comme un matériau qu'on peut étirer ou éclairer, au masseur qui s'intéresse à la qualité du toucher, au parfumeur qui tient compte du contact du parfum avec la peau dans son travail de composition, au dermatologue qui en sait très long sur ses affections, au sportif qui en éprouve la résistance face aux aléas climatiques, au sculpteur qui cherche à en reproduire la finesse autant que la sensualité ou encore à l'anthropologue qui raconte l'évolution qu'elle a connu ...etc.

  • Exposition organisée par le Musée des Beaux-Arts - La Cohue, Vannes, du 20 avril au 30 septembre 2019 et au Musée du Noyonnais, Noyon, d'avril à décembre 2020.

    S'il est habituel, et pratique, de classer les artistes par écoles, catégories ou influences, ce type de cloison- nement peut se révéler peu adapté à certaines personnalités ayant toute leur vie cherché à y échapper.
    Joseph-Félix Bouchor appartient précisément à cette catégorie d'artistes qu'il n'est pas possible de ratta- cher à un mouvement, ou plutôt qu'il faudrait rattacher à plusieurs : académiste, orientaliste, naturaliste, paysagiste, portraitiste, peintre militaire, il fut tout cela successivement...et parfois en même temps. Le talent seul du peintre n'apporte qu'une explication fragmentaire à cette diversité. Etudier une person- nalité aussi complexe nécessite de comprendre son époque, en d'autres termes d'interroger l'environne- ment pour expliquer l'homme.
    Né dans une famille de médecin, il mène une vie de bohème à Montmartre avec son frère poète, Maurice Bouchor, puis il se forme à la peinture en forêt de Fontainebleau. Voyageant beaucoup, il peint l'Égypte, l'Algérie, le Maroc... avant de s'installer à Freneuse en Seine-Maritime. À portée de Paris, ce coin de Nor- mandie ofre bien des thèmes à ce peintre de salon qui a un joli succès.

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