L'atalante

  • En 2033, un épisode apocalyptique a chassé les humains de la surface, désormais inhabitable.
    À Paris, les survivants se sont réfugiés dans les profondeurs du métropolitain, où ils ont tant bien que mal organisé des microsociétés de la pénurie.
    Des communautés sont installées le long des lignes de métro et dans les stations accessibles, plus ou moins en contact, souvent en conflit ; la lecture et l'écriture ont quasi disparu ; la surface est crainte parce que irradiée ; Rive Droite est un lieu maudit.

  • 2033. Une guerre a décimé la planète. La surface, inhabitable, est désormais livrée à des monstruo sités mutantes. Moscou est une ville abandonnée. Les survivants se sont réfugiés dans les profondeurs du métropolitain, où ils ont tant bien que mal organisé des microsociétés de la pénurie. Dans ce monde réduit à des stations en déliquescence reliées par des tunnels où rôdent les dangers les plus insolites, le jeune Artyom entreprend une mission qui pourrait le conduire à sauver les derniers hommes d'une menace obscure. mais aussi à se découvrir lui-même à travers les rencontres improbables qui l'attendent.
    Chapitre inédit : L'Évangile selon Artyom Un an après les événements relatés dans Métro 2033, Artyom, rongé par les remords, revient sans cesse au Jardin botanique sans savoir pourquoi. Il replonge dans ses souvenirs et s'interroge sur son étrange lien avec les créatures mystérieuses qui menaçaient d'envahir le métro de Moscou.
    L'Évangile selon Artyom a été publié en Russie dans un recueil de nouvelles autour du Métro.
    Dans l'esprit de Glukhovsky, il s'agit autant du chapitre final de Métro 2033 que d'une ouverture sur la suite des événements dans son projet cross- media qui alterne narration littéraire et ludique. Il est possible également de considérer cet ultime chapitre comme un liant de la saga puisque y est évoqué le projet d'Homère (Métro 2034) d'écrire un livre au sujet d'Artyom.

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  • Les livres de la série « Métro » sont des romans d'anticipation sombres et baroques qui se déroulent dans un monde post-apocalyptique. Ce sont aussi des livres initiatiques dans lesquels les personnages découvrent le monde qui les entoure. Ce sont encore des romans résolument inscrit dans cette science-fiction qui, sous couvert d'un monde futuriste, nous fait réfléchir sur la société où nous vivons et sur la définition de l'humain - sur le destin, le libre arbitre, notre manière d'envisager les choix qui s'offrent à nous et sur la part d'ombre et de lumière que chaque homme porte en lui. Dmitry Glukhovsky maîtrise parfaitement son univers tant du point de vue de l'action que de l'intrigue et de ses personnages.
    Le succès a été immédiat dès la sortie en 2010 de Métro 2033 et les ventes se sont maintenues à 5000 ex. par an depuis. La sortie en poche au Livre de poche est prévue ce mois de janvier 2017.

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  • En 2033, un épisode apocalyptique a chassé les humains de la surface de la Terre, désormais inhabitable.
    À Paris, les survivants se sont réfugiés dans les profondeurs du métropolitain, où ils ont tant bien que mal organisé des microsociétés de la pénurie.
    Des communautés sont installées au niveau de certaines stations, plus ou moins en contact, souvent en conflit, la lecture et l'écriture ont quasi disparu, la surface est crainte parce qu'irradiée, Rive Droite est un lieu maudit.
    De couloirs obscurs en stations délabrées, le lecteur est emporté à la suite de :
    - Madone de Bac qui, pour unifier politiquement Rive Gauche, entreprend un périple pour rallier les potentats locaux à sa vision fédératrice ;
    - Roy, qui vénère les livres et pense que la surface est accessible voire vivable ;
    - Juss, un fouineur qui découvre de nouveaux passages entre les stations, grâce aux capacités nyctalopes de sa protégée, Plaisance. Leur couple atypique dans ce monde brutal est particulièrement attachant.
    Dans les méandres des boyaux de Paris, à défaut de lumière, les émotions sont plus vives, les rancoeurs plus tenaces, les haines plus exacerbées. Une oeuvre, sombre et baroque, en trois volumes : Rive Gauche, Rive Droite, Cité.

  • Nouvelles de la mère patrie est un recueil de textes écrits à l'origine pour la presse russe, car avant même d'être auteur, Dmitry Glukhovsky est journaliste. Un journaliste sorti de l'école qui forme aujourd'hui, comme elle le faisait hier, les journalistes du Kremlin. Comme tous ceux de sa génération, il est le témoin des chan- gements que traverse la Russie : un pas en avant, deux pas en arrière. Une Russie, où il n'a jamais fait bon d'évoquer et encore moins de coucher par écrit certains sujets sensibles : le pouvoir, ses dérives, ses compro- missions, sa corruption... C'est bien dans la lignée des auteurs de science-fiction soviétiques qu'il inscrit son oeuvre, de manière générale, et les nouvelles qui composent ce recueil, en particulier. On pense aux frères Strougatski, bien sûr, dont les romans pourtant truffés de critiques à l'égard du régime ont toujours échappé à la censure ; à croire que la métaphore se joue de l'esprit retors des bureaucrates censés débusquer la moindre velléité d'insoumission.

    Quand Glukhovsky écrit ces récits, c'est à ses concitoyens qu'il les destine, et peu importe qu'ils soient refusés par des directeurs de rédac- tion (après avoir été dûment rémunérés), il les pu- blie quand même sur ses propres réseaux. Pour un lecteur occidental, la fenêtre qu'il ouvre sur le quotidien des gens du peuple comme sur celui des affidés du pouvoir peut ressembler à un mi- roir déformant tant on a l'impression que l'auteur prend le pas sur le journaliste pour forcer le trait sur la naïveté des uns et les compromissions des autres. Malheureusement, la fiction n'est pas très loin de la réalité.
    Rien ni personne n'échappe à la plume acerbe de l'auteur, à commencer, bien sûr, par le numéro 1 (qui échange parfois sa place avec le numéro 2) - le Leader de la Nation -, suivi de près par les strates corrompues de l'adminis- tration, les mafieux reconvertis en hommes d'af- faires, les nouveaux riches, les gens modestes, les travailleurs immigrés, les flics honnêtes, les journalistes, la télévision, l'alcoolisme omnipré- sent, les extraterrestres, le diable et ses hordes de démons, et les habitants oubliés des steppes sibériennes. Chacun reçoit son dû, qui pour ses vices, qui pour sa complaisance, qui pour sa naïveté et son incapacité à ouvrir les yeux sur le monde qui l'entoure. L'absurde et le fantastique, qui jalonnent le quotidien russe, ne sont jamais loin, et l'on se surprend même parfois à ressentir de la tendresse pour certains protagonistes.

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  • LES TAMBOURS DU DIEU NOIR.
    À La Nouvelle-Orléans, devenue un territoire neutre cerné par une guerre de Sécession interminable, Jacqueline ne rêve que d'une chose : laisser derrière elle sa vie de pickpocket afin d'explorer le monde à bord d'un dirigeable. Pour cela, l'adolescente doit gagner la confiance de la capitaine Ann-Marie St Augustine, une contrebandière créole. En guise de monnaie d'échange, Jacqueline détient une information capitale : des confédérés cherchent à acheter une arme mystérieuse et dévastatrice appelée les « Tambours du dieu noir » auprès d'un scientifique haïtien.
    Jacqueline, Ann-Marie et l'équipage de son dirigeable embarquent dans une mission périlleuse visant à récupérer les Tambours du dieu noir et à empêcher l'annihilation de La Nouvelle-Orléans.
    Dans cette uchronie qui imagine une Nouvelle-Orléans indépendante, des Caraïbes autonomes et des États-Unis démantelés, P. Djélì Clark nous entraîne dans une intrigue palpitante au coeur du bayou, où s'affrontent tant les intérêts politiques que les desseins personnels. Les personnages féminins dominent au sein de la multiplicité des cultures qui cohabitaient - et cohabitent encore - dans cette contrée forgée au fil des brassages de populations.

    L'étrange affaire du djinn du Caire.
    Posons tout d'abord le décor : au XIXe siècle, l'alchimiste et mystique al-Jahiz bouleverse l'histoire de l'Égypte en ouvrant une brèche vers le royaume des djinns, permettant ainsi à la magie de se frayer un chemin dans notre monde.
    Grâce à ces créatures mythiques et à leurs merveilles mécaniques, l'Égypte parvient à gagner son indépendance, à chasser les colons britanniques et français de son territoire et à s'imposer parmi les puissances de premier plan.
    La nouvelle débute au Caire - désormais une plaque tournante sillonnée de dirigeables et de tramways aériens - en 1912. L'agente spéciale Fatma el-Sha'arawi, missionnée par le ministère de l'Alchimie, des Enchantements et des Entités surnaturelles, doit mener une enquête délicate : on a retrouvé le cadavre d'un djinn majeur parmi les plus puissants des immortels. Tout porte à croire qu'il se serait suicidé, mais Fatma, suivant son instinct, refuse de s'en tenir à cette conclusion et finit par mettre au jour une machination de grande ampleur orchestrée par un Ange, une de ces étranges créatures surgies à la suite des djinns et dont nul ne sait rien.
    À travers son uchronie aux subtiles nuances steampunk et lovecraftiennes, P. Djélì Clark donne la parole à une Égypte forte de son héritage mythologique et de son folklore ancestral.

  • Rosemary, jeune humaine inexpérimentée, fuit sa famille de richissimes escrocs.
    Elle est engagée comme greffière à bord du Voyageur, un vaisseau qui creuse des tunnels dans l'espace, où elle apprend à vivre et à travailler avec des représentants de différentes espèces de la galaxie : des reptiles, des amphibiens et, plus étranges encore, d'autres humains. La pilote, couverte d'écailles et de plumes multicolores, a choisi de se couper de ses semblables. Le médecin et cuistot de bord occupe ses six mains à réconforter les gens pour oublier la tragédie qui a condamné son espèce à mort. Le capitaine humain, pacifiste, aime une alien engagée dans la guerre. L'IA du bord hésite à se transférer dans un corps de chair et de sang.
    Les tribulations du Voyageur, parti pour un trajet d'un an vers une planète lointaine, composent la tapisserie chaleureuse d'une famille unie par des liens plus fondamentaux que le sang ou les lois : l'amour sous toutes ses formes.
    Loin de nous offrir un space opera d'action et de batailles rangées, Becky Chambers signe un texte tout en humour et en tendresse subtile, et réussit le prodige de nous faire passer en permanence de l'expérience d'un exotisme avéré à la sensation d'une familiarité saisissante.

  • La nuit disparaît. La Terre s'assèche, les humains s'évitent.
    Un flic, Thomas, et une adolescente, Sophie, se mettent en route vers le sud. Pour aller où ? À quelle fin ? Peu importe, ils sont vivants, ils avancent, dans ce monde désormais vide et aveuglant.
    Peu à peu Thomas laisse derrière lui une tombe sur un rond-point et une maison en cendre, passe la frontière espagnole et espère ne plus croiser personne...
    C'est une « presque fin du monde » où la nuit cesse et où le jour continuel rend fou.
    Dans ce roman envoûtant à mi-chemin entre le road movie de la littérature générale et le post-apocalyptique du roman de SF, la violence le dispute à l'humour noir. Le lecteur, happé par l'écriture et le rythme du récit, vit une empathie sensorielle et émotionnelle avec Thomas. On ressent avec lui le froid, le chaud, les odeurs, l'horreur, alors que seule la vision nous est donnée. Thomas est « nos yeux », nous sommes ses autres sens.

  • Ru

    Camille Leboulanger

    Lorsque l'eau salée éclabousse son visage et déstabilise ses compagnons d'infortune sur lesquels il tente de trouver appui, l'embarcation de misère remue dangereusement, au point de bientôt le faire chavirer. L'eau a un effet secondaire plus grave encore que la noyade. Elle efface l'encre sur le papier. Alors, une fois échoué sur la plage, contemplant, accroché à la falaise, le corps colossal de Ru, il n'est plus que Y. Sur son passeport, le reste de son prénom a disparu, y compris de sa mémoire :
    Son « parcours du migrant » commence sous les plus mauvais auspices.
    À l'obtention de son baccalauréat, Agathe quitte Cuisse Milieu Gauche pour Rein Gauche. L'arrivée à l'université va la transformer. Habituée à une vie petite-bourgeoise dans son quartier de CuMiGa, elle regardait auparavant de haut les membres inférieurs et avec fierté le ciel azur, pensé et conçu pour rappeler l'Extérieur et oublier le « rouge Ru » omniprésent partout ailleurs. Sa volonté de devenir chercheuse en rulogie vole en éclats lorsqu'elle participe à un mouvement étudiant réprimé par la violence. Elle s'engage alors dans Regard rouge, une organisation clandestine qui affirme que Ru va se réveiller.
    Pedro, chanteur et star mondiale, et Alvid, réalisateur de documentaires, sont extérieurs à Ru.
    Le premier en est passionné, le second s'en méfie.
    Pedro, qui est venu pour faire une tournée dans Ru, n'a plus donné de nouvelles à son mari. Le documentariste part alors à sa recherche dans les méandres de la bête et de sa société.
    À travers le parcours de ces quatre personnages dans et vis-à-vis de Ru, nous découvrons tous les échelons et toutes les classes, de la préfecture à la Tête jusqu'à la gronde intestine.

  • Dans un avenir pas si lointain. l'humanité a su manipuler son génome pour stopper le processus de vieillissement et jouir ainsi d'une forme d'immortalité.

    L'Europe, devenue une gigapole hérissée de gratte-ciel où s'entasse l'ensemble de la population, fait figure d'utopie car la vie y est sacrée et la politique de contrôle démographique raisonnée.

    La loi du Choix prône que tout couple qui souhaite avoir un enfant doit déclarer la grossesse à l'État et désigner le parent qui devra accepter l'injection d'un accélérateur métabolique qui provoquera son décès à plus ou moins brève échéance.

    Une mort pour une vie, c'est le prix de l'État providence européen.

    Matricule 717 est un membre de la Phalange qui débusque les contrevenants. Il vit dans un cube miteux de deux mètres d'arête et se contente du boulot de bras droit d'un commandant de groupe d'intervention. Un jour, pourtant, le destin semble lui sourire quand un sénateur lui propose un travail en sous-main : éliminer un activiste du parti de la Vie, farouche opposant à la loi du Choix et au parti de l'Immortalité, qui menace de briser un statu quo séculaire.

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  • Une étrange bulle blanche d'une cinquantaine de mètres de diamètre est découverte un jour dans une bourgade de l'ouest de la France. Elle attire et capture Léo, trois ans, le fils d'Élodie. D'autres bulles apparaissent, grossissent, et l'humanité échoue à les détruire. Leur activité magnétique de plus en plus importante perturbe les réseaux électriques et numériques, entraînant une régression technologique sans précédent. Seule l' « absorption » de jeunes enfants semble ralentir leur expansion... La peur de disparaître poussera-t-elle l'humanité à promulguer la loi d'Isaac ? Mais peut-on élever un enfant en sachant qu'il vous sera arraché à ses trois ans ? Camille, qui a elle-même perdu un fils, et son ami Basile, d'origine malienne - ufologue de son état - vont essayer de percer le mystère des dames blanches afin d'éviter le retour à la barbarie.
    Un livre poignant, dans lequel Pierre Bordage donne toute la mesure de sa passion pour les grands mythes fondateurs de l'humanité et sa haine des fanatismes.

  • Quatre personnes, quatre planètes : un groupe d'astronautes part en mission pour explorer des planètes susceptibles d'abriter la vie. Hommes et femmes, trans, asexuels, fragiles, déterminés, ouverts et humains, ils représentent la Terre dans sa complexité.
    Au fil des ans et des atterrissages, ils découvrent des animaux étranges, de « simples » bactéries, et les dilemmes éthiques de l'explorateur bienveillant mais forcément intrusif. Observer, c'est influencer. Exister, c'est agir. Il faut savoir jusqu'où aller trop loin ; pour rencontrer l'Autre, il faut le mettre en danger.
    Quand une catastrophe s'abat sur la Terre si lointaine, une grande question s'impose à eux. Que faire ? Rentrer pour unir leurs maigres forces à celles des survivants et, peut-être, reconstruire ? Ou rester, prolonger la mission, continuer à découvrir pour expédier sur Terre des rapports que personne sans doute ne pourra plus consulter ? À quoi sert d'explorer si on est seul - l'amour de la science est-il une fin en soi ?

  • L'heure n'est plus au déni : c'est bel et bien la fin. Les courants du Flux s'effondrent les uns après les autres ; l'image de l'avenir, c'est celle de communautés humaines contraintes à l'isolement, à la déchéance et à la mort, puisqu'il n'y a dans l'empire qu'une seule planète habitable en surface.
    Que faire devant la catastrophe annoncée ? Sauver sa précieuse peau en marchant sur les autres au besoin, s'emparer de la planète habitable en question et se remplir les poches au passage. Tel est l'objectif de nombre de puissants des grandes maisons marchandes ; les « élites », quoi. À leur tête, l'ignoble Nadashe Nohamapetan.
    En face de ceux-là, l'emperox Griselda et quelques fidèles, parmi lesquels son physicien d'amant, qui se creuse la cervelle pour comprendre la logique du Flux et proposer des pistes permettant de sauver l'ensemble des populations de l'Interdépendance, ou encore la pittoresque Kiva Lagos, jamais en manque de blasphèmes ni de manigances. Mais ne faudra-t-il pas beaucoup plus pour soustraire la souveraine à un énième attentat voire une destitution ? Qui sera la dernière emperox ?
    De surprise en rebondissement, avec verve et non sans humour, La Dernière Emperox clôt la trilogie de « L'Interdépendance ».

  • Dans les contreforts de l'inaccessible chaîne de montagne des Crêtes, un fait divers bouleverse la vie d'un homme. Deux jeunes adolescents ont été enlevés. Ils ne semblaient pas présenter d'intérêt particulier, mais les moyens pour mettre au point ce rapt sont considérables.
    Un sergent nommé Orville reçoit du vicomte de Hautterre l'ordre de suivre les ravisseurs. Il se voit attribuer un rang des plus élevés dans la hiérarchie du premier royaume, ainsi que les pleins pouvoirs. Sa mission consiste à reporter dans un livre ses constats et ses impressions sur le mode de vie et l'itinéraire des fuyards.
    Il ne doit à aucun prix chercher à les rattraper, ni à récupérer les adolescents.

  • Tout au nord, à l'issue de la bataille tant attendue par les rebelles, les sept royaumes retrouvent un nouvel équilibre dans un monde en ruine. Tous ceux qui ont oeuvré pour renverser le pouvoir en place sont à la dérive. Orville dans l'océan extérieur, celui dont on dit, non sans raison, qu'il est sans retour. La compagnie du Verrou ne subsiste plus que dans de maigres poches de résistance et dans l'errance sans but de ses membres. Quant à Rosa, elle s'enfonce toujours plus loin dans le désert à la recherche de Sébélia, la mage mythique.
    Lothar, le général de la Garde, a-t-il réussi ?
    L'intérêt du lecteur est soudain happé par un personnage mystérieux, perçu jusque-là comme l'un des trois « maîtres » de Lothar, agissant en sous-main et obsédés par la recherche de titane. Ledit Jahrod - un pilote ? - parvient à réparer un modeste astronef...
    L'histoire se dédouble alors, promettant une nouvelle tension, et un combat sans merci entre fantasy classique et science-fiction.

  • Zahid est déboussolé. De retour de Genève, où il est sujet d'expérience pour une scientifique sur les rêves, il déambule gare de Lyon, peu pressé de rejoindre l'appartement qu'il partage avec Victoire, sa soeur. Puis la routine, silencieuse, reprend ses droits.
    Elle, submergée par les gardes à l'hôpital, lui, s'occupant de sa nièce - les conduites à l'école, les goûters, les devoirs... Mais les manifestations étranges qui peuplent son sommeil n'ont de cesse de le tourmenter.
    Alma enchaîne les désastres. Alors qu'elle contemple les ruines de son appartement incendié, elle apprend que le directeur de son laboratoire de recherche a disparu. Elle tente de joindre ses collègues, en vain. Elle part alors pour la campagne genevoise, mais la police veille autour de son lieu de travail, et après avoir découvert l'impossible - le laboratoire a disparu -, elle est interrogée par Philipp Gaertner, l'officier de police suisse en charge de l'affaire, qui prend vite une envergure internationale.
    Après que son patron, pourtant en déplacement à l'autre bout du monde, a déambulé nu dans l'open space de la multinationale qui les emploie, Janis, informaticien de son état, se voit confier la création d'une cellule de recherche sur l'épidémie de rêves.
    Passionné par le sujet, il n'en est pas moins tiraillé : privatiser ces données ou les lâcher sur un « réseau libre » ?
    Elisa Beiram nous entraîne à la recherche de l'origine de cette épidémie, en dix-huit jours, tel un compte à rebours, rendant au lecteur l'impression d'urgence de la vie durant une telle catastrophe.
    Roman à la fois nerveux et onirique, Rêveur zéro est aussi un instantané d'un de nos futurs possibles, avec le dérèglement climatique et les migrations qu'il implique, l'anonymat sur les réseaux et l'identifiant unique, ainsi que les tensions au sein de l'Union Européenne en toile de fond.

  • Alvin Miller naît en 1800 au bord de la rivière Hatrack dans le territoire de l'Ohio. Le cadre du roman est donc l'Amérique des pionniers venus de la côte Est à la poursuite du rêve américain, plus précisément une communauté villageoise de la « nouvelle frontière ». Arrivés par familles, au terme d'équipées hasardeuses, ils ont défriché, bâti de leurs mains nues et se sont établis sur ces terres nouvelles dans un statu quo avec les Indiens fait d'ignorance et de méfiance partagées.
    Tel est le cadre réaliste, d'une extrême justesse, des- Cchroniques d'Alvin. À quoi s'ajoutent les croyances et pratiques populaires de ces mêmes pionniers sur lesquelles Card fonde sa fantasy. Dans ces chroniques à la géographie et à la temporalité politique subtilement décalées, la magie fonctionne :
    - charmes et sortilèges opèrent - les talents accordés aux gens par la nature prennent la dimension de véritables pouvoirs. Le père d'Alvin possède un talent d'ajusteur ; Mesure, son frère, a le « compas dans l'oeil » au sens le plus fort de l'expression ; Alvin, qui est appelé à détenir les immenses pouvoirs d'un « Faiseur », a ceux d'un créateur.
    Et dans le combat entre le bien et le mal, qui est le propre de la fantasy, l'ennemi d'Alvin est le « Défaiseur », version païenne du démon que l'on pourrait rapprocher de l'entropie ou du chaos.

  • Alvin se rend à Hatrack River, là où il est né, pour entamer son apprentissage de forgeron chez Conciliant Smith. Mais ce qui intéresse bien plus le jeune garçon à Hatrack River, c'est de rencontrer Peggy, dite la torche, pour qu'elle lui enseigne comment devenir un Faiseur.
    Or à son arrivée, rien ne va comme Alvin l'avait envisagé ; la demoiselle a fui le matin même, et voilà que son patron le traite de menteur. Comment pourrait-il lui expliquer qu'il est grand pour son âge et qu'il a un don lui permettant d'entendre le chant vert de la forêt vivante, appris auprès de Ta-Kumsaw, l'homme rouge ?

  • Ce cinquième tome de la série de « La Longue Terre » est encore l'occasion pour ses auteurs de développer les idées humanistes qu'ils distillent depuis le tout premier livre. Chaque ligne est en effet un appel à la tolérance, à l'écoute, au respect et à la coopération. Dans un monde qui ne connaît plus d'autres limites que celles de l'imagination de tous les êtres conscients de la Galaxie, chacun est invité à s'interroger sur sa place dans cet espace immense, sur le rôle qu'il peut y jouer et sur les liens qu'il peut tisser avec ses voisins. Ne s'agit-il pas là d'interrogations plus que jamais universelles ?

    2070, cinquante-cinq ans après le Jour du Passage. Les ingénieurs de la Brèche captent un étrange signal en provenance du coeur de la Galaxie, une Invitation extraterrestre :
    « Rejoignez-nous. » Dissimulés dans ces émissions : les plans d'une gigantesque ma- chine. À quoi servira-t-elle ? Comment fé- dérer les peuples de la Longue Terre pour la construire ? Surtout, est-il bien raisonnable de répondre à l'appel de ces êtres dont on ne sait rien ?
    Dans le Silence des Hauts Mégas, Josué Valienté, désormais âgé de soixante-sept ans, perçoit lui aussi cette Invitation, telle une pensée obsédante dans un recoin de son cerveau. Plus solitaire et perturbé que ja- mais, il s'égare dans les paysages parallèles et, à la suite d'une blessure malencontreuse, n'aura d'autre choix pour survivre que de compter sur l'amitié des plus attachants des habitants du multivers, les trolls...
    De son côté, Nelson Azikiwe doit relever le plus grand défi de sa longue vie : retrou- ver un petit-fils dont il vient de découvrir l'existence et, ce faisant, affronter la réalité incongrue de sa propre paternité. Il lui fau- dra pour cela retourner sur la mystérieuse île vivante où l'attend sa progéniture inatten- due. Île vivante qui semble elle aussi avoir perçu un message venu des étoiles...
    Quant à Lobsang, isolé dans un monas- tère tibétain, il s'efforce de retrouver la séré- nité, tâche ô combien difficile pour un être d'une telle complexité. Lui aussi, à sa façon, entend une Invitation d'outre-espace... Au- rait-il encore un rôle à jouer pour guider l'humanité sur la voie de la sagesse ?
    Partout dans la Longue Terre résonne le même appel : « Rejoignez-nous ! »

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  • Card, après avoir publié La stratégie Ender en 1985, a créé, en 1987, une forme nouvelle de quête épique, aux franges de la mystique, entre Mark Twain et Le Seigneur des Anneaux, faisant des chroniques d'Alvin une des oeuvres majeures du genre.
    Les Chroniques d'Alvin sont un cycle de romans de fantasy historique qui racontent la vie d'Alvin Miller, fils de meunier, septième fils d'un septième fils et par-là même destiné à détenir de grands pouvoirs.

    1810, sur la frontière des pionniers américains. Promis à l'avenir mystérieux et grandiose d'un « Faiseur », si les forces du mal ne parviennent pas à le détruire, Alvin a dix ans. Le voici qui découvre le monde des hommes rouges dont l'existence se confond avec les rythmes de la nature et de sa « musique verte ». Nouvelles épreuves, plus rudes ; nouvelles révélations, plus extraordinaires. Après Le Septième Fils, Le Prophète rouge ouvre « Les Chroniques d'Alvin » à l'embrasement de l'Histoire, dans un récit magique et flamboyant.

  • Avènement, troisième et dernier tome de la trilogie « La guerre sans fin », reprend l'univers de « Lazare en guerre » - avec ses soldats qui s'incarnent dans des clones survitaminés pour prendre part à des missions suicides - et en se concentrant sur le second du légendaire capitaine Harris :
    La lieutenante Jenkins. Ce volume répond à toutes les questions que se posent les lecteurs depuis le début de la trilogie et déroule une chaîne de responsabilités complexe dans le drame qui agite cet univers.

    L'étrange virus Augure continue de faire des ravages chez les Krells, détruisant des collectifs et ravageant des planètes entières. Le Commandement allié est infiltré par l'ennemi.
    Quant aux terroristes de la Spirale noire, emmenés par le sinistre Maréchal, ils appellent de leurs voeux un mystérieux « Avènement » et se sont ligués avec les terribles Bribes qu'on croyait vaincus par Lazare. En jeu : l'extinction de toute vie organique.
    À situation désespérée, mesures désespérées.
    Jenkins et ses Chacals, qui forment désormais une équipe expérimentée et soudée, ont adopté comme l'un des leurs l'extraterrestre dénommé Paria.
    Partis en quête de l'Éon, une arme secrète utilisée des millénaires plus tôt pour mettre fin à la grande guerre entre civilisations organiques et mécaniques, ils découvrent qu'il s'agit en fait d'une 3e espèce extraterrestre capable de manipuler l'espace, le temps et la psyché humaine. Une fois établi le contact avec les représentants de cette espèce, ils vont les recruter pour tenter de contrer la Spirale et les Bribes. Mais pour triompher, ils ne devront reculer devant aucun sacrifice.

  • Quatre novellas dans un univers de science-fiction où les humains ont exploré l'espace et installé des colonies sur lesquelles des corporations règnent en maître. Ce monde ultra-connecté voit se côtoyer toutes sortes d'hybrides - humains, humains augmentés, androïdes, programmes informatiques en tous genres et intelligences artificielles.
    Le narrateur, qui écrit son journal, est un être synthétique asexué, un androïde de sécurité chargé d'assurer la protection des clients qu'on lui assigne. Ce synthétique, qui se surnomme spontanément « AssaSynth » en raison de son passé sanglant, pose un regard froid et dédaigneux sur l'humanité.
    Ironie et flegme sont de mise, car tout ce que cet androïde désire, c'est qu'on le laisse tranquille. Il a piraté son module de contrôle - un secret quit lui vaudrait d'être détruit si cela venait à se savoir -, et préfère de loin visionner des épisodes de son soap opera préféré téléchargés en douce plutôt que de fréquenter des humains qu'il ne comprend pas et qui le lui rendent bien.

  • Quelque cent mondes composent la Confédération de Naflin, parmi lesquelles la somptueuse et raffinée Syracusa. Or, dans l'ombre de la famille régnante, les mystérieux Scaythes d'Hyponéros, venus d'un monde lointain, doués d'inquiétants pouvoirs psychiques, trament un gigantesque complot dont l'instauration d'une dictature sur la Confédération ne constitue qu'une étape. Qui pourrait donc leur faire obstacle ? Les moines guerriers de l'ordre Absourate ? Ou faudrait-il compter avec cet obscur employé d'une compagnie de voyages, qui noie son ennui dans l'alcool sur la planète Deux-Saisons ? Car sa vie bascule le jour où une belle Syracusaine, traquée, passe la porte de son agence...

  • Quatrième tome de la série de La Longue Terre, La Longue Utopie approfondit les ques- tions abordées dans le tome précédent sur l'émergence des Suivants, ces cousins préten- tieux de l'humanité doués d'une intelligence supérieure et d'une meilleure maîtrise du passage. On en apprend davantage sur ce qui a conduit à leur apparition et sur ce qui les sépare véritablement de leurs ancêtres. S'en- tame alors un questionnement philosophique qui pourrait conduire à l'avènement d'une nouvelle religion.
    Le secret des origines de Josué Valienté est enfin dévoilé également. Et ce secret se révèle lourd d'implications sur l'univers du roman.
    Avec l'aide de son ami Nelson Azikiwe, c'est à un véritable voyage dans le temps qu'est convié Josué. Des souterrains secrets du châ- teau de Windsor aux bayous de la Louisiane esclavagiste en passant par l'Allemagne fraî- chement réunifiée de Bismarck, il lui faudra étudier tous les hauts faits de ses aïeux avant de retrouver la trace de son père et de décou- vrir le vaste complot qui unit bon nombre de passeurs-nés.
    Quant au monde détraqué dans lequel atterrissent Lobsang et Agnes, couple impro- bable et attendrissant en pleine crise d'iden- tité, on apprend peu à peu qu'il est victime d'une invasion. extraterrestre. Dès lors, les concepts abordés sont proprement étourdis- sants : sphères et moteurs de Dyson, répli- cateurs de von Neumann, front d'expansion galactique. nos auteurs s'en donnent à coeur joie !
    À mesure que s'enchaînent les vignettes caractérisant la construction littéraire de la sé- rie, on se rend compte que le projet de Terry Pratchett et Stephen Baxter se veut de plus en plus gigantesque, pour effleurer ici le noyau de notre galaxie. Jusqu'où ont-ils prévu de nous emmener ? Il faudra attendre la parution du cinquième et dernier tome pour le savoir.

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