Castelli

  • Vous me demandez, honoré ami, de vous communiquer quelque chose touchant les enseignements de Martines de PASQUALLY, auxquels vous vous êtes intéressé à travers les écrits de deux de ses disciples, feu Saint-Martin et l'abbé Fournié qui vit encore à Londres ; je vais donc, selon mes forces et autant qu'il m'est permis, accéder à votre désir. Si, en tout temps, il y eut et il y aura des hommes qui, en tant que représentateurs du futur, tels les prophètes, nous ont montré que le futur est déjà là. Il doit également y en avoir eu en tout temps d'autres qui, en tant que représentateurs du passé, nous montrent, par le souvenir, que le passé est encore là, et un tel représentateur du passé (du Judaïsme) est assurément PASQUALLY qui, à la fois juif et chrétien, il confessait la religion catholique romaine, - a fait revivre pour nous l'ancienne Alliance, non seulement dans ses formes, mais encore avec ses pouvoirs magiques. Et si l'on peut avec raison considérer cette nouvelle époque, à laquelle vivait PASQUALLY, comme le commencement d'une éclipse générale, d'un affaiblissement de la lumière du Christianisme. On ne doit pas s'étonner de voir, durant cet obscurcissement de l'unique soleil, survenu par notre faute, réapparaître certains astres qui, pour parler le langage de Saint-Martin, se montrent comme des revenants, simplement parce qu'ils sont non allant. Si donc le Christianisme, dans la force de sa prime manifestation, a rendu muette la magie du Paganisme et du Judaïsme, la réapparition de cette magie, même si elle ne s'est fait que peu remarquer, ne peut être attribuée qu'à l'affaiblissement du Christianisme, et être considérée comme le réactif nécessaire à une nouvelle et plus puissante manifestation.

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  • Le premier pas que doit faire celui qui désire parvenir à la connaissance de la Nature est d'examiner, avec la plus grande attention, comment et de quoi prennent naissance toutes les choses naturelles, telles que les météores, les animaux, les végétaux et les minéraux; comment elles se conservent, et comment elles se détruisent. Il verra que ces différents effets s'opèrent par une même cause; que chaque chose contient en soi un principe de vie, qui est aussi celui de sa destruction; que ce principe est le même dans toutes; et que c'est cet agent universel, qui, suivant ses différentes manières d'agir, opère toutes les générations et les dissolutions qui entretiennent et renouvellent sans cesse ce vaste univers. C'est ce que je me propose de démontrer dans cet ouvrage, qui est le fruit de mes observations et de mes expériences. Je l'ai écrit particulièrement en faveur des amateurs de la chimie, qui, faute de connaître la marche de la Nature, travaillent au hasard, suivent aveuglément les procédés qu'ils ont devant les yeux, et s'égarent continuellement dans leurs recherches, au détriment de leur santé et de leur fortune. Ils y trouveront une théorie claire, palpable, et qui a l'avantage d'être aisée à vérifier par la pratique, sans laquelle on ne peut se flatter d'être véritablement instruit. Je l'ai divisé en deux parties. Dans la première, j'examine comment et de quoi toutes choses ont pris et prennent naissance. Dans la seconde, comment elles se détruisent; et j'ai soin d'appuyer tous les raisonnements sur des faits connus ou des expériences faciles. Je préviens qu'on ne trouvera point dans ce traité l'élégance et la pureté du style; d'autant plus que j'écris dans une langue qui m'est étrangère. Mais dans un ouvrage de la nature de celui-ci, l'on doit considérer les choses, plutôt que la manière dont elles sont exprimées. Je préviens aussi qu'en traitant philosophiquement de la Nature, je n'ai point prétendu m'écarter des vérités révélées, étant persuadé que ma théorie ne pourrait être que fausse, si je n'étais point d'accord avec elles.

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  • George Starkey , Docteur en Médecine à Londres, peu satisfait de la Méthode Galénique qu'il avait étudiée à fond, entreprit l'examen des Écrits de Paracelse et de Van Helmont avec tant d'application, qu'il en pénétra les principes et les Mystères, qui le rendirent un savant Philosophe, et lui firent faire un tel progrès dans la Chimie, qu'il se crût assez fort pour en entreprendre la défense, contre les Médecins Galénistes qui la décriaient. C'est pourquoi il se mit à composer plusieurs Traitez en Anglais, deux entre autres, dont l'un intitulé, l'Explication de la Nature et la défense de Van Helmont, où il traite d'une manière cruelle ses Confrères, qui suivaient la Méthode Galénique, dans leur pratique ; et l'autre qu'il nomma la Pyrotechnie prouvée et éclaircie, où il propose non seulement une nouvelle Méthode pour la préparation des Remèdes, selon les principes de Van Helmont, mais où il découvre encore tous les Mystères de cet Auteur, par ce qu'il y a de plus excellent, dans la préparation des Remèdes Chimiques.

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  • C'est-à-dire l'enfantement, la destruction et la régénération naturelles-surnaturelles du Fils des philosophes ou Exposé de la Théorie et de la Pratique de la recherche et de la fabrication de la Pierre des Sages en 12 figures emblématiques et autant de paragraphes.

    Avec en supplément l'insertion d'autant de vers canoniques du célèbre adepte suédois Northon, présentation nouvelle d'un manuscrit ancien.

    Désormais expliqués selon la raison mystiqueet leur essence profonde, avec les signes cabalistiques de Salomon, PAR UN DISCIPLE DE LA NATURE. L.C.S.

    A Mayence, Chez Joh. Friederich Krebs, libraire.
    Achevé d'imprimer la 1ère fois en 1752 sur les presses de la cour et de l'université chez les héritiers Häffpar Elias Peter Bayer.

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  • Le lecteur digne et le vrai quêteur des secrets de nature, ne s' étonnera pas de ce que dans la vieillesse de ce monde, lorsqu'il semble que l'on ai déjà un pied dans la tombe, j'ai décidé d'écrire ce traité, bien que toutes les bibliothèques soient déjà pleines de livres à ce sujet, duquel, cependant, la plus grande partie soit fausse et souille simplement le rouge et la poudre de la philosophie. Je ne l'ai pas écrit pour mon propre plaisir, mais pour votre avantage en indiquant la base de la vérité, je pourrais vous ramener du désert impraticable à la voie juste - qui est certainement votre propre intérêt.

    Autant qu'il me concerne, j'ai longtemps réfléchi sur tout ce que je cherchais à savoir à ce sujet, et n'ai pas besoin de beaucoup de livres, voyant que pendant ces vingt-deux dernières années, j'ai lu et ai relu tous les travaux qui sont tombés dans mes mains - incluant de nombreux manuscrits, ainsi que beaucoup de volumes imprimés.

    Dans ce traité vous trouverez le sujet exposé et la vraie solution sera donnée, non seulement théoriquement, mais aussi d'un point de vue pratique et allégorique, avec une clarté et une lucidité comme je crois presque inégalées dans n'importe quel traité philosophique précédent.

    Dans les citations, j'ai été toujours prudent de donner la référence exacte, pour que vous puissiez trouver le passage, et en le considérant diligemment, aiguiser votre compréhension. Je pourrais plus facilement composer ce traité, et me faire connaître aux Frères de la Croix D'or, si j'avais laissé de côté ces références ; mais à votre égard, je me suis décidé autrement.

    Ne vous demandez pas pourquoi je cache mon nom, et refuse de vous apparaître face à face. Je suis venue d'avance, pas à l'égard de n'importe quelle gloire dérisoire ou d'éloge temporel, mais pour vous faire bon.

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  • La Philosophie a pris naissance avec le Monde, parce que de tout temps les hommes ont pensé, réfléchi, médité pour trouver les moyens de vivre en Société ; mais la conservation de son être propre n'était pas un objet moins intéressant, et pourrait-on penser qu'il se soit oublié pour ne s'occuper que de ce qui était autour de lui ; sujet à tant de vicissitudes, en bute à tant de maux, fait d'ailleurs pour jouir de tout ce qui l'environne, il a sans doute cherché les moyens de prévenir ou de guérir ses maladies pour conserver plus longtemps une vie toujours prête à lui échapper. Il a donc fallu raisonner sur les Êtres de l'Univers et méditer longtemps pour découvrir ce fruit de vie et cette source des richesses, capable de conduire l'homme presque à l'immortalité ; ce qui n'est point équivoque, attendu que de nos jours il existe un homme nommé Monsieur de Saint Germain, un des plus fameux Adeptes du Siècle, qui par ce précieux trésor qu'il possède, âgé de plus de quatre cents ans, est encore très valide et vit exempt de toutes les infirmités que la vieillesse occasionne, et jouit de la fortune à son gré : secondement qu'il a été annoncé dans le Journal Encyclopédi­que de Bouillon, le 1er février 1783, un fait qui s'est passé en Angleterre au sujet de la transmutation des métaux, par le moyen de la Poudre de Projection qui vient à l'appui de cet Ouvrage.

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  • Mon Cher Ami, Vous venez du composer un travail sur l'Alchimie pratique, ou mieux sur les éléments premiers des recherches alchimiques et vous me demandez de le présenter à nos habituels lecteurs. L'Alchimie est une haute philosophie qui se libère aisément des expériences de laboratoire. L'expérience pour l'alchimiste est seulement la présentation sur le plan matériel d'une théorie astrale ou d'un appel de forces spirituelles. La Palingénésie, les lampes au radium, les résurrections d'astraux sont les véritables travaux pratiques des alchimistes assistés par des guides spirituels. Mais ces travaux pratiques de haute spiritualité ne peuvent, s'accomplir sans un entraînement matériel, qui diffèrent des travaux courants de nos chimistes les plus éminents. Ce sont ces travaux que vous mettez à la portée des lecteurs studieux avec votre talent habituel. Il faut insister sur ce fait que le véritable travail hermétique doit être accompli sur trois plans à la fois et qu'ainsi il se différencie d'un simple travail chimique. Labora, Ora et Inventes, dit Khunrath. L'oratoire et l'exercice de la charité matérielle ou morale, la musique et son action sur les astraux, sont nécessaires à l'alchimiste autant que le laboratoire. Votre travail vient à son heure. Il avancera le temps où le chimiste et l'alchimiste se comprendront enfin et où la Science qui est Une se reconstituera intacte par l'union de ses deux pôles aujourd'hui séparés.Votre livre fera beaucoup penser et travailler. Il est donc digne et de son auteur et du maître inconnu qui vous a inspiré. Avec toutes mes félicitations, croyez-moi toujours, Mon Cher Phaneg, votre bien dévoué.
    PAPUS.

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  • Les Auteurs qui ont traité de la Chymie, ont eu des lumières et des sentiments fort différents, d'où vient qu'ils en ont écrit bien diversement. Ceux qui se sont appliqués à la haute Chymie, et qui ont pénétré dans ses plus grands mystères, se sont contentés d'en avoir la connaissance ; Et quoi qu'il paraisse qu'ils aient eu dessein de se faire entendre, ils ont pourtant écrit si obscurément, que l'on a sujet de douter s'ils ont débité des réalités, ou s'ils n'ont pas donné des fantômes pour des corps, et des épines pour des fruits. D'autres qui n'ont pas volé si haut, ont eu pourtant des belles connaissances et même ont découvert des prépa­rations, lesquelles les rendent considérables à la postérité ; mais ils ont aussi cherché de se satisfaire eux-mêmes, et ont pris plaisir d'embarrasser esprits, et les jeter dans des laby­rinthes, sans leur donner des moyens pour s'en tirer. D'autres bien moins ca­pables, ont eu pourtant quelques pe­tites lumières, mais n'ayant pas tout su, ou travaillé eux-mêmes tout ce qu'ils ont dit, et désirants pourtant de passer pour habiles dans un Art qu'ils ne possédaient qu'à demi, ont fait passer leurs imaginations pour des vérités constantes, dans lesquelles la pratique a souvent découvert la fausseté et leur insuffisance. D'autres enfin, qui ne méritent pas d'avoir le nom de Chimistes, mais plutôt de souffleurs ignorants, travaillent sur des recettes copiées ou dérobées, lesquelles ils prennent souvent à contresens, et ayants consumé leur temps et leur argent, ou celui des autres, dans un travail ridicule, ont fait plusieurs compagnons de fortune, en engageants le vulgaire, sous des promesses de les enrichir, dans la pratique de certaines choses, qui font passer le meilleur métal en fumée, à moins qu'ils n'en fassent passer quelque partie dans leurs mains, ce qui n'est pas la moindre de leurs opérations.

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  • En la Soixantième Année de mon âge étant venu à bout de mon dessin dans la connaissance la plus occulte de Médecine, de Chimie et d'Alchimie, et voulant donner la main à ceux qui sont enveloppés dans un Labyrinthe d'erreurs, et qui ont été séduits par les beaux discours, ou plutôt par les rêveries de quantités de faux Alchimistes, voient et embrassent la lumière que je leur présente, pour se tirer du bourbier en sûreté, ce sont des expériences réelles que j'ai faites et que je connais, ce que tout homme expérimenté verra aisément dans de cet écrit. C'est pourquoi j'écris uniquement pour le bien du prochain et pour la gloire de Dieu, je ne laisse à un apprenti studieux aucun doute, car celui qui désire d'emporter cette toison d'or, qu'il sache que la teinture ou poudre aurifique, n'est autre chose, que l'or digéré au suprême degré de perfection, et de fixité subtile, à laquelle la nature et le travail bien conduit peut l'amener. Le caractère particulier des Ignorants n'est pas seulement de mépriser, mais encore de blâmer ouvertement les choses qu'ils ignorent, et le malheur le plus grand est quand des hommes que l'on croit doctes donnent dans le sens du peuple. Sans vouloir seulement prendre la peine d'examiner les choses de plus près, afin de discerner au moins le bon du mauvais, et la vérité du mensonge, ce qui devrait être l'unique occupation des esprits les plus solides.

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  • Histoire de la matière

    Patrick Pierrot

    • Castelli
    • 1 Février 2007

    Je n'écris point une histoire suivie des opinions dont la nature de la matière a été l'objet depuis qu'elle fut considérée comme simple jusqu'au temps actuel où elle l'est, au contraire, comme complexe. Je me propose seulement de signaler des époques principales de cette histoire qui, à mon sens, n'ont pas été suffisamment distinguées les unes des autres au point de vue où je les envisage. Avant qu'il existât une science des actions moléculaires au contact apparent, la chimie, il était impossible de traiter la question de la matière eu égard à la simplicité ou à la complexité de sa nature, sans recourir à l'observation et à l'expérience telles que les a envisagées Lavoisier dans son Traité de chimie, et voilà la raison de l'opinion de sa simplicité professée dans l'antiquité qui ne connut pas la chimie. Quand on commença à s'occuper des actions moléculaires au contact apparent, la cause n'en fut point le noble désir de la science, mais un motif de franc égoïsme : d'abord celui de satisfaire l'amour de la richesse en cherchant la transmutation des métaux communs en or et en argent et celle des pierres communes en pierres précieuses ; plus tard ce fut celui de combattre la maladie en assurant la longévité au moyen des panacées, des élixirs, etc. ; des siècles d'erreurs et de déceptions s'écoulèrent avant que des hommes dé bon sens parvinssent à assurer le triomphe de la vérité sur le faux en démontrant que tout était chimérique dans cette prétendue science appelée alchimie ; enfin ce ne fut que dans la dernière moitié du XVIIIe siècle que Lavoisier eut le grand mérite de démontrer rigoureusement, par l'observation et l'expérience, que la matière est complexe et qu'un corps est réputé simple quand on ne peut en séparer plusieurs sortes de matières, principe vrai en général, mais qui, à une époque donnée, pour un corps réputé simple, n'est point-absolu, parce que toujours, à cette époque, la simplification de ce corps est relative aux moyens dont la science se trouve être alors en possession.

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  • 'ai réduit brièvement en cette Somme de la Perfection toute la Science de Chimie, ou de la Transmutation des Métaux. Dans mes autres Livres, j'en avais fait plusieurs Recueils que j'avais tirés et abrégés des Ecrits des Anciens : mais en celui-ci j'ai achevé ce que je n'avais qu'ébauché en ceux-là. J'y ai ajouté en peu de paroles ce que j'avais omis dans les autres ; j'y ai mis tout au long ce que je n'avais dit ailleurs qu'imparfaitement, et j'y ai déclaré entièrement et aux mêmes endroits ce que j'avais celé dans mes autres oeuvres. Et je l'ai fait afin de découvrir aux personnes intelligentes et sages l'accomplissement et la perfection d'une si excellente et si noble partie de la Philosophie. Ainsi, ô mon cher Fils ! Je puis t'assurer avec vérité que dans les Chapitres généraux de ce Livre, j'ai mis suffisamment le Procédé de cet Art tout entier et sans nulle diminution. Et je proteste devant Dieu, que quiconque travaillera comme ce Livre enseigne de le faire, aura la satisfaction d'avoir trouvé la véritable fin de cet Art, et d'y arriver. Mais, mon Cher, je t'avertis aussi que celui qui ignorera les Principes naturels de la Philosophie, est fort éloigné de cette Connaissance, parce que le véritable fondement, sur lequel il doit appuyer son dessein, lui manque ; comme au contraire en est bien près celui qui connaît déjà les Principes naturels des Minéraux.

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  • Ou sont contenus les secrets de nature, et comme l'homme se peut tenir en santé, et longuement vivre, composé par Philippe Ulstade, extrait des livres de Arnauld de Villeneuve, du grand Albert Raymond Lulle, Jehan de la Roche tranchée, et plusieurs autres bons auteurs, de nouveau traduit du Latin en Français, auquel livre ont été ajoutées les figures, pour donner plus intelligence, avec la table de ce qui est contenu audit livre.

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  • A PARIS 1781 L'EXAMEN de l'Air a toujours été un des objets principaux de la Chimie : aussi ce fluide élastique est-il doué de tant de propriétés particulières, qu'il met ceux qui s'en occupent à ponce de faire souvent des découvertes. Nous voyons que le Feu, ce produit si admirable de la Chimie, ne saurait exister sans air. Pourrais-je m'être trompé, en entreprenant de démontrer dans ce Traité qui n'est qu'un Essai Chimique sur la doctrine du Feu, qu'il existe dans notre atmosphère un Air que l'on doit regarder comme une partie constituante du Feu, en ce qu'il contribue matériellement à la flamme, et que, par rapport à cette propriété, j'ai nommé Air du Feu. Certes, je n'aurai pas la témérité de vouloir en imposer à mes Lecteurs ; les expériences les plus sûres déposent en ma faveur. Je les ai répétées plus d'une fois ; et si je ne me trompe, j'ai assez approché du but que je m'étais proposé, d'apprendre à connaître le Feu. Cette récompense de mes (rivaux fait ma satisfaction. Je ne saurais la réserver pour moi seul, et ce motif me détermine à publier cet Ouvrages donc j'avais déjà achevé la plus grande partie lorsque les belles expériences de M. Priestley me tombèrent sous les yeux. Si la théorie de Meyer n'a pas beaucoup de sectateurs, ses expériences ont cependant leur mérite.

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  • Tous les auteurs qui se sont spécialisés dans l'étude des écrits Rosicruciens sont d'accord pour attribuer à Jean-Valentin Andréae la paternité des « Noces Chymiques » et à le considérer comme un missionné de l'Ordre des Rose-Croix. Jean-Valentin Andréae fut un des hommes les plus sa­vants de son temps par ses connaissances profondes dans tous les domaines de la Science, exotérique et ésotérique. L'auteur des « Noces Chymiques » est né le 17 août 1586, à Herrenberg, dans le duché de Wurtenberg. La famille d'Andréae (Les armes de la famille d'Andréae contiennent une croix de Saint-André et quatre roses.) a laissé un souvenir durable en Allemagne : son oncle, Jacques est connu sous le nom du second Luther (wetzer et welte. Dictionnaire encyclopédique de Théologie catholique. Trad. de l'ail, par J. goschler. Paris, Gaume, 1864, 25 vol. in-8. T. I, page 303.).

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  • L'unique avantage que je me propose de retirer de cet Ouvrage, est d'être utile au Public, en déterrant, pour ainsi dire, ces rares trésors ensevelis avec leur auteur, trésors dont la perte causait un regret sensible aux personnes sages et charitables, attendu que ce grand homme n'avait pas mis au jour ce qui lui avait acquis si justement une si grande réputation.

    Car encore une fois, tout ce qui a paru jusqu'ici sous son nom, sont des lambeaux imparfaits qui ne peuvent satisfaire un homme sensé. Il faut en quelque forte s'en rapporter à la bonne foi de ceux qui nous distribuent les remèdes, ce qui n'est pas raisonnable, et qui empêche Messieurs les Médecins de s'en servir pour leurs malades.

    Mais il en sera tout autrement lorsqu'ils seront sûrs d'employer les véritables Remèdes de M. de Grimaldy. Je déclare que je ne veux ni être connu, ni vendre, ni débiter ces excellents Remèdes, comptant avoir rempli mes vues en donnant au Public les véritables productions de ce célèbre Médecin.

    Car quand il serait possible qu'on me déterrât dans le fond de mon cabinet et de mon laboratoire, ou un goût déterminé pour l'étude de la nature et de la science spagyrique me fait passer une partie de mon temps, je ne donnerai pas même à mes meilleurs amis aucuns de ces remèdes, sans que je sois pleinement convaincu que la personne qui veut s'en servir, le fait par l'avis et sous les yeux d'un Médecin.

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  • L'Ouvrage que j'ai l'honneur de présenter au Public, parut la première fois à Paris en 1668. Sans le Privilège, que Louis XIV, appelle depuis le Grand, y fit annexer, le nom de notre Auteur en aurait resté entièrement caché, tout comme l'Ouvrage même fut enseveli quelque temps après dans les Bibliothèques des Savants et des Connaisseurs de la Philosophie expérimentale.

    A calife de cela il fut ignoré et inconnu même en France et trop recherché chez nous. Mr Pott, célèbre Savant et excellent Chimiste, a fait des efforts inutiles pour en trouver feulement un Exemplaire, et feu Mr Henkel, ce grand Métallurgiste, à peine en pouvait-il trouver une mauvaise copie par la faveur de Mr Gros, Médecin du Roi à Paris.

    Ayant lu, il le trouva digne d'être traduit en notre Langue, tant par rapport à l'importance de la Matière, qu'à la profonde connaissance dans la Science naturelle et la Philosophie.

    Il entreprit une traduction assez adroite, malgré les Obstacles qui se montrent à côté du manuscrit mauvais et à faute des autres Exemplaires Cependant il faut avouer qu'il a quelquefois trop outré la Traduction, pour ne pas porter atteinte au mérite de notre Auteur.

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  • C'est en 1670 que fut édité : «LE COMTE DE GABALIS OU ENTRETIEN SUR LES SCIENCES SECRETES». Si le contenu de l'ouvrage démystifie les sciences occultes (si j'étais sûr que tous mes lecteurs eussent l'esprit droit et ne trouvassent pas mauvais que je me divertisse aux dépens des fous) une lecture plus attentive peut laisser supposer que ce sont en fait les dogmes de l'Église qui sont principalement visés. Néanmoins l'Abbé de Villars révèle les rituels des sociétés secrètes : « Rose-Croix etc. ».

    Même le Mot magique des grandes invocations est divulgué* et expliqué. *(Messieurs les curieux ne manqueront pas de dire que ce genre de mort est ordinaire à ceux qui ménagent mal les secrets des Sages, et que depuis que le bienheureux Raymond Lulle en a prononcé l'arrêt dans son testament, un ange exécuteur n'a jamais manqué de tordre promptement le col à tous ceux qui ont indiscrètement révélé les Mystères Philosophiques).

    A t'il été initié, et trahi leurs arcanes ? On peut facilement le supposer. Si le succès de l'ouvrage lui valut d'être souvent plagié (La rôtisserie de la reine Pedauque pour ne citer que le plus célèbre) les inimitiés furent nombreuses et féroces.

    En 1665 l'Abbé Montfaucon de Villars fut retrouvé assassiné sur la route de Lyon. Vengeance des Rose-Croix (sentence Vehemique), brigands, Vendetta familiale ? Le crime resta impuni.

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  • Malgré le profond discrédit dans lequel elle est tombée depuis la fin du XVIIIème siècle, l'alchimie n'a pas perdu le privilège d'éveiller la curiosité et de séduire l'imagination. Le mystère qui l'enveloppe, le côté merveilleux que l'on prête à ses doctrines, le renom fantastique qui s'attache à la mémoire de ses adeptes, tout cet ensemble à demi voilé de réalités et d'illusions, de vérités et de chimères, exerce encore sur certains esprits un singulier prestige. Aussi, depuis Aurélius Augurelle, qui composa, en 1514, son poème latin Chrysopoïa jusqu'à l'auteur de Faust, les poètes et les faiseurs de légendes n'ont pas manqué d'aller puiser à cette source féconde, et l'imagination a régné sans partage dans ce curieux domaine, dont les savants négligeaient l'exploration. L'alchimie est la partie la moins connue de l'histoire des sciences. L'obscurité des écrits hermétiques, l'opinion généralement répandue que les recherches relatives à la pierre philosophale et à la transmutation des métaux ne sont qu'un assemblage d'absurdités et de folies, ont détourné de ce sujet l'attention des savants. On peut cependant écarter sans trop de peine les difficultés que le style obscur des alchimistes oppose à l'examen de leurs idées. Quant à l'opinion qui condamne tous leurs travaux comme insensés ou ridicules, sur beaucoup de points elle est fausse, sur presque tous elle est exagérée. L'alchimie fut-elle, d'ailleurs, le plus insigne monument de la folie des hommes, son étude n'en serait point encore à négliger. Il est bon de suivre l'activité de la pensée jusque dans ses aberrations les plus étranges. Détourner les yeux des égarements de l'humanité, ce n'est point la servir ; rechercher, au contraire, en quels abîmes a pu tomber la raison, c'est ajouter à l'orgueil légitime que ses triomphes nous inspirent. Disons enfin que l'alchimie est la mère de la chimie moderne ; les travaux des adeptes d'Hermès ont fourni la base de l'édifice actuel des sciences chimiques. Ces doctrines intéressent donc l'histoire des sciences autant que celle de la philosophie. L'ouvrage, ou plutôt l'essai que je soumets au jugement du public, a pour but d'attirer l'attention sur cette période de la science des temps passés.

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  • Traitant e la théorie et de la pratique de cette science, ainsi que de plusieurs autres opérations indispensables, pour Parvenir à trouver la Pierre Philosophale, ou transmutations métalliques, lesquelles ont été cachées jusqu'à ce jour dans tous les écrits des philosophes hermétiques.

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  • Puisqu'il semble que le Monde, à présent est charmé d'un si grand désir de posséder des trésors d'or et d'argent, et que les hommes n'emploient leurs esprits à rien, avec plus de zèle, qu'a tâcher d'acquérir des grands biens et des grandes richesses, afin de satisfaire, s'il est possible, à cette furieuse famine qu'ils ont après l'argent, et qu'il viennent pour cela faire peu de cas, et même à mépriser les plus grands bien, qui doivent véritablement être désirés ; à savoir la vraie sapience, qui consiste dans la connaissance de Dieu leur Créateur, et leur Premier Etre, et dans celle de ses créatures, laquelle, encore qu'elle soit plus haute et la plus nécessaire de toutes, ils la regardent de travers, comme superflue, et d'une façon tellement dédaigneuse, que, lorsqu'on vient à découvrir la vraie Philosophie, on ose bien effrontément répondre : Non est de pane lucrando, c'est à dire : ce n'est pas pour gagner du pain, ou pour faire profit. Ces sortes de gens ne pensent à rien qu'aux paroles très salutaires de Salustre : Non oportet nos vitam silentio transire veluti pecora, sed studebimus memoriam nostram quam maxime longam essicere.

    C'est-à-dire : Il ne faut pas que nous passions la vie sous silence, comme sont les bêtes, mais nous devons nous étudier, de faire en sorte, que l'on se souvienne de nous aussi longtemps qu'il est possible

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  • Tout ce qui tombe sous les sens, tout ce dont la science s'occupe, peut se résumer en ces deux mots : matière et mouvement. De là découle une division naturelle, particulièrement applicable à la physique. Cette division est si simple, qu'il y a lieu de s'étonner qu'on n'en ait pas encore fait usage. Comme elle se déduit de l'histoire même de la science, nous ne saurions mieux faire que de l'employer ici.

    Le premier livre de cette histoire aura donc pour objet les propriétés générales de la matière qui compose notre globe. C'est là que notre vie est pour ainsi dire implantée et que nous pouvons nous livrer directement à tous les genres d'investigation.

    Dans le second livre, nous traiterons du mouvement et de ses transformations, qui, en nous rattachant à la continuité infinie, font du globe terrestre une molécule de l'univers. Cette économie de l'ouvrage ne préjuge en rien la question de savoir si la matière et le mouvement, unis dans leurs manifestations, sont, en réalité, absolument inséparables.

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  • La kundalini

    Roland Collignon

    Chaque fois que la spiritualité verra un déclin en quelqu'endroit de l'univers, Je me manifesterai. L'être en qui la Kundalini atteint ce niveau devient une sorte de prophète bienveillant doué de remarquables pouvoirs. Il devient à la fois feu créateur de vie et feu destructeur de l'ignorance, feu qui brûle et qui guérit. Et ainsi, après tous les problèmes émotionnels subis lors de l'ascension, notre métabolisme est enfin passé de l'anarchie à la paix profonde. Les intrus que furent les tourments et les malaises frapperont encore à la porte et signaleront leur présence mais rien ni personne ne les laissera désormais entrer. Ils demeureront en dehors de notre temple. Tel est l'éveil. Le disciple est devenu le vainqueur des ennemis, un délivré vivant. Vacuité, corps absolu, équanimité. La voix de Dieu vibre et résonne depuis les couches les plus profondes de notre conscience. L'adepte est entré en connexion avec le mental cosmique. Tous les chakras étant percés, il échappe au cycle des renaissances. Les expériences spirituelles qui suivront l'éveil ne feront pourtant pas l'unanimité et certains scientifiques continueront à parler de superstition ou d'hallucinations. Peu importe, nous ne disposons pas des mots qui leur permettrait de comprendre ce niveau de conscience pas plus qu'ils ne comprendraient le dépassement de soi. Le mental à l'aspect endormi est en fait éveillé. Rien ne vient le perturbé. Il n'y a plus de perception sensorielle et grossière. Le corps s'est transcendé. Les pôles d'énergie sont entrés en équilibre. Il y a unité. L'être humain est non seulement une mécanique complexe et inachevée, mais son processus est aussi inconnu que la spirale inflationniste de la Kundalini. Son organe mental n'est ni développé et le peu qui est en service n'est généralement pas maîtrisé. En fait, il n'en utilise qu'une infime partie - ce qui empêche un développement harmonieux entre le coeur et l'esprit. L'éveil de la Kundalini à le pouvoir d'actionner le mécanisme qui se met alors en branle ce qui engendre des manifestations pour le moins mystérieuses et qui sont demeurées inconnues.

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  • Cette édition concernent ceux qui font un accueil favorable à toutes thèses consacrées à l'ufologie, ou simple curieux qu'ils soient militants ou Profane. Puisse-t-elle avoir répondu à leurs attentes car publiée à la demande de nombreux cherchants. Bien que certaines idées ou philosophies ne correspondent pas forcément à l'idéal maçonnique que nous mettons en oeuvre au quotidien, les Éditions Castelli se devaient d'en retranscrire fidèlement l'intégralité. Ce que nous contemplons lors de visites des vestiges de l'Ancienne Égypte est sans commune mesure avec ce que nous pouvons découvrir, si tel est notre désir. J'en veux pour preuve la première de couverture qui reprend figures et hiéroglyphes de la Chambre du Roi de la Grande Pyramide. Ce déchiffrement, qui nécessite quelques connaissances, introduit le lecteur dans le monde magique des mots, des images, des rites et efface toute notion de temps. La plus émerveillante des civilisations de l'humanité nous fait rêver à un espace caché de l'au-delà existant. Le monde invisible existe, vous venez, très chers lecteurs, de le rencontrer. Que notre imaginaire fonctionne et que le temps et l'éternité se confondent à tout jamais. Ce que notre état de conscience d'éveillé peut nous permettre de comprendre est une véritable représentation d'un Univers autre ou d'ailleurs. Cette grande Beauté offerte à nos yeux, enfin révélée, peut se maîtriser qu'avec Force et Sagesse. Qu'il soit permis, ici et maintenant, de remercier ceux qui ont bien voulu apporter leur pierre et contribuer ainsi à l'enrichissement de cette édition.

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