Ecole Francaise Extreme Orient

  • La plupart des études sur les marchands et industriels indiens tentent à négliger leurs pratiques religieuses bien que celles-ci soient communément associées à leurs activités. Comment idées et comportements religieux s'interpénètrent-ils dans les pratiques professionnelles concernées ? Les textes rassemblés dans ce volume proposent des éléments de réponse. Écrits par des indologues, des anthropologues et des spécialistes des sciences religieuses, ils examinent les formes traditionnelles de valorisation religieuse de la richesse ainsi que la manière dont les acteurs marchands de différentes croyances - hindoue, jaïne, musulmane, chrétienne - les perpétuent aujourd'hui dans le cadre de l'économie indienne moderne. Ils s'efforcent aussi de comprendre pourquoi les marchands sont souvent membres de groupements sectaires volontaristes, et si cela résulte d'une affinité entre leurs activités et un ethos religieux particulier ou du bénéfice que leurs affaires tirent de telles affiliations. Ils traitent également des différentes formes de dons, les distinguant selon la façon dont on les suscite, les modalités de leurs collecte, de leur remise ou de leur affectation, ou encore selon la qualité des donateurs et donataires. En adoptant ces points de vue, ce recueil d'articles rappelle qu'en Inde les sphères politico-économiques, sociale ou religieuse ne sont pas nettement délimitées ou circonscrites.

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  • Aucun pays au monde ne semble avoir suscité autant d'images fantastiques, fascinantes et contradictoires que le Tibet. Au cours des XIXè et XXè siècles, comme ce merveilleux pays du toit du monde devint progressivement le but de nombre de voyageurs et chercheurs, de nouvelles images se formèrent dans différentes parties du monde. Ces deux volumes retracent pour la première fois l'évolution, les caractéristiques et l'influence de ces images du Tibet dans une perspective embrassant l'Orient et l'Occident. Vingt-cinq contributions de spécialistes européens, américains, chinois et japonais présentent et analysent des images du Tibet et du bouddhisme tibétain. En suivant leur évolution et leur impact, ces études traitent de sujets à large portée en allant du développement de la tibétologie et des études bouddhique jusqu'à l'histoire des idées en Orient comme en Occident.
    There may be no other country in the world that has given rise to so many fantastic, fascinating, and conflicting images as Tibet. In the 19th and 20th centuries, as the mysterious country on the roof of the world increasingly became the goal of travelers and the object of study, new images arose in various parts of the world.
    These two volumes are the first to trace the evolution, characteristics, and influence of premodern and modern images of Tibet in both Orient and Occident. Twenty-five contributions by specialists from Europe, the United States, China, and Japan present and analyze images of Tibet and Tibetan Buddhism. Tracing the formation, character, and impact of such images, these studies address a broad range of issues, from the development of Tibetology and Buddhist studies to the history of ideas spanning East and West.

  • La grande majorité des firmes et entreprises indiennes sont familiales.
    Après cinquante ans d'une politique industrielle qui leur fut plutôt défavorable, les grandes maisons d'affaires indiennes ont prospéré : plus des deux tiers des 100 premiers conglomérats indiens restent contrôlés par de grandes familles. Celles-ci sont le plus souvent issues de quelques communautés et castes marchandes qui dominent toujours la scène économique indienne " organisée " ou " informelle ".
    Affaires familiales ou familles d'affaires ? Réseaux de firmes, ou firmes en réseaux ? Mais qu'est-ce qu'une firme indienne ? Comment passe-t-elle du commerce à l'industrie ? Ce travail d'anthropologie sociale analyse les réseaux de relations sociales et de rapports technico-économiques que peuvent tisser entre elles, d'une part les firmes des marchands de la caste des Lohana, et de l'autre des entreprises de mécanique animées par des entrepreneurs en général de caste brahmane.
    La comparaison de ces deux types de réseaux permet de préciser ce qui différencie et oppose ces firmes et entreprises dans les configurations socio-économiques et idéologiques où elles s'inscrivent. Les enquêtes de terrain ont été faîtes au Maharashtra, en Inde. Ce livre s'adresse autant à l'anthropologue qu'au sociologue des organisations et à l'historien de l'économie.

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  • Cette étude a été menée dans les années 1960 et 1970, chez les Khmers habitant le massif des Cardamomes [Cambodge] et ses piémonts occidentaux [Thaïlande]. Elle part de leur intégration au milieu naturel pour montrer comment ils ont, pendant probablement plusieurs siècles, pu vivre en circuit relativement autonome. Et cela tant sur le plan matériel [exploitation de la forêt pour l'essartage et les besoins quotidiens, commerce entre les Khmers Daeum vivant au Cambodge et ceux sis en Thaïlande] que sur le plan social [système de parenté, hiérarchie] et linguistique [évolution de dialectes qui mettent en évidence une parenté avec le khmer moyen (XIIIè - milieu du XIXè siècle)]. Ces traits spécifiques contrastent avec les coutumes observées chez les riziculteurs de la plaine ; ils s'accordent d'une part avec un isolement du pouvoir centrale [Phnom Penh et Bangkok], d'autre part avec la tradition orale attribuant les débuts du peuplement de la montagne à la fin du XVIè siècle. Isolat culturel, ce groupe représente, à l'époque, un conservatoire de la tradition khmère, lieu privilégié pour étudier les savoirs naturalistes populaires et le fonctionnement des deux unités sociales fondamentales : la famille et le sruk, " terroir ". Ainsi, l'expression Khmer Daeum " Khmer de l'origine " qui leur est appliquée traduit une certaine réalité.

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  • Les Phounoy, importante population tibéto-birmane de la province de Phongsaly, au Nord-Laos, ont été de longue date considérés comme « acculturés » pour avoir emprunté aux sociétés taï voisines certaines de leurs caractéristiques, notamment le bouddhisme. Cet ouvrage, première recherche à s'appuyer sur des enquêtes ethnographiques approfondies dans des villages phounoy, entend revenir sur cette acculturation supposée et analyser les fondements d'une identité propre. L'auteur montre comment cet ensemble phounoy a émergé à partir de groupes fuyant les guerres et ouvrant des fronts pionniers, et comment il s'est constitué dans une relation privilégiée, « en miroir », avec les différentes principautés taï et lao dominant régionalement. Gardiens des frontières, alliés des autorités coloniales, administrateurs de la province, les Phounoy ont progressivement formé, grâce à cette dyna- mique d'intégration assumée, un territoire, le Müang phounoy, où ils se sont imposés comme intermédiaires incontournables entre le pouvoir central et les autres groupes ethniques mon- tagnards. L'étude fine de ce müang met en lumière ce qui distingue la société phounoy des sociétés taï, mais elle fait apparaître aussi en son sein des différenciations sociales, poli- tiques et rituelles qui ont été durables et que l'auteur analyse précisément. Emblématique de l'histoire de la stabilisation des marges au nord de la péninsule Indochinoise, l'intégration des Phounoy, impliquant aujourd'hui la désa- grégation accélérée de leurs communautés villageoises, se poursuit au sein de l'Etat-nation lao.

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  • On associe volontiers le missionnaire à un aventurier, mais plus rarement à un ethnologue. L'oeuvre de Kemlin prouve que recherche anthropologique peut se concilier avec une vocation de missionnaire.
    Au début du siècle, en France, l'ethnologie émergeait sous l'impulsion de " l'Ecole sociologique " d'Emile Durkheim et Marcel Mauss. En Asie du Sud-Est, limitée alors à l'Indochine en ce qui concerne la recherche française, il en était à peine question. Tout au plus quelques explorateurs tel Henri Maitre, quelques officiers des troupes coloniales, quelques voyageurs érudits rapportaient-ils une encore bien maigre moisson de faits ethnographiques. Seules trois figures françaises pouvaient soutenir la comparaison face aux travaux des ethnologues anglo-saxons et hollandais. Parmi elles, Emile Kemlin.
    Le père Marie Joseph Emile Kemlin (1875-1925), de la société des Missions étrangères de Paris, est l'auteur de trois articles majeurs consacrés à la société des Reungao, Proto-indochinois du Viêt Nam central. Ces articles, parus dans le bulletin de l'Ecole française d'Extrême-Orient de 1909 à 1917, forment un ensemble remarquable par sa qualité scientifique et sa modernité. On lira et relira avec plaisir et intérêt cette oeuvre qu'il était temps de rééditer.
    Textes réunis et présentés par Pierre Le Roux

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  • Aucun pays au monde ne semble avoir suscité autant d'images fantastiques, fascinantes et contradictoires que le Tibet. Au cours des XIXè et XXè siècles, comme ce merveilleux pays du toit du monde devint progressivement le but de nombre de voyageurs et chercheurs, de nouvelles images se formèrent dans différentes parties du monde. Ces deux volumes retracent pour la première fois l'évolution, les caractéristiques et l'influence de ces images du Tibet dans une perspective embrassant l'Orient et l'Occident. Vingt-cinq contributions de spécialistes européens, américains, chinois et japonais présentent et analysent des images du Tibet et du bouddhisme tibétain. En suivant leur évolution et leur impact, ces études traitent de sujets à large portée en allant du développement de la tibétologie et des études bouddhique jusqu'à l'histoire des idées en Orient comme en Occident.
    There may be no other country in the world that has given rise to so many fantastic, fascinating, and conflicting images as Tibet. In the 19th and 20th centuries, as the mysterious country on the roof of the world increasingly became the goal of travelers and the object of study, new images arose in various parts of the world.
    These two volumes are the first to trace the evolution, characteristics, and influence of premodern and modern images of Tibet in both Orient and Occident. Twenty-five contributions by specialists from Europe, the United States, China, and Japan present and analyze images of Tibet and Tibetan Buddhism. Tracing the formation, character, and impact of such images, these studies address a broad range of issues, from the development of Tibetology and Buddhist studies to the history of ideas spanning East and West.

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  • Alors que les populations issues de l'immigration indo-musulmane installées en France ont à peine été étudiées, cette description ethnographique représente un apport documenté et novateur sur une communauté chiite encore peu connue.
    Prenant appui sur une longue observation de la " jamate " (communauté) de La Courneuve, l'auteur met en perspective l'histoire des Khojas duodécimains et le tissage de leur réseau mondial. Il s'attache en particulier à décrire le fonctionnement socio-économique et religieux de la jamate qu'il a fréquentée, faisant émerger le profil identitaire du groupe.
    Les récits de plusieurs itinéraires personnels et les descriptions de cérémonies viennent rythmer l'analyse et l'ancrer dans la réalité concrète.

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  • Considérer les conceptions anciennes de la royauté en Asie du Sud en regard de celles prévalant en Asie du Sud-Est, tel est l'objectif que se sont donné les auteurs de cet ouvrage. Marquée au cours de son histoire par différents courants d'influence indienne, l'Asie du Sud-Est devint finalement une terre de bouddhisme theravadin. De ce fait, la légitimité du pouvoir n'y a pas été pensée dans les mêmes termes qu'en Asie du Sud.
    Les sept auteurs de ce volume examinent des figures du souverain relevant de ces deux contextes, hindou et bouddhique, à travers différents matériaux : documents épigraphiques, récits historiques, mythes, fables, rites d'intronisation... Ils traitent le religieux et le politique comme des domaines de représentation et d'action enchevêtrés à tous les niveaux de la réalité sociale. Partant de l'expérience du terrain, ils replacent les sociétés locales dans un contexte plus large, notamment celui de leur rapport aux centres de pouvoir.
    L'ensemble de ces contributions permet ainsi de saisir comment les royautés et sociétés bouddhiques se démarquent des hindoues.

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  • Situé entre deux vastes pays, la Birmanie et l'Inde, le royaume d'Arakan des XVè-XVIIè siècles - celui dit de la dynastie de Mrauk U, la ville capitale -, aux dimensions et aux ressources modestes, paraît menacé par ses deux puissants voisins : l'Empire mogol qui étend son contrôle sur le Bengale, et le royaume birman d'Ava aux menées expansionnistes.

    Pourtant, le petit royaume réussit étonnamment bien ; il fait mieux que sauvegarder son indépendance puisqu'il renforce sa puissance, en s'appuyant sur le commerce maritime et des mercenaires étrangers pour les campagnes militaires. Ce qui fait considérer souvent le XVIIè siècle comme l'âge d'or de l'Arakan.

    L'auteur réalise dans cet ouvrage un travail de pionnier, il recoupe et confronte des traditions historiographiques différentes, complétées par des enquêtes de terrain : les annales et les chroniques arakanaises (études systématiques et contextuelles), les sources occidentales, en particulier portugaises et hollandaises, et enfin l'historiographie arakanaise contemporaine. Il souligne au passage que les études arakanaises n'ont pas suivi le même développement que celles de l'histoire birmane et qu'écrire l'histoire arakanaise oblige à s'émanciper des divisions traditionnelles comme Asie du Sud et Asie du Sud-Est, monde musulman et monde hindou ou bouddhiste theravadin.

    Après une études chronologique - XVè-XVIè s. ou l'émergence de la puissance arakanaise et XVIè-XVIIè s. ou l'épanouissement du royaume - , suit une étude thématiques sur les fondements de cette puissance : politiques, économiques et militaires. On trouvera en annexe une remarquable réflexion sur les sources de cette histoire, une série de cartes et enfin une vaste bibliographie.

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  • Les Cahiers d'Extrême-Asie, fondés en 1985 par Anna Seidel et Hubert Durt, sont une revue bilingue (français-anglais) spécialisée dans les domaines des sciences religieuses et de l'histoire intellectuelle de l'Asie orientale. Chaque numéro est un numéro thématique traitant des questions relatives aux religions de l'Asie orientale. Les sujets abordés couvrent un champ qui va du taoïsme et des religions de la Chine ancienne au chamanisme coréen, en passant par les diverses écoles du bouddhisme chinois et japonais

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  • The principal works that have emerged from our stimulating project on 'Early Tantra' are critical editions and translations of previously unpublished primary material, which have begun to appear in this new series. This volume complements those publications by gathering together some of the fruits, direct and indirect, of the wide-ranging discussions that took place during the project's workshops. By way of introduction, the volume opens with an attempt by the editors to draw together our findings about the «shared ritual syntax» of some of the earliest known works of the tantric traditions, with a particular emphasis on the Buddhist Mañjusriyamulakalpa and the Saiva Nisvasatattvasa?hita. Seven further contributions, by Dominic Goodall, Peter Bisschop, Judit Törzsök, Diwakar Acharya, Anna A. Slaczka, Libbie Mills and Péter-Dániel Szántó, throw light on a wide range of topics: the Saivatattvas and their evolution, yogini-temples, alphabet-deities, an early treatise of snake-related magic, iconographic prescriptions in early prati??hatantras, the implications of the use of the bhutasa?khya system, and a fragment of a Buddhist tantric sadhana.

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