Maison Des Sciences De L'homme

  • À l'heure où l'Amazonie connaît une crise majeure affectant la planète dans son ensemble, il est indispensable de (re)lire ce classique de l'anthropologie de la nature, qui a fait l'objet d'un nouveau travail éditorial et propose une préface inédite.Isolés dans la forêt du haut Amazone, les Jivaro Achuar d'Amazonie équatorienne domestiquent dans l'imaginaire un monde sauvage qu'ils ont peu transformé. En peuplant la jungle, les rivières et les jardins de parents animaux et végétaux qu'il faut séduire, contraindre ou cajoler, cette ethnie guerrière donne à la nature toutes les apparences de la société. À partir d'une ethnographie minutieuse de l'économie domestique, l'auteur montre que cette écologie symbolique n'est pas réductible à un reflet illusoire de la réalité, car elle influence les choix techniques des Achuar et, sans doute même, leur devenir historique.Philippe DESCOLA est anthropologue. Professeur au Collège de France où il occupe la chaire d'anthropologie de la nature et directeur d'études à l'EHESS, il a dirigé le Laboratoire d'anthropologie sociale de 2000 à 2013. Il est l'auteur de nombreux ouvrages. Médaille d'or du CNRS en 2012, Philippe Descola est membre de la British Academy et de l'American Academy of Arts and Sciences.

  • Les Manouches, dont les roulottes et camions sillonnent le Massif Central, ne parlent pas de leurs morts.
    Cette déférence muette procède d'un art plus général du non-dit et de l'absence qui soude la communauté tsigane et l'inscrit dans le monde des Gadjé, le nôtre. Les Manouches ne disent rien d'eux-mêmes. De leurs défunts ils taisent les noms, détruisent les biens et abandonnent les campements aux herbes folles : " l'avènement manouche se fait par la soustraction ", souligne l'ethnologue dans ce texte exceptionnel.
    Seul un intime des " buissonniers ", des chasseurs de hérissons, des rempailleurs de chaises et autres ferrailleurs nomades de nos campagnes pouvait procéder à l'ethnographie de ce retrait et de ce silence essentiels, à chaque instant refondateurs de l'identité du groupe dans sa distance aux non-Tsiganes. L'écriture " compréhensive " de Patrick Williams épouse, par son rythme, ses décalages et son inventivité, la complicité subtile du plus apparent et du plus caché, et nous restitue la cassure structurelle qui fait des Manouches ces gens du proche et du lointain, d'ici et d'ailleurs.
    Ni marginale, ni dominée, ni déviante, leur civilisation n'a cessé de se constituer au sein des sociétés occidentales comme circonstancielle et pure différence. En creux, en contrepoint, en silence. Ce livre plein de finesse, d'émotion et de questions cruciales posées à l'ethnologie nous révèle sous un jour entièrement nouveau l'un de ces " peuples de la solitude " chers à Rimbaud et à Chateaubriand.

  • Le passage des études de folklore à l'ethnologie en France s'est fait dans la période troublée qui va du Front populaire à la Libération.
    Le folklore scientifique se construit de manière ambivalente, dans le cadre d'une politique culturelle qui fait la part belle aux traditions régionales : à la fois ouverte sur la modernité, et fascinée par un passé volontiers idéalisé. Avec l'avènement du régime de Vichy, le folklore devient l'instrument de la politique culturelle du maréchal Pétain et de sa Révolution nationale. Mais, en même temps, de vastes enquêtes scientifiques, extensives et collectives voient le jour.
    Cet ouvrage, qui fait suite à un colloque international tenu en 2003 au musée national des Arts et Traditions populaires (MNATP), apporte une réponse collective à des questions restées longtemps floues, voire taboues : comment apprécier les activités du MNATP, créé en 1937, et celles de son directeur, Georges Henri Rivière, sous le régime de Vichy ? Quelles continuités, quelles ruptures apparaissent entre la période du Front populaire et Vichy ? Jusqu'où les folkloristes se sont-ils compromis ? Une nouvelle discipline était-elle déjà en germe ou le folklorisme sombrait-il totalement dans l'exaltation passéiste du monde paysan ? Ce regard en arrière s'avère nécessaire à l'heure où l'ethnologie s'affranchit des barrières nationales - et alors qu'un nouveau musée, le musée des Civilisations de l'Europe et de la Méditerranée (MuCEM), vient remplacer le MNATP.

  • Que faut-il conserver ? Quel est le sens d'un héritage ? Comment s'accomplit la transmission, et au nom de quoi ? C'est l'éclatement de l'idée de patrimoine.
    A la charnière entre l'individu, la famille et la collectivité, le patrimoine reste l'objet de représentations et d'intérêts les plus divers, et sa gestion met en jeu l'avenir des sociétés. Les formes de représentation des symboles culturels, le gel des territoires, la protection des espèces menacées, entraînent des stratégies qui appellent la nécessité d'une éthique. Tenu au Collège international de Philosophie, le séminaire Patrimoines, dirigé par HP Jeudy a présenté dans des domaines aussi différents que la génétique animale, la gestion des ressources naturelles, l'économie, l'art, le traitement des paysages, l'ethnologie urbaine, l'héritage politique.
    Des conférences.

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  • Dans cette livraison (numéro double) de la revue Awal (produit d'une enquête menée dans le cadre du Fonds de solidarité prioritaire-Maghreb, Fondation Maison des sciences de l'homme, Paris), nous avons tenté d'explorer les différentes manières d'appréhender la culture, que ce soit dans le cadre traditionnel (poètes, danseurs, chanteurs, artisans) ou par l'intermédiaire de ses agents (ethnologues et/ou chercheurs du domaine), qui ont essayé de fournir des clés permettant une transmission parfois en conformité avec les règles de la tradition, parfois en empruntant des aspects au monde dans lequel ils vivent... Cette transmission marquée d'hybridité est peut-être, de loin, la plus riche à analyser. Le chercheur informé livre les matériaux constitutifs de la culture étudiée et participe aussi à leur fixation pour la mémoire. Un premier volet de ce dossier est consacré aux modes dits traditionnels de création et de transmission de la culture dans ses différents aspects ; le second, à l'oeuvre de chercheurs qui ont enquêté sur le monde dit traditionnel. Le groupe de chercheurs réunis autour de Jacques Berque chez les Ait M'hand, dans les Seksawa, a pu se rendre compte de l'empreinte laissée dans les mémoires locales (Augustin Berque, légende de " Jakbirk ") et dans les pratiques des lettrés. Les modes de création et de transmission s'adaptent au contexte social et politique, voire se modifient en fonction des conjonctures sociales et historiques. Ce sont aussi les ethnologues, les linguistes, les historiens qui, à côté des agents locaux, se chargent de la transmission (ou d'une certaine création) des pratiques culturelles. La réflexion sur nos pratiques d'investigation nous ramène aux réflexions de ceux qui ont en assuré la transmission sur le tas et sans en avoir pleinement conscience au niveau de la durée historique.

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  • Depuis une vingtaine d'années, le tatouage est devenu omniprésent dans les sociétés occidentales : il décore les peaux, défraie la chronique, préoccupe les chercheurs. Or, les études de ces derniers font la part belle aux significations que les personnes tatouées attribuent à leur modification corporelle sans jamais se pencher sur le pendant professionnel de cet engouement, pourtant visible à travers l'efflorescence des studios de tatouage. Qui sont les tatoueurs ? Des artistes ? Des artisans ? Leur travail répond toujours à une double nécessité : satisfaire les désirs d'une clientèle désormais majoritairement profane tout en réalisant les « plus beaux » tatouages. Mais quels critères, notamment esthétiques, guident la réalisation et l'exécution d'une image encrée ? Comment les professionnels de l'encrage négocient-ils avec les hommes et les femmes qui viennent leur soumettre leur projet ? En examinant les processus de production des tatouages, cet ouvrage met au jour la manière dont s'apprend, se reproduit et se renouvelle cet univers visuel. Il dévoile les qualités dont doivent faire preuve les aspirants pour gagner leur place dans ce monde et y construire une réputation d'« artiste-tatoueur ».

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  • Issues d'une consommation courante et d'abord objet de nature, les coquilles des coquillages ont été soustraites au dépotoir et remobilisées en tant qu'objets manufacturés dans un nouveau circuit.., dans tous les cas versées du côté de la culture - scène symptomatique de la relation que les hommes entretiennent avec les coquillages, contraste saisissant entre le désintérêt général pour eux en tant qu'animaux pris dans leur milieu naturel comparativement aux attachements multiples envers d'autres espèces et la valeur culturelle acquise par ceux-ci une fois collectés et/ou transformés par la main de l'homme. Soustraits de leurs milieux naturels, l'homme les fait voyager et c'est précisément par ces itinéraires que les mollusques et les coquillages acquièrent une valeur symbolique ou marchande et deviennent des objets de culture particuliers. Le numéro présent interroge donc "l'objet coquillage" à travers les liens réels ou métaphoriques qu'il entretient avec le déplacement.

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  • Dans le cadre du développement de la revue Techniques & culture sous sa nouvelle forme et dans la continuité d'une réflexion sur la manière dont une revue en sciences humaines peut s'adapter aux besoins actuels de la recherche tout en préservant son héritage et sa diversité, Techniques & culture initie sous la direction de Gil Bartholyens, Nicolas Govoroff et Frédéric Joulian la création d'une Anthologie raisonnée de Techniques & culture.
    La visée de ce projet éditorial est d'offrir un outil de travail aux étudiants, qui les accompagnera tout au long de leur parcours de formation et de recherche.
    L'éclectisme disciplinaire et thématique et l'actualité des questionnements parfois anciens seront illustrés au travers d'entrées comme la technologie culturelle, la transmission, l'apprentissage, les artefact cognitifs, l'efficacité ou les cultures matérielles non-humaines.

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  • Issu d'un dialogue franco-italien de longue durée, cet ouvrage tente d'éclairer les relations complexes et changeantes entre le monument et les populations qui vivent autour de lui. Ces relations sont hétérogènes, contradictoires, changeantes, c'est-à-dire éminemment historiques. En cela, elles contredisent le rêve d'immobilité qui est à la source de l'utopie monumentale. À travers une quinzaine d'études de cas - qui intéressent de grands ensemble historiques comme la Cité de Carcassonne, les Sassi de Matera, les trulli d'Alberobello, les églises baroques du Val de Noto, les falaises de Bandiagara au Mali... aussi bien que la Bibliothèque nationale François-Mitterrand ou les palais du pouvoir qui s'ouvrent lors des Journées du patrimoine - les auteurs explicitent la diversité des modes d'appropriation, singuliers et collectifs, discrets et violents, de la grandeur monumentale.

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  • Arnold Gehlen (1904-1976) est l'un des principaux représentants de l'anthropologie philosophique allemande apparue au début du XXe siècle.
    Le premier article de ce recueil la définit comme la science de l'être humain, de concert avec la morphologie, la physiologie, la psychologie, la linguistique, la sociologie, etc. Science philosophique systématique et interdisciplinaire, elle est fondée sur des hypothèses exemptes de toute métaphysique ". L'homme. Sa nature et sa position dans le monde (1940) présente les plus fondamentales. Deux articles publiés en 1951 et en 1968 leur ajoutent des éléments du pragmatisme anglo-américain et des éléments de la psychanalyse freudienne.
    L'idée essentielle de Gehlen est que " l'action et les transformations prévues du monde, dont la quintessence porte le nom de "culture", font partie de l"essence" de l'être humain, et [que], à partir du point d'approche que constitue l'action, on peut en construire une science globale ". Influencé par Kant, Herder et Fichte, mettant ses pas dans ceux de Jakob von Uexküll et de Konrad Lorenz, l'homme est selon lui une créature qui se maintient en vie par la transformation et l'amélioration permanente des données de la nature.
    Sa défectuosité biologique est compensée par l'invention technique. Dépourvu de " niche écologique ", il s'adapte à tous les milieux, il est capable en dépit d'une pression intérieure immédiate d'ajourner son action; cette espèce d'hiatus lui permet de la planifier, d'anticiper l'avenir. Ces thèses ont nourri la réflexion de Jürgen Habermas, Hans Blumenberg, Ernst Tugendhat, Theodor Adorno. Mais elles n'ont guère retenu l'attention de la France.
    Son indifférence à l'oeuvre d'Arnold Gehlen s'explique en partie par le fait qu'il a adhéré dès 1933 au Parti national-socialiste et que, jusqu'à sa mort, ses positions ont été très réactionnaires mais aussi par son désintérêt traditionnel pour l'anthropologie philosophique en général. Quand les pollutions, le dérèglement climatique, etc., menacent l'avenir de l'humanité, mais quand aussi s'expriment partout le souci de sa préservation, alors il est temps de découvrir l'anthropologie d'Arnold Gehlen.

  • Techniques & culture, désormais imprimé sur un nouveau papier plus apte à restituer les narrations photographiques et textuelles, inaugure un travail éditorial fondé sur différentes rencontres franco-britanniques à propos des objets, des techniques et technologies, à des échelles disciplinaires, temporelles et spatiales des plus diverses. Vous y trouverez, entre autres, une réflexion sur la transmission et le plaisir au travail, une nouvelle conception du corps et du sujet, des changements dans les usages contraceptifs au Brésil..., mais aussi des terrains ethnographiques inédits, chez les amateurs de jazz, les " tatoués " de Liège ou les rasés des pelotons cyclistes...

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  • Cet ouvrage décrit et analyse le contexte symbolique, les modalités quotidiennes et les aspects rituels des relations entre les hommes et les femmes chez les Ankave, une société d'horticulteurs forestiers du centre de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Cette première étude d'un groupe anga des basses terres permet également une comparaison avec d'autres Anga (Baruya et Sambia) qui révèle de profonds contrastes dans les organisations sociales de cette région. Chez les Ankave, les représentations du corps et celles des éléments du monde végétal et animal associés aux substances qu'il produit et excrète sous-tendent et relient plusieurs domaines de la réalité sociale. En particulier, on attribue aux substances féminines - et notamment au sang dont les mères nourrissent le foetus - un rôle primordial dans la procréation et la croissance des êtres humains auquel font écho un antagonisme sexuel moins marqué que chez d'autres groupes anga, la forme des échanges qui ponctuent les étapes du cycle de vie et diverses particularités du système de parenté. Ces représentations de la gestation et de la naissance modèlent également les initiations masculines. Comme souvent en Nouvelle-Guinée, celles-ci répondent au souci de transformer les garçons en adultes - et autrefois en guerriers -, tout en établissant l'asymétrie des rapports entre les sexes. Mais alors que plusieurs groupes anga attribuent au sperme la capacité de faire croître les initiés lors de pratiques homosexuelles ritualisées, c'est le jus du pandanus rouge, un substitut végétal du sang, que les Ankave mettent au centre des rites masculins. PASCALE BONNEMÈRE est chargée de recherche au CNRS (Centre de recherche et de documentation sur l'Océanie, Marseille). Elle mène des enquêtes de terrain chez les Ankave depuis 1987 et a publié plusieurs articles dans des revues et ouvrages spécialisés.

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  • Comme le suggère le titre de cet ouvrage, l'étude des solidarités est celle du lien social sous ses formes les plus diverses.
    Dans quel univers relationnel vit l'individu, quels que soient son époque, son lieu d'existence, son milieu social, son univers culturel, son sexe ou son âge, telle est l'immense interrogation à laquelle les auteurs réunis ici ont tenté d'apporter, très modestement, des éléments de réponse. Il y a des solidarités héritées, subies parfois, comme des solidarités voulues, délibérément construites, des solidarités durables, d'autres éphémères.
    Certaines impliquent un engagement profond, d'autres n'ont que des portées très limitées. Les différents apports montrent bien cette complexité que les auteurs, des historiens pour la plupart, ne cherchent nullement à ramener à une quelconque vision théorique. Cette démarche délibérément exploratoire a simplement fait apparaître quelques lignes de force qui inspirent les travaux qui découlent de cette première rencontre.

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  • Le totémisme fut l'objet, il y a cent ans, du plus grand débat anthropologique de tous les temps.
    Cette notion clé de la théorie évolutionniste tomba par la suite en désuétude, en attendant le coup de grâce que lui donna Lévi-Strauss dans Le Totémisme aujourd'hui. Or, elle fut essentielle à l'avènement de l'ethnologie moderne. Des figures comme Franz Boas, Emile Durkheim, Malinowski ou Radcliffe Brown entrèrent en dialogue avec les auteurs évolutionnistes qui avaient lancé la discussion, en particulier l'Ecossais James Frazer, auteur du célèbre Rameau d'or.
    L'ouvrage de Frederico Rosa fait, pour la première fois, l'histoire de ce débat devenu mythique. Son approche, qui contraste avec les tendances postmodernes, prend très au sérieux la vaste bibliographie de la Belle Epoque anglaise, française, américaine et germanique traitant du totémisme. D'un nom à l'autre ou au fil des publications d'un même auteur, il dégage les continuités, les ruptures et les interprétations nouvelles.
    C'est la dramaturgie des idées qui prend ainsi forme, comme dit Patrick Menget dans la préface. Le totémisme, entendu d'abord comme religion du sang que partageaient hommes et animaux, devint aussitôt le prétexte des polémiques les plus acharnées, que l'auteur exhume et éclaire avec le sens du suspense. Le lecteur se prend au jeu, curieux de découvrir comment la parenté et l'anthropologie religieuse se combinent dans le concept stratégique de totémisme, puis se séparent et se transforment.
    Quant aux autres sciences humaines, elles y trouveront une part de leur histoire, elles aussi, dans la mesure où le débat proprement anthropologique eut d'importantes répercussions sur tous les domaines voisins, de la sociologie et l'histoire des religions à l'archéologie, la philosophie et la psychanalyse.

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  • Peut-on exister collectivement sans une histoire à présenter et à transmettre ? Chaque commune française n'a-t-elle pas des édifices, des objets, des vestiges à exposer et, au moins, un passé à raconter ? Évident ou discret, troué de lacunes et d'oublis, tiraillé entre l'archive et la légende, le récit historique fonde, dans nos sociétés, les identités dans le temps.
    Il a ses érudits, ses thèmes de prédilection et ses formes d'expression. Par l'intermédiaire de l'école, la Nation et la République ont longtemps délimité les horizons et posé les grands repères qui permettaient d'inscrire la localité dans leur " grand récit ". Aujourd'hui, le paysage de l'histoire ordinaire se métamorphose sous nos yeux. D'autres acteurs la racontent, d'autres pouvoirs la suscitent.
    /> Ils la donnent moins à lire qu'à voir, à toucher, à ressentir. Et puis, surtout, la référence spectaculaire au passé énonce d'autres façons de fonder et de partager un même lieu en produisant son sens. Ce livre explore ces nouveaux rapports à l'histoire. En nous conduisant du Larzac à la Creuse, du vignoble languedocien aux anciens sites industriels lorrains et stéphanois, de Martigues à Montpellier..., des ethnologues nous découvrent à quel point notre modernité a partout relancé deux débats cruciaux : qui a autorité pour représenter l'histoire ? Que faire ensemble de ces figures, de ces récits ?

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