Revue poetique n.164 Revue poetique n.164
Revue poetique n.164
Revue poetique n.164
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Revue poetique n.164

À propos

La vocation du roman est de donner à penser.
Prodigue en détails qui laissent songeur, il en dit à la fois trop et trop peu : il esquisse et esquive la pensée. Son langage consiste en idées esthétiques, non en concepts : suggestives, impossibles à circonscrire, comme ouvertes sur l'incertain. La fiction se méfie du discours de la vérité. Le XIXe siècle français représente de ce point de vue un tournant dans l'histoire du genre, le moment où se manifeste son essence : le romancier, bon gré mal gré, renonce à la pensée catégorique.
Alors que, dans un tourbillon d'idéologies en concurrence, s'édifie le monde nouveau de la société démocratique, le roman explore " le présent qui marche ", comme dit Balzac. Il s'interroge sur la place de l'homme dans cette société mouvante, sur ses désirs et ses angoisses. Pour ce faire, il se renouvelle lui-même: apparaissent le roman intime, le roman historique, le roman réaliste. Face au discours spécialisé du savant, du psychologue, du sociologue, de l'historien (de Maine de Biran, de Tocqueville, de Michelet, par exemple), le romancier se pose en " docteur ès sciences sociales ", cherchant à saisir le réel dans sa complexité - et avouant sa perplexité.
Le roman donne à penser, mais ne prétend plus instruire. Tel est le paradoxe de la pensée romanesque : à la fois prolixe et sceptique.

Rayons : Littérature générale > Littérature argumentative > Essai littéraire

  • EAN

    9782021030327

  • Disponibilité

    Indisponible

  • Nombre de pages

    121 Pages

  • Longueur

    24 cm

  • Largeur

    16.1 cm

  • Épaisseur

    0.9 cm

  • Poids

    180 g

  • Distributeur

    Interforum

  • Support principal

    Revue

Infos supplémentaires : Broché  

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