L'art de ne pas être trop gouverné
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L'art de ne pas être trop gouverné

À propos

À la fin des années 1970, Michel Foucault a avancé le concept de « crise de gouvernementalité » pour approcher des phénomènes où la contestation de certains pouvoirs - religieux, politiques, disciplinaires... -, d'abord localisée, s'est élargie pour mettre en question un dispositif général de gouvernement, un ensemble de relations de pouvoir. Chaque fois s'y exprime quelque chose comme : « nous ne voulons plus être gouvernés ainsi ». C'est l'une des ambitions de cet essai que de montrer la fécondité de ce concept pour éclairer des révoltes passées et présentes, pour compliquer et compléter les perspectives centrées sur la seule lutte des classes et celles qui se sont attachées à la construction de la démocratie, à la dynamique égalitaire et à l'institutionnalisation de ses formes. Il s'agit aussi de poser un diagnostic sur la crise actuelle de l'État néo-libéral, au sein duquel démocratie et libéralisme tendent à se dissocier et dont la vision de l'économie renvoie les dégâts sociaux et écologiques au rang d'externalités négatives. Il s'agit enfin et peut-être surtout de penser « un art de ne pas être trop gouverné » qui ne serve pas d'auxiliaire involontaire aux formes de dérégulation économique et de dévastation écologique, mais s'articule à un souci ici thématisé comme celui de « l'usufruit du monde ».

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Rayons : Sciences humaines & sociales > Philosophie > Philosophie contemporaine

  • EAN

    9782021428049

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    324 Pages

  • Longueur

    21 cm

  • Largeur

    14 cm

  • Épaisseur

    2 cm

  • Poids

    348 g

  • Distributeur

    Interforum

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Broché  

Jean-Claude Monod

Docteur en philosophie, chargé de recherches au CNRS, Jean-Claude Monod enseigne à l'École normale supérieure de Paris. Ses travaux portent sur la philosophie allemande post-hégélienne, en particulier sur la question des rapports entre politique et religion(s) et les interprétations de la modernité. Parmi ses nombreux ouvrages, on trouve La Querelle de la sécularisation, de Hegel à Blumenberg (Vrin, 2002), Penser l'ennemi, affronter l'exception. Réflexions critiques sur l'actualité de Carl Schmitt (La Découverte, 2006), Hans Blumenberg (Belin, 2007) et Sécularisation et laïcité (PUF, 2007).

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