Gloires - traduction des psaumes
Gloires - traduction des psaumes
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Gloires - traduction des psaumes

À propos

On va lire, en français, les poèmes de ce recueil fameux comme des poèmes.
Parce que les traduire a été avant tout un problème poétique. D'où des transformations en chaîne, qui pourront surprendre, pour le vocabulaire, décapé de son académisme pieux ; pour la syntaxe, souvent d'une grande violence, et qui n'était jamais passée en traduction ; pour ses rythmes et ses jeux de prosodie. Tout ce qui fait la force du texte, et qui disparaît dans les traductions qui ne se posent que des problèmes de sens.
C'est cette force qui est à traduire. Pas seulement ce que disent les textes, mais ce qu'ils font : une poétique du divin. On n'en a aucune idée dans les traductions des spécialistes. Ce n'est pas qu'ils n'ont pas tout le savoir des spécialistes. Mais c'est le savoir des langues, ignorant tout de l'écoute du poème, de la physique du discours. C'est toujours le conflit du signe et du poème. Le paradoxe du religieux, c'est que sa vérité sépare le langage, qui est continu, en deux: elle en fait du discontinu, elle produit un résidu, la forme, et détruit ainsi sans le savoir l'objet même de son adoration.
Ce malheur touche toutes les traductions confessionnelles. Quant aux aventures individuelles, ce sont des poétisations, toujours dans une pensée de la langue. Ici, au contraire, ce qui domine, c'est le rythme comme organisation du mouvement dans la parole. D'où le plaisir, et la surprise. Comme si le rythme de la Bible entrait enfin dans notre culture. Des notes, pour chaque texte, ne visent qu'à faire partager l'atelier du poème, et du traduire.

Rayons : Religion & Esotérisme > Christianisme

  • EAN

    9782220048086

  • Disponibilité

    Disponible

  • Longueur

    21 cm

  • Largeur

    15.5 cm

  • Épaisseur

    3.2 cm

  • Poids

    776 g

  • Distributeur

    Hachette

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Broché  

Henri Meschonnic

Henri Meschonnic est né à Paris en 1932 de parents juifs russes venus
de Bessarabie en 1924. Enfant caché pendant la guerre, il poursuit des études de
lettres. Il effectue son service militaire en 1960 durant la guerre d'Algérie dont témoi-
gnent ses premiers poèmes parus dans la revue Europe en 1962. Il est mort en 2008.
L'apprentissage de l'hébreu pendant la guerre d'Algérie le mène à réfléchir sur
le rythme et sur la théorie générale du langage. Il enseigne la linguistique à l'université
de Lille (1963-1968), puis participe avec Gilles Deleuze et Michel Foucault à la création
du Centre universitaire expérimental de Vincennes. Il enseigne jusqu'en 1997 à Paris 8.
Henri Meschonnic propose de considérer la notion de sujet comme une activité
spécifique d'un discours. Partis de la théorie du langage, ses essais se sont ainsi éten-
dus au champ du politique, de Critique du rythme, anthropologie historique du lan-
gage (1982) et Critique de la théorie critique, langage et Histoire (1985) à Politique du
rythme, politique du sujet (1995). Sa pensée s'est précisée au contact de quelques
grandes figures de la philosophie (Spinoza poème de la pensée, 2002 ; Le langage Hei-
degger, 1990 ; Heidegger ou le national-essentialisme, 2007), de la littérature (Mallar-
mé au-delà du silence, 1986 ; Hugo, la poésie contre le maintien de l'ordre, 2002) et de
la culture européenne (Modernité modernité, 1988, et L'Utopie du Juif, 2001).

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