Les mots ont des oreilles

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À propos

Pour rire on dit aussi :
Rigoler, se poiler, se bidonner, se boyauter, s'esclaffer, se gondoler, se fendre la pêche, la poire, la pipe, la tirelire, s'en payer une tranche. On rit aux larmes, on rit à se tenir les côtes, à gorge déployée, à se rouler par terre, à faire pipi dans sa culotte. On rit comme une baleine, on rit comme un bossu, on rit comme un fou. On pleure de rire, on se tord de rire, on explose de rire, on peut mourir de rire. On peut même être mort de rire et continuer à rigoler.

Voilà les expressions qu'utilisent nos corps quand ils s'amusent. En tout cas ceux de Florence Cestac et de Daniel Pennac. Pas les vôtres ?

EXTRAITS CHOISIS :
"Alors, là, je ne vois absolument pas comment on peut faire ses devoirs les doigts dans le nez ! Tu t'imagines, écrire une rédac les doigts dans le nez ? Et à l'oral, répondre au prof les doigts dans le nez ? Et faire de la gym les doigts dans le nez ?" "À propos de mots et d'images, l'autre soir tante Mogne a mis les pieds dans le plat. Et c'était bien dommage parce que Morello et Anna nous avaient fait un bon couscous." "Quand Robert était petit et qu'il venait jouer à la maison il connaissait déjà des tas de mots que nous ignorions.
- Je suis un vrai dictionnaire, disait-il.
- Dis donc, tu as les chevilles qui enflent ou quoi ?"



Rayons : Jeunesse > Livres documentaires > Vie quotidienne / Société / Citoyenneté

  • EAN

    9782321016762

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    78 Pages

  • Longueur

    27.9 cm

  • Largeur

    22.3 cm

  • Épaisseur

    1.4 cm

  • Poids

    564 g

  • Lectorat

    à partir de 3 ANS

  • Distributeur

    Interforum

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Relié  

Daniel Pennac

Né à Casablanca, en 1944, dans une famille de militaires, D. Pennac voyage en Afrique et en Asie mais il passe aussi de nombreuses années en pension avant de présenter une maîtrise de lettres à Nice. Il entre alors dans l'enseignement. Il commence à écrire pour les enfants et à la suite d'un pari, propose Au Bonheur des Ogres à la Série noire. C'est le début des aventures de la famille Malaussène...
Il garde de son enfance une nostalgie du foyer et une tendresse pour la famille d'élection. Si ses écrits sont drôles et pleins d'une imagination débridée, Pennac peut aussi écrire Comme un roman, un chef d'oeuvre de pédagogie active, lucide et enthousiaste. Que l'on songe à cette phrase qui devrait guider tout enseignant :"On ne force pas une curiosité, on l'éveille." La bande dessinée Débauche, qu'il vient de signer avec Tardi, prouve sa conscience sociale et civique, révoltée par le licenciement sauvage, par ce chômeur victime d'un chef d'entreprise corrompu.

Florence Cestac

Florence Cestac est née un 18 juillet à Pont-Audemer. Après une scolarité modeste (pas de diplômes trop voyants), elle intègre en 1965 les Beaux-Arts de Rouen et en 1968 les Arts Décoratifs de Paris.

Elle dessine pour "Salut les Copains", "Lui", "20 ans", et rencontre Etienne Robial, avec qui elle ouvre en 1972 la première librairie de bande dessinée et fonde en 1975 les éditions Futuropolis. Dans le feu de l'action, nounou d'auteurs, attachée de presse et directrice de collection.

Elle voit défier dans son bureau toutes sortes de jeunes talents en friche, pas toujours bien peignés ni très polis, et racontera cette expérience enrichissante avec Jean-Marc Thévenet dans un livre intitulé "Comment faire de la "bédé" sans passer pour un pied-nickelé". Elle crée, parallèlement, le personnage de Harry Mickson : une sorte de haricot (le haricot dodu du cassoulet, pas le modèle de régime) vêtu d'une salopette-short d'où émergent quelques bras et jambes caoutchouteux, un gros nez et un béret directement vissé à la cervelle.

Ce rejeton illégitime de Mickey Mouse, qui se balade dans (A suivre), Métal hurlant et Charlie, est promu mascotte de Futuropolis et du Mickson BD Football Club. Elle reçoit, en 1989, l'Alph'art de l'humour d'Angoulême pour les "Vieux copains pleins de pépins", et crée les aventures de Gérard Crétin dans "Mikado".

Dans le Journal de Mickey, elle transforme la rubrique-jeux des Déblok en bande dessinée. Elle publie, en 1996, chez Dargaud "Le Démon de midi", hilarante tragédie post-conjugale où l'on voit un quadragénaire quitter son épouse usagée pour une plus fraîche. Avec ce chef-d'oeuvre d'humour vache et de franchise désarmante, elle récolte un deuxième Alph'art d'humour à Angoulême.

Michèle Bernier avec Marie Pascale Osterrieth l'adaptent avec talent au théâtre, c'est un succès. Parallèlement, elle inonde la presse (Play-Boy, Cosmopolitan, L'hebdo des juinors, Quo, etc.) de ses dessins humoristiques à "gros nez". En 1997, elle rapatrie la famille Déblok chez Dargaud.

En 1998, paraît "La Vie en rose" - album retraçant la jolie vie de Noémie - femme monomaniaque ou ravissement qui est née au début des années 50, a eu 20 ans en 68 et la cinquantaine triomphante en l'an 2000.

Puis en 1999: Du sable dans le maillot - genre de projection des diapos de nos vacances - chaque lecteur, parmi les 12 propositions de vacations, se retrouvera obligatoirement. L'ambiance est bonne, il fait beau et les gens sont sympas.

Depuis 1993, Florence expose régulièrement à la galerie Christian Desbois :
- 1993 : Oeuvres récentes
- 1994 : Trophées
- 1996 : L'obsédante image de la biche au bord de l'eau
- 2000 : piquante !

En janvier 2000, consécration...elle reçoit le Grand Prix de la ville d'Angoulême, pour l'ensemble de son oeuvre.

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