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Exquise Louise
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À propos

Toutes les dents de Louise n'ont pas été comptées, ni ses cheveux et sa courbe de croissance n'a pas été analysée. Une petite fille grandit sur l'écorce de la terre qui projette une partie de son cercle sur le disque lunaire reflétant le soleil dans la grande nuit des astres, des gaz et des poussières. Un très beau conte pour réenchanter le monde : un antidote contre la platitude du réel. En 1992, Eugène Savitzkaya publiait Marin mon coeur, un livre consacré à son fils, qui venait illuminer d'une poésie douce et lumineuse une oeuvre travaillée par les obsessions de la mort, de la violence et du pourrissement. Exquise Louise, dédié à sa fille, constitue en quelque sorte le second volet de ce beau diptyque tourné vers l'enfance, ses mystères, sa grâce et sa ferveur. Les Inrockuptibles Dans ce livre à l'écriture déliée, limpide comme de l'eau de source, on apprend à connaître Louise, " princesse aigre-douce " née " de son propre chef " un jour de janvier. Décidée, délicate, en colère, aimant les chats, curant les pieds des chevaux, Louise ne néglige pas pour autant les histoires de souris et de dents de lait, la capture des escargots et la chasse aux poux, le tissu des robes légères, la cuisson des crêpes et le rire de ses voisines. C'est qu'avec Louise, écrit joliment son père, " on est si près d'une hirondelle qu'on peut en humer le frémissement ". Louise, ou du moins, le personnage qui porte ce nom. Car Savitzkaya prend garde, dans ce portrait tendre et affectueux sous-titré roman, de ne pas nous laisser entrer trop loin dans un univers qui doit rester personnel. Avec pudeur, il évite aussi à Louise l'hommage symbolique et trop pesant d'un père systématiquement observateur. Difficile exercice - que ratent beaucoup de romancier(e)s contemporain(e)s -, savoir tracer cette ligne de démarcation qui sépare la vie privée de la vie publique. Savitzkaya saute magnifiquement l'obstacle, sans tomber dans la préciosité ou l'infantilisme. Et derrière l'évocation de Louise - qui a ou aura, comme tout être, des difficultés à traverser -, il donne l'éloge d'une enfance en devenir, sautillante, sensible au plaisir de l'imprévisible, mais surtout ouverte à tous les possibles. Un manuel de savoir-vivre, en quelque sorte. Alain Delaunois, Le Soir

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Rayons : Littérature générale > Romans & Nouvelles

  • EAN

    9782707321893

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    80 Pages

  • Longueur

    18 cm

  • Largeur

    11 cm

  • Épaisseur

    1 cm

  • Poids

    69 g

  • Distributeur

    Sodis

Infos supplémentaires : Broché  

Eugène Savitzkaya

Eugène Savitzkaya est né en 1955 à Liège. Écrivain belge de langue française, il a publié ses premiers poèmes très jeune qui lui ont valu en Belgique et en France une reconnaissance précoce. Il a été pensionnaire de la Villa Médicis à Rome. En 1994, il a reçu en Belgique le Prix Triennal du roman pour Marin mon coeur publié aux éditions de Minuit. On lui doit aussi des textes de théâtre, notamment pour le groupe Transquinquennal. Capolican a été coédité une première fois par les éditions Arcane 17, le Centre de Recherche pour le Développement Culturel (Pays de la Loire) et la Bibliothèque de Saint-Herblain, à l'occasion de la création de l'exposition «Insolitudes» en 1987 à Saint-Herblain. Concernant son actualité, parution chez Gallimard, des Lettres à Eugène (Savitzkaya) d'Hervé Guibert et d'Eugène Savitzkaya en 2013. L'auteur séjourne en résidence en mars et avril 2014 à la Maison des écrivains étrangers et des traducteurs de Saint-Nazaire.

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